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Batiment / 13 April 2026

La suppression des chaudières gaz dans les constructions neuves pourrait étendre la crise du logement, prévient la FFB.

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L'interdiction des chaudières gaz en 2027, sans mesures de soutien renforcées, représente un surcoût direct de 5 000 à 10 000 € par logement neuf, une pompe à chaleur coûtant 2 à 3 fois plus cher qu'une chaudière gaz.

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La Fédération française du bâtiment (FFB) réagit à l'annonce du Premier ministre concernant l'interdiction des chaudières gaz, y compris hybrides, dans le neuf dès 2027. S'inspirant de la mission Artémis II, la FFB alerte que cette mesure risque de "prolonger la crise du logement". Elle insiste sur la nécessité d'une méthode pour atteindre les objectifs, affirmant qu'il faut "viser la lune, oui, mais avec méthode".

Analyse approfondie

**Contexte & Enjeux**

L'annonce de l'interdiction des chaudières gaz, y compris hybrides, dans les constructions neuves dès le 1er janvier 2027 en France s'inscrit dans un contexte européen visant la neutralité carbone d'ici 2050, avec une suppression progressive des chaudières fossiles d'ici 2040 et la fin des subventions pour les systèmes autonomes dès 2025. Cette accélération française, déjà en place pour les logements individuels neufs depuis 2022, vise à atteindre 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030, motivée par les enjeux géopolitiques et la dépendance aux énergies fossiles. Cependant, cette mesure intervient alors que la France traverse une crise du logement sans précédent, avec 4,2 millions de personnes mal logées en 2024 et 2,7 millions de ménages en attente d'un logement social.

**Analyse Critique**

La Fédération française du bâtiment (FFB) alerte sur un surcoût de 5 000 à 10 000 € par logement neuf, les pompes à chaleur (PAC) coûtant initialement entre 12 000 et 20 000 € contre 4 500 à 8 500 € pour une chaudière gaz. Si les PAC offrent des économies significatives à l'usage (par exemple, 666 €/an d'électricité pour une PAC air/eau contre 1 222 €/an de gaz pour 100 m²), les aides actuelles (MaPrimeRénov', CEE) ciblent majoritairement la rénovation ou les logements de plus de deux ans, laissant un reste à charge moyen de près de 10 000 € pour l'installation d'une PAC. L'absence de concertation préalable et l'impact sur la vente de 60 000 à 65 000 chaudières gaz en 2027 soulignent un manque de méthode, risquant de fragiliser davantage un secteur du bâtiment déjà sous tension et de freiner la construction de logements, aggravant ainsi la crise.
Bibliographie

17 sources consultées par l'IA

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  • euractiv.fr
    Extraits (1)

    L'annonce de l'interdiction des chaudières gaz, y compris hybrides, dans les constructions neuves dès le 1er janvier 2027 en France s'inscrit dans un contexte européen visant la neutralité carbone d'ici 2050, avec une suppression progressive des chaudières fossiles d'ici 2040 et la fin des subventions pour les systèmes autonomes dès 2025.

  • choisir.com
    Extraits (1)

    L'annonce de l'interdiction des chaudières gaz, y compris hybrides, dans les constructions neuves dès le 1er janvier 2027 en France s'inscrit dans un contexte européen visant la neutralité carbone d'ici 2050, avec une suppression progressive des chaudières fossiles d'ici 2040 et la fin des subventions pour les systèmes autonomes dès 2025.

  • energieplus-lesite.be
    Extraits (1)

    L'annonce de l'interdiction des chaudières gaz, y compris hybrides, dans les constructions neuves dès le 1er janvier 2027 en France s'inscrit dans un contexte européen visant la neutralité carbone d'ici 2050, avec une suppression progressive des chaudières fossiles d'ici 2040 et la fin des subventions pour les systèmes autonomes dès 2025.

  • batirama.com
    Extraits (2)

    Cette accélération française, déjà en place pour les logements individuels neufs depuis 2022, vise à atteindre 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030, motivée par les enjeux géopolitiques et la dépendance aux énergies fossiles.

    L'absence de concertation préalable et l'impact sur la vente de 60 000 à 65 000 chaudières gaz en 2027 soulignent un manque de méthode, risquant de fragiliser davantage un secteur du bâtiment déjà sous tension et de freiner la construction de logements, aggravant ainsi la crise.

  • capital.fr
    Extraits (1)

    Cette accélération française, déjà en place pour les logements individuels neufs depuis 2022, vise à atteindre 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030, motivée par les enjeux géopolitiques et la dépendance aux énergies fossiles.

  • alpiq.fr
    Extraits (1)

    Cette accélération française, déjà en place pour les logements individuels neufs depuis 2022, vise à atteindre 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030, motivée par les enjeux géopolitiques et la dépendance aux énergies fossiles.

  • liberation.fr
    Extraits (1)

    Cette accélération française, déjà en place pour les logements individuels neufs depuis 2022, vise à atteindre 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030, motivée par les enjeux géopolitiques et la dépendance aux énergies fossiles.

  • nextplz.fr
    Extraits (1)

    Cette accélération française, déjà en place pour les logements individuels neufs depuis 2022, vise à atteindre 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030, motivée par les enjeux géopolitiques et la dépendance aux énergies fossiles.

  • gestia-solidaire.com
    Extraits (1)

    Cependant, cette mesure intervient alors que la France traverse une crise du logement sans précédent, avec 4,2 millions de personnes mal logées en 2024 et 2,7 millions de ménages en attente d'un logement social.

  • fondationpourlelogement.fr
    Extraits (1)

    Cependant, cette mesure intervient alors que la France traverse une crise du logement sans précédent, avec 4,2 millions de personnes mal logées en 2024 et 2,7 millions de ménages en attente d'un logement social.

  • force-ouvriere.fr
    Extraits (1)

    Cependant, cette mesure intervient alors que la France traverse une crise du logement sans précédent, avec 4,2 millions de personnes mal logées en 2024 et 2,7 millions de ménages en attente d'un logement social.

  • carrefour.fr
    Extraits (1)

    La Fédération française du bâtiment (FFB) alerte sur un surcoût de 5 000 à 10 000 € par logement neuf, les pompes à chaleur (PAC) coûtant initialement entre 12 000 et 20 000 € contre 4 500 à 8 500 € pour une chaudière gaz.

  • m-energies.fr
    Extraits (1)

    Si les PAC offrent des économies significatives à l'usage (par exemple, 666 €/an d'électricité pour une PAC air/eau contre 1 222 €/an de gaz pour 100 m²),

  • primesenergie.fr
    Extraits (1)

    les aides actuelles (MaPrimeRénov', CEE) ciblent majoritairement la rénovation ou les logements de plus de deux ans, laissant un reste à charge moyen de près de 10 000 € pour l'installation d'une PAC.

  • hellowatt.fr
    Extraits (1)

    les aides actuelles (MaPrimeRénov', CEE) ciblent majoritairement la rénovation ou les logements de plus de deux ans, laissant un reste à charge moyen de près de 10 000 € pour l'installation d'une PAC.

  • panasonic.eu
    Extraits (1)

    les aides actuelles (MaPrimeRénov', CEE) ciblent majoritairement la rénovation ou les logements de plus de deux ans, laissant un reste à charge moyen de près de 10 000 € pour l'installation d'une PAC.

  • quechoisir.org
    Extraits (1)

    les aides actuelles (MaPrimeRénov', CEE) ciblent majoritairement la rénovation ou les logements de plus de deux ans, laissant un reste à charge moyen de près de 10 000 € pour l'installation d'une PAC.

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