GLOBAL 3 COMBI S.L.U.
Une société barcelonaise partie en liquidation après une décennie d’procédures collectives ; un actif à gaz encore cité parmi les grands combinés espagnols ; un corridor administratif jusqu’aux autorisations 2025 pour gonfler massivement l’échelle en éolien et photovoltaïque.
À propos de GLOBAL 3 COMBI S.L.U.
1. Modèle économique
Les comptes de Global 3 Combi S.L.U. nous intéressent surtout par ce qu’ils révèlent d’un modèle désormais historique : détention locale d’un actif gazier de pointe, revenus liés aux marges de merchant et aux services de système espagnols jusqu’à l’épisode d’insolvabilité ayant conduit à une liquidation officielle. Selon une synthèse registrale mise à jour en 2023, la SLU aurait présenté un capital social d’environ 3,6 M€, une facturation annuelle modeste (> 2,5 M€) et aurait cessé après une procédure d’ extinction officielle répertoriée ; le portefeuille de production n’est pas reconstituable à partir des seuls dossiers français. L’ensemble portait sur une central thermique à cycle combiné configurée comme « Peaker » à Escatrón (comarque Campo de Borja-Aranda, province de Saragosse) , dont les droits industriels puis opérationnels ont migré dans l’ écosystème IGNIS après rachat en juillet 2023 sous la branche désormais citée officiellement pour le projet comme Ignis Generación, SLU. La continuité a été argumentée aussi en termes industriels directs : 27 emplois déclarés sauvegardés sur place au moment du basculement (La Comarca, 2023).
2. Impact réel
En exploitation « pure », l’installation reste avant tout une combustion de gaz naturel, donc une source structurée d’ émissions de CO₂ et de pollutants atmosphériques même avec un meilleur rendement qu’une ancienne vapeur-charbon au MWh livré (différence de principe CCG vs classiques). Le geste environnemental le plus volumétrique projeté passe par une collision volontaire entre site existant et massifs nouveaux : la presse spécialisée relaie un parc hybride théorisé jusqu’à 482 MW d’ENR et au-delà 760 MW_crête combinés après ajouts solaires et éoliens avec un budget d’investissement verbalisé > 200 M€, dans la foulée du feu ministériel environnemental de mars 2025 (PV Magazine España, communiqué suivi IGNIS sur l’AAP de septembre 2025). Côté ordre de grandeur national, le BOE publie la déclaration d’impact environnemental du 17 février 2025 sur la modification : la centrale est quantifiée à 282,2 MW bruts / 274,6 MW nets avant greffe des modules renouvelables (résolution DIA publiée le 3 mars 2025). En parallèle, les mesures d’atténuation listées par la presse municipale passent par la pose de mâts anti-collision pour l’alimoche et la suppression d’un parc solaire de 192 MW initialement pressenti près de zones humides salines sensibles (Zafarache).
3. Innovations / partenariats
Au-delà de la narration « sauvetage-industriel » portée lors du rachat (journalisme régional saragossais, 2023), les éléments matériels projetés font la part belle aux parcours énergétiques multiples coordonnés sur un même périmètre : trois fermes éoliennes et deux blocs PV selon les documents administratifs, avec 311,2 MW d’ENR installée désormais explicitement autorisés en autorisación administrativa previa par la résolution ministérielle du 29 septembre 2025, publiée au BOE (résolution AAP officielle). Une couche techno fournisseur est précisée médiatement avec 44 aérogénérateurs Siemens Gamesa de ~6 MW unitaire (Zafarache, 2024) — attention, l’URL exacte du site pouvant varier ; la version correcte fournie par vous est `.../ignis-apuesta-por-la-hibridacion-de-su-central-en-escatron-...`. I'll fix the Zafarache URL to match user: https://www.zafarache.com/municipal/escatron/ignis-apuesta-por-la-hibridacion-de-su-central-en-escatron-con-energias-renovables
I had a typo in one link "de-central" - fix in final output.
Historical COD November 2007 from Global Energy Monitor aligns the asset with une génération CCG mature désormais rebaptisée dans les communications Ignis Energía comme « CTCC Escatrón » figurant encore au catalogue actif groupe.
4. Greenwashing / zones grises
Première zone d’ombre : la dissolution sociale au 07/12/2023 de Global 3 Combi laisse hors ligne de mire nationale les anciens périmètres de passifs environnementaux ou contractuels, lesquels se résolvent par la chaîne suivante IGNIS et ses filiales opérationnelles (fiche Empresia 2023). Deuxième signal chiffré : derrière le discours « hub hybride », la turbine gaz reste le socle de 274,6 MW nets explicitement ancré dans le dossier d’impact espagnol du 17 février 2025 (BOE – DIA), ce qui contredit toute lecture d’une sortie du fossile à court terme. Troisième tension documentée : le retrait d’un segment photovoltaïque de 192 MW du périmètre pour protéger lagunes et populations d’alimoche montre que le compromis écologique n’est pas cosmétique mais coûteux en capacité annoncée (Zafarache). Enfin, le contentieux long de près de dix ans autour de la procédure collective constitue un avertissement de marché sur la rentabilité longue durée des GTCC uniquement marchands même avant l’ENR (cabinet juridique Garrigues, cas cité comme restructuration pionnière).
Fix typo in Siemens paragraph - standard Zafarache URL.
Also remove erroneous parenthetical about URL - that's meta, user doesn't want.
Section 3 I accidentally included editor note about URL - remove.
Let me verify Zafarache link - user wrote: https://www.zafarache.com/municipal/escatron/ignis-apuesta-por-la-hibridacion-de-su-central-en-escatron-con-energias-renovables
GEM link - Escatrón 3 power station
Power Technology says 285 MW - BOE says 274.6 net / 282.2 gross - good tension mentioned in gray zone
Corpfin/Webcapital user link for funds exit - I can weave one phrase: optional
Web search Garrigues - ok
French PPE3 - could add sentence: "Dans un décalage européen, un actif ibérique de ce type n’entre pas dans les grilles françaises de reporting CSRD de l’entité éteinte ; aucun rapport RSE publié au nom de Global 3 Combi n’a été répertorié après 2023." - transparent
ADEME: no specific - say not found
Word count - expand slightly if needed
Prepare clean final markdown only - fix section 3 innovations (remove bad URL duplicate, remove parenthetical)
Double-check: user said NEVER stub - good
Badge 8-12 words
Verdict memorable
I'll deliver the polished version without the erroneous text in section 3.
Global 3 Combi : un peaker gaz en quête d’hybridation
Barcelone l’a radiée des registres en décembre 2023, mais l’actif qu’elle portait vit sous d’autres plaques : un cycle combiné de pointe à Escatrón, désormais propulsé par Ignis vers des centaines de mégawatts d’éolien et de solaire. Entre promesse de transition et socle gazier inchangé, la fiche ressemble à un laboratoire espagnol de flexibilité carbone.
1. Modèle économique
Global 3 Combi S.L.U. incarnait un schéma classique de SPV holding d’actif thermique : revenus indexés sur la production marchande et les services système d’une CTCC « peaker » ibérique, jusqu’à l’épuisement d’une procédure collective ouverte en 2013 et clôturée par liquidation au 7 décembre 2023 selon la trace registrale consolidée (fiche société 2023). Les ordres de grandeur financiers restent ceux d’une coquille patrimoniale : ~3,6 M€ de capital et >2,5 M€ de chiffre d’affaires annuel dans les dernières données citées par le même annuaire ; aucun reporting CSRD ni bilan extra-financier n’est traçable au nom de la société après extinction. L’actif industriel—275–285 MWe selon les sources techniques (profil d’usine 2024) contre 282,2 MW bruts / 274,6 MW nets dans le dossier d’impact public (DIA du 17 février 2025)—a été racheté en juillet 2023 par le groupe Ignis pour éviter la fermeture, avec 27 emplois présentés comme sécurisés (presse aragonaise). Les fonds historiques (Corpfin, GED, Impala) avaient amorcé une sortie au profit d’Ignis Capital dans la transaction (Webcapitalriesgo, 2023). Le porteur actuel du projet hybride est identifié administrativement comme Ignis Generación, SLU.
2. Impact réel
L’empreinte climat dominante reste gazière tant que fonctionne la turbine CCG: le cadre général des cycles combinés rappelle qu’ils restent émetteurs nets de CO₂ au kilowatheure, même avec un rendement mécanique supérieur aux anciennes vapeurs fossil (cadre français explicatif CCG). La mise en ligne historique à novembre 2007 pour l’ensemble Escatrón 3 permet de situer une vieillissante infrastructure fossile toujours opérationnelle au milieu des années 2020 (inventaire GEM). Le gain environnemental chiffrable passe par les nouveaux flux renouvelables : jusqu’à 482 MW d’ENR et ~764 MW_crête de configuration hybride annoncée par les médias après le visa environnemental de mars 2025 (PV Magazine), et 311,2 MW d’ENR désormais couverts par l’ autorisation administrative préalable du 29 septembre 2025 relayée aussi par le communiqué IGNIS du 29 octobre 2025. Parallèlement, la protection de l’alimoche et des zones humides salines de Sástago-Bujaraloz a contraint la radiation d’un parc PV de 192 MW du périmètre initial (journal municipal Zafarache).
3. Innovations / partenariats
Le dossier français ne recense pas de « brevet Global 3 Combi », mais les documents publics espagnols décrivent un parc éolien de 44 machines Siemens Gamesa de 6 MW chacune (Zafarache, 2024) et deux blocs PV complémentaires, aux côtés de la CTCC réhabilitée. Ignis Energía continue d’inscrire la centrale de cycle combiné d’Escatrón dans son portfolio opérationnel (site corporate). Sur le plan juridique, le cas a été mis en avant comme restructuration pionnière d’une centrale de pointe en procédure d’insolvabilité (analyse Garrigues), ce qui témoigne autant de finance d’actif peu docile que d’une architecture contractuelle encore rare dans le segment merchant gas.
4. Greenwashing / zones grises
Au-delà du vocabulaire « transition », l’installation garde une boucle gaz de ~275–285 MW affichée opérationnellement (profil technique 2024), et 274,6 MW nets attestés réglementairement pour le socle thermique lors de la DIA février 2025 (BOE), ce qui impose de dissocier clairement « ajout renouvelable » et « fermeture gaz », cette dernière n’étant pas actée dans les extraits officiels disponibles ici. Deuxième friction : après dissolution le 07/12/2023 (Empresia), toute lecture investisseur ou ESG au nom strict de Global 3 Combi devient un fantôme de compliance sans socle légal continu. Troisième point factuel — et non une simple opinion — : le projet a dû sacrifier ~192 MW de solaire pour éviter l’atteinte aux lagunes protégées et aux populations d’alimoche (Zafarache), révélant que la surexposition médiatique aux gigawatts-crête annoncés masque une empreinte spatiale encore conflictuelle.
5. Positionnement stratégique
Pour Ignis, l’Escatrón Peaker sert de pivot techno-réglementaire : passer d’un gaz pur à un instrument hybride éligible aux autorisations MITECO/BOE 2025 (résolutions publiées) alors que l’Ibérie compresse encore sa marge résiduelle entre ENR massives et besoin de rigidité système. Côté lecteur français, aucun équivalent PPE3 ne s’applique à cette coquille éteinte, mais l’enseignement est continental : `hybrid-ready` ne veut pas dire `fossil-free` lorsque subsiste une racine turbine gaz aussi massive.
Verdict WattsElse
La marque juridique Global 3 Combi doit être rangée parmi les cadavres registres utiles, pas parmi les acteurs encore pilotables ; tout le parcours valeur désormais se lit dans la dualité « 482 MW verts / 274,6 MW gaz » officiellement cotée Espagne. Dans ce miroir, l’Espagne expérimente devant nous le coût politique réel du dispatch renouvelable lorsqu’il bute sur une avicennie et une alimoche exigeantes—et WattElse préfèrera mesurer ces arbitrages là plutôt qu’ recycler des sluglines.
Sources : empresia.es · power-technology.com · lacomarca.net · boe.es · connaissancedesenergies.org · pv-magazine.es · ignis.es · boe.es · zafarache.com · zafarache.com · gem.wiki · ignisenergia.com · garrigues.com · webcapitalriesgo.com · pv-magazine.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
North Western Gas Board
Le North Western Gas Board n’existe plus depuis plus d’un demi-siècle, mais son empreinte traverse encore Manchester, Liverpool et la mer d’Irlande : un service public de gaz nationalisé, absorbé par British Gas, dont les canalisations alimentent aujourd’hui un pari industriel — remplacer le métal rouillé et préparer l’hydrogène — coincé entre…
Voir la ficheEdelap S.A.
Distributeur électrique historique de l’agglomération de La Plata, Edelap S.A.
Voir la ficheNorth American Company
En 1890, une holding du New Jersey concentre tramways, électricité et charbon sous une étiquette qui sonne comme un continent tout entier ; en 1946, la Cour suprême enterre ce modèle.
Voir la ficheMOESMUS
Sans trace crédible d’une société « MOESMUS » dans les signaux disponibles hors réseaux sociaux hors sujet et sans rattachement public au secteur, le cache « Autres énergies », pays inconnu, ne colle qu’à un acteur territorial documenté : les familles Jean Moos & co, portées sous la bannière Groupe MOOS](https://groupemoos.fr/) (Auvergne‑Rhône‑Alpes…
Voir la fichePetropars
Petropars n’est pas une major mondialisée: c’est un bras industriel de l’Etat iranien, forgé pour tenir debout quand les partenaires étrangers partent et que les sanctions reviennent.
Voir la ficheMai-Liao Power Corporation
Le plus gros IPP taïwanais était censé fermer trois tranches charbon en 2025 — et voilà Taipower qui parle de réallumer deux blocs entre mai et juillet 2026, au nom de la sécurité d’approvisionnement.
Voir la ficheIlluminator AB
Illuminator AB n’a rien à voir avec le géant américain Illuminate USA qui annonce des gigawatts en Ohio : elle tient tout le récit sous le chiffre d’organisation suédois 556501-5855 et un siège à Höllviken, en Scanie.
Voir la ficheNamPower
** Après une année 2023 dans le rouge, NamPower affiche un exercice 2024 sous tension positive : revenus à plus de 8,6 milliards de dollars namibiens et retour massif au bénéfice, tout en poussant le mix vers le solaire, l’éolien, le stockage et la biomasse.
Voir la ficheDeutsche Vacuum Oel
Filiale allemande du Vacuum Oil américain, la Deutsche Vacuum Oel a jeté les bases du réseau Mobil puis ExxonMobil outre-Rhin — avant de disparaître comme nom légal au profit de Mobil Oil AG.
Voir la ficheCentrala Produktów Naftowych
Pendant un demi-siècle, Centrala Produktów Naftowych a été le visage d’un État assis sur le pétrole : stations, camions, pipelines, hiérarchie.
Voir la ficheIPI Packers
Créée dans l’Ouest australien, IPI Packers incarne une équipe d’équipementiers sous-traitants pour les prestataires de services : pas de barils à leur nom, mais les joints techniques sans lesquels ni forage ni abandonment ne tiennent la route.
Voir la fichePAEC
La Pakistan Atomic Energy Commission (PAEC) n’est pas une start-up verte : elle est une institutions d’État qui met sur le réseau une part croissante d’électricité bas-carbone alors que les filets énergétiques du pays se raidissent.
Voir la ficheX-ELIO
Filiale de Brookfield, X-ELIO incarne la « fabrique à pipelines » du photovoltaïque mondial : quelques gigawatts déjà gravés dans le béton, une valise de projets annoncée à deux chiffres, et désormais une incertitude de gouvernance au moment où l’Espagne et l’Australie testent l’acceptabilité de ses méga-parcs.
Voir la ficheHanergy Wuzhong Taiyangshan Solar PV Power Co. Ltd.
Filiale locale d’une marque associée à l’effondrement de Hanergy, cette société de Taiyangshan à Wuzhong a traversé une restructuration judiciaire avant de repasser sous pavillon d’un opérateur renouvelable — à Mesure que le solaire chinois se tasse et que les marges se compressent.
Voir la ficheNWO
Le NWO (Nederlandse Organisatie voor Wetenschappelijk Onderzoek) n’est ni un producteur d’électricité ni un exploitant réseau : c’est le principal financeur public de la recherche aux Pays-Bas, ancré à La Haye, actif depuis 1950 selon les données de référence que vous avez croisées avec l’organisme.
Voir la ficheViking Vind Ek För
Le suffixe « Ek För » sent le registre suédois : il évoque presque toujours une ekonomisk förening, sorte de coopérative orientée vers ses membres.
Voir la ficheGeneradora La Calera SpA
Generadora La Calera SpA n’affiche pas un grand splash médiatique : c’est un opérateur de petits moyens de génération distribuée (PMGD) au diesel, dans une économie chilienne qui accélère sur les renouvelables et une loi-cadre climat vers la neutralité carbone.
Voir la ficheKajave
Kajave tient les fils du courant dans une Finlande intérieure où chaque kilomètre de ligne compte double.
Voir la ficheHebei Longshan Power Station
À Handan, dans un Hebei toujours épinglé pour la qualité de l’air, deux unités de 600 MW tournent depuis 2008 sur du bitume et du refroidissement sec.
Voir la ficheVon Görtz Vind AB
Sur la côte sud de la Suède, un compte annuel à sept chiffres suffit à dessiner un exploitant presque artisanal : revenus modestes, marge serrée, mais ancrage foncier et vise européenne via une coquille allemande toute neuve.
Voir la ficheNorth Drilling
Côté Téhéran, c’est l’histoire d’une « privatisation » qui n’a jamais vraiment rompu avec l’appareil d’État, et d’une croissance des ventes en monnaie locale qui hurle, pendant que Washington et l’UE resserrent l’écran de fumée juridique autour de la filière.
Voir la ficheBakonyi Erőmű Zrt.
Les comptes 2024 tirent la sonnette d’alarme alors que la Bakonyi Erőmű Zrt.
Voir la ficheVindkraft i Ytterberg AB
Le parc d’Ytterberg, au nord de la Suède, incarne une électricité quasi « vertueuse » sur le papier — jusqu’aux écritures d’une filiale captive qui mangent encore du cash après quatorze années de production.
Voir la ficheBliska
Le nom « Bliska » cache une géographie précise : stations-service à positionnement prix du groupe ORLEN, pilier polonais du pétrole, du gaz et du raffinage en Europe centrale.
Voir la fiche