Quand la machine administrative est en roue libre
La transition énergétique et l’ambition légitime de réduire les émissions de gaz à effet de serre ont malheureusement donné une opportunité unique à la machine technocratique et administrative française d’étendre ses prérogatives. Elle a ainsi multiplié au fil des années des dispositifs toujours plus complexes, toujours plus coûteux, la plupart du temps inefficaces, qu’il a fallu sans cesse rectifier, corriger, voire suspendre. CEE, DPE, MaPrimRenov', ZFE, malus automobile, renouvelables intermittents, ZAN... Leur caractéristique commune : le gaspillage d’argent public, l’incapacité à mesurer les conséquences des décisions, l’incompréhension et la colère des citoyens et l’irresponsabilité à tous les étages, des politiques aux hauts fonctionnaires. Voilà un florilège non exhaustif de ce qu’une économie suradministrée peut engendrer de pire… avec les meilleures intentions du monde affichées. Par Léon Thau. Article paru dans le numéro 28 du magazine Transitions & Energies.