ATMOSPHERES
En Haute-Garonne, un BET de taille humaine enchaîne audits, MOE fluides et accompagnement à la performance — sans vendre du kWh, mais du savoir-faire réglementé.
À propos de ATMOSPHERES
1. Modèle économique
ATMOsphères est une SARL d’ingénierie et d’études techniques (code APE 7112B), créée en 2005 et enregistrée sous le nom ATMOSPHERES ; le siège et l’activité décrite ici correspondent à cette entité juridique (fiche annuaire des entreprises). Le modèle est celui d’un bureau d’études : facturation de missions d’études de faisabilité (solaire thermique et photovoltaïque, biomasse, réseaux de chaleur, approvisionnement énergétique), d’audits et diagnostics, d’AMO et de maîtrise d’œuvre sur les équipements CVC, désenfumage, solaires et fluides, complétée par de l’assistance à maîtrise d’ouvrage et du conseil en exploitation (présentation publique des missions). Les agrégateurs de données financières publient encore un chiffre d’affaires historique de l’ordre de 870 k€ pour 2015 ; au-delà, la visibilité publique sur le CA récent se réduit — les comptes sont déposés (indices cités par la presse économique), mais nous n’attribuons pas ici de chiffre récent non reproduit dans une source consultable (synthèse historique sur Politologue). L’équipe se présente comme dix collaborateurs en 2024, avec un socle d’ingénieurs (page Équipe). Le positionnement annoncé est B2B / institutionnel (collectivités, promoteurs, industriels) plutôt que grand public.
2. Impact réel
L’impact climat se joue en aval des bâtiments : chaque audit, chaque dimensionnement de chaufferie biomasse ou de réseau de chaleur, chaque préconisation PV ou solaire thermique évite des MWh gaspillés et oriente le parc vers des étiquettes DPE moins mauvaises — en pratique, moins de passoires sur le cycle de vie des opérations suivies. La société met en avant des mesures instrumentées et l’IPMVP pour les contrats de performance énergétique (CPE) : la méthode vise à opposer consommation de référence ajustée et consommation mesurée, ce qui structure l’évaluation de l’économie réelle (présentation). Ce n’est pas un producteur d’électricité renouvelable : l’effet carbone est indirect, diffus par projet, et dépend de ce que font réellement maîtres d’ouvrage et entreprises après les études — standard du métier d’ingénierie bâtiment.
3. Innovations / partenariats
Sur le plan des garanties de compétence, l’annuaire RGE recense des qualifications OPQIBI (dont l’ingénierie photovoltaïque 2015) avec des validités portées jusqu’au 1er février 2027 pour certaines familles, aux côtés d’autres domaines (bois-énergie, géothermie, solaire thermique) selon la fiche (annuaire RGE). Côté réseau régional, la structure apparaît comme adhérente Envirobat Occitanie et membre des « Pros de la Réno’lution », avec des références d’opérations (groupe scolaire, équipement sportif, habitat participatif) listées sur la fiche réseau (fiche Envirobat Occitanie). Aucune levée de fonds ni brevet mis en avant de manière vérifiable dans les sources consultées : l’innovation se lit surtout dans la chaîne complète amont–MOE–exploitation et dans l’outillage logiciel et métrologique décrit sur le site.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque structurel n’est pas un slogan marketing : c’est la dépendance au calendrier de la décence énergétique et au DPE. Le ministère rappelle qu’en métropole, pour la location, le logement doit notamment viser au moins la classe F du DPE à partir du 1er janvier 2025, puis classe E au 1er janvier 2028 et classe D au 1er janvier 2034, avec le seuil des 450 kWhEF/m²/an pour une autre facette du critère depuis 2023 (page « décence énergétique »). Ce rythme législatif chiffré alimente à la fois la demande d’audits et la pression sur les coûts des travaux — donc sur la pérennité des budgets publics et privés qui paient les BET. Deux zones grises honnêtes : la biomasse et les réseaux de chaleur ne sont pas « neutres » par nature (ressource, logistique, émissions du cycle de vie) — le métier consiste à dimensionner, pas à effacer ces arbitrages ; et la visibilité financière publique sur le CA courant reste faible hors outils payants, ce qui complique l’évaluation externe de la résilience économique (à comparer au CA 2015 encore cité en agrégats : Politologue). Aucun litige, sanction ou « affaire » identifié dans les sources utilisées pour cette fiche.
5. Positionnement stratégique
ATMOsphères capitalise sur un positionnement Occitan ancré (réferences territoriales via Envirobat), sur des qualifications OPQIBI encore valides en 2027 sur la fiche annuaire RGE, et sur une offre intégrée de l’étude à la MOE et au suivi — rare sur un marché souvent éclaté. La donne macro du bâtiment, c’est la séquence 2025-2028-2034 de la décence énergétique (ministère) : pour un BET de dix personnes, l’enjeu est de sécuriser le carnet sans surdimensionner les effectifs face à des pics de demande potentiellement erratiques.
Verdict WattsElse
Ingénierie de transition plutôt qu’énergie en ligne, ATMOsphères tire sa substance des textes et des chantiers : utile, terrien, exposé à la politique du DPE autant qu’à la qualité des exécutions sur le terrain. En une formule : compétence certifiée contre calendrier Législatif — le bon filon, à condition d’assumer qu’on ne maîtrise pas le thermostat de la République.
Sources : annuaire-entreprises.data.gouv.fr · atmospheres-bet.fr · societe.politologue.com · atmospheres-bet.fr · annuaire-entreprises-rge.fr · envirobat-oc.fr · ecologie.gouv.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Osona Solar
Une centrale PV de 2016 sous contrat étatique, un extensionnement à 36 MW sur 120 hectares désormais cadrée par l’administration namibienne, et au premier plan une maison française, InnoVent, dont la solidité financière a longtemps porté une contestation à plusieurs dizaines de millions d’euros avant un dénouement judiciaire de fin 2025.
Voir la ficheMangalore & petrochem
** La Mangalore Refinery and Petrochemicals Limited (MRPL) — filiale publique sous le parapluie d’ONGC — brille en tableau de bord : dégraisse son bilan, enfle sa marge de raffinage et déploie ses stations-service comme un parapluie politique contre la volatilité du cours du baril.
Voir la ficheGEPMCI
Le 13 février 2026, Yamoussoukro a basculé une promesse de coopération Sud-Sud dans le concret : le Green Énergy Park Maroc–Côte d’Ivoire (GEP-MCI), acronyme souvent raccourci en « GEPMCI », n’est ni un producteur indépendant ni une startup : c’est une plateforme publique-académique de test, de R&D et de formation, calée sur un pays où l’électricité reste…
Voir la ficheEGASA
L’Arequipa péruvienne voit son producteur public naviguer entre géants de l’eau et centrales au gaz, pendant que le projet le plus médiatisé — Charcani VII — reste empêtré dans la procédure environnementale.
Voir la ficheCociter
En Wallonie, Cociter ne vend pas seulement des kilowattheures: la coopérative vend une promesse politique, celle d’une électricité réellement reprise en main par ses usagers.
Voir la ficheBongaigaon Refinery and Petrochemicals Limited
Le complexe pétrochimique d’Assam pousse vers des carburants « verts » (E-20) et un doublement de capacité, sous le pavillon d’Indian Oil.
Voir la ficheBCC
À trois lettres, « BCC » désigne plusieurs acteurs très différents (cabinet conseil allemand, EPC fossilier caspienne, courtier français souvent confondu).
Voir la ficheGenex Power
Le Queensland repousse les limites du réseau avec du stockage longue durée.
Voir la ficheHuaneng Xinjiang Energy Dev Co Ltd
Branche régionale d’un des « Big Five » de l’électricité chinoise, Huaneng Xinjiang Energy Development Co., Ltd.
Voir la ficheVeolia Environnement S.A.
Le géant français qui recycle tout, sauf peut-être son image écolo, jonglant entre ambitions vertes et réalités fossiles.
Voir la ficheDon Pedro SpA
Le parc photovoltaique porté par Don Pedro SpA incarne une forme classique du solaire distribué chilien : compact, vite raccordable, très dépendant d’un prix administré.
Voir la ficheUNIVERSITE DE LA REUNION – ENERGY LAB
L’Université de La Réunion ne joue pas dans la même cour que les pure players tech : son Energy Lab incarne la recherche publique sur systèmes énergétiques tropicaux et hydrogène, avec une pile de projets FEDER et INTERREG.
Voir la ficheAlingsås Energi
L’énergéticien communal d’Alingsås relie filière bois, hydro et « babillage » fibre au chantier impossible de l’électrification.
Voir la ficheBassols Distribució
Ce n’est ni un géant ibérique ni une start-up energy : Bassols Distribució incarne le gestionnaire de réseau de proximité, ancré à Olot, qui capte une part massive d’une comarque touristique et industrielle.
Voir la ficheAbound Solar
** Fleuron américain du photovoltaïque couches minces au tellurure de cadmium (CdTe), Abound Solar a incarné l’euphorie des subventions « vertes » de la fin des années 2000 — avant de s’effondrer en 2012 sous le double poids d’une guerre des prix et de doutes sur la performance réelle des modules.
Voir la ficheElectrica Furnizare SA
** Bras armé commercial du groupe Electrica sur le marché de détail, Electrica Furnizare encaisse la brutalité du cadre tarifaire roumain : volumes fournis, parts de marché et marges bougent au rythme des ordonnances de plafonnement et des retards de facturation.
Voir la ficheHolcim Group
Multinationale suisse cotée à Zurich, Holcim incarne la fracture entre volumes industriels records et contestation climatique frontale : les livres sont au vert en marge, le procès civil aussi.
Voir la ficheEólicas do Sil S.A.
Sociedad filiale d’Iberdrola dont le nom apparaît parfois sous la forme Eólicas do Sil dans un contexte galego, elle porte en Galice une des histoires les plus anciennes de l’éolien en montagne — et, aujourd’hui, le coût politique de corridors saturés par le contentieux écologique.
Voir la ficheAraucaria Energy
Araucaria Energy n’est plus une échelle de commande isolée : rachetée dans la restructuration post-faillite de Stoneway, elle s’est fondue dans SCC Power, portefeuille de quatre centrales au gaz autour de Buenos Aires.
Voir la ficheNATURLAND
Le plan de viabilité 2026 vise une entrée au capital plus qu’à la ligne de crête : après un résultat net profondément négatif, le parc doit prouver qu’une station loisirs publico‑minoritaire peut se financer hors subvention tout en gardant pied sur la Rabassa — sans garantir encore qu’« énergie de la nature » soit autre chose qu’un slogan saisonnier pour…
Voir la ficheCEZ Shpërndarje
CEZ Shpërndarje n’est pas une coquille vide dans WattsMonde : c’est l’ancienne raison sociale de l’opérateur public de distribution électrique albanais aujourd’hui connu sous le nom d’OSHEE, héritier de la privatisation puis de la renationalisation après l’échec du groupe tchèque CEZ.
Voir la ficheNTDC
Le géant de transport pakistanais National Transmission & Despatch Company fête ses années sous tension : en 2024–2025, le pouvoir fédéral le découpe en trois sociétés pour tenter d’enrayer pertes financières en avalanche et goulots d’évacuation nord-sud.
Voir la ficheUNIVERSITAT BASEL
L’Université de Bâle — plus ancienne haute école de Suisse — publie des objectifs −35 % d’ici 2030 tout en voit rebondir sa consommation et ses émissions après la pandémie.
Voir la fiche