Forces Motrices Saint-François Inc/Boralex Inc
Forces Motrices Saint-François inc.
À propos de Forces Motrices Saint-François Inc/Boralex Inc
1. Modèle économique
Le cœur du modèle est la vente d’électricité (tarifs réglementés, contrats d’achat, appels d’offres, parts de marché à court terme) sur des actifs détenus ou co-détenus, avec un pipeline de développement massif financé par dette projet, partenariats institutionnels et levées ciblées. Sur l’exercice clos le 31 décembre 2025, les revenus consolidés issus des ventes d’énergie et primes s’établissent à environ 796 M$ CAD, en repli d’environ 3 % par rapport aux 817 M$ de 2024, selon le rapport annuel 2025. Le communiqué sur les résultats 2025 confirme un résultat net de 33 M$ (contre 74 M$ en 2024, soit 41 M$ de baisse) et un EBITDA(A) annuel en repli, avec une partie de l’érosion liée aux prix spot et contrats courts en France. La capacité installée atteint 3 783 MW fin 2025 (+621 MW sur l’année) ; le portefeuille en développement et construction est annoncé à 8,2 GW, dans la continuité de la stratégie d’investissement 2030 (8 Md$ de capex budgétisés sur la période). Les ressources sont complétées par plus d’un milliard de dollars de financements de projets bouclés en 2025, relèvent les résultats annuels et la rétrospective France 2025.
2. Impact réel
L’impact climat « en pratique » se lit d’abord en TWh produits et en parc renouvelable : en 2025, Boralex met en ligne des actifs qui accroissent nettement la production (hausse annuelle de l’ordre de 8 % selon le communiqué T4 2025), avec des entrées notables côté stockage (BESS Hagersville, 300 MW / 1 200 MWh, mise en service commerciale fixée au 18 février 2026 dans le même document) et côté éolien au Royaume-Uni (Limekiln, 106 MW). Côté France, le groupe revendique des succès aux appels d’offres (dont 125 MW solaire sur la PPE2 en 2025) dans la rétrospective 2025 — un positionnement directement lisible à l’aune des volumes que la PPE3 et la planification nationale cherchent à verrouiller, même si Boralex n’est pas un « chiffre ADEME » isolé : l’empreinte dépend du mix réel année par année (vent, hydraulique, solaire), pas du slogan.
3. Innovations / partenariats
Au-delà du renouvellement classique, le groupe pousse le stockage en Ontario (Sanjgon 80 MW / 320 MWh et filière Hagersville) et l’internationalisation (premier parc au Royaume-Uni), comme le détaille le communiqué de résultats 2025. Au Canada, la centrale Apuiat (200 MW au total, 100 MW pour la part Boralex dans une coentreprise à 50 %) est évoquée dans la même source comme étape de la présence québécoise — là où des entités comme Forces Motrices Saint-François incarnent la longue durée hydraulique plutôt que l’éolien « headline ». Le plan 2030 et la journée investisseurs du 17 juin 2025 institutionnalisent cette diversification techno-géographique.
4. Greenwashing / zones grises
La transition « sans friction » n’est pas au bilan : la volatilité des prix en France fait passer le résultat net de 74 M$ à 33 M$ entre 2024 et 2025 (résultats 2025), ce qui montre une exposition marché réelle derrière le vernis « 100 % renouvelable ». Sur le terrain, Radio-Canada documente l’opposition au parc éolien « Des Neiges » au Mont Sainte-Anne (dont une pétition citée à 2 000 signatures et des alertes sur les oies blanches). En France, la Cour administrative de Marseille a infirmé en 2024 une dérogation espèces protégées pour le solaire de Cruis, avec pourvoi en cassation suivant ; parallèlement, Réussir relève un arrêt du Conseil d’État en novembre 2024 bloquant Cézens au motif du paysage, et Chazemais mentionne un rejet préfectoral d’étude environnementale en août 2024. Côté chaînes d’approvisionnement, le rapport canadien sur le travail forcé (Loi S-211) affirme que 99 % des composants solaires > 250 k$ sont sourcés via une charte responsable — mais y intègre aussi le constat qu’une fraction limitée des achats stratégiques est notée EcoVadis (ordre d’un tiers des montants suivis ainsi, non une couverture totale), ce qui laisse une zone grise de traçabilité sur le solaire à bas coût.
5. Positionnement stratégique
Boralex parie sur un doublement de capacité d’ici 2030 et une enveloppe de 8 Md$ d’investissements, avec un pipeline 8,2 GW pour coller aux enchères, stockage et PPAs des marchés où la régulation accélère (stratégie 2030). Le signal récent est à la fois financier (financements record en 2025, dividend maintenu dans le communiqué) et industriel : stockage en Amérique du Nord, éolien britannique, solaire français sous contrainte concurrentielle — sans fusionner ces lignes avec d’autres groupes du même nom.
Verdict WattsElse
Forces Motrices Saint-François tire encore la ligne du Saint-François, mais le cours de Boralex se joue désormais entre BESS géants, prix français et juges administratifs : la transition payée par le bilan, pas par la brochure.
Sources : boralex.com · boralex.com · boralex.com · fr.boralex.com · ici.radio-canada.ca · affiches-parisiennes.com · reussir.fr · chazemais.fr · boralex.com
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