Turinge Energi AB
Co-développeuse puis exploitante de la seconde tranche du plus gros éolien terrestre du comté de Västernorrland, Turinge Energi incarne une phase d’industrialisation où le vert exporte surtout du courant longtemps contracté.
À propos de Turinge Energi AB
1. Modèle économique
Selon les profils projets et la presse spécialisée, le modèle repose sur un parc éolien terrestre d’environ 240,8 MW à Överturingen (Haverö, Västernorrland), en deux phases : la phase 1 est associée à SCA Energy, la phase 2 (151 MW) à l’exploitation par Turinge Energi (Global Energy Monitor, Power Technology). Les revenus viennent de la vente d’électricité, avec un PPA de 29 ans couvrant une part majeure de la production vers Norsk Hydro, et des flux complémentaires vers Neas Energy (Power Technology). Le coût de construction est fréquemment cité autour de 2,7 milliards de SEK dans la littérature de projet (Vindkraftcentrum). Chiffre d’affaires et effectifs de Turinge Energi AB isolée ne sont pas reconstituables proprement depuis les bases sociétaires grand public consultées : l’évaluation passe par l’actif et sa joint-venture. L’ownership consolidée du parc est portée aujourd’hui à 50/50 entre CapMan Infra et Red Rock Power (filiale de SDIC Power) (Power Technology, rapport annuel 2024 CapMan), après enchaînements incluant Macquarie / Green Investment Group sur des volets du dossier (Vindkraftcentrum).
2. Impact réel
Les 56 turbines Siemens Gamesa de 4,3 MW (tours d’environ 155 m) produisent 805,5 GWh/an, équivalent à « environ 40 000 foyers » selon les synthèses projet (Power Technology, Global Energy Monitor). Entrée en service décembre 2020 (Power Technology). L’effet climat est celui d’électrons bas-carbone injectés dans un mix nordique et d’approvisionnement industriel (aluminium). Hors périmètre direct des instruments français (PPE3, fiches ADEME nationales), le parc illustre la décarbonation par contrat long plutôt que par subvention retail. À ne pas confondre avec une centrale hydro « Turinge » recensée comme détenue par Uniper Sverige sur un annuaire hydraulique (vattenkraft.info) : toponyme commun, pas équivalent capitalistique avéré avec Turinge Energi côté éolien.
3. Innovations / partenariats
L’innovation est surtout d’échelle et de contrat : park à grand diamètre, contrat de service 25 ans avec Siemens Gamesa à partir de 2019 (Global Energy Monitor). Côté finance, le refinancement de 180 M€ en 2022, avec DekaBank, NatWest et Bank of China (London), ancre la structure de dette du véhicule détenu par CapMan Infra et Red Rock Power (communiqué CapMan). C’est le schéma classique « développement → cession / institutionnels → refinancement », plus que laboratoire techno.
4. Greenwashing / zones grises
Homonymie : Turinge VVS AB (VVS, Nykvarn) affiche 1,45 M SEK de CA 2025 pour −98 k SEK de résultat et 1 salarié (Turinge VVS sur Allabolag) : à ne pas rapprocher des comptes de l’actif Överturingen. Géopolitique de la dette : le pool 2022 de 180 M€ inclut Bank of China, ce qui tend à complexifier tout récit europe-centered de « souveraineté énergétique » sur infrastructures critiques (communiqué CapMan). Souveraineté locale du futur : en 2024, le veto municipal freinerait 6 projets éoliens sur 10 au stade des décisions communales (Svensk Vindenergi), tension structurelle pour la suite de pipeline, même si Överturingen est déjà en ligne. PPA de 29 ans : sécurise le prix du volume pour l’acheteur ; laisse l’inflation des coûts d’exploitation comme variable pour l’opérateur (Power Technology).
5. Positionnement stratégique
Dans les sources publiques, Turinge Energi fonctionne comme étiquette de phase II plus que comme plate-forme indépendante : l’actif vit sous JV infra et reporting de fonds. CapMan indique que l’infra renouvelable pèse 11 % de son portefeuille géré (6,1 Md€ d’actifs au total, 2024) (rapport annuel 2024 CapMan). Le marché suédois pousse en parallèle SCA à demander un cap politique face aux blocages communaux de nouveaux parcs (SVT Västernorrland).
Verdict WattsElse
Turinge Energi, lue depuis les GWh, est un instrument crédible de baisse d’émissions ; lue depuis la cap table, c’est une ligne au bilan d’infrastructure. En une formule : « le vent souffle encore à Överturingen ; c’est la carte de visite du développeur qui s’est envolée. »
Sources : gem.wiki · power-technology.com · vindkraftcentrum.se · capman.com · vattenkraft.info · capman.com · allabolag.se · svenskvindenergi.org · svt.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Rigel
* Le nom « Rigel » renvoie d’abord aux catalogues astronomiques — pas à un opérateur « maison » grand public.
Voir la ficheAgrola
Filiale de la coopérative suisse fenaco, Agrola avance sur une ligne de crête: rester un gros distributeur d’énergie pour la Suisse rurale tout en se réinventant en opérateur de mobilité bas carbone.
Voir la ficheEIMI
Installateur historique devenu assembleur de solutions énergétiques, EIMI avance vite, très vite.
Voir la ficheUni-Mar Enerji
Uni-Mar Enerji, c’est d’abord une date : le 5 juin 2019, quand une des premières grandes centrales BOT (« build–operate–transfer ») gaz de Turquie bascule chez EÜAŞ.
Voir la ficheHuadian Zouxian Power Generation Co Ltd
À Zoucheng, dans le nord de la province industrielle du Shandong, la filiale Huadian Zouxian Power Generation Co Ltd concentre l’essence du paradoxe thermique à l’échelle chinoise : des milliards investis dans l’« ultra‑supercritique » alors que les annuaires financiers du groupe chantent déjà une baisse de production tirée vers le bas par une priorité…
Voir la ficheSkeby Vind AB
Deux éoliennes historiques à Götene portent un nom d’exploitant minimaliste — Skeby Vind AB — dans une Suède où le vent souffle encore fort sur le réseau, mais où les carnets de commandes et les prix de l’électricité découragent les investisseurs.
Voir la ficheVEDAŞ
VEDAŞ n’est pas un trois-mâts de 1900 : la fiche Q5634312 pointe vers un ancien brick ; l’entreprise industrielle décrite ici est Vangölü Elektrik Dağıtım A.Ş.
Voir la ficheCVR
Contrairement aux homonymes « CVR » (registre d’entreprises danois, autre périmètre), la fiche porte CVR Energy, Inc.
Voir la ficheADOUR METHANISATION
À Aire-sur-l’Adour, une unité qui traite des dizaines de milliers de tonnes de biodéchets affiche en 2025 un chiffre d’affaires en forte hausse et un résultat net qui explode — après des années où le résultat d’exploitation restait dans le rouge.
Voir la ficheENERGIA
Energia ne joue pas dans la cour des grands réseaux de bornes publiques.
Voir la ficheEP Petroecuador
L’Equateur tient sa manne fiscale, EP Petroecuador en porte le poids opérationnel — et l’histoire récente ressemble à un triple resserrement : fermeture du mégabloc Yasuní ITT, effondrement des investissements, et ombre américaine des affaires de corruption avec Gunvor et consorts.
Voir la ficheUSZ
L’université de Szczecin n’est pas une « boîte EnR » : c’est le plus gros pôle académique public de Poméranie occidentale, qui sélectionne ses angles « transition » — recherche climatique, efficacité du patrimoine, outils numériques — au milieu des tensions habituelles du service public polonais : contrôles ministériels, méfiance sur le foncier, financement…
Voir la fichePoblación Solar
Le libellé « Población Solar » ne renvoie pas à une entité juridique unique dans les annuaires ouverts : il recouvre des marques, des territoires et des politiques publiques qui portent le même imaginaire — le solaire au service d’une collectivité — avec des modèles économiques et des risques sociaux très différents.
Voir la ficheTAREA
** Sous l’étiquette « TAREA » se cache, dans vos propres flux, un groupe boursier français déjà engagé dans un pivot brutal : compenser la mue du logement neuf par des fermes de panneaux et des campus hyperscale.
Voir la ficheLightstone Generation LLC
Lightstone Generation LLC n’est pas une « utility » classique : c’est une coque d’actifs thermiques dans le marché de gros américain PJM, ballottée par les deals de fonds et par la régulation environnementale.
Voir la ficheSimply Energy
Le nom Simply Energy est devenu un reliquat de marque : sous l’effet de la maison mère française, le détaillant australien s’est rebaptisé ENGIE en 2024 avec un discours net-zéro et des investissements EnR — au moment même où le régulateur du Victoria transforme les défaillances de service en sanctions et en contentieux.
Voir la ficheQESCO
Au Balouchistan, l’électricité se paie en patience autant qu’en roupies : la Quetta Electric Supply Company incarne la fragilité d’un modèle de distribution sous-tarifé, miné par les pertes et la grogne sociale.
Voir la ficheLeep Utilities
Spécialiste britannique de la dernière ligne en multi-utilities, entre réseaux d’eau, d’électricité et chauffage, avec un soupçon de haute tension pour électrifier les grands comptes.
Voir la ficheQvantum Energi AB
Qvantum Energi AB (siège à Åstorp, Suède) est l’entité juridique derrière la marque Qvantum, positionnée comme fabricant-intégrateur de pompes à chaleur et de services numériques pour bâtiments collectifs et réseaux urbains.
Voir la ficheHuaneng Hunan Yueyang Power Generation Co Ltd
À Chenglingji, dans le district de Yueyanglou, une filiale historique de Huaneng Power International fait tourner l’une des plus grosses plaques charbon du Hunan — au moment où le groupe affiche des profits records et un mix de plus en plus « propre » au niveau consolidé.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Đồng Nai 5
Centrale de 150 MW sur le bassin du Đồng Nai, cette filiale de l’empire charbonnier TKV incarne le paradoxe d’une « EnR » étatique très rentable sur le marché spot, désormais prise dans une tempête politique et judiciaire après des vidanges qui ont inondé des centaines de foyers en novembre 2025.
Voir la ficheKesco
KESCO (« Kosovo Electricity Supply COmpany », marque Kosovo) incarne sous un même acronyme ce que le cache WattMonde peut confondre avec d’autres homonymes : fourniture et trading pour plus de 700 000 clients au Kosovo, pas la centrale elle-même.
Voir la ficheHurva Vind AB
Le « Hurva Vind AB » n’est pas une licorne cotée à part : c’est un projet éolien terrestre en Scanie, au carrefour d’Äspinge et de Klemedstorp près du lieu-dit Hurva, porté par Eolus Vind AB face à une commune d’Eslöv longtemps vent debout.
Voir la ficheKruger Energy Chatham LP
** Kruger Energy Chatham LP porte sur les registres québécois une société qui exploite depuis plus de dix ans un parc éolien de 101 MW dans le sud de l’Ontario — un actif stabilisé par un acheteur public historique.
Voir la fiche