EVOLUCION 2000 S.A.
Elle ne “scale” pas sur TikTok : Evolucion 2000 tient un parc éolien castillan-manchot comme on tient un actif traversé par l’histoire des turbines et des routes.
À propos de EVOLUCION 2000 S.A.
1. Modèle économique
Le modèle est celui d’une SPV d’exploitation : revenus tirés de la vente d’électricité produite par le parc Hoya Gonzalo (49,5 MW), avec 33 machines de 1,5 MW décrites dans les bases sectorielles (The Wind Power). La gouvernance capitalistique fait apparaître EDPR aux environs de 49 % et Evolucion 2000 Sociedad aux environs de 51 % sur le même actif (Power Technology) : logique classique de co-détention et de mutualisation du risque réglementaire. En façade société, le capital avoisine 118 k€ (eInforma) ; les agrégateurs crédit classent une très petite structure (1 à 10 salariés) et un chiffre d’affaires donné sous forme de fourchette large (millions d’euros), ce qui colle à un opérateur d’actif plutôt qu’à un développeur pan-européen (Axesor). Selon les éléments disponibles, le détail CA / EBITDA / dette 2024-2025 ne relève pas d’une publication grand public consolidée pour cette S.L.
2. Impact réel
L’impact climat se lit d’abord en production renouvelable effective : puissance nominale 49,5 MW en éolien terrestre depuis une mise en service située à la fin 2006 selon la fiche technique du site (Power Technology, The Wind Power). Nous ne disposons pas, sans dépôt d’MWh annuels publics vérifiables au niveau de cette société précise, d’un CO₂ évité chiffrable propre à Evolucion 2000 pour 2025 : tout calcul serait une extrapolation. À l’échelle nationale, l’Espagne a franchi en 2023 le seuil indicatif de 50 % d’électricité renouvelable, l’éolien représentant environ 23,3 % du mix selon les séries reprises par la presse spécialisée (plus de 50 % renouvelable en 2023) — cadre dans lequel un actif comme Hoya Gonzalo contribue, mais sans être « l’Espagne » à lui seul. Côté lecture française, l’enjeu n’est pas le slogan : c’est la fiabilité du parc, le renouvellement et l’acceptabilité — thèmes transverses de la transition énergétique (page fi générale ADEME).
3. Innovations / partenariats
L’innovation visible est surtout organisationnelle : rattachement au réseau EDPR et coactionnariat sur un actif de 2006 (Power Technology, eInforma). Sur le territoire, la presse régionale et les bulletins officiels portent des projets de repowering (ex. volet Molar del Molinar, 49,5 MW, trace réglementaire en novembre 2024) (DOCM) et, sur un parc voisin (Frontones), une hybridation PV (26,25 MW) + stockage (4 MW) autorisée en mai 2025 selon la reprise juridique du BOE (résolution BOE (reprise))). À Hoya-Gonzalo, la collectivité annonce aussi des investissements publics 2026 de l’ordre de 171 500 € pour des services de proximité (média local).
4. Greenwashing / zones grises
Transparence : des bases de données d’entreprises renvoient aux comptes déposés avec une persistance souvent centrée sur des exercices antérieurs (repères publics autour de 2021 selon certaines grilles gratuites) (fiche Infonif) — ce n’est pas du greenwashing, c’est une zone grise de lecture pour qui voudrait auditer la performance récente de la SPV. Tension infra-datable : la variante d’accès AB-219 vers le site de Hoya-Gonzalo s’inscrit dans des travaux présentés comme réponse à une « demande historique » pour écarter le trafic lourd du tissu urbain, avec un budget d’environ 1,18 million d’euros et un calendrier public menant au second semestre 2025 (presse locale). Risque stratégique : machines 1,5 MW d’époque face à des repowerings voisins explicitement discutés en 4,5 MW unitaires dans un volet voisin (DOCM) : l’actif reste vert, mais moins compétitif si le rendement énergétique par MW installé se redistribue vite sur le cluster.
5. Positionnement stratégique
Evolucion 2000 occupe une tranche courte de la chaîne de valeur : exploitant d’un actif historique sous influence capitalistique EDPR, dans une Castille-La Manche qui densifie hybridation, stockage et repowering (BOE (reprise)), DOCM). Le signal 2026 côté territoire, ce sont ces investissements publics localisés à Hoya-Gonzalo (média local) — utile pour la qualité de vie, révélateur aussi de la salience politique d’un pôle éolien de longue date.
Verdict WattsElse
Evolucion 2000 ne “vend” pas la transition : elle la court-circuite en bas de bilan, avec des turbines millésimées et un réseau qui se ré-ingénie autour. La question n’est pas si l’éolien est vert, mais à quel rythme ce 49,5 MW rejoindra la courbe des repowerings sans rester le dernier 1,5 MW debout sur la colline.
Sources : thewindpower.net · power-technology.com · einforma.com · axesor.es · connaissancedesenergies.org · ademe.fr · docm.jccm.es · derecho.com · elfocodealbacete.com · infonif.economia3.com · alcazardesanjuan.com · derecho.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Optera
Booster officiel de la comptabilité carbone pour entreprises ambitieuses, avec un soupçon d'optimisme numérique.
Voir la ficheWestern Electricity Coordinating Council
Pas un producteur ni un trader : le Western Electricity Coordinating Council (WECC, « Conseil de coordination » de l’Ouest pour l’électricité), entité régionale du réseau de transport en « interconnexion de l’Ouest », incarne cette couche peu visible mais essentielle de la décarbonisation : la fiabilité du Bulk Electric System.
Voir la ficheZouping Binneng Energy Technology Co Ltd
Pendant des décennies, l’empire aluminium de Weiqiao a fait tourner le Shandong sur une logique d’« îlot électrique » : production, réseau et usines bouclés entre eux.
Voir la ficheBockstigen AB
Le nom Bockstigen n’est pas un slogan start-up : c’est un site réel au large de Gotland, pionnier de l’éolien offshore nordique, repris et « repoweré » par un groupe danois.
Voir la ficheIran Power Plant Projects Management Company (Mapna)
Le groupe issu de l’ancienne Iran Power Plant Projects Management Company incarne le retour en force d’une ingénierie nationale sur l’amont gazier et l’électricité thermique.
Voir la ficheRotokawa Solar Farm
À l’est de Taupō, un bloc de 362 hectares pourrait accueillir l’une des plus grosses poses solaires portées par une entité Māori — avec l’aval d’un cadre d’approbation accélérée qui divise sur le fond : vitesse de déploiement contre garanties environnementales.
Voir la ficheGm Energy ltd
La filiale énergie de General Motors vend recharge, stockage domestique et V2H (véhicule vers maison) en trait d’union avec une stratégie électricité 100 % renouvelable sur les sites américains — mais le « match » comptable repose encore sur des REC non couplés, et le ticket d’entrée matériel pèse sur l’adoption grand public.
Voir la ficheHangzhou Jinjiang Group
Conglomérat privé du Zhejiang, le groupe capitalise sur l’incinération à haute cadence et la chaleur industrielle ; la suite de son histoire se joue autant dans les subventions chinoises que dans les bilans d’une filiale cotée à Singapour où il demeure une pièce du rapport de force capitalistique.
Voir la ficheQinomic
La Provence envoie une usine en Mayenne, Stellantis au volant des pièces, et l’État au guichet des aides : Qinomic incarne le pari français d’un rétrofit « comme du neuf », à l’heure où le secteur compte des cadavres dans le placard.
Voir la ficheLimpopo Dairy
À la croisée de l’agro-industrie et des EnR, Limpopo Dairies (Pty) Ltd incarne une Afrique du Sud rurale qui capitalise sur le solaire et le biogaz pour sécuriser une transformation laitière exportée dans la sous-région.
Voir la ficheEnergy Developments Ltd
EDL vend de l’électricité et du gaz « bas carbone » à partir de déchets et de sites industriels ; son histoire est australienne, son actionnaire de référence est à Hong Kong.
Voir la ficheBill Barrett Corporation
Pionnier coté de l’exploration dans les montagnes Rocheuses, la Bill Barrett Corporation incarne aujourd’hui surtout une ligne généalogique : Denver, gaz et pétrole conventionnels puis non conventionnels, puis absorption dans des véhicules de plus en plus massifs jusqu’à la fusion SM Energy–Civitas finalisée en janvier 2026.
Voir la ficheUOULU
Au regard du périmètre WattsMonde (Autres énergies ; marchés sahéliens et nigérians plutôt qu’un pays européen unique fixé dans le cache « Pays : non précisé » ), cette fiche porte explicitement sur Oolu Solar — graphie proche phonétiquement du libellé « Uooulu » — et non sur une autre société homonyme.
Voir la ficheDesarrollo Eólico Las Majas VII, SL - Forestalia
En Aragon, une société au nom d’éolien porte déjà le renouvelable dans ses titres d’État.
Voir la fichePlanta Solar Peñaflor II SpA
Le suffixe « SpA » et le profil sectoriel pointent vers une logique très latino-américaine — en principe chilienne — de société par actions et de véhicule photovoltaïque.
Voir la ficheAnakena SPA
Petite société chilienne mais gros dossier géopolitique : Anakena porte au Chili un bloc photovoltaïque opérationnel, sous l’égide française de CVE Chile.
Voir la ficheNorthern Davao Electric Cooperative
Une coopérative d’éléctrification rurale née sous le programme national philippin défend pied à pied ses territoires face à une loi nationale qui élargit le concurrent dominant — et doit assumer une facturation exposée aux aléas du wholesale.
Voir la ficheDunas
Le nom « Dunas » flotte encore sur Wikidata comme coquille familiale ; hors annuaires bruités, c’est Dunas Capital, asset manager madrilène, qui concentre l’intelligence éditoriale : infrastructures solaires financées comme des placements d’immobilier sous-jacent, puis paris industriels où le signal climat doit tenir contre le béton.
Voir la ficheVindpark Vänern Kraft AB
Le lac Vänern accueille l’un des parcs éoliens « offshore » les plus singuliers de Suède : dix machines WinWind posées sur des gravitations, opérationnelles depuis 2009.
Voir la ficheMasfen
Masfen est Masfen Enerji A.Ş., développeur et opérateur photovoltaïque turc (siège Isparta, création 27 mai 2014), pas un homonyme ibérique du solaire.
Voir la fichePrenassi
Le nom figure dans votre nomenclature, pas dans les annuaires des opérateurs de réseaux.
Voir la ficheSOLVE
Le nom « SOLVE » fait tilt partout — MIT, Horizon Europe, prix américains, ONG de l’Oregon — mais dans l’énergie française, l’acteur qui compte ici, c’est Solveo Energies, producteur indépendant basé à Fenouillet (Haute-Garonne).
Voir la ficheÇemaş Döküm Sanayi A.Ş.
Fonderie turque historique dans le centre Anatolien, Çemaş Döküm ne vend pas de l’électricité : elle coule du métal pour l’automobile, l’électroménager et les industries lourdes — et enchaîne les investissements photovoltaïques pour verrouiller son coût énergétique avant l’Europe.
Voir la ficheEnergean Plc
Gaz de Méditerranée, pétrole en Afrique, stockage de CO2 en Grèce : la britannique Energean affiche un carnet de commandes d’E&P à forte intensité d’infrastructure, mais le choc géopolitique israélien de 2026 et le clash italien autour de Cassiopea brouillent le tableau.
Voir la fiche