Forbes Praha
Une s.r.o.
À propos de Forbes Praha
1. Modèle économique
Forbes Praha s.r.o. (IČO 27625885) était, selon les données ARES agrégées par Finmag, une microstructure de production d’électricité (NACE 35.11), avec un capital social typiquement modeste pour ce type de véhicule (souvent de l’ordre de 200 000 CZK selon les fiches commerciales tchèques). Son modèle, dans les faits publics disponibles, reposait sur l’exploitation (ou la détention) de capacité solaire insérée dans le dispositif de soutien de l’époque — revenus liés aux tarifs régulés et, plus tard, exposition aux ajustements rétroactifs du cadre tchèque. Les rapports mensuels du régulateur énergétique (ERÚ) montraient encore la société parmi les opérateurs du parc solaire en 2011, avant une sortie de tableau qui correspond chronologiquement à une restructuration du paysage des SPV photovoltaïques. À ce stade, aucun chiffre récent de CA ou d’effectif n’est retenable : l’entité figure comme radiée du registre du commerce avec des mentions de suppression sans liquidation classique (schéma « coquille » fréquent après transfert d’actifs).
2. Impact réel
À son pic réglementaire, la société incarnait un mégawatt de photovoltaïque dans un pays où chaque MW de la « première vague » a pesé sur la facture et sur le débat public. L’impact climatique direct de ce MW — émissions évitées annuelles — n’est pas isolé publiquement sous la marque « Forbes Praha » après la sortie des statistiques producteurs ; ordre de grandeur sectoriel : un 1 MWc en exploitation réaliste en Europe centrale équivaut couramment à la production de quelques térawattheures par an, soit un apport décarboné modeste mais réel au regard du mix national, sans qu’une traçabilité RSE soit disponible pour cette coque juridique. Le prolongement physique des actifs de la vague 2009–2011 se lit plutôt dans l’intégration ultérieure des parcs chez des acteurs intégrés : la filiale PREměření du groupe Pražská energetika a ainsi porté l’acquisition du site de Hořovice (1 MWp) auprès de SUNLIFE PRO — signal distinct du seul nom « Forbes Praha », mais révélateur du chemin des actifs vers un opérateur visant désormais des centaines de MW d’EnR d’ici 2030 (communiqué PRE sur la stratégie solaire).
3. Innovations / partenariats
Il n’y a pas, dans les sources ouvertes consultées, de brevet, de levée de fonds ou de « tech story » associés à Forbes Praha. Le seul « partenariat » documenté est structurel et réglementaire : inscription dans la première génération de centrales soutenues, puis migrations contractuelles vers des utilities ou des SPV voisines dans un marché où l’agrégation prépare l’ère des grands parcs (comme le 22 MWp annoncé à Sokolov pour le groupe PRE). Côté service après-coup, PREměření a aussi commercialisé des offres de maintenance FVE — le volet industriel du même écosystème.
4. Greenwashing / zones grises
Homonymie délibérée ou accidentelle : le risque de confusion avec Forbes.cz n’est pas anodin pour un lecteur francophone ; il n’existe aucun lien capitalistique évident entre la s.r.o. radiée et le média. Exposition rétroactive : les centrales issues de la période 2009–2010 restent sous le feu des politiques publiques tchèques ; la Chambre des députés a ainsi avalisé en décembre 2024 un train de mesures visant à redécouper rétroactivement les conditions des anciens tarifs solaires pour ces vintages (pv magazine). Sur la décennie précédente, une « taxe solaire » controversée a porté un prélèvement jusqu’à 26 % sur les revenus des installations concernées, avec extensions prolongeant la controverse budgétaire (Radio Prague International). Enfin, la radiation au registre le 25 juin 2025 (Peníze.cz / justice.cz) achève une trajectoire d’opacité sur le devenir des passifs résiduels — classique des véhicules « sans liquidation ».
5. Positionnement stratégique
Forbes Praha n’a plus de positionnement : c’est une entité close. Sa lecture stratégique est rétrospective : elle illustre comment les micro-SPV de la crise solaire tchèque finissent absorbées ou dissoutes quand la régulation resserre. Pour le marché, l’enjeu est déjà chez PRE et confrères : monter en puissance sur le segment utility-scale (voir l’ambition 300 MW d’EnR à l’horizon 2030 évoquée dans la communication du groupe, communiqué PRE) là où les coquilles IČO 27625885 retournent au néant administratif.
Verdict WattsElse
Forbes Praha, ce n’est pas une « success story » EnR : c’est le revers fiscal et juridique d’un mégawatt de plus dans une vague que l’État a fini par taxer et rogner — et un rappel que, sans alignement nom/secteur/pays, une fiche peut prendre le mauvais Forbes.
Sources : finmag.cz · rejstrik.penize.cz · pre.cz · pre.cz · forbes.cz · pv-magazine.com · english.radio.cz
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Pohjantuulen Voima Oy
À Oulu, une société de deux salariés pilote un parc éolien sur une digue exposée au climat arctique — entre vent favorable, servitudes aéroportuaires et financement européen garanti.
Voir la ficheDonbascenergo
Trente-six mois de guerre lui ont ôté l’illusion du gigawatt garanti : alors que Kiev accélère des plans de résilience hors charbon gazier, cette productrice historique livre désormais l’inverse d’un tableau de puissance — un dernier périmètre thermique fermé officiellement, des cadres criblés sous le feu, et une liquidation patrimoniale lancée par les…
Voir la fichePioneer Natural Resources
Pioneer Natural Resources n’est plus une cote en Bourse : absorbée par ExxonMobil en mai 2024, elle reste le nom qui symbolise l’indépendant du schiste devenu levier d’une major.
Voir la fichePRODUCTOR REGIONAL DE ENERGIA RENOVABLE SA
Une coquille juridique espagnole « éteinte » depuis 2019, mais des Lames qui tournent toujours : Productor Regional de Energia Renovable SA incarne cette étape classique de la filière éolienne, où le promoteur régional devient ligne comptable d’un groupe intégré.
Voir la ficheKoillis-Satakunnan Sähkö Oy
** Distributeur électrique à capitaux municipaux, Koillis-Satakunnan Sähkö pilote un maillage dense d’hydraulique, d’éolien et désormais de stockage — tout en alignant ses clients sur des hausses de tarifs de réseau répétées et une fiscalité de sécurité d’approvisionnement qui grimpe.
Voir la ficheAcacia (France, stockage d'énergie)
Pionnière française du stockage batterie qui rêve d’accélérer la transition énergétique sans perdre sa batterie.
Voir la ficheMineralöl- und Asphaltwerke
Le nom Mineralöl- und Asphaltwerke ne figure plus sur les portails : il désigne l’ancêtre berlinois de ce qui est aujourd’hui la TotalEnergies Bitumen Deutschland GmbH à Brunsbüttel, seule raffinerie allemande 100 % bitume — jusqu’à l’incendie d’octobre 2025, qui a figé l’offre et réveillé le débat sur la dépendance aux routes « bitumées » dans un monde qui…
Voir la ficheEólica la Brújula
Située derrière une SPV discrète, cette filiale espagnole d’EDP Renováveis porte un parc vieillissant dans les campagnes de Burgos — et un projet solaire qui franchit le pas des expropriations quand le foncier résiste.
Voir la ficheGAIA
Derrière l’étiquette « GAIA » se cache souvent l’œil de l’ESA ou un acronyme d’aide à la décision ; ici, il s’agit de Gaia Energy**, le groupe casablancais qui assemble solaire, vente et corridors H₂ vers l’UE.
Voir la fichePrenassi
Le nom figure dans votre nomenclature, pas dans les annuaires des opérateurs de réseaux.
Voir la ficheVauxhall
** Cheville ouvrière du duo Opel/Vauxhall au sein de Stellantis, la marque aux griffons joue au Royaume-Uni la carte du véhicule électrique « retail » tout en absorbant une restructuration industrielle brutale — fermeture de Luton, recentrage sur Ellesmere Port — alors que le groupe affiche une stratégie automobile mondiale sous tension entre quotas publics…
Voir la ficheHaminan Energia
Sous la marque Haminan Energia, c’est désormais un opérateur de réseaux calé sur la récupération de chaleur et des pompes à chaleur — porté par CapMan Infra depuis l’automne 2024.
Voir la ficheShikoku
Attention au piège lexical : sous le nom géographique se cache tout sauf une entité juridique unique.
Voir la ficheHabaş Sinaİ Ve Tibbİ Gazlar İstİhsal Endüstrİsİ Anonİm Şİrketİ
Sous le nom juridique Habaş Sinaï ve Tıbbi Gazlar İstihsal Endüstrisi A.Ş., le groupe turc tire les fils d’une chaîne qui va du gaz technique à l’électricité et à l’acier liquide — avec un carnet d’investissements « verts » qui ne fait pas taire les riverains d’Aliağa.
Voir la ficheSaijo Komatsu Solar Power Plant
Les chiffres ressemblent à un manuel de la filière PV japonaise des années 2010 — trente-quatre mégawatts-crête, exploitation par un grand conglomérat, flux adossé à une utility régionale.
Voir la ficheMITSUBISHI MATERIALS CORP
Un conglomérat des métaux et des matériaux transforme son passé minier en pari systématique sur la géothermie, l’électricité verte et le recyclage.
Voir la ficheMIHŐ Miskolci Hőszolgáltató Kft.
À Miskolc, la « transition » se joue dans les canalisations : géothermie record, mix de biomasse et biogaz revendiqué à hauteur d’environ 60 %, mais bouclier tarifaire et flambée du gaz qui ont laissé des traces dans les comptes publics.
Voir la ficheEnergex
Filiale de distribution d’Energy Queensland, Energex porte sur ses lignes le paradoxe d’un monopole régulé indispensable à la transition décentralisée — tout en absorbant chocs climatiques, tension sociale et audits sévères sur la gestion financière et numérique du groupe.
Voir la ficheTranselca
Transelca n’est pas une start-up du smart grid : c’est l’infrastructure haute tension dont dépend une part significative du réseau colombien — surtout là où la demande cogne contre des lignes trop étroites.
Voir la ficheSA Power Networks
En Australie-Méridionale, le gestionnaire qui transporte jusqu’aux compteurs incarne aussi le contre-récit : trop de photovoltaïque résidentiel, des réponses techniques parfois brutales pour tenir la fréquence, et une manche financière réglementaire 2025-2030 au prix d’annonces tarifaires.
Voir la ficheMitsui Fudosan Tomakomai Solar Power Plant
Pionnier du méga-solaire du groupe à Hokkaidō, le parc de Tomakomai incarne une double vérité : une électron renouvelable tangible au nord du Japon, plugée dans un groupe immobilier dont la réputation climatique se joue aussi — très médiatiquement — sur les chantiers urbains de Tokyo.
Voir la ficheBlue Pearl Energy
La plateforme made in Europe qui transforme les PME en super-héros de l’énergie, mais qui joue la carte du rassemblement massif à coups d’acquisitions.
Voir la ficheVall de Sóller Energia
Sur la façade nord de Majorque, un réseau de taille artisanale fait tourner quelque 9 000 points de livraison entre mer et tramuntana — avec des compteurs déjà quasi tous « télégestion » et une ligne HT de 11 km qui rattache Bunyola à Sóller.
Voir la ficheSancak Enerji
Producteur indépendant turc né en 2007, Sancak Enerji Hizmetleri A.Ş.
Voir la fiche