Guerre au Proche-Orient : pourquoi le choc énergétique pèsera moins sur la France qu’en 2022 selon l’Insee
La nouvelle crise énergétique devrait peser sur l’économie française, mais dans des proportions nettement inférieures à celles observées après l’invasion de l’Ukraine. Dans sa note de conjoncture publiée le 17 juin, l’Insee estime que la hausse des prix de l’énergie liée à la guerre au Proche-Orient représenterait un prélèvement de l’ordre de 0,2 % sur le revenu national en 2026. En 2022, ce prélèvement avait atteint 1,4 point. Lors des deux chocs pétroliers des années 1970, il avait approché 3 points, dans une économie française alors beaucoup plus dépendante du pétrole. Le conflit déclenché à la fin de février et le blocage du détroit d’Ormuz ont provoqué une contraction d’environ 12 % de la production mondiale de pétrole, selon les hypothèses retenues par l’Institut. Le Brent, qui s’échangeait autour de 60 dollars le baril à la fin de 2025, a dépassé 110 dollars à la fin d’avril. Le protocole d’accord conclu le 14 juin a ensuite entraîné une détente des cours. L’Insee retient, pour
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