Énergie : le second front de la guerre au Moyen-Orient
Sujet de veille: sur marche, l'impact se joue surtout dans l'exécution terrain (délais, CAPEX, compétences, raccordement).
Frappes ciblées, infrastructures paralysées, marchés sous tension : un mois et demi après le début du conflit au Moyen-Orient, la crise énergétique s’installe dans la durée. Raffineries, dépôts pétroliers et terminaux gaziers sont devenus des cibles militaires. Alors qu’un cessez-le-feu semblait se dessiner ces derniers jours, les négociations sont aujourd’hui au point mort. La situation reste particulièrement préoccupante autour du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures, dont la fermeture partielle perturbe fortement les flux énergétiques. Selon plusieurs décomptes, près de 75 sites ont été endommagés, dont une trentaine gravement. Une situation inédite qui pousse l’Agence internationale de l’énergie à évoquer « la crise énergétique la plus grave de l’histoire ». Un détroit stratégique Long de quelques dizaines de kilomètres à son point le plus étroit, le détroit d’Ormuz concentre à lui seul près d’un quart du commerce maritime mondial de pétrole. En 2025