L’Europe centrale, « grande perdante » du nouveau système gazier européen
Sujet de veille: cet épisode sur batiment peut se traduire vite en tension d'approvisionnement ou volatilité de prix pour la filière.
Entre avril 2022 et décembre 2024, l’Europe a connu l’un des plus grands bouleversements énergétiques de son histoire récente. En l’espace de moins de trois ans, les flux de gaz russe acheminés par gazoducs vers l’Union européenne se sont quasiment évaporés, mettant fin à un modèle logistique vieux de plus de 60 ans. « Le marché européen a certes réussi à maintenir son équilibre, mais au prix d’une transformation radicale de sa géographie gazière et de son architecture tarifaire » indique l’étude consacrée à l’impact de l’évolution des flux de gaz sur les écarts de prix des hubs en Europe centrale de l’Oxford Institute for Energy Studies (OIES). Et ce sont les pays d’Europe centrale — Autriche, Slovaquie et République tchèque — qui en subissent aujourd’hui les conséquences les plus lourdes. Une dépendance russe compensée par le GNL Avant la guerre en Ukraine, les importations de gaz russe constituaient une composante majeure de l’approvisionnement européen. Entre 2021 et 2023, ces volu