SETRAM
La SETRAM capte déjà une fréquentation massive autour du tram et se projette vers 35 millions de voyages par an, tout en engageant près de 3 millions d’euros de bus à hydrogène et un contrat pluriannuel avec Lhyfe pour approvisionner la flotte.
À propos de SETRAM
1. Modèle économique
La SETRAM est une SEM : elle opère le transport urbain de Le Mans Métropole en délégation de service public, renouvelée sept ans jusqu’en 2032 (objectifs 2032). Les revenus découlent essentiellement des contrats et contributions de la collectivité et des usagers (recettes de transport, abonnements, etc.), dans un cadre où le résultat net reste volontairement modeste : profil sectoriel_325793826) indique un chiffre d’affaires d’environ 60 M€ et un résultat net de 0,15 M€ en 2024, pour un effectif d’environ 700 personnes. La dette financière est présentée comme nulle au bilan 2024 dans cette même source — profil typique d’opérateur sous tutelle et subventions encadrées. Les Chronolignes et le renouvellement de flotte sont portés par des arbitrages métropolitains (commande de matériel, investissements), pas par une logique de marge privée classique.
2. Impact réel
L’enjeu climat se lit d’abord dans la structuration de l’offre : le réseau emmené par le tram concentre une part très majoritaire de la fréquentation — l’article de synthèse Transports en commun du Mans recense 27,7 millions de voyages en 2024, avec une forte part attribuée au tram ; la direction politique fixe une sortie du diesel pour les bus à l’horizon 2030, au profit d’un mix biogaz, hydrogène et électricité (fin du diesel d’ici 2030). Les véhicules à hydrogène et l’extension des vélotaf densifient les options bas-carbone du territoire : la métropole vise jusqu’à 9 000 vélos en location d’ici 2032 contre environ 6 000 récemment (pari vélo métropolitain). Une mesure précise agrégée « CO₂ évité » par la SETRAM n’a pas été trouvée dans les extraits consultés au-delà du discours général européen sur l’hydrogène renouvelable ; l’impact dépend avant tout du facteur occupation du tram et du bouclage énergétique des bus à pile.
3. Innovations / partenariats
Une commande métropolitaine d’environ 3 millions d’euros couvre quatre bus articulés à hydrogène dont un Mercedes eCitaro G (18 m) entré en service début novembre 2025 (bus articulé hydrogène). France Hydrogène documente le volet expérimental (dont Safra) et une cible d’au moins dix bus articulés H2 pour les futures Chronolignes. Début 2026, Lhyfe annonce un contrat pluriannuel de fourniture d’hydrogène vert à la SETRAM pour les bus à hydrogène du Mans — signal d’industrialisation de la chaîne d’approvisionnement derrière le matériel roulant. Parallèlement, l’allongement des rames de tram (32 à 44 mètres) doit augmenter la capacité d’environ 40 % (allongement des rames).
4. Greenwashing / zones grises
Le résultat d’exploitation ressort négatif à −2,6 M€ en 2024 selon les agrégats Xerfi_325793826), ce qui désaligne une communication « transition réussie » d’une rentabilité d’exploitation encore sous pression ; ce n’est pas du greenwashing de façade, mais un signal comptable que la valeur « climat » se paie encore en équilibre financier précaire au niveau SEM. Les élus estiment à 17 millions d’euros le manque à gagner d’une gratuité totale des transports — somme présentée comme incompatible avec les investissements futurs (coût de la gratuité évoqué à 17 M€). La Cour des comptes a par ailleurs interrogé la qualité de pilotage et la lisibilité des indicateurs entre offre contractuelle et offre réelle — tension de gouvernance et de transparence autant que de « vert ». Côté social, la presse locale a couvert des mouvements et préavis liés aux conditions de travail (grèves et transport) ; le service public peut paraître verdi sur les fiches projet pendant que les luttes internes rappellent le coût humain du redressement.
5. Positionnement stratégique
La fenêtre 2025-2032 concentre DSP, nouvelles lignes structurantes et investissements véhicules, avec une ambition affichée de 35 millions de voyages annuels en 2032 (+30 % par rapport aux niveaux actuels selon les élus (35 millions de voyages visés)). Dans le champ hydrogène, rattacher une flotte urbaine à un fournisseur RFNBO européen comme annoncé avec Lhyfe positionne Le Mans comme site d’échelle intermédiaire reliant politique européenne (certifications, aides transport) à livraisons concrètes.
Verdict WattsElse
La SETRAM n’est pas une start-up climat : c’est une machine à service public que la métropole pousse dans le multicarburant décennal. Le pari hydrogené se joue désormais sur prix de la tonne, disponibilité des stations et sécurisation sociale autant que sur les kilogrammes verts — tram utile, bus prometteurs, facture encore ouverte.
Sources : actusnews.com · actu.fr · xerfi.com · fr.wikipedia.org · h2-mobile.fr · vighy.france-hydrogene.org · ccomptes.fr · actu.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
MOSB Enerji
À Keçiliköy, dans l’Organized Industrial Zone de Manisa, la MOSB Enerji Elektrik Üretim A.Ş.
Voir la ficheCarmeq
Carmeq GmbH est une filiale allemande du groupe Volkswagen, pas la multinationale de la chaux Carmeuse.
Voir la ficheUpvolt Ltd
Installateur « full stack » centré sur la maison connectée, Upvolt Ltd incarne la consolidation accélérée du photovoltaïque résidentiel britannique : acquisitions en chaîne, siège à Londres depuis l’été 2024, plateforme cloud Skygate® — et des comptes encore dérisoires au regard des ambitions affichées.
Voir la ficheIMEC
Imec à Louvain n’est pas un opérateur de ligne électrique : c’est l’Europe des semi-conducteurs version labo mondial ouvert aux industriels — avec sous-trait géopolitique et addition publique très lourde.
Voir la ficheCaterpillar (Switzerland)
Le registre suisse recense une Caterpillar (Switzerland) SARL au bord du Léman ; les comptes qui font trembler les places boursières, eux, sont ceux de Caterpillar Inc.
Voir la ficheCORIANT R&D
Derrière l’étiquette « Coriant R&D », il ne faut pas chercher une start-up française du réseau électrique : il s’agit de l’épine dorsale allemande d’une chaîne d’absorptions — Coriant, puis Infinera, puis Nokia — qui redessine la R&D optique européenne.
Voir la ficheGuangdong Baolihua New Energy Co Ltd
** Cotée à Shenzhen sous un nom qui évoque les énergies nouvelles, Guangdong Baolihua New Energy engrange des profits records sur un exercice 2025…
Voir la ficheIBERDROLA RENOVABLES ENERGIA S.A.
Iberdrola Renovables Energía, S.A.
Voir la ficheShell Canada
Filiale canadienne intégrée du groupe Shell (siège à Calgary), Shell Canada vit de l’amont et du aval fossiles — raffineries, sables bitumineux, réseau de stations — tout en vendant une “transition” portée par le captage de CO₂ et le montant du crédit d’impôt fédéral.
Voir la ficheELMÜ
ELMÜ n’est pas une start-up de la transition : c’est une courroie de transmission.
Voir la ficheTourmaline Oil
Calgary ne crie pas : elle compte en boepd et en cash-flow.
Voir la ficheNamPower
** Après une année 2023 dans le rouge, NamPower affiche un exercice 2024 sous tension positive : revenus à plus de 8,6 milliards de dollars namibiens et retour massif au bénéfice, tout en poussant le mix vers le solaire, l’éolien, le stockage et la biomasse.
Voir la ficheWorld Fuel Services (depuis juin 2023, World Kinect Corporation)
Elle s’appelle encore World Kinect en Bourse, mais revendique désormais partout le nom que ses clients connaissent : World Fuel.
Voir la ficheArabelle Solutions
Arabelle Solutions n’est pas un champion de la transition qui vend du solaire sur brochure glacée.
Voir la ficheCHUBU ELECTRIC POWER CO INC
Le géant de la région du Chūbu accélère solaire, éolien flottant et présence globale—avec Eneco et un projet géant en Ouzbékistan—mais voit en janvier 2026 sa stratégie nucléaire contrée par une suspension réglementaire sans précédent sur la centrale de Hamaoka.
Voir la ficheJinchuan Group Metorex
Filiale minière de Jinchuan Group, Metorex incarne la « transition » par le cuivre et le cobalt des batteries.
Voir la ficheDemirer Enerji
Il porte le nom d’un pionnier et les chiffres d’un producteur sérieux, mais la Turquie du vent ne lui doit rien : avec des tarifs YEKA à 3,5 cents de dollar le kWh, le jeu se joue désormais aux enchères — et pas au pedigree.
Voir la ficheWyandotte Municipal Services
Sous prétexte services publics bien notés aux États-Unis, Wyandotte Municipal Services (WMS) illustre le décalage brutal entre trajectoire verte affichée (achats d’énR, REP) et cœur physique encore fioul-assistée, alors que son volet eau fait l’objet d’ une alerte santé régionale en 2025.
Voir la ficheIenova
Filiale mexicaine d’infrastructure d’Sempra, IEnova incarne le pari nord-américain : enchaîner éoliens et solaires tout en verrouillant chaînes d’approvisionnement et export GNL vers l’Asie.
Voir la ficheBIGS
Dans votre base, l’entité « BIGS » (secteur Autres énergies, pays non précisé) ne renvoie ni au profil Wikidata Q116491960 — sans rapport avec la transition énergétique — ni à IABG.
Voir la ficheSOKIMO
Entre filiale hydro et filière aurifère moribonde, la Société minière de Kilo-Moto incarne un paradoxe saisissant : elle porte le label des énergies renouvelables par Electrokimo et la centrale de Budana, mais vit surtout de l’or — ou de son absence.
Voir la ficheUZHNU UZHHOROD NATIONAL UNIVERSITY STATE HIGHER EDUCATIONAL INSTITUTION
Face à la guerre et aux coupures, l’Université nationale d’Oujhorod ne « fait pas de la transition » comme un campus occidental : elle enchaîne prêts nordiques, enveloppes NRFU et dons britanniques, tout en s’appuyant sur un diesel de secours.
Voir la fiche+ATLANTIC ASSOCIACAO PARA UM LABORATORIO COLABORATIVO DO ATLANTICO
Laboratoire collaboratif installé au Portugal, ce n’est pas un opérateur d’actifs mais un bloc de recherche‑développement structurée autour de l’économie bleue, où l’énergie maritime rencontre l’observation de la Terre — avec des chiffres d’entreprise encore rarement alignés avec des indicateurs climat agrégés.
Voir la fiche