Le marché du CO₂ biogénique veut changer d’échelle en France
Pour les acteurs du secteur, l’enjeu devient stratégique. Car chaque unité de méthanisation injectant du biométhane dans les réseaux produit également du CO₂, aujourd’hui encore majoritairement relâché dans l’atmosphère. Or ce CO₂ est dit « biogénique » : il provient de matières organiques récentes — déchets agricoles, biodéchets ou effluents d’élevage — et peut potentiellement être valorisé dans l’industrie, l’agroalimentaire, la construction, la chimie verte, les carburants durables ou demain dans les technologies d’émissions négatives. « Récupérer le CO₂ sur une installation de méthanisation, c’est techniquement très simple. Le vrai sujet, c’est l’organisation du marché », souligne Luc Budin, délégué général du club biogaz de l’Atee, interrogé sur les perspectives de la filière. En France, le marché du CO2 c’est environ 500 kt collectées chaque année, principalement pour des usages industriels. Il serait estimé à 1,1 million de tonnes par an, selon le cabinet Sia Partners, que les
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Pour les acteurs du secteur, l’enjeu devient stratégique. Car chaque unité de méthanisation injectant du biométhane dans les réseaux produit également du CO₂, aujourd’hui encore majoritairement relâché dans l’atmosphère. Or ce CO₂ est dit « biogénique » : il provient de matières organiques récentes — déchets agricoles, biodéchets ou effluents d’élevage — et peut potentiellement être valorisé dans l’industrie, l’agroalimentaire, la construction, la chimie verte, les carburants durables ou demain dans les technologies d’émissions négatives. « Récupérer le CO₂ sur une installation de méthanisation, c’est techniquement très simple. Le vrai sujet, c’est l’organisation du marché », souligne Luc Budin, délégué général du club biogaz de l’Atee, interrogé sur les perspectives de la filière. En France, le marché du CO2 c’est environ 500 kt collectées chaque année, principalement pour des usages industriels. Il serait estimé à 1,1 million de tonnes par an, selon le cabinet Sia Partners, que les
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Pour les acteurs du secteur, l’enjeu devient stratégique. Car chaque unité de méthanisation injectant du biométhane dans les réseaux produit également du CO₂, aujourd’hui encore majoritairement relâché dans l’atmosphère. Or ce CO₂ est dit « biogénique » : il provient de matières organiques récentes — déchets agricoles, biodéchets ou effluents d’élevage — et peut potentiellement être valorisé dans l’industrie, l’agroalimentaire, la construction, la chimie verte, les carburants durables ou demain dans les technologies d’émissions négatives. « Récupérer le CO₂ sur une installation de méthanisation, c’est techniquement très simple. Le vrai sujet, c’est l’organisation du marché », souligne Luc Budin, délégué général du club biogaz de l’Atee, interrogé sur les perspectives de la filière. En France, le marché du CO2 c’est environ 500 kt collectées chaque année, principalement pour des usages industriels. Il serait estimé à 1,1 million de tonnes par an, selon le cabinet Sia Partners, que les
Marche, Industrie, Innovation
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