Shree Sugars ltd
Dans votre fichier elle s’appelle « Shree Sugars », mais les marchés et les régulateurs parlent de Shree Renuka Sugars : un mastodonte du sucre qui a fait de l’éthanol et de la co-génération bagasse son laboratoire de « transition » — avec, au bilan, une dette lourde et des décisions fiscales qui rappellent que le vert indien ne se joue pas seulement à la…
À propos de Shree Sugars ltd
1. Modèle économique
Le groupe est un agro-industriel intégré : sucrefaction, raffinage, distillerie d’éthanol, co-génération et une branche d’ingénierie qui complète le tableau d’un acteur verticalisé sur la filière canne (profil Refinitiv/Reuters, communiqué de résultats). Les revenus reposent majoritairement sur le sucre et les bio-carburants, tandis que l’électricité vendue ou autoconsommée amortit partiellement la charge énergétique des usines. Pour l’exercice clos en mars 2025, le rapport annuel 2024-25 fait état d’un chiffre d’affaires standalone proche de 102,8 milliards INR, d’un EBITDA remonté à 7,2 milliards INR et d’une perte nette (PAT) d’environ 2,6 milliards INR — mieux qu’un FY24 catastrophique au plan du résultat, loin encore d’une rentabilité nette assurée. L’effectif est de l’ordre de 2 200 personnes (présentation « company overview »). Wilmar joue le rôle de maison-mère stratégique via Wilmar Sugar and Energy (Singapour), ce qui structure à la fois le soutien financier possible et la dépendance de gouvernance (communication marché BSE, PDF).
2. Impact réel
Côté énergie « renouvelable » concrète, l’entreprise capitalise sur ce que la canne offre déjà : éthanol de fermentation et électricité bagasse. Le même rapport annuel 2024-25 indique environ 159 millions de litres d’éthanol produits en FY25 (dont une très forte part « premium »), et 501 millions de kWh d’électric verte générés par la filière co-génération. Le rapport BRSR 2024-25 quantifie la capacité distillatoire à 1 250 KLPD après extension, et décrit une politique de zéro rejet liquide (ZLD) ainsi qu’un volet forestier (200 000 arbres plantés, même source). Ces bilans sont locaux et physiques ; ils ne se traduisent pas mécaniquement en « climat net » global, car l’éthanol de première génération reste coincé dans les débats européens sur l’usage concurrentiel des sols et la définition durable des biocarburants (fiche pédagogique), débats que le cadre français des programmations pluriannuelles de l’énergie illustre côté trajectoire nationale, sans que l’Inde soit calquée sur l’UE.
3. Innovations / partenariats
Le temps fort récent, côté industrie, est l’extension distillatoire des sites d’Athani et Munoli, portant la capacité globale à 1 250 KLPD selon l’opérateur et la reprise par la presse spécialisée (article Advanced Biofuels USA) — un geste capex aligné sur la stratégie nationale indienne d’incorporation d’éthanol à horizon 2030, explicitement évoquée dans le rapport annuel 2024-25. Il ne s’agit pas d’une start-up de rupture technologique : l’« innovation » est l’échelle (yards industriels, intégration sucre-énergie) et l’ingénierie interne ; les partenariats sectoriels publics précis (hors cadre Wilmar) ne sont pas documentés dans les éléments mobilisés ici au-delà de l’alignement réglementaire national.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant un slogan ESG flou qu’une incohérence entre narrative verte et soutenabilité financière. La presse juridique fait état, en 2025, d’une ordre de pénalité GST de 24,32 crores INR (soit 243 millions INR) pour des ventes d’éthanol sur la période 2017-2021, contestée devant la haute cour du Karnataka (revue ETLegalWorld) : un signal d’exposition fiscale directe sur le cœur métier « vert ». Sur le marché, la dette totale dépasse encore la barre symbolique des 50 milliards INR côté bilan 2024 selon les agrégateurs (fiche Reuters SRES.NS), pendant que les pertes nettes sur neuf mois (FY26) se creusent à 6,69 milliards INR contre 3,91 milliards un an auparavant (dépêche AlphaStreet) — moins de marge de manœuvre pour absorber un choc climatique ou un prix d’éthanol figé. Le rapport de durabilité / BRSR 2024-25 revendique une notation ESG CRISIL de 52/100 pour l’exercice concerné (document BSE) : un score médian, compatible avec un profil encore perfectible sur la gouvernance et les externalités de la filière sucrière.
5. Positionnement stratégique
L’entreprise se positionne comme champion national de la bio-énergie cannière, avec un parc industriel qui compte huit sucreries intégrées et deux raffineries portuaires selon la synthèse d’analystes (note MarketScreener). Le rebond d’EBITDA en glissement récent (y compris sur le trimestre décembre 2025 cité dans la presse financière) contraste avec la léthalité du cumul de pertes (même note MarketScreener), ce qui fait de Wilmar et de la politique des prix d’achat de l’éthanol les deux variables cachées du jeu. À l’échelle géopolitique, Delhi pousse toujours plus l’E20 ; à l’échelle européenne, le débat sur les biocarburants « durables » reste un rappel que l’éthanol n’est pas un trimestre boursier mais un choix d’aménagement du territoire (fiche pédagogique).
Verdict WattsElse
Shree Renuka Sugars vend du renouvelable à la pelle mécanique, pas à la slide PowerPoint : des centaines de millions de kilowattheures et des centaines de millions de litres d’éthanol valident l’impact énergétique, pas encore la résilience financière. Tant que la taxe et la météo gardent un droit de veto sur la distillerie, le vert restera une couleur de bilan autant qu’une couleur de carburant.
Sources : reuters.com · marketscreener.com · bsmedia.business-standard.com · renukasugars.com · bseindia.com · bsmedia.business-standard.com · connaissancedesenergies.org · ecologie.gouv.fr · advancedbiofuelsusa.info · legal.economictimes.indiatimes.com · alphastreet.com · bseindia.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Ecopack Spa
L’entonnoir RSE bourdonne : recyclabilité, FSC®, photovoltaïque, labels.
Voir la ficheKobelco Power Kobe Inc.
Subsidiary à 100 % de Kobe Steel (marque Kobelco), Kobelco Power Kobe Inc.
Voir la ficheENERKA
C’est la bonne entité tchèque — ENERKATE s.r.o., IČO 06574742, fondée le 2 novembre 2017 à Olomouc, chef de file Kateřina Subotová depuis l’origine — celle visée par Wikidata (Q113030703), et non l’installateur Eneka (homonymie phonétique, autre dossier, autres comptes).
Voir la ficheAl Andalus Wind Power
Al Andalus Wind Power n’est pas une « start-up éolienne » : c’est une société espagnole de droit privé, calée sur l’exploitation d’actifs terrestres, désormais prise dans la consolidation du portefeuille ibérique de Saeta Yield après son rachat par Masdar.
Voir la ficheOPTI Canada
Née dans la fièvre des sables bitumineux des années 2000, OPTI Canada incarne aujourd’hui surtout un héritage juridique et technique — procédé OrCrude, participation à Long Lake — absorbé depuis plus de dix ans dans la machine à volumes du géant chinois CNOOC.
Voir la ficheHua Na Hydropower JSC
Le fleuve ne signe pas de bonus : quand une annonce record en production cache une chute brutale de profit projetée pour l'exercice suivant, vous tenez précisément l'histoire industrielle du secteur.Hủa Na Hydropower (Ticker HNA, HOSE depuis janvier 2024, filialemajoritaire PetroVietnam Power Corporation (PV Power)) incarne cet entre-deux entre expansion…
Voir la ficheFastighets AB Balder
Le rendement des loyers grimpe, les panneaux photovoltaïques aussi : chez ce géant nordique des actifs résidentiels et tertiaires, la transition énergétique se joue en MWh sur les toitures plus qu’en éoliennes offshore.
Voir la ficheI-TES
L’institut ne produit ni électrons ni molécules : il fabrique des coûts complets, des scénarios et des controverses.
Voir la ficheÉnergie d’ici
Marque de l’Union des Producteurs Locaux d’Electricité (UPLE), Énergie d’ici incarne un fournisseur d’électricité « vertical » : producteurs indépendants français, offre 100 % renouvelable, logique d’agrégation plutôt que d’achat banalisé sur le marché de gros.
Voir la ficheAlpha 4 Conexion Solar, SL
Sur les registres, c’est une modeste société à capitaux nominaux ; dans les communiqués du groupe Canadian Solar et de Recurrent Energy, c’est tout un corridor ibérique de centrales et de contrats d’achat d’électricité qui prend forme.
Voir la ficheEdincik enerji Üretim A. Ş.
Une pure player nordique sur des collines balnéatoires au sud de la mer de Marmara, Edincik Enerji Üretim A.Ş.
Voir la ficheOBF AG
Le nom « OBF AG » ne renvoie pas, dans les registres et la presse métier consultés, à un développeur d’énergies renouvelables documenté à part ; la fiche entreprise hébergée sur WattsElse reste un gabarit générique.
Voir la ficheCENTER DANMARK DRIFT APS
Center Danmark Drift ApS opère dans l’ombre du grand hub Center Denmark : tirer le secteur du chauffage vers la transition, en industrialisant la donnée et en mutualisant les briques techniques qu’une fondation à but non lucratif ne peut pas laisser éclater en silos.
Voir la ficheKomi Branch of PJSC "T Plus"
Le fil du chaud n’est pas anodin au-delà du cercle polaire : la branche Komi du producteur russe PJSC « T Plus » opère génération électrique et réseaux de chauffage urbains dans une enclave où chaque hiver pèse sur les coûts du combustible et la résilience des infrastructures.
Voir la ficheHedbodberget Vind AB
Dans le comté du Dalarna, un bout de parc posé en 2009–2011 tourne encore pour une structure locale : Hedbodberget Vind AB, plus exploité par EnBW que médiatisé en France.
Voir la ficheENOVA
Le nom « Enova » est un champ de mines : à Chicago et sur Wikidata, il désigne surtout une fintech du crédit en ligne, Enova International, sans rapport avec un réseau électrique.
Voir la ficheVerallia France
Verallia France vend du durable, mais fabrique encore dans un monde de fours, de gaz et de cycles longs.
Voir la ficheCentral Negros Electric Cooperative
Pendant près de cinquante ans, elle a distribué le courant sur Negros Occidental ; en juillet 2024, elle a disparu juridiquement au profit de Negros Power.
Voir la ficheSelected Volt
Le nom prête à confusion avec des géants cotés ; ici, il s’agit d’une filiale d’un groupe textile-énergie qui tourne depuis 2011 un parc solaire presque « rond » de 9,99 MW en Thessalie, avec des comptes publics d’écorne de boeuf et un risque de réseau que la direction chiffre elle-même.
Voir la ficheLappeenrannan Lämpövoima
Filiale opérationnelle d’un groupe 100 % municipal, Lappeenrannan Lämpövoima incarne une trajectoire rare en Europe : décarboner vite un réseau de chaleur en poussant l’électricité, la bioénergie et le stockage, tout en gardant une queue fossile et une dette qui limitent la marge de manœuvre.
Voir la ficheVeolia Environnement S.A.
Le géant français qui recycle tout, sauf peut-être son image écolo, jonglant entre ambitions vertes et réalités fossiles.
Voir la ficheVilom AB
Vilom AB échappe, en l’état des bases nordiques disponibles au printemps 2026, à toute carte d’identité sectorielle vérifiable sous cette graphie précise dans les énergies renouvelables.
Voir la ficheCobre Las Cruces
Cobre Las Cruces n’est ni une startup ni une PME discrète : c’est le complex minier-metallurgical qu’envisagent des promoteurs comme pilier européen de métaux critiques près de la métropole andalouse.
Voir la ficheFotovoltaica Santa Rosario SpA
Une SpA baptisée « Fotovoltaica Santa Rosario » apparaît sur les radar des bases commerciales latino-américaines, mais sans balances publiques convaincantes : classique chez une coquille projet ou une filiale discrète.
Voir la fiche