Diaobingshan Power Station
Sous la ville de Diaobingshan, dans le Liaoning, tourne une centrale sous-critique au charbon de gangue — symbole d’un pays qui amortit encore ses stocks fossiles tout en plantant, à quelques kilomètres, un démonstrateur éolien–hydrogène–méthanol à presque 4 milliards de yuans.
À propos de Diaobingshan Power Station
1. Modèle économique
La Diaobingshan power station (辽宁能源投资调兵山煤矸石发电厂) est une centrale en service d’au moins 600 MW — deux unités de 300 MW au charbon de rebut (gangue), sous-critiques, ouvertes en 2010, avec cogénération (Global Energy Monitor). Elle est située à Daming, Diaobingshan, Tieling, Liaoning, Chine — ce qui lève l’ambiguïté « pays non précisé » des données de départ. L’exploitant enregistré est *Liaoning Diaobingshan Coal Gangue Power Generation Co Ltd*, avec une cascade d’actionnaires : Datang International Power Generation (40 %), Liaoning Energy Industry Holding Group (33,4 %), China Cinda Asset Management (18,3 %), puis des minoritaires locaux (fiche d’inventaire). Le revenu au niveau du site n’est pas isolé dans les bases publiques consultées ; en revanche, la filiale cotée du groupe Liaoning Energy indique un chiffre d’affaires de 5,53 milliards de CNY en 2024, environ 19,66 TWh injectés sur le réseau, une capacité thermique déclarée d’environ 708 MW vis-à-vis des actifs du périmètre financier, et un objectif de production pour 2025 (rapport annuel 2024 — PDF) — agrégats groupe / filiale, à ne pas confondre avec le seul compte de la centrale.
2. Impact réel
Le cœur du bilan climatique est ici thermique fossile : deux tranches sous-critiques brûlant de la gangue, matériau qui valorise un déchet minier mais ne supprime pas le parcours carbone de la combustion. La cogénération (CHP) déplace une partie de l’usage vers le chauffage urbain : le rapport précité mentionne une surface desservie de l’ordre de 26,54 millions de m² en 2024, avec une cible vers 28 millions en 2025 (rapport annuel 2024 — PDF). Dans le même temps, un projet pilote lancé en septembre 2025 sur le bassin de Diaobingshan / Tieling vise 450 MW d’éolien, une filière hydrogène (ordre de grandeur 19 000 t/an annoncées) et 100 000 t/an de méthanol « vert », pour un enveloppe d’environ 3,945 milliards de CNY, avec revendication publique d’éviter de l’ordre de 700 000 t de CO₂ par an à terme (présentation projet, revue de filière). Ce gisement bas-carbone est porté par China Huadian — pas par la même coque actionnariale que la centrale à gangue — : il décrit donc plutôt l’écosystème territorial que la trajectoire carbone unitaire de l’actif GEM. Côté références européennes, cet équipement relève du système électrique chinois ; les trajectoires de sortie du charbon évoquées dans la programmation pluriannuelle de l’énergie française ou les fiches de l’ADEME n’ont pas d’effet direct sur le site, mais servent de repère pour un lecteur français sur l’écart de fond avec une Europe qui ferme le charbon baseload.
3. Innovations / partenariats
Le complexe Huadian ajoute électrolyse (ordre de grandeur 295 MW évoqués dans la presse spécialisée), stockage et synthèse de méthanol, dans le cadre d’un pilote national de carburants liquides verts validé en août 2025 (détail projet, analyse sectorielle). Sur le volet propriété intellectuelle, la fiche d’entreprise *Liaoning Diaobingshan* recense 52 brevets actifs liés aux chaînes gangue / valorisation selon le registre consulté (PatSnap). Enfin, Liaoning Energy a ouvert des vagues de recrutement techniques (centaines de postes annoncées sur les filières mines / centrales en 2025) — indicateur d’un parc d’actifs encore très charbon au niveau régional (profil de groupe).
4. Greenwashing / zones grises
Tension documentée chiffrée : en avril 2026, la presse financière recense une amende de 420 000 CNY (42 wan) infligée par le bureau local de l’environnement de Shuozhou à une filiale de Datang International pour dépassements de NOx et SO₂ sur des groupes thermiques — la même maison mère qui détient 40 % du capital remontant à la société propriétaire de Diaobingshan selon GEM (synthèse Sina Finance, échelles de participation). La sanction ne vise pas nommément la centrale du Liaoning ; elle extrapole le risque de conformité pour les portefeuilles thermiques Datang. Autre zone grise : la dépendance au charbon et à la gangue au sein du groupe Liaoning Energy reste massive en 2024 selon ses propres comptes consolidés (rapport annuel 2024 — PDF). Enfin, les annonces de méthanol vert coexistent avec des lignes d’investissement thermiques et gangue sur la région dans les briefings industriels — signal d’un couplage « bas-carbone / fossile » plutôt que d’un substitut net immédiat (note d’investissement).
5. Positionnement stratégique
Le site incarne la tension Liaoning entre sécurité énergétique thermique — chauffage inclus — et signature politique d’électrofuels pilotes financés dans le cadre national 2025 (lancement chantier). Pour WattsElse, l’angle marché est double : résilience des actifs sous-critiques chinois dans un monde qui taxe le carbone aux frontières, et test de viabilité des clusters Power-to-X sino-centrés sans métriques audité communes avec l’Europe.
Verdict WattsElse
Diaobingshan n’est pas une start-up du méthanol : c’est d’abord une centrale à gangue encrée dans un holding minier régional, avec un voisin Huadian qui projette sur le même terroir une affiche verte à plusieurs milliards de yuans. Le tableau se lit au prisme des amendes qui touchent déjà les thermiques du partenaire Datang : transition oui, impunité environnementale non.
Sources : gem.wiki · file.finance.qq.com · seetaoe.com · fuelcellsworks.com · gasworld.com · discovery.patsnap.com · baike.baidu.com · finance.sina.com.cn · industrialinfo.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Arcus Media
Arcus Media ne correspond à aucune société repérable comme acteur des énergies renouvelables dans les bases publiques consultées : la dénomination prête à confusion avec Argus Media (intelligence de marché matières premières et énergie) et avec plusieurs marques Arcus (logiciels, infrastructures, conseil).
Voir la ficheEnerga Kogeneracja
Elbląg et Kalisz montrent la nouvelle physionomie d’Energa Kogeneracja : moteurs à gaz, chaufferie de secours, encore du charbon en file d’attente.
Voir la ficheGNE FINANCE
Consultante en finance climat et orchestratrice de mécanismes « on-bill » ou liés à la fiscalité locale, GNE Finance incarne le passage du discours à l’échelle du logement — avec un actionnaire fossilier au capital.
Voir la ficheTransAlta Corporation
Dernière ligne droite d’un grand chantier de décharbonation sur trois continents, l’utilitaire canadien se retrouve pris en étau entre l’histoire d’un retrait massif du charbon et l’ordre fédéral d’une administration américaine en quête d’électricité « d’urgence ».
Voir la ficheHZB
Rien à voir avec une formule chimique isolée : HZB, c’est le Helmholtz-Zentrum Berlin für Materialien und Energie, pilier public de la recherche sur les matériaux pour l’énergie, entre Adlershof et Wannsee.
Voir la ficheFotovoltaica de Los Andes SpA
Dans les bases infra et juridiques, l’intitulé retenu est le plus souvent « Fotovoltaica Los Andes SpA » (même périmètre que la « Fotovoltaica de Los Andes SpA » que vous citez) : société chilienne par actions, constituée en 2010, RUT 76.106.987-K, focalisée sur un grand parc PV dans le nord du pays (profil société sur BNamericas).
Voir la ficheAllgemeine Oel-Handelsgesellschaft m.b.H.
L’Allgemeine Oel-Handelsgesellschaft m.b.H., surnommée Oelhag, fut l’un des visages du raffinage-distribution dans l’Allemagne des années 1920-1930 — avant de disparaître dans le giron, à parts égales, d’Exxon et Shell.
Voir la ficheHorizen (Blockchain)
Plateforme blockchain qui chante la confidentialité tout en laissant entendre que tout est sous contrôle.
Voir la ficheEdegel S.A.A.
Longtemps synonyme de grands hydrauliques et thermiques côtiers au Pérou, Edegel S.A.A.
Voir la ficheSTX Group
Le groupe néerlandais STX Capitalise sur les quotas, les garanties d’origine et les mécanismes de conformité pour faire circuler des milliards ; derrière les classements « best broker », une ligne de front où la réputation et la régulation décident plus vite que les slogans.
Voir la ficheCENTRO STUDI PER LA PROGRAMMAZIONEINTERCOMUNALE DELL'AREA METROP OLITANA (CENTRO STUDI P.I.M.)
Le Centro Studi per la Programmazione Intercomunale dell’area Metropolitana (abrégé Centro Studi P.I.M., site pim.mi.it) n’est pas une « entreprise énergie » au sens SaaS : identité réelle : association volontaire d’entes publics (Italie, aire urbaine Milan–Monza–Brianza) qui prolonge depuis des décennies l’instrument historique dit Piano intercomunale…
Voir la ficheMOCATERO SOLAR, S.L.
Branche opérationnelle d’un cluster Aragon où le solaire existant croise trois éoliennes de six mégawatts, Mocatero Solar incarne la logique « hybrider pour mutualiser le réseau » — mais aussi le bras de fer entre urgence climatique et biodiversité sur le Maestrazgo.
Voir la ficheUnion Carbide Corporation
Géant historique des produits chimiques, aussi fameux pour ses innovations que pour sa capacité à rester dans toutes les conversations, même celles qu'on préférerait oublier.
Voir la ficheMiddle Delta Electricity Production Company
Producteur public au cœur du delta du Nil, la Middle Delta Electricity Production Company (MDEPC) incarne la promesse égyptienne d’efficacité des centrales à gaz : des chiffres d’exploitation impeccables sur le papier, dans un pays où l’électricité doit choisir entre sécurité d’approvisionnement et surcharge carbone quand le gaz devient trop cher — bascules…
Voir la ficheWETU
WeTu incarne cette promesse brute des services énergétiques off-grid : prendre au mot des millions de liters de kérosène évités autour du lac Victoria, alors que Nairobi fourmille déjà de start-up « électriques ».
Voir la fichePSI
PSI pour WattsMonde, ce n’est pas une ligne de code ni un institut helvétique : c’est PSI Environnement, à Lannemezan, qui transforme une partie du gisement déchets en combustible solide de récupération (CSR) pour alimenter — via Dalkia — la vapeur d’un grand site chimique.
Voir la ficheNysäter Wind AB
Après des années de chantier et de procédures, Nysäter incarne à la fois la puissance de l’éolien nordique et les failles d’un modèle très endetté : le compte de résultat 2024 crie « cash d’exploitation » pendant que la structure de capital murmure « dépendance aux actionnaires ».
Voir la ficheAir Liquide
Air Liquide vend de l’invisible: oxygène, azote, hydrogène, argon.
Voir la ficheEl Roble Solar SpA
La dénomination El Roble Solar SpA heurte d’abord le registre des preuves : dans les bases ouvertes consultées pour cette fiche, aucune pièce publique ne permet d’attribuer sans ambiguïté ce nom juridique exact à un seul actif électrique documenté.
Voir la ficheDana Petroleum
**Dana Petroleum n’est plus un « petit pétrolier indépendant» au sens boursier : c’est l’opérateur anglais de la Korea National Oil Corporation en mer du Nord, aux Pays-Bas et en Égypte.
Voir la ficheCCI du Var
La Chambre de commerce et d’industrie du Var n’est pas une « boîte à hydrogène » : c’est une institution territoriale qui, à Toulon et sur la rade, a mis des millions de tours de clef sur un pari industriel et maritime.
Voir la ficheENERGIA DEL SUR SA
** Sous pavillon argentin et ombre d’Interenergy, Energía del Sur S.A.
Voir la ficheBackavind AB
La dénomination « Backavind AB » ne ressort d’aucun registre ou signal médiatique vérifiable en 2024‑2026 : selon les éléments disponibles, il s’agit très probablement d’une coquille ou d’une entité projet non dénommée ainsi.
Voir la fiche