IMPLANTACION DE FUENTES ENERGETICAS DE ORIGEN RENOVABLE S.L.
L’Espagne affiche un mix électrique à dominante renouvelable, mais les petites sociétés de développement peinent à faire briller leurs comptes.
À propos de IMPLANTACION DE FUENTES ENERGETICAS DE ORIGEN RENOVABLE S.L.
1. Modèle économique
La société, constituée en 2013 et immatriculée au registre de Saragosse selon les profils d’annuaires, se présente comme une structure de promotion, construction, exploitation et maintenance d’actifs de production renouvelable et de commercialisation de l’électricité générée (fiche annuaire). Le capital social est de l’ordre de 44 855 € (même source) ; le siège est indiqué Paseo de la Castellana 91 à Madrid (profil économique). IFER est détenue à 100 % par PERSOFAL SPAIN SL, elle-même dans la sphère du groupe Nadara (issu de la fusion Renantis / Ventient) (structure du groupe sur annuaire). Les agrégateurs de comptes créditent l’entreprise d’un chiffre d’affaires d’environ 2,5 M€ avec une structure réduite (souvent moins de dix salariés selon les bases « petite entreprise ») (DatosCif). Côté revenus, le classement Economía Digital / INFORMA fait apparaître une baisse des ventes de −5,06 % en 2023 puis −12,62 % en 2024 sur la série publiée (page « ranking ») : le modèle reste tributaire du calendrier de mise en service, des prix de marché et de la capacité à faire franchir le cap réglementaire aux projets.
2. Impact réel
À l’échelle de IFER seule, l’impact climatique se lit surtout par flux (MWh produits, revenus d’exploitation) — chiffres projet par projet non consolidés dans les sources publiques consultées pour cette raison sociale précise. En revanche, le cadre espagnol permet de cadrer l’ambition : en 2024, les renouvelables ont représenté 56,8 % de la production électrique nationale, selon la note officielle de Red Eléctrica publiée en mars 2025 (communiqué REE). Le groupe Nadara, lui, revendiquait environ 4,2 GW en exploitation et 18 GW de pipeline au moment de la combinaison Renantis–Ventient (communiqué Nadara) : l’impact global passe donc par la filialisation et la mutualisation des moyens (ingénierie, finance, commercialisation), plus que par la seule ligne comptable d’IFER.
3. Innovations / partenariats
Le levier technologique visible côté Espagne est l’hybridation (solaire, parfois couplé stockage) et les autorisations ministerielles publiées au BOE : illustration récente, la résolution du 5 mars 2025 octroyant l’autorisation de construction pour le photovoltaïque « Campos de Zuloaga » (50,10 MW) en Navarre — portée par la société Renantis España 2 SL, autre entité du même univers Nadara/Renantis, et non par IFER en sa qualité juridique propre (publication BOE). IFER fonctionne ainsi comme tuile d’un échafaudage juridique et financier plus large : innovation réglementaire et d’ingénierie de projet d’abord, « startup » de rupture technologique ensuite seulement si les actifs détenus le justifient — ce que les comptes publics agrégés ne démontrent pas isolément.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant une communication « verte » isolée que l’écart entre narratif de transition et réalité procédurale. En avril 2025, la presse économique relève que plus de 15 000 recours de type « alzada » pesent sur la faisabilité opérationnelle des parcs, avec blocages de chantier lorsque les mesures conservatoires s’activent (enquête El Español). Parallèlement, au printemps 2025, La Vanguardia documente la mobilisation contre des très grands photovoltaïques sur des territoires marqués par la DANA, avec mention d’un périmètre de l’ordre de 200 MW contesté sur des communes valenciennes (reportage) : pour un promoteur du groupe, l’écologiste peut retourner en risque territorial bien avant tout contentieux climatique. Enfin, la chiffrazo négatif −12,62 % en 2024 sur la série Economía Digital invite à ne pas confondre croissance du groupe et santé locale de chaque SPV (même page « ranking »).
5. Positionnement stratégique
IFER occupe une niche de gouvernance : véhicule espagnol sous Persofal Spain, calibré pour porter des actifs ou flux dans une stratégie ibérique pilotée par Nadara. La temporalité 2024–2025 est celle d’une Espagne qui industrialise le renouvelable — REE soulignant 2024 comme année record de part renouvelable (communiqué REE) — tout en épaississant les files d’attente contentieuses (El Español). Pour IFER, l’enjeu sera de montrer que sa courbe de revenus rejoint celle du pipeline groupe, sans mélanger les chiffres de sociétés sœurs ni attribuer à tort un parc ministériel porté par une autre raison sociale (BOE Campos de Zuloaga).
Verdict WattsElse
IFER incarne la Spanische EnR-maschine vue du balcon madrilène : tête juridique légère, muscles du groupe en coulisses, revenus encore hachés par le rythme des autorisations et la réaction des territoires. En une formule : *petite plaque cuite au soleil des comptes, grande ombre portée par le géant.*
Sources : empresia.es · datoscif.es · empresas.economiadigital.es · ree.es · nadara.com · boe.es · elespanol.com · lavanguardia.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Ostwind France
Pendant des années, c’était un nom d’ingénierie : Ostwind, né des projets, pas des slogans.
Voir la ficheCopelec
** Cooperativa née en 1951 à Chillán, Copelec distribue l’électricité pour plus de 82 000 abonnés sur un maillage de plus de 9 000 km en région de Ñuble.
Voir la ficheSaint-Gobain Building Distribution Germany
Saint-Gobain Building Distribution Deutschland n’est plus dans le giron du groupe français : elle a basculé chez STARK avec un ticket de caisse public de 335 millions d’euros de valeur d’entreprise — un chapitre clé dans le recentrage industrielle-chimique de Saint-Gobain — et incarne désormais (sous STARK Deutschland ou équivalent de marques) une logique…
Voir la ficheZodiac Aerospace
Historiquement français et mondialisé, Zodiac Aerospace incarne une équipière de rang deuxième rang mondial dans les années 2010, jusqu’à son absorption définitive par Safran en 2018.
Voir la ficheIntergen
InterGen n’est pas une « startup verte » : c’est l’un des plus gros producteurs indépendants d’électricité au Royaume-Uni, avec une flotte entièrement fossile (gaz).
Voir la ficheSolar Elena SpA
À María Elena (région d’Antofagasta), le photovoltaïque de Solar Elena SpA s’inscrit dans la JV Repsol–Ibereólica, pas dans un start-up tout neuf : première tranche mise en ligne en mai 2023 pour un développement visant une centrale massifiée jusqu’à près de 600 MW aux portes du désert le plus « productif » au monde en irradiation…
Voir la ficheEnapter
Spécialiste de l’électrolyse à membrane d’échange d’anions (AEM), Enapter cible l’hydrogène « vert » avec une promesse de modularité et de moindre recours aux métaux du groupe du platine.
Voir la ficheInergia
Créée à Biarritz en pleine effervescence « transition », la micro-société Inergia Sud-Ouest a vécu moins de deux ans avant une liquidation judiciaire close pour insuffisance d’actif** en fin 2024.
Voir la ficheTammervoima Oy
À Tampere, Tammervoima Oy tient un rôle d’utilité : brûler une partie des déchets non recyclables tout en injectant électricité et surtout chaleur de réseau dans une ville en quête de neutralité carbone.
Voir la ficheAJ Technology Company Limited (AJ)
Plusieurs sociétés portent des noms proches de « AJ Technology » dans le monde : en France ou au Royaume-Uni, des homonymes évoluent hors photovoltaïque — télécoms, services — et il ne faut pas leur attribuer les chiffres d’une autre entité.
Voir la ficheSalten Kraftsamband
Le géant régional de l’électricité Salten Kraftsamband (SKS) a bouclé 2024 sur un résultat net consolidé inédit, alors même que ses turbines tiraient moins d’énergie des rivières.
Voir la ficheSonangol Sinopec International
Coentreprise née en 2004 sous le parapluie du groupe 88 Queensway à Hong Kong, Sonangol Sinopec International Limited (SSI) incarne la partie « offshore » du couple Sonangol–Sinopec en Angola : peu visible en direct, très présente dans les grands blocs profonds où se joue la rente pétrolière angolaise.
Voir la ficheEnergyPrima
** Sous le nom « EnergyPrima », WattsMonde pointe vers une trajectoire typique du réveil des actifs matures : brut offshore, objectifs de cadence agressifs et cadre national qui repousse les priorités climat au second plan.
Voir la ficheTranselec
Le nom « Transelec » prête à homonymie ; avec Bucarest, le secteur « réseaux & distribution » (en réalité transport haute tension) et un effectif d’environ 2 200 personnes, le dossier recouvre Transelectrica S.A., le TSO roumain — pas une autre entité.
Voir la ficheDolnolabské elektrárny
Petite structure sur le papier, gros dossier sur la Labe : Dolnolabské elektrárny incarne l’hydro tchèque de basse chute, entre rendement technique, aides publiques massives et comptes qui tremblent.
Voir la ficheMission Zero
Ce n’est pas le groupe indie de New Haven : Mission Zero Technologies, implantée à Londres, vend une promesse industrielle — capturer le CO₂ dans l’air avec des modules électrochimiques « plug-and-play », puis l’utiliser ou le stocker.
Voir la ficheSETRAM
La SETRAM capte déjà une fréquentation massive autour du tram et se projette vers 35 millions de voyages par an, tout en engageant près de 3 millions d’euros de bus à hydrogène et un contrat pluriannuel avec Lhyfe pour approvisionner la flotte.
Voir la ficheVindskontoret Skärbo AB
Le secteur tagué « énergies renouvelables » et le couple Vindskontoret / Skärbo évoquent aussitôt l’éolien — et, en Suède, un site concret près de Tanumshede.
Voir la ficheSystematic Paris-Region
Né en pleine construction du « monde numérique » et porté au départ par l’imaginaire Saclay façon Silicon Valley française, ce pôle fédère aujourd’hui un géant mouvant de PME et d’investisseurs.
Voir la ficheSweco Nederland
Sweco Nederland n’est ni un producteur ni un distributeur « au fil du compteur » : c’est le bras technique des opérateurs de réseaux et des grands maîtres d’ouvrage publics.
Voir la ficheUFR
Une unité de formation et de recherche, ce n’est ni un groupe pétrolier ni un média : sous le même sigle peuvent passer des cris de géopolitique des carburants et des dossiers industriels — alors que votre référentiel WattMonde, calé sur l’entrée désignant ce type institutionnel français, désigne précisément le maillon qui coud départements d’enseignement…
Voir la ficheEnerin
Pompes à chaleur industrielles à haute température, made in Norway, qui recyclent la chaleur pour mieux chauffer sans faire exploser la facture carbone — bref, refaire chaud sans refaire chaud.
Voir la ficheExowatt
Stocker l’énergie solaire sous forme de chaleur, parce que les batteries, c’est so 2023.
Voir la fiche