ARYA ECOCERT
Derrière un nom qui évoque la certification bio mondiale, ARYA ECOCERT est une SASU d’ingénierie parisienne — SIREN 942 203 738, siège au 31 rue des Ardennes — spécialisée audits et études énergétiques.
À propos de ARYA ECOCERT
1. Modèle économique
L’activité déclarée est celle d’un bureau d’études sur fluides du bâtiment et industrie, efficacité énergétique et gisements d’économies d’énergie au sens des mécanismes réglementaires (valorisation CEE dans la fouée du métier), avec convention collective Syntec (IDCC 1486). Les revenus probables passent par honoraires d’audit et d’études (habitat individuel, collectif, éclairage intérieur, extensions récentes vers l’industrie côté OPQIBI) et, indirectement, par la chaîne de valeur CEE lorsque les prescriptions permettent de contractualiser des économies certifiables. Selon la fiche OPQIBI, le dernier chiffre d’affaires total connu est affiché à 0 € pour 2024 et l’effectif total connu à 1 (qualification OPQIBI) ; chez Pappers, aucun compte annuel n’est encore publié et la ligne « finances » est vide — une société SASU au capital 10 000 €, dirigeant Avi Levy, création au greffe indiquée au 12 mars 2025, avec « au moins un salarié » selon la même source. Aucun marché public remporté n’est répertorié dans les agrégateurs consultés (appels d’offres sur Pappers) : le profil ressemble à une microstructure à forte intensité réglementaire, dont la survie dépendra du flux commercial réel une fois les labels amortis.
2. Impact réel
Les impacts environnementaux transitent par les bâtiments et équipements étudiés lorsque travaux et comportements suivent : audits réglementaires et diagnostics poussent typiquement vers isolation, éclairage performant, réduction des usages — dans la lignée des objectifs de rénovation et de sobriété portés par la programmation pluriannuelle de l’énergie et les guides publics sur la rénovation (France Rénov’, données ouvertes ADEME — entreprises RGE). Pour cette entité précise, aucun bilan CO₂ évité, aucun GWh cumulés et aucun indicateur de performances publié n’a été trouvé : sans livrables quantifiés accessibles, l’impact reste potentiel et indirect, capté au niveau sectoriel (parc rénové) plutôt qu’attribuable publiquement à une étude isolée.
3. Innovations / partenariats
Le livre d’innovation observable est avant tout documentaire : détention d’un certificat OPQIBI émis le 1er août 2025 (certificat consultable), avec périmètres 1407 (études d’éclairage intérieur), 1905 (audit énergétique bâtiments tertiaires et/ou collectifs) et ajout ultérieur 1717 — audit énergétique dans l’industrie, avec date d’effet au 17 décembre 2025 sur la même fiche — élargissant le marché adressable côté sites industriels. L’Annuaire RGE ADEME rattache ces qualifications aux domaines audit MI/collectif et étude éclairage, cadres 01/08/2025–01/08/2026. Sur la fiche ATEE entreprise, des tags thématiques (CEE, cogénération, biogaz, power-to-gas, stockage, pyrogazéification) signalent une cartographie de compétences déclarées plus qu’un catalogue de projets chiffrés ; aucune levée de fonds, aucun brevet et aucun communiqué de partenariat industriel n’a été identifié dans les bases ouvertes interrogées.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier signal structurel est chiffré et sourcé : CA total connu à 0 € en 2024 pour une structure qui cumule pourtant qualifications OPQIBI et label RGE « reconnu garant de l’environnement » (OPQIBI) — écart qui peut refléter une phase de ramp-up, une comptabilité encore vide ou des revenus hors périmètre non reflétés dans ce champ ; en tout état de cause, il impose de ne pas confondre logos réglementaires et bilan économique. Le nom « Ecocert » prête à confusion avec le groupe international de certification Ecocert (labels bio et durabilité) ; sans lien capitalistique établi ici, le risque est surtout sémantique pour les commanditaires pressés. Pas de rapport CSRD/RSE ni de documentation adjudication publique repérée ; aucune procédure, sanction ou contentieux n’apparaît dans les indicateurs de conformité agrégés par Pappers au 29 avril 2026.
5. Positionnement stratégique
La fenêtre 2025–2026 est celle de la preuve par les qualifications : empilement OPQIBI et RGE, montée en gamme industrielle via 1717, inscription aux répertoires qui irriguent France Rénov’ et les circuits CEE. La stratégie credible passe par premiers comptes publiés, références clients vérifiables et transparence sur le distinguo de marque — sans quoi le positionnement « autres énergies » via tags associationnels restera affirmatif mais peu audité au-delà des badges.
Verdict WattsElse
Les tampons OPQIBI et RGE sont là ; la balance financière, elle, accuse encore zéro à la ligne qui compte pour la pérennité : tant que les comptes et les chantiers ne parlent pas au même registre que les qualifications, c’est un dossier de conformité plus qu’un dossier de puissance.
Sources : annuaire-entreprises-rge.fr · pappers.fr · opqibi.com · pappers.fr · france-renov.gouv.fr · data.ademe.fr · atee.fr · ecocert.com
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