Tam Long Hydro Power JSC.
Vous cherchez une « Tam Long » française dans les bases open data européennes ?
À propos de Tam Long Hydro Power JSC.
1. Modèle économique
Le modèle est celui d’un producteur indépendant alimentant la grille nationale : deux groupes de 14,5 MW pour 29 MW en tout, mise en service 09/2014 et 10/2014, raccordement en 110 kV vers le poste de Cư Jút selon la présentation du portail projet. La production de référence affichée est d’environ 132,5 millions de kWh/an (ordre de grandeur de conception), vendue comme électricité « série » dans le système vietnamien. Le capital social déclaré est de 214 milliards de VND, avec le même MST 6400036682 que l’on retrouve sur les annuaires d’immatriculation (présentation de la centrale Hòa Phú, fiche d’identification fiscale). En l’absence de comptes consolidés ou de rapport annuel aisément accessibles au public non vietnamophone, le chiffre d’affaires exact des dernières années n’est pas établi ici : la lecture économique repose sur la capacité, le volume énergétique et la structure de coûts réglementés (eau, réseau).
2. Impact réel
Sur le plan climat, l’électricité produite se substitue, dans les faits, à un mix encore thermo-dépendant au Vietnam : la centrale contribue donc, mécaniquement, à la baisse des émissions par kWh consommé, sans qu’un bilan carbone certifié par l’opérateur ait été repéré dans les sources consultées. Sur le plan environnemental local, l’enjeu est classique des petites centrales hydro : modulation des flux du Serepôk, effets cumulés avec d’autres aménagements en amont/aval, sensibilité aux épisodes secs des Hauts Plateaux — thématique régulièrement soulignée par les observatoires spécialisés sur l’hydraulique en contexte vietnamien (profil open data des projets hydro, analyses GreenID sur les SHPP). Pour un lecteur en France, le parallèle avec la PPE ou les fiches ADEME reste indirect : l’entreprise n’est pas un acteur du marché européen, même si la logique « EnR oui, mais à quel prix pour la ressource eau et les communautés riveraines » résonne avec les débats domestiques (note PDF Trésor sur le PDP8).
3. Innovations / partenariats
Il s’agit d’un actif mature, non d’une start-up « deep tech » : la « technologie », ici, c’est surtout le scoring hydraulique et la qualité de concession. Côté international, un plan de passation lié au volet « Renewable Energy Development Project » et nommément associé au projet hydro de Hòa Phú figure dans la bibliothèque de documents de la Banque mondiale (document de passation) — utile pour l’historique de structuration du projet, pas pour annoncer une levée de fonds récente. Aucun partenariat industriel majeur (OEM, IPP étranger, PPAs « hype ») n’a été identifié dans les sources ouvertes au moment de la rédaction.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier risque n’est pas le greenwashing marketing à la mode occidentale : les tensions sont judiciaires et fiscales. D’une part, le portail du Département de la gestion des ressources en eau relate une décision ministérielle 4085/QĐ-BTNMT portant sur la redevance d’exploitation de Tam Long pour la prise d’eau de surface de la centrale de Hòa Phú, avec une enveloppe totale de 18,61 milliards de VND pour la période 2024–2034 et un rythme annuel de 1,86 milliard de VND à partir de 2025 ainsi qu’un taux par kWh fixé en relation avec un prix de référence publié (synthèse DWRM sur la redevance Tam Long) — soit une contrainte de trésorerie prévisible sur dix ans, peu compatible avec un storytelling « EnR gratuites pour l’investisseur ». D’autre part, la presse juridique rapporte une condamnation civile de 8,1 milliards de VND à l’encontre de l’ancien président du conseil, dans un contentieux de gouvernance actionnariale et de dividendes — article daté du 3 mai 2025 (décision de fonds), prolongé par une mesure de restriction de sortie du territoire visant le même ancien dirigeant (mesure d’exécution). Ces éléments pestent davantage contre une opacité de gouvernance qu’ contre une opération de verdissement de façade.
5. Positionnement stratégique
Dans un système où le PDP8 redistribue les cartes entre charbon en recul, EnR intermittentes et réseau, un actif hydro <30 MW demeure un pivot de flexibilité locale — à condition que la redevance eau et l’hydrologie laissent une marge brute stable (cadrage PDP8 vu depuis Paris). Pour Tam Long, la stratégie « affichée » sur le site projet est classique : fiabilité de production et contribution au renforcement du réseau (argumentaire investisseur-public). La vraie question, pour la suite, est celle du coût complets (eau + dette + contentieux) comparé au prix de l’électricité et aux aléas climatiques — là où les petites hydro passent de symboles verts à actifs politiques.
Verdict WattsElse
Tam Long incarne l’hydro « de terrain » vietnamien : utile au réseau, mais de moins en moins invisible — désormais coté comptabilité publique comme coté salle d’audience. Méfiez-vous des étiquettes : ici, le vert se lit au compteur, mais se paye au mètre cube et au procès-verbal.
Sources : thuydienhoaphu.com · masothue.com · opendevelopmentvietnam.net · greenidvietnam.org.vn · tresor.economie.gouv.fr · documents.worldbank.org · dwrm.mae.gov.vn · baovephapluat.vn · baovephapluat.vn
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