Le MACF à l’épreuve du réel

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Au 1er janvier 2026, l’Europe s’est lancée dans le grand bain. Après des années de discussions, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF, ou CBAM en anglais), a connu sa première mise en œuvre opérationnelle. Un grand pas pour l’Union européenne, qui a fait de ce système l’instrument clé d’une politique industrielle plus verte. Pensé en miroir du marché européen des quotas de CO₂ (« european trading system », ETS), le MACF a pour objectif d’imposer aux produits importés dans l’Union un prix du carbone équivalent à celui payé par les industriels européens. En prévenant les délocalisations vers des pays moins-disants sur le plan environnemental, Bruxelles entend garantir une concurrence équitable tout en encourageant la décarbonation à l’échelle mondiale. Cinq longues années de discussions ont mené à sa mise en place. Six secteurs intensifs en énergie, jugés les plus exposés aux fuites de carbone, sont concernés : le fer et l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’hy

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