De TotalEnergies à Shell, les compagnies européennes s'imposent.
De TotalEnergies à Shell, les compagnies européennes raflent la mise Admin FCE 07 mai 2026 - 19:43 Les compagnies pétrogazières européennes ont dégagé d'énormes profits au 1er trimestre, profitant de la volatilité des cours provoquée par la guerre au Moyen-Orient, ce qui a relancé de Londres à Paris les appels à taxer ces bénéfices exceptionnels. Shell a fermé jeudi la saison des résultats des +majors+ en annonçant un bénéfice net de près de 5,7 milliards de dollars (environ 4,8 milliards d'euros), en augmentation de 19% par rapport au premier trimestre 2025.Le groupe explique avoir bénéficié de prix plus élevés et de "marges de raffinage accrues", ainsi que d'"une contribution plus élevée des activités de négoce".Dans des conditions similaires, sa concurrente britannique BP a présenté fin avril un bénéfice en forte hausse, à 3,84 milliards de dollars (3,28 milliards d'euros) tandis que les profits de TotalEnergies ont bondi de 51% à 5,8 milliards de dollars (4,96 milliards d'euros).
L'éclairage Watts Else
Malgré les appels à taxer les superprofits, la taxe britannique de 38% ne s'applique qu'à la production en mer du Nord, laissant des milliards de dollars de bénéfices de négoce et de raffinage de Shell et BP échapper à l'impôt.
Lecture rapide
Malgré les appels à taxer les superprofits, la taxe britannique de 38% ne s'applique qu'à la production en mer du Nord, laissant des milliards de dollars de bénéfices de négoce et de raffinage de Shell et BP échapper à l'impôt.
Fossiles, Reglementation, Financement
Source primaire, calendrier d’application, acteurs directement exposés.
Analyse approfondie
Contexte & Enjeux
Les compagnies pétrogazières européennes, telles que TotalEnergies et Shell, ont enregistré des profits exceptionnels au premier trimestre 2026, capitalisant sur la volatilité des cours mondiaux exacerbée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le prix du baril de Brent a ainsi atteint une moyenne de près de 99 dollars en mars 2026, avec des pointes à 118 dollars, après avoir démarré l'année autour de 65 dollars. Cette flambée des bénéfices relance le débat sur la taxation des "superprofits", alors même que l'Union européenne s'est fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et de neutralité climatique pour 2050. La persistance de ces gains massifs souligne la dépendance continue de l'Europe aux hydrocarbures, notamment dans le secteur des transports, et pose un défi majeur au financement de la transition énergétique.
Analyse Critique
L'article met en lumière la capacité des majors européennes à tirer parti des turbulences de marché grâce à leurs puissantes activités de négoce et de raffinage, contrairement à leurs homologues américaines plus axées sur la production. Malgré les appels à une taxation accrue, le cadre réglementaire actuel montre ses limites; par exemple, la taxe britannique sur les bénéfices énergétiques (Energy Profits Levy) à 38% ne s'applique qu'à la production en mer du Nord, laissant échapper les milliards générés par le négoce et le raffinage. En France, les propositions de loi pour taxer les superprofits de TotalEnergies se heurtent aux réserves gouvernementales sur leur assiette et leur rendement. Cette situation révèle un angle mort réglementaire persistant, où les profits issus de la spéculation et de la valorisation des marges hors production échappent souvent à des mécanismes de taxation exceptionnels, sapant la perception de justice fiscale et la capacité des États à réinvestir ces fonds dans l'accélération de la transition énergétique.
Bibliographie IA
11 sources consultées par l'analyse augmentée.
Extraits consultés (1)
Le prix du baril de Brent a ainsi atteint une moyenne de près de 99 dollars en mars 2026, avec des pointes à 118 dollars, après avoir démarré l'année autour de 65 dollars
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Le prix du baril de Brent a ainsi atteint une moyenne de près de 99 dollars en mars 2026, avec des pointes à 118 dollars, après avoir démarré l'année autour de 65 dollars
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Cette flambée des bénéfices relance le débat sur la taxation des "superprofits", alors même que l'Union européenne s'est fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et de neutralité climatique pour 2050
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Cette flambée des bénéfices relance le débat sur la taxation des "superprofits", alors même que l'Union européenne s'est fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et de neutralité climatique pour 2050
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Cette flambée des bénéfices relance le débat sur la taxation des "superprofits", alors même que l'Union européenne s'est fixé des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% d'ici 2030 et de neutralité climatique pour 2050
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La persistance de ces gains massifs souligne la dépendance continue de l'Europe aux hydrocarbures, notamment dans le secteur des transports
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Malgré les appels à une taxation accrue, le cadre réglementaire actuel montre ses limites; par exemple, la taxe britannique sur les bénéfices énergétiques (Energy Profits Levy) à 38% ne s'applique qu'à la production en mer du Nord, laissant échapper les milliards générés par le négoce et le raffinage
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En France, les propositions de loi pour taxer les superprofits de TotalEnergies se heurtent aux réserves gouvernementales sur leur assiette et leur rendement
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En France, les propositions de loi pour taxer les superprofits de TotalEnergies se heurtent aux réserves gouvernementales sur leur assiette et leur rendement
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Cette situation révèle un angle mort réglementaire persistant, où les profits issus de la spéculation et de la valorisation des marges hors production échappent souvent à des mécanismes de taxation exceptionnels, sapant la perception de justice fiscale et la capacité des États à réinvestir ces fonds dans l'accélération de la transition énergétique
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Cette situation révèle un angle mort réglementaire persistant, où les profits issus de la spéculation et de la valorisation des marges hors production échappent souvent à des mécanismes de taxation exceptionnels, sapant la perception de justice fiscale et la capacité des États à réinvestir ces fonds dans l'accélération de la transition énergétique