EOLICA CAMPOLLANO S.A.U.
SPV espagnole du périmètre éolien terrestre d’EDP Renováveis, Eolica Campollano incarne la déclinaison « locale » d’un géant mondial – avec des comptes qui grincent et une visibilité médiatique souvent confondue avec d’autres projets galiciens.
À propos de EOLICA CAMPOLLANO S.A.U.
1. Modèle économique
La société EOLICA CAMPOLLANO S.A.U. est une entité de droit espagnol classée en production d’électricité à partir d’énergies renouvelables (CNAE 3518), avec siège à Madrid, capital social d’environ 6,56 M€ au début 2026 et comptes annuels récents audités par PwC (fiche Axesor). Elle appartient au groupe EDP Renewables : la présidence est assurée par EDP Renewables Europe SL, selon les fichiers sociétaires agrégés (profil Empresia).
Le cœur opérationnel identifiable dans les bases ouvertes est l’éolien terrestre El Gramal (37 MW, en service depuis 2005 à El Bonillo, Albacete), avec EDP Renovables España comme propriétaire déclaré et Eólica Campollano comme opérateur (Global Energy Monitor). Les revenus dépendent donc quasi exclusivement de la vente d’électricité et des mécanismes de marché espagnols/européens qui fixent prix et volumes.
Sur le plan comptable, le chiffre d’affaires 2024 recule de 23,41 % par rapport à 2023 ; la même source fait état d’une chute de l’EBIT de 66,87 % sur cet intervalle (fiche eInforma). Le classement sectoriel la place 34e sur son segment en 2024, avec un recul de sept places en un an (ranking Economia Digital). Effectifs consolidés au niveau de cette SPV : non publiés de manière fiable dans les extraits consultés ; le maillage RH est piloté au niveau groupe.
2. Impact réel
À l’échelle du site El Gramal, l’impact climat direct est celui d’un parc éolien terrestre de 37 MW en exploitation continue depuis deux décennies (Global Energy Monitor) : électricité bas-carbone injectée sur le réseau espagnol, en substitution théorique de production fossile marginale. Sans bilan carbone publié au niveau de cette filiale isolément, aucun chiffre « CO₂ évité » attribuable spécifiquement à Eolica Campollano n’a été retrouvé ; l’ordre de grandeur sectoriel pour l’éolien ibérique reste celui d’un facteur de charge historiquement compétitif, mais variable selon les années.
Du côté français, aucune mention ADEME ou fiche « entreprises » du programme ne cible cette SPV ; l’alignement sur les trajectoires européennes (objectifs de renouvelables du paquet climat) reste indirect, via la politique énergétique espagnole et les engagements consolidés d’EDPR (rapports annuels EDPR).
3. Innovations / partenariats
Il ne s’agit pas d’un laboratoire de rupture technologique mais d’un véhicule d’exploitation d’actifs matures. Les « innovations » perceptibles passent par la stratégie groupe : hybridation éolien–solaire–stockage, optimisation du portefeuille ibérique et discipline d’investissement, développements soulignés dans la documentation investisseurs 2024 (rapports annuels EDPR). Partenariat ou contrat public récent explicitement signé au nom d’Eolica Campollano : non identifié dans les agrégats ouverts à mai 2026.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier risque n’est pas verbalement « vert », mais documentaire : la proximité phonétique avec le projet galicien Campelo alimente les amalgames ; or les dossiers publics et la presse spécialisée rattachent l’épilogue judiciaire de Campelo (40,5 MW) au développeur Greenalia, pas à cette société (communiqué Greenalia, commentaire juridique sur l’arrêt au profit de Greenalia). Attribuer à Eolica Campollano les tensions de Campelo serait une erreur d’attribution.
Sur le plan financier – tension chiffrée et sourcée – la compression simultanée du CA (−23,41 %) et de l’EBIT (−66,87 %) entre 2023 et 2024 interroge la résilience économique de la SPV dans un contexte de prix de gros volatils (fiche eInforma). Au niveau territorial espagnol, le contentieux galicien sur les autorisations éoliennes illustre une incertitude réglementaire résiduelle pour tout investisseur du pays, même après des décisions européennes récentes (Reuters sur l’arrêt CJUE) — sans équivalence directe prouvée avec El Gramal dans les sources citées.
5. Positionnement stratégique
Eolica Campollano demeure une tuile du puzzle ibérique d’EDPR : actifs terrestres amortis, cash-flow routinier, gouvernance assise à Madrid sous contrôle européen du groupe. La montée en charge ou la cession d’actifs internes peut expliquer partiellement les variations de chiffre d’affaires observées sur trois exercices ; la lecture définitive impose les comptes déposés au registre (ranking Economia Digital). Dans un marché où l’Espagne a encore ajouté plus de 1 GW d’éolien en 2024 au niveau national (note de presse AEEOLICA sur l’éolien 2024), les SPV historiques comme celle-ci jouent surtout la carte de la rente régulée et de la maintenance du fleet.
Verdict WattsElse
Une coquille espagnole utile au géant EDPR, mais dont les marges récentes crient famine dans les registres — et dont le nom prête à confusion avec des batailles juridiques qui ne sont pas les siennes. « Vent régulier, comptes irréguliers. »
Sources : axesor.es · empresia.es · gem.wiki · einforma.com · empresas.economiadigital.es · edpr.com · greenalia.es · iberianlawyer.com · reuters.com · aeeolica.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Fayat Énergie Services
Spécialiste de la transition énergétique et digitale, Fayat Énergie mixe solutions sur mesure et discours durable… avec parfois un air de déjà-vu industriel.
Voir la ficheRégion Auvergne-Rhône-Alpes
** Usine à électricité propre au regard du mix (nucléaire, hydro, photovoltaïque qui monte), la Région Auvergne-Rhône-Alpes cumule pourtant une tension rare : afficher des investissements « verts » record tout en retirer le financement régional à l’éolien et en subissant une tenaille budgétaire nationale.
Voir la ficheHB Björn Hanssen & Co
Silence presque total sur les registres ouverts et dans la presse spécialisée : sous la dénomination exacte HB Björn Hanssen & Co, attribuée au secteur « Énergies renouvelables » et sans pays attaché, vous tenez probablement une étiquette issue d’une base tierce — pas une entreprise documentée comme les grands promoteurs nordiques.
Voir la ficheJapaul Oil & Maritime Services
** Cotée à Lagos sous un nom désormais minier, l’ancienne Japaul Oil & Maritime reste financièrement accro au plateau continental nigérian.
Voir la ficheAlva Sähköverkko
Filiale à 100 % d’Alva-yhtiöt, maison-mère détenue par la municipalité, Alva Sähköverkko incarne le côté « infrastruture invisible » de la transition : câbles, postes, comptage et tarifs de transport pour les usagers de l’agglomération.
Voir la ficheStadtwerke Rostock AG
Les Stadtwerke ne sont pas une start-up climat : ce sont le bras énergétique d’une ville hanséatique, tiraillé entre promesse de neutralité sur le réseau de chaleur à l’horizon 2035 et colère des abonnés qui comparent factures « flex » et offres nouveaux clients.
Voir la ficheNiko Resources
Niko Resources n’est plus vraiment une major junior du gaz: c’est une coquille fossile suspendue à ses arbitrages, à ses créances et à quelques reliques d’actifs en Asie du Sud.
Voir la ficheSiparex
** Chez Siparex, le « vert » n’est pas une ligne marketing : c’est une plateforme produit (TiLT, dette « Transition Carbone », méthodologie climat reconnue), portée par des encours en forte dynamique.
Voir la ficheHamburger Hungária Kft.
Hamburger Hungária n’est pas un opérateur de réseau classique : c’est une grosse papeterie intégrée qui, à Dunaújváros, transforme le papier en carton ondulé.
Voir la ficheA2A
Le groupe italien que le grand public associe au chauffage urbain milanais et à Brescia ne ressemble pas à un intégré pétrolier : c’est un multi-utilitaire à la production d’électricité, aux réseaux de chaleur et à la valorisation énergétique des déchets.
Voir la ficheUWC
L’entrée WattsMonde disait « 1959 » et pointait Wikidata vers une université sud-africaine : mise en garde d’homonymie.
Voir la ficheChongqing Energy Investment Group
Sortie officielle de la restructuration judiciaire en décembre 2024, capital social recomposé à hauteur de dix milliards de yuans : Chongqing Energy Investment Group (重庆市能源投资集团有限公司) incarne l’économie municipale chinoise prise entre impératif climatique sur le charbon et besoin d’électricité pour l’industrie lourde.
Voir la ficheEXTENDE
DISTRIBUTEUR mondial du logiciel CIVA, pivot entre le CEA List et l’industrie lourde, cette PME française capitalise sur le contrôle non destructif (CND / END).
Voir la fichePlanta Solar Peñaflor II SpA
Le suffixe « SpA » et le profil sectoriel pointent vers une logique très latino-américaine — en principe chilienne — de société par actions et de véhicule photovoltaïque.
Voir la ficheEast Coast Group
Conglomérat énergétique bangladais, East Coast Group tire l’essentiel de sa puissance des hydrocarbures — stockage, GPL, lubrifiants — tout en brandissant une trajectoire « verte » portée par Omera Solar.
Voir la ficheBTM Consultants
Une ingénierie marseillaise promue « indépendante sur le plan opérationnel » en 2022 a disparu juridiquement au profit du groupe alsacien B‑H‑IVE trois ans plus tard : même savoir‑faire, autre narration comptable.
Voir la ficheAurelia Technologies
Aurelia Technologies vend une promesse très contemporaine: garder la logique du gaz, tout en l’habillant en machine de transition.
Voir la ficheTkd Kuzey Enerjİ Üretİm A.Ş.
Sous l’éclairage « énergies renouvelables », TKD Kuzey Enerji Üretim A.Ş.
Voir la ficheCentrales eléctricas del Cauca
À Popayán, une EPM ne vit pas seulement de turbines : elle vit de contrats, de régulateurs et de la patience des usagers.
Voir la ficheInstitut Smart Grids
L'Institut Smart Grids fédère un réseau d'acteurs pour électrifier l'avenir avec un zeste de complexité locale et un soupçon d'ambition mondiale.
Voir la ficheSociété Tunisienne de l'Électricité et du Gaz (STEG)
La Société tunisienne de l’électricité et du gaz n’est pas une « entreprise énergie » comme les autres : c’est le système nerveux du pays, accro au gaz importé, sous pression sociale sur les tarifs, et en train de rouvrir le mix avec du solaire à grande échelle et un câble vers l’Italie.
Voir la ficheOPTYMA
Un caméléon industriel qui aurait préféré être un athlète du CO2 : un peu d’ingénierie, de gestion et parfois de web, mais toujours avec l’ambition de réduire les coûts... et peut-être un peu l’empreinte.
Voir la ficheB & B Impex Kft.
La fiche WattsMonde vous envoie du côté des EnR, mais le registre hongrois parle autrement : location d’immeubles, chiffre d’affaires de micro-entreprise, et une voisine de siège qui trade l’électricité sans que la moindre centrale pilotée par B & B Impex apparaisse dans la presse technique.
Voir la ficheCHEMDOC WATER TECHNOLOGIES
PME que capte déjà le capital-risque d’EDF, Chemdoc Water Technologies passe du container loué au recycleur de membranes : pari industriel pour le stress hydrique, pari financier sur une courbe de croissance vertigineuse.
Voir la fiche