L’AIE prévoit une baisse de 0,5 % de la demande mondiale de gaz en 2026
Après le choc provoqué par l’invasion de l’Ukraine en 2022, c’est cette fois le conflit au Moyen-Orient qui rebat les cartes de l’approvisionnement mondial. Dans son « Gas Market Report, Q3-2026 », l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la demande mondiale de gaz naturel devrait reculer d’environ 0,5 % en 2026, soit près de 20 milliards de mètres cubes. Ce serait la troisième baisse annuelle de la décennie, après 2020 et 2022. Le facteur déclencheur est connu : la fermeture de fait du détroit d’Ormuz après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient fin février. Ce passage stratégique représentait près de 20 % de l’offre mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL). Sa paralysie a brutalement interrompu une détente progressive des marchés observée depuis le second semestre 2025 et provoqué un regain de volatilité sur les prix. Un accord intérimaire conclu mi-juin entre les États-Unis et l’Iran doit ouvrir la voie à une réouverture complète du détroit. Mais l’AIE insiste sur
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