Central Electrica la Remolina
Centrale hydroélectrique d’accumulation sur l’Esla, dans la province espagnole de León (Castille-et-León), Central Eléctrica La Remolina — la centrale désignée ainsi sur les dossiers industriels ouverts — fonctionne depuis 1990 comme morceau d’infra « bas carbone » dans un périmètre où l’eau fait simultanément tourner les turbines, remplir le récit vert du…
À propos de Central Electrica la Remolina
1. Modèle économique
L’installation est dimensionnée à 85 MW ( deux groupes × 42,5 MW ) au bord du barrage de Riaño ; les descriptions techniques convergent avec les fiches sectorielles (profil centrale, fiche GEM). Le revenu découle presque entièrement de la vente d’électricité sur le marché et des arrangements contractuels habituels de l’hydro espagnol ; aucun chiffre d’affaires ni effectif spécifique à La Remolina n’est publié séparément — GEM retient une production annuelle moyenne d’environ 140 GWh, en insistant sur la variabilité hydrologique. Le site relève aujourd’hui de Repsol Generación, intégré lors du rachat de 2018 des actifs de production issus de l’ancien paquet Viesgo, raconté à l’époque par la presse régionale (Leonoticias). Une procédure récente de la CNMC sur la transmission de titularité CHIDR-La Remolina vers une filiale hydraulique du groupe illustre la consolidation patrimoniale (dossier CNMC). Pour contextualiser financièrement sans extrapoler au bilan de cette centrale seule, le rapport consolidé Repsol 2024 indique entre autres 1 756 M€ de résultat net du groupe — chiffre maison mère, non ventilé par centrale.
2. Impact réel
La production turbinaire est associée à des émissions directes très faibles comparées aux cycles thermiques ; la flexibilité de stockage aide à absorber vent et PV sur le réseau péninsulaire espagnol. Les bilans environnementaux au gramme CO₂ évité projet par projet pour La Remolina ne sont pas retrouvés en open data fiable : l’analyse doit donc passer par les agrégats REE 2024 — génération hydro nationale (34 912 GWh, +35,5 % par rapport à 2023, 13,3 % du mix total), soit un rebond mécanique après une hydrologie plus favorable dans beaucoup de bassins, pas nécessairement une « meilleure santé climat » structurelle du parc espagnol. Du côté des grilles européennes d’ambition (PPE3, fiches équivalentes françaises), cet actif s’aligne comme EnR temps réel régulatrice, au prix d’un empreinte infrastructures dont le cycle vie complet n’est pas documenté précisément pour ce site hors bilans groupe.
3. Innovations / partenariats
L’épisode le plus lisible ces dernières années est un chantier annoncé d’optimisation industrielle, pas révolution techno hydraulique : rénovation de l’éclairage par ≈150 points LED sous contrat Telnor pour Repsol Generación. Sur le tableau actionnarial au contraire le signal est vertigineux : El Español relate mi‑2025 une course vers ≈5 500 MW renewables accumulés monde, confirmée ensuite dans une trajectoire de bond de puissance mondiale (+57 %) mise en évidence fin décembre 2025 dans la même série d’articles : La Remolina y figure comme brique stable d’un narratif accéléré, plus que comme laboratoire de rupture sur place.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas « annonce marketing » sur la couleur des électrons turbinés — il est géopolitique locale + dilution du bilan carbone parent. En mars 2025, avec le réservoir de Riaño décrit à ~92 % de sa capacité, La Nueva Crónica documente l’alerte sur le pont d’accès à Remolina en cas de déversement de sûreté, et la pression des citoyens pour une solution d’infrastructure durable. En avril 2025, Diario de Valderrueda rapporte qu’une Confederación Hidrográfica et la mairie de Crémènes confirment travailler sur un nouveau pont que l’on attend depuis ~15 ans — la sortie d’enclavement reste donc incertaine malgré le discours de modernisation. Leonoticias en juillet 2022 avait déjà croisé baisse des stocks et contraintes sur l’approvisionnement en eau des riverains, rappelant que l’usage électrique et l’usage communal partagent un même volume fini. Sans jugement public repéré sur des pratiques illicites précises, on retient surtout un écart narratif entre actif 100 % EnR et portefeuille actionnaire encore massivement hydrocarbures selon le rapport Repsol 2024 — risque de greenwashing par agrégation lorsque l’hydro locale sert d’illustration à un bilan groupe plus carboné.
5. Positionnement stratégique
La Remolina demeure un swing asset castillan dans un contexte où REE 2024 montre l’hydro retrouvant poids double‑chiffres dans le mix national certaines années — utile pour la sécurité d’approvisionnement espagnole, volatile pour chiffre d’affaires producteur selon pluie et neige. Pour Repsol, la centrale sert de preuve de continuité patrimoniale dans la courbe de capacité EnR globale brandie en 2025 (El Español), tout en restant exposée aux choix de lâcher des autorités de bassin et aux coûts politiques des accès vallée.
Verdict WattsElse
La Remolina incarnate l’EnR ferrée sur le rocher quand le réservoir plein redonne des GWh au système — et l’EnR du coin quand le même plein menace le pont et réveille quinze ans d’engagement public non tenu : électrons flexibles, acceptabilité encore rigide.
```
I need to fix "incarnate" -> "incarne" (French typo - I wrote English)
```markdown
La Remolina : 85 MW de flexibilité, accès encore fragiles à Riaño
Centrale hydroélectrique d’accumulation sur l’Esla, dans la province espagnole de León (Castille-et-León), Central Eléctrica La Remolina — la centrale désignée ainsi sur les dossiers industriels ouverts — fonctionne depuis 1990 comme morceau d’infra « bas carbone » dans un périmètre où l’eau fait simultanément tourner les turbines, nourrir le récit vert du groupe propriétaire et redistribuer le stress entre riverains et puissance publique lorsque le réservoir gonfle.
1. Modèle économique
L’installation est dimensionnée à 85 MW ( deux groupes × 42,5 MW ) au bord du barrage de Riaño ; les descriptions techniques convergent avec les fiches sectorielles (profil centrale, fiche GEM). Le revenu découle presque entièrement de la vente d’électricité sur le marché et des arrangements contractuels habituels de l’hydro espagnol ; aucun chiffre d’affaires ni effectif spécifique à La Remolina n’est publié séparément — GEM retient une production annuelle moyenne d’environ 140 GWh, en insistant sur la variabilité hydrologique. Le site relève aujourd’hui de Repsol Generación, intégré lors du rachat de 2018 des actifs de production issus de l’ancien paquet Viesgo, raconté à l’époque par la presse régionale (Leonoticias). Une procédure récente de la CNMC sur la transmission de titularité CHIDR-La Remolina vers une filiale hydraulique du groupe illustre la consolidation patrimoniale (dossier CNMC). Pour contextualiser financièrement sans extrapoler au bilan de cette centrale seule, le rapport consolidé Repsol 2024 indique entre autres 1 756 M€ de résultat net du groupe — chiffre maison mère, non ventilé par centrale.
2. Impact réel
La production turbinaire est associée à des émissions directes très faibles comparées aux cycles thermiques ; la flexibilité de stockage aide à absorber vent et PV sur le réseau péninsulaire espagnol. Les bilans environnementaux au gramme CO₂ évité projet par projet pour La Remolina ne sont pas retrouvés en open data fiable : l’analyse doit donc passer par les agrégats REE 2024 — génération hydro nationale (34 912 GWh, +35,5 % par rapport à 2023, 13,3 % du mix total), soit un rebond mécanique après une hydrologie plus favorable dans beaucoup de bassins, pas nécessairement une « meilleure santé climat » structurelle du parc espagnol. Du côté des grilles européennes d’ambition (PPE3, fiches équivalentes françaises type ADEME), cet actif s’aligne comme EnR temps réel régulatrice, au prix d’une empreinte infrastructures dont le cycle de vie complet n’est pas documenté précisément pour ce site hors bilans groupe.
3. Innovations / partenariats
L’épisode le plus lisible ces dernières années est un chantier annoncé d’optimisation industrielle, pas une rupture techno hydraulique : rénovation de l’éclairage par ≈150 points LED sous contrat Telnor pour Repsol Generación. Sur le tableau actionnarial, le signal est vertigineux : El Español relate mi‑2025 une trajectoire visant désormais ≈5 500 MW renewables accumulés monde, reprise puis amplifiée par un article fin 2025 sur un bond de puissance mondiale (+57 %) (El Español – fin 2025) : La Remolina y figure comme brique stable d’un narratif accéléré — plus comme laboratoire de rupture locale.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas seulement l’empreinte turbinaire — il conjuge stress sur le milieu vécu et dilution discursive du bilan carbone groupe. En mars 2025, avec le réservoir de Riaño décrit à ~92 % de sa capacité, La Nueva Crónica documente l’alerte sur le pont d’accès à Remolina en cas de déversement de sûreté, et une pression citoyenne pour une solution pérenne. En avril 2025, Diario de Valderrueda rapporte une confirmation CHD / mairie de Crémènes sur un nouveau pont attendu environ quinze ans — désenclavement toujours en suspens au moment de la synthèse. Leonoticias en juillet 2022 avait aussi croisé baisse des stocks dans le pantano et tensions locales sur l’eau domestique. Sans décision ou jugement précis retrouvé sur des pratiques illicites, le point faible stratégique est surtout l’écart narratif entre actif 100 % EnR et portefeuille actionnaire encore massivement hydrocarbures selon le rapport Repsol 2024 — greenwashing par agrégation possible quand l’hydro locale illustre un bilan groupe plus carboné.
5. Positionnement stratégique
La Remolina demeure un actif de flexibilité castillan dans un contexte où REE 2024 montre l’hydro retrouvant poids double‑chiffres dans le mix national certaines années — utile pour la sécurité d’approvisionnement espagnole, volatile pour le revenu producteur selon pluie et neige. Pour Repsol, la centrale sert de preuve de continuité patrimoniale dans la courbe de capacité EnR globale brandie en 2025 (El Español – fin 2025), tout en restant exposée aux décisions de lâcher des autorités de bassin et au coût politique des accès de vallée.
Verdict WattsElse
La Remolina délivre des GWh flexibles quand l’hydrologie le permet — et des GWh de friction quand le plein du réservoir réactive la peur du pont et quinze ans de promesses d’infrastructure : électrons propres, dernier kilomètre encore sale au sens politique du terme.
Sources : power-technology.com · gem.wiki · leonoticias.com · cnmc.es · repsol.com · sistemaelectrico-ree.es · telnor.es · elespanol.com · elespanol.com · lanuevacronica.com · diariodevalderrueda.es · leonoticias.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Kargi Enerjİ Üretİm Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ
Kargi Enerji Üretim ve Ticaret A.Ş.
Voir la ficheNewGen Power Kwinana Pty Ltd
L’entreprise présente une centrale « avancée » et peu gourmande en eau douce ; tout le jeu se joue désormais sur la facture des contrats avec le géant public Synergy et sur le refus d’un cheque d’État après des mois d’alarmes au sujet du SWIS.
Voir la ficheDak Psi Hydro Power Investment and Development JSC
Producteur hydroélectrique vietnamien rattaché au BB Group (via des véhicules d’investissement énergétique du conglomerat), cette société par actions incarne une EnR qui “fait ses preuires” au compteur, mais dont la trajectoire récente mêle rachats d’obligations, contentieux indemnitaires, sanctions foncières et résiliation d’un petit périmètre de projet.
Voir la ficheTEB
Le sigle « TEB » colle à tout : installateur, équipementier, parfois même à une personnalité sans lien avec les câbles.
Voir la ficheAED Oil
AED Oil, ce nom ne dit plus grand-chose au marché : la société a été une mini-maison d’exploration pétro-gazière australienne, enflammée par le champ Puffin puis rattrapée par un contentieux sur un FPSO.
Voir la ficheFuning Power Station
Sans pays ni coordonnées dans la requête, « Funing Power Station » fait office de piège sémantique : le nom recouvre au moins trois actifs chinois documentés — gaz, biomasse, déchets — dont deux au Jiangsu et un au Hebei.
Voir la ficheAXIORIS
De Loris ENR à Axioris, le 13 février 2026 : le groupe se donne les airs d’un pure player de la transition, mais ses comptes racontent autre chose — un rafale de volume sur les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), des profits d’exploitation en net progrès, et une rentabilité nette qui peine à suivre le gyrophare du chiffre d’affaires.
Voir la ficheWhite Owl Capital AG
Pour un investisseur, c’est du vent et du soleil pour de vrais ; pour d’autres, c’est l’histoire d’une promesse de « rendement durable » restée coincée dans la turbine des honoraires et des procédures.
Voir la ficheEnlight
Attention aux noms : ici, il ne s’agit ni du bureau graphique Enlightenment, ni de l’éditeur de jeux Enlight Software, mais d’Enlight Renewable Energy Ltd.
Voir la ficheEólica Montesinos
Filiale espagnole quasi invisible dans les communiqués de presse, Eólica Montesinos incarne pourtant une vignette complète de la transition industrielle : un parc éolien historique dans la province d’Albacete, une montée en puissance du photovoltaïque hybride autorisée par les autorités régionales, et autour, une actualité judiciaire et naturaliste qui…
Voir la ficheADLER-WERK LACKFABRIK JOHANNBERGHOFFER GMBH & CO KG
Le groupe familial ADLER est l’un de ces industriels discrets sans lesquels fenêtres, parquets et ossatures bois ne tiennent ni le choc mécanique ni le vieillissement.
Voir la ficheWilliams Olefins Plant explosion
Le 13 juin 2013, près de Baton Rouge, un rebouilleur isolé de sa protection contre la surpression a rompu : BLEVE, incendie, deux morts chez l’exploitant et 167 blessés déclarés — une majorité de sous-traitants mobilisés sur un chantier d’extension de l’éthylène.
Voir la ficheHuaneng Shantou Haimen Power Generation Co Ltd
Le nom juridique fait sobre : Huaneng Shantou Haimen Power Generation Co Ltd.
Voir la ficheZhejiang Zheneng Yueqing Power Generation Co Ltd
Hongqiao, au bord du delta du Wenzhou, fait office de tableau noir économique : tout y est noir, jusqu’aux flammes sous la chaudière.
Voir la ficheDepartment for Energy Security and Net Zero
Ministère né en 2023 du démantèlement du BEIS, le DESNZ incarne la « mission » énergie propre du Labour après 2024 — enveloppes records pour nucléaire, CCUS et rénovation — tout en restant la cible privilégiée des ONG sur la légalité des budgets carbone et la poursuite des licences fossiles en mer du Nord.
Voir la ficheSaint-Gobain Glass France
La filiale verrière du géant de la construction joue la carte des fours alimentés au bioliquide et du verre « étiqueté » climat, pendant que le groupe publie des records de marge et de cash-flow.
Voir la ficheCemAI
CemAI ne vend pas du ciment bas carbone: elle vend d’abord de la vigilance industrielle.
Voir la ficheSybac Solar Project Company I
Selon les éléments disponibles en ligne au 7 mai 2026, la dénomination exacte « Sybac Solar Project Company I » ne renvoie pas à une fiche commerciale ou médiatique autonome clairement indexée : la graphie évoque surtout une société de projet (ring-fencing d’actif) ou un véhicule de financement typique des parcs solaires, plus qu’une marque grand public.
Voir la ficheMedvind Vindkraft AB
Les registres accessibles en ligne ne recensent pas de société nommée exactement Medvind Vindkraft AB liée, à elle seule, aux énergies renouvelables.
Voir la ficheBord au Mona
Le nom « Bord au Mona » sonne comme une enseigne fantôme : en réalité, il désigne Bord na Móna, l’ancien géant de la tourbe irlandaise qui se refond en producteur-développeur d’énergies renouvelables.
Voir la ficheNCC OPERATIONS LIMITED
Filiale opérationnelle du National Composites Centre (NCC), NCC Operations Limited concentre une partie stratégique de la R&D industrielle britannique sur l’éolien, l’hydrogène et le nucléaire…
Voir la ficheEuropean Carbon Farmers
Start-up de conseil et d’ingénierie territoriale née à Elbląg en 2020, European Carbon Farmers (ECF) incarne la version « terrain + corridor bruxellois » du carbon farming : promouvoir des pratiques agricoles qui stockent du carbone, tout en les relier aux politiques climatiques et agricoles de l’UE.
Voir la ficheGovernment CVG Electrification del Caroni CA (Edelca)
Puerto Ordaz, complexe du Caroní : depuis des décennies, C.V.G.
Voir la ficheYemen Oil and Gas Corporation
Héritière d’un pays autrefois crédité du pic de plusieurs centaines de milliers de barils par jour au tournant des années 2000, la Yemen Oil and Gas Corporation (YOGC), placée depuis 1996 sous l’œuvre du ministère yéménite du Pétrole et des Minéraux, ne ressemble plus guère à une compagnie pétrogazière financée par ses exportations : c’est désormais un…
Voir la fiche