Eólicas de Agaete
À Gran Canaria, une S.L.
À propos de Eólicas de Agaete
1. Modèle économique
Eólicas de Agaete S.L. est, selon les informations relayées par la presse insulaire, une société en mixité capitalistique : environ 80 % détenue par la filiale Enel Green Power España (ligne industrielle d’Endesa dans l’éolien espagnol) et 20 % par la mairie d’Agaete, ce qui fait de l’électricité renouvelable un revenu patrimonial municipal autant qu’un flux industriel (Canarias7). L’activité documentée dans les annuaires (CIF B35424993, constitution 1996, code sectoriel cohérent avec la production d’électricité) confirme le verrou d’identité : une promotion-exploitation d’éolien terrestre sur le périmètre municipal, sans confusion avec un autre homonyme (eInforma). Les revenus proviennent de la vente de production sur le système électrique ; la visibilité publique sur le chiffre d’affaires consolidé récent et l’effectif reste faible dans l’open data consultable en ligne : sans extraction des comptes déposés au Registro Mercantil, on évite les montants « décoratifs ». La dépendance stratégique est claire : pilotage technologique, matériel et commercial par l’écosystème Endesa/Enel, avec les rythmes d’investissement et de reporting du groupe.
2. Impact réel
Le parc Cueva Blanca illustre l’effet d’une modernisation réglementée : après remplacement de quatre aérogénérateurs historiques par une turbine Enercon de 2 MW, la production annuelle « attendue » s’est établie, dans les bilans cités par la presse, à 7 782 MWh, équivalent à l’approvisionnement de 2 384 foyers et à 6 311 tonnes de CO₂ évitées par an (La Provincia). Ce n’est pas un paysage lisse : aux Canaries en 2024, l’ISTAC rappelle que 79,2 % de l’électricité générée provient encore des combustibles fossiles (pétrole en tête) et 15,9 % de l’éolien dans le total — des ordres de grandeur qui relativisent chaque succès local (gouvernement des Canaries / ISTAC). Côté groupe, Endesa annonce pour 2024 une production éolienne archipélagique de 127 727,4 MWh, en hausse de 25 %, ce qui donne l’échelle au-dessus de la cellule d’Agaete (Europa Press ; croisement El Periódico de la Energía). Le débat français sur le cadre national (PPE3) n’englobe pas juridiquement cette île, mais il cadre le regard lecteur : sur territoire clos, chaque point de pourcentage compte double.
3. Innovations / partenariats
Le « produit » d’Eólicas de Agaete n’est pas un logiciel : c’est le premier repowering canarien encadré par la nouvelle donne réglementaire, avec des effets de doublement de production annuelle annoncés dans la documentation journalistique (Canarias7). L’innovation se lit aussi en gouvernance : co-action publique-communale et majoration patrimoniale locale, plutôt qu’une start-up découplée du territoire. L’investissement initial de modernisation est chiffré à 2,8 M€ pour atteindre la puissance installée de référence citée 2 MW (La Provincia). À l’échelle Endesa, le plan stratégique 2026-2028 annonce 10,6 milliards d’euros d’enveloppe d’investissement sur trois ans, annonce utile pour situer la priorité capex du groupe sur les réseaux et les renouvelables (Endesa).
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas un slogan vert sur ce dossier précis, mais un effet de halo : lorsque la maison mère publie un bénéfice net 2024 de 1 888 M€ (+154 %) et un EBITDA de 5 293 M€ (+40 %), la communication « climat » des actifs renouvelables se déploie dans un socle financier fossile et tariffaire plus large qu’un parc isolé (Endesa, résultats 2024). Sur le terrain, les frottements documentés sont datés et sourcés : en mai 2024, le projet voisin « La Fortaleza » (Gáldar/Agaete, tours jusqu’à 147 m) est qualifié d’inviabilisable par le gouvernement régional pour impact sur treize espèces protégées et l’habitat de l’oedicnème criard (Canarias7). En février 2025, des collectifs écologistes, dont Ben Magec, dénoncent une implantation des EnR jugée « chaotique » autour des ZEPA/ZEC du massif d’Agaete, avec une pression sur 24 % des oiseaux steppiques recensés sur l’île selon leurs travaux cités par la presse (Canarias7). Parallèlement, SEO/BirdLife porte en 2024 des alegaciones contre des projets côtiers incluant le parc offshore flottant Gofio (48 MW) au large d’Agaete, en invoquant des colonies d’puffins cendrés, pétrels de Bulwer et proximité d’espaces classe Natura 2000 (SEO/BirdLife).
5. Positionnement stratégique
Eólicas de Agaete incarne l’optimisation du stock — repowering sur ligne existante — là où les extensions se heurtent à un mur procédural et naturaliste. L’enjeu 2025-2028 du groupe, vu depuis Madrid, ce sont des milliards programmés et une montée en puissance éolienne et solaire à l’échelle ibérique ; l’île demeure le lieu où ce rythme butte sur la densité d’espèces et de l’espace protégé (Endesa, plan 2026-2028). Le signal récent côté production archipel est sans ambigu : +25 % d’éolien Endesa en 2024 (Europa Press), dans un mix encore à 79 % thermique selon l’ISTAC (statistiques 2024) — deux vérités qui coexistent.
Verdict WattsElse
Pionnier technique ou étendard politique, Eólicas de Agaete est pris dans une équation archipélagique : moderniser sans grossir marche ; grossir attire le contre-pouvoir des plans d’espèces — au printemps 2024 pour La Fortaleza, et au micro-local pour l’encerclement des aires protégées en 2025. Formule : *sur île, le vent tourne ; c’est le droit de l’environnement qui oriente la girouette.*
Sources : canarias7.es · einforma.com · laprovincia.es · gobiernodecanarias.org · europapress.es · elperiodicodelaenergia.com · ecologie.gouv.fr · endesa.com · endesa.com · canarias7.es · canarias7.es · seo.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
RESEARCH UNIVERSITY INSTITUTE OF COMMUNICATION AND COMPUTER SYSTEMS
À Athènes, l’Institute of Communication and Computer Systems (ICCS — l’exact équivalent international du libellé Research University Institute of Communication and Computer Systems) n’est pas une « entreprise énergie » classique : c’est l’institut de recherche rattaché à l’Université nationale technique d’Athènes (NTUA), pivot logiciel pour réseaux, IoT et…
Voir la ficheARGOVOLT DOO
Derrière un nom de PME discrète se cache une pièce croate du puzzle européen « réseau intelligent » : Argovolt d.o.o., domiciliée à Rab selon des publications académiques récentes, apparaît comme partenaire d’une démonstration Horizon sur l’île de Krk, là où le tourisme fait exploser la charge estivale.
Voir la ficheUnited Payra Power Limited
Centrale neuve sur le papier, dinosaur énergétique dans les faits : UPPL tire ses marges d’un contrat IPP à quinze ans dans un Bangladesh qui redessine brutalement les règles du jeu entre producteurs privés et BPDB.
Voir la ficheENCE ENERGIA HUELVA S.L.U.
L’identité juridique ENCE ENERGIA HUELVA S.L.U.
Voir la ficheE-THINK
Petit cabinet né en 2001 du giron de la TU Wien, e-think energy research incarne une niche rare : modéliser chauffage, refroidissement et planification locale pour rendre la transition thermique auditable — sans être ni industriel ni utility.
Voir la ficheGridX
Entre Aix-la-Chapelle et Munich, gridX pousse une promesse claire : rendre les flux d’électricité « intelligents » pour absorber sans câbler à tout-va la montée du solaire, des batteries et des voitures branchées.
Voir la ficheSaturn Solar 2 LP
Derrière l’intitulé technique « Saturn Solar 2 LP » se cache un parc photovoltaïque de 10 MW à Ingleside, en Ontario — actif de la filière indépendante nord-américaine, pas une start-up européenne.
Voir la ficheNowega
** Opérateur de transport gazier à l’ouest de l’Allemagne, Nowega joue le premier rôle d’une pièce coûteuse : convertir du réseau fossile en colonne vertébrale de l’hydrogène industriel.
Voir la ficheINEOS Inovyn
Producteur européen de PVC et autres produits chimiques, spécialiste du plastique qui cimente discrètement notre monde moderne.
Voir la ficheTransÉnergie
TransÉnergie, ce n’est pas une « startup grise »: c’est le bras transport d’Hydro-Québec, qui exploite l’un des plus grands réseaux à haute et très haute tension d’Amérique du Nord et qui, en 2025, pulse au cœur d’une transition électrique promise à la fois massive, coûteuse…
Voir la ficheKobelco Compressors
KOBELCO COMPRESSORS n’est pas une start-up française de la Défense nationale : c’est la division compresseurs du groupe Kobe Steel (Kobelco), capitalisée à 7,4 milliards de yen et cofondée avec Miura.
Voir la ficheStadtwerke Düsseldorf AG
Les Stadtwerke Düsseldorf surfent sur une vague d’investissements records pour verdir réseaux et chaleur, en fixation avec un bilan 2024 en retrait et un site gazier sous le feu des autorités.
Voir la ficheTUD
Une université allemande cotée parmi les "Universités d'excellence" peut-elle incarner une transition énergétique crédible quand ses écoutilles carbone officielles lissent encore la masse mouvante du Scope 3 ?
Voir la ficheStora Enso Oyj Oulun tehdas
Oulun tehdas, c’est la grande usine finlandaise de Stora Enso Oyj sur la baie d’Oulu — pas un opérateur « électrique » au sens strict, mais un site où la décarbonation massive, la bioénergie et l’ambition éolienne du groupe font du mix bas-carbone une composante centrale de la rentabilité.
Voir la ficheSolarity SpA
Solarity n’est pas un « développeur solaire générique » : elle capitalise une niche hyper rentable lorsque le cadre prix est garanti — et très exposée lorsque ce même cadre vibre.
Voir la ficheREICHMAN UNIVERSITY
À Herzliya, l’ex–IDC devenu Reichman University combine recherche, mécénat industriel et discours de résilience : depuis novembre 2024, le Yannay Institute for Energy Security incarne ce pivot — EnR, stockage, intelligence artificielle — alors que l’établissement affiche toujours, sur sa School of Sustainability, des fondateurs issus de la chimie lourde et…
Voir la ficheGhana National Gas Company
La Ghana National Gas Company n’est ni une start-up tech ni une major : c’est le bras gazier de l’État, avec l’usine d’Atuabo, des centaines de kilomètres de conduites et une facture qui dépend d’un seul maillon — la capacité de la filière électrique à payer.
Voir la ficheZAG LJUBLJANA
Sous « ZAG Ljubljana », il s’agit bien du ZAG – Zavod za gradbeništvo Slovenije, l’« institut national slovène du bâtiment et du génie civil » basé à Ljubljana : acteur Autres énergies au sens WattElse où l’énergie se lit surtout dans la conversion infrastructurelle — réseaux, bâtiments, déchets, sécurité d’usage — pas dans un tableau de ventes de MWh comme…
Voir la ficheFerest Energies
Ferest Energies n’est ni un énergéticien intégré ni une start-up de rupture: c’est un bureau d’études qui vend de l’ingénierie, du montage de projets et du pilotage contractuel là où la transition se joue vraiment, dans les réseaux de chaleur, les audits industriels et les marchés publics.
Voir la ficheTabriz Oil Refinery Company
Tabriz Oil Refining Company — connue sous le sigle TZORC — incarne le downstream iranien à grande échelle : brut paysan, produits raffinés distribués dans un pays sous embargo financier occidental.
Voir la ficheEOLPOP - Viure de l'aire del cel
Le nom « EOLPOP » prête à confusion : ici, ce n’est pas l’outil scientifique homonyme du CNRS sur les collisions avifaune, mais une S.L.
Voir la ficheBoston Bar LP
Sous une raison sociale géographique trompeusement « locale », Boston Bar LP n’est pas un start-up européen : c’est une filiale nord-américaine d’Algonquin Power, exploitant depuis des décennies une centrale hydroélectrique au fil de l’eau contractée avec BC Hydro dans le canyon du Fraser — un actif de filière plus qu’un projet « révolutionnaire », mais…
Voir la ficheLPNU
Inner London incarne une rare concentration de besoins simultanés : sur un réseau en grande partie souterrain, tout incident devient vite politique ; tout euro de capex manquant devient vite « audit Ofgem ».
Voir la fiche