Mullbergs Vindpark AB
Société de projet à l’ombre d’un parc de 78 MW près de Rätan (Berg, Jämtland), Mullbergs Vindpark AB incarne l’éolien terrien suédois : bilans 2024 en embellie, mais filière sensible aux prix nordiques et à l’héritage d’implantations contestées.
À propos de Mullbergs Vindpark AB
1. Modèle économique
Mullbergs Vindpark AB est avant tout une coquille juridique dédiée au parc Mullberg : Allabolag indique un chiffre d’affaires d’environ 49,7 MSEK en 2024 et un EBIT d’environ 1,9 MSEK après une petite perte opérationnelle en 2023, avec zéro employé — fichier typique d’une SPV où la gestion remonte vers Jämtkraft et, depuis la sortie de Skanska, vers Persson Invest (communiqué Skanska 2017, portefeuille éolien Jämtkraft). Le revenu dépend quasi exclusivement de la vente d’électricité et de mécanismes de marché nordiques ; Ratsit valorise pour 2024 une liquidité d’environ 365 % et une solvabilité d’environ 69 %, signes de structure patrimoniale saine mais aussi de faible intensité opérationnelle interne (aperçu bilan Krafman). La valorisation historique de la moitié de parts pour environ 370 MSEK donne l’échelle d’actif côté investisseurs institutionnels, pas côté « scale-up ».
2. Impact réel
Le parc est présenté comme une contribution nette au mix suédois : The Wind Power retient 78 MW et vingt-six Siemens de 3 MW mis en service vers 2014 ; Jämtkraft évoque de l’ordre de 247 GWh/an et un équivalent « dizaines de milliers de foyers » alimentés. À l’échelle européenne, cet apport s’inscrit dans la logique d’électrification et de renforcement des EnR que traite la planification climatique de l’UE — la France y fixe ses propres trajectoires dans le PPE3 — mais aucune donnée carbone ou « tonnes de CO₂ évitées » attribuée spécifiquement à cette SPV n’a été trouvée dans les sources consultées : on reste donc au niveau « production brute renouvelable », pas à un bilan cycle de vie documenté pour Mullbergs Vindpark AB.
3. Innovations / partenariats
Le « modèle d’affaires » est avant tout industriel et bancaire : turbines Siemens de série, coentreprise historique Skanska–Jämtkraft puis recomposition actionnariale locale via Persson Invest (Skanska 2017, Jämtkraft). Côté réseau, la filiale mentionnée dans l’écosystème du projet inclut l’opérateur de réseau local — élément d’intégration technique plutôt que de rupture technologique (communiqué Skanska 2017). Selon les éléments disponibles, pas de brevet ni de « tech story » récente : l’actualité réside dans la gestion d’actif mûr et la suite réglementaire réseau, pas dans une levée de fonds start-up.
4. Greenwashing / zones grises
La principale zone grise n’est pas comptable mais environnementale et procédurale : en 2024, Sveriges Radio relate que le parc a été construit au cœur d’un révire d’aigles royaux, en soulignant qu’un rapport d’inventaire sur les oiseaux n’aurait pas été transmis aux autorités dans le dossier initial — tension documentée qui excède la rhétorique « 100 % renouvelable ». Sur le plan social, Jämtlands Tidning rapporte en 2024 des craintes de dépopulation liées à l’extension éolienne dans Berg, avec le parc Mullberg comme précurseur du boom local. Côté régulation électrique, Svenska kraftnät annonce fin 2023 la suppression de la zone d’équilibrage Mullberg au profit de la zone Berg, ce qui affecte la granularité administrative des flux — pas un « scandale vert », mais un rappel que l’« impact climat » dépend aussi de la gouvernance du réseau.
5. Positionnement stratégique
Après 2024, la SPV envoie le signal d’un redressement de marge opérationnelle modeste (EBIT autour de 4 % du CA selon les ordres de grandeur issus d’Allabolag) sur un actif de plusieurs dizaines de mégawatts — indicateur de sensibilité aux prix spot nordiques plutôt que de « super-profit » structurel. L’intronisation du parc comme actif des majors régionales (Jämtkraft, Persson Invest) en fait un puissant baromètre des compromis entre acceptabilité, biodiversité et besoin d’EnR, sans lien direct identifié avec des directives françaises type CSRD pour cette entité suédoise.
Verdict WattsElse
Mullbergs Vindpark AB est un écran financier propre pour un actif éolien mûr ; son histoire récente se joue moins en salle des marchés qu’au carrefour du territoire et des archives environnementales — vert utile, mais pas vert consensuel.
Sources : allabolag.se · group.skanska.com · jamtkraft.se · ratsit.se · krafman.se · thewindpower.net · sverigesradio.se · jamtlandstidning.se · svk.se
Données clés
- Forme
- aktiebolag
Identifiants publics
- Wikidata
- Q113465907
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Chevron
Chevron Corporation n’incarne ni la start‑up verte de la baie ni la supermajor en « décroissance » : c’est une machine américaine à cash-flow, calibrée sur le Permian, le Golfe et les acquisitions, avec un bas‑carbone plancher.
Voir la ficheAB Bengtssons Vind & Kraft
L’entreprise qu’explore cet article — AB Bengtssons Vind & Kraft (numéro d’organisation suédois 5565511234), siège déclaré à Mellbystrand, dans la commune de Laholm (Halland), activité officielle exploitation d’éoliennes et vente d’ électricité renouvelable selon registres nordiques — n’est pas un homonyme d’entreprise française ou américaine : nous ne…
Voir la ficheAutoridad Autónoma del Tren Eléctrico
L’« Autoridad Autónoma del Tren Eléctrico » ne court plus les corridors administratifs : cet établissement public historique pilotait le projet de métro léger électrique de Lima et Callao avant d’être absorbé dans l’Autoridad de Transporte Urbano pour Lima et Callao (ATU).
Voir la ficheJSC Severodonetsk CHP
À Sievierodonetsk (oblast de Louhansk), la JSC Severodonetsk CHP incarne l’inverse d’une success story industrielle : une cogénération historiquement massive, aujourd’hui mise sous cocon, partiellement reconstruite sous un autre pavillon administratif, avec une énorme décote de puissance et une propriété juridique qui ne coïncide plus avec la réalité des…
Voir la ficheJyväskylän Energiantuotanto Oy
Jyväskylän Energiantuotanto Oy n’est pas une start‑up Scandinave sortie de nulle part : c’est l’ancienne raison sociale — aujourd’hui portée par Alva Rauiokalahti Oy après le rebaptistage opéré dans la consolidation du groupe municipal Alva-yhtiöt à Jyväskylä (historique JYT / Alva Rauhalahti).
Voir la ficheLuz del Sur S.A.A.
** Distributeur dominant de la capitale péruvienne, Luz del Sur affiche désormais une stratégie « renouvelable » à grand spectacle — éoliennes, flotte électrique, mémoires vertes.
Voir la ficheENERGYNEST
Décarboner la chaleur industrielle sans casser les lignes de production: c’est la promesse d’EnergyNest.
Voir la ficheIFOAM Organics Europe
C’est une ONG sectorielle, pas un producteur d’énergie : à Bruxelles, IFOAM Organics Europe porte la voix du bio face à la Commission et au Parlement.
Voir la ficheGR Torres del Paine SpA
Une coquille juridique au Chili, une stratégie Ibérique XXL : GR Torres del Paine SpA incarne la granularité du modèle Grenergy — projets cloisonnés en sociétés locales — alors que le groupe espagnol escalade dans le photovoltaïque et surtout le stockage pour résister à un réseau saturé.
Voir la ficheRWE Polska
Le drapeau allemand sur l’éolien polonais a changé de tonalité : exit sur le offshore cédé à PGE, pari continu sur l’éolien terrestre et le solaire, dans un pays où le droit de l’éolien reste un feuilleton politique.
Voir la ficheTre Vind AB
Le libellé Tre Vind AB ne correspond, selon les recherches effectuées sur les bases de sociétés, à aucune entité active portant exactement ce nom — alors qu’il circule en parallèle pour désigner à la fois un méga-parc de Vattenfall en Laponie et une holding d’InfraVia greffée sur un producteur nordique.
Voir la ficheREGULATORY ASSISTANCE PROJECT
Une ONG transatlantique qui réécrit les règles des réseaux et des prix de détail bien au-delà du vernis « transition ».
Voir la ficheAXONE
Petite équipe au pied des grands chantiers français, Axone vend de l’ingénierie système et de la sûreté là où l’erreur se paie cher — et tente de lier cette expertise industrielle à une société à mission aux objectifs très affirmés.
Voir la ficheTotal Italia
La « Total Italia » du groupe TotalEnergies n’est pas une vignette décorative du Sud : elle incarne le paradoxe d’un géant qui capitalise sur l’électricité et le biométhane pendant qu’à Corleto Perticara la flamme de Tempa Rossa illumine encore le ciel.
Voir la ficheShell Transport and Trading Company
Le nom d’entité Shell Transport and Trading Company renvoie à l’histoire de la maison mère, mais aujourd’hui tout s’inscrit dans le groupe intégré Shell (Shell), l’un des « supermajors » du pétrole et du gaz, coté en Bourse, avec un siège à Londres et une compétitivité structurée autour de l’amont, du GNL, de la chimie, de la mobilité et, à la marge, de la…
Voir la ficheEEL Energy
Des anguilles pour dompter la marée : voilà la recette française pour électrifier nos océans.
Voir la ficheELECTROPATAGONIA SA
À Comodoro Rivadavia, Electro Patagonia SA revendique près de cinquante ans d’ingénierie et d’automatisation pour l’aval pétrogazier — un modèle de sous-traitance technique loin du storytelling des majors.
Voir la ficheHidroeléctrica Dos Valles
Sur le papier, c’est l’histoire classique d’une minicentrale fluviale au Chili.
Voir la ficheEnel Green Power Chile S.A.
Drapeau vert, dossiers rouges : Enel Green Power Chile incarne la puissance photovoltaïque et éolienne du groupe au Chili, mais porte en son nom une bataille antitrust qui questionne la concurrence réelle sur le marché de l’électricité.
Voir la ficheTrường Đại học Y Dược
Le nom vietnamien « université de médecine et pharmacie » prête à confusion : par le site officiel et la fiche d’identité structurée associée, il s’agit bien de l’université de médecine de Hanoï (Đại học Y Hà Nội, anglais Hanoi Medical University), implantée au Viêt Nam depuis 1902, à distinguer de la faculté de pharmacie voisine qui pilote ses propres…
Voir la ficheUSPN
Identité d’abord : dans les bases publiques français, USPN renvoie presque systématiquement à l’Université Sorbonne Paris Nord (EPSCP, fiche scanR 2026).
Voir la ficheAppyWay
** Londres, 2013 : une appli de stationnement devient une « plate-forme » de bordure de trottoir que vendent les pouvoirs publics britanniques à l’ère du véhicule autonome et du tout-électrique.
Voir la ficheCFT Villa Alemana SpA
Derrière une SPV dont le nom ressemble à un sigle générique loge un parc PV de 3 MW à Villa Alemana, épine dorsale locale d’un portefeuille lithium-andine géant mais fragilisé par la tempête réglementaire des « pequeños medios »**.
Voir la ficheGUALA CLOSURES SPA
Face aux marques de spiritueux et de vin, elle fait figure de « géant invisible » : des milliards de capsules et de systèmes de fermeture sortent chaque année de ses lignes.
Voir la fiche