L'atome en Espagne : débats politiques, arbitrages stratégiques et défis économiques.
Alors que l'Espagne persiste à fermer ses 7 GW nucléaires d'ici 2035, la France prolonge ses centrales à 60 ans et vise 6 nouveaux EPR, accentuant le décalage stratégique européen en matière de souveraineté électrique.
Le black-out du 28 avril 2025 en Espagne a exposé la fragilité du réseau. L'énergie nucléaire, qui représente 20 % de l'électricité espagnole (7 réacteurs, 7 GW), est programmée pour fermer entre 2027 et 2035 selon le PNIEC. Suite à l'incident, 66 % des Espagnols soutiennent le maintien des centrales (contre 43 % en 2023). La demande de gaz pour l'électricité a augmenté de 41,2 % au 1er semestre post-panne.
Analyse approfondie
Le black-out du 28 avril 2025 en Espagne et au Portugal a mis en lumière la fragilité des réseaux électriques face à une forte dépendance aux énergies renouvelables intermittentes. Malgré l'importance du nucléaire, qui représente environ 20 % de l'électricité espagnole, le Plan national intégré énergie-climat (PNIEC) prévoit la fermeture progressive de ses sept réacteurs entre 2027 et 2035. Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025. L'incident a d'ailleurs provoqué une hausse significative du soutien public espagnol au maintien des centrales, passant de 43 % en 2023 à 66 % en 2025. De plus, la demande de gaz pour la production électrique en Espagne a bondi de 41,2 % au premier semestre suivant la panne, soulignant la nécessité de sources pilotables.
**Analyse Critique**
L'article révèle une divergence critique entre les objectifs politiques espagnols de dénucléarisation et les impératifs de sécurité et de stabilité du réseau électrique, exacerbés par le black-out de 2025. Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence. Des acteurs majeurs comme Iberdrola ont déjà sollicité un report des fermetures, confrontés à la volatilité des prix de l'électricité qui atteignaient 118,99 EUR/MWh en janvier 2026. Cette situation souligne un angle mort dans la planification énergétique espagnole : la sous-estimation du rôle stabilisateur du nucléaire et les implications pour la souveraineté énergétique et les émissions de CO2, malgré un contexte européen de plus en plus favorable à l'énergie atomique comme solution décarbonée.
Bibliographie
10 sources consultées par l'IA
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sfen.org
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Le black-out du 28 avril 2025 en Espagne et au Portugal a mis en lumière la fragilité des réseaux électriques face à une forte dépendance aux énergies renouvelables intermittentes
Malgré l'importance du nucléaire, qui représente environ 20 % de l'électricité espagnole, le Plan national intégré énergie-climat (PNIEC) prévoit la fermeture progressive de ses sept réacteurs entre 2027 et 2035
Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025
+ 3 autres extraits
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nuklearforum.ch
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Malgré l'importance du nucléaire, qui représente environ 20 % de l'électricité espagnole, le Plan national intégré énergie-climat (PNIEC) prévoit la fermeture progressive de ses sept réacteurs entre 2027 et 2035
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sfen.org
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Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025
Cette situation souligne un angle mort dans la planification énergétique espagnole : la sous-estimation du rôle stabilisateur du nucléaire et les implications pour la souveraineté énergétique et les émissions de CO2, malgré un contexte européen de plus en plus favorable à l'énergie atomique comme solution décarbonée
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orano.group
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Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025
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nuklearforum.ch
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L'incident a d'ailleurs provoqué une hausse significative du soutien public espagnol au maintien des centrales, passant de 43 % en 2023 à 66 % en 2025
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zonebourse.com
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De plus, la demande de gaz pour la production électrique en Espagne a bondi de 41,2 % au premier semestre suivant la panne, soulignant la nécessité de sources pilotables
Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence
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euractiv.fr
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L'article révèle une divergence critique entre les objectifs politiques espagnols de dénucléarisation et les impératifs de sécurité et de stabilité du réseau électrique, exacerbés par le black-out de 2025
Des acteurs majeurs comme Iberdrola ont déjà sollicité un report des fermetures, confrontés à la volatilité des prix de l'électricité qui atteignaient 118,99 EUR/MWh en janvier 2026
Cette situation souligne un angle mort dans la planification énergétique espagnole : la sous-estimation du rôle stabilisateur du nucléaire et les implications pour la souveraineté énergétique et les émissions de CO2, malgré un contexte européen de plus en plus favorable à l'énergie atomique comme solution décarbonée
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teamfrance-export.fr
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Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence
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enerdata.fr
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Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence
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tradingeconomics.com
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Des acteurs majeurs comme Iberdrola ont déjà sollicité un report des fermetures, confrontés à la volatilité des prix de l'électricité qui atteignaient 118,99 EUR/MWh en janvier 2026
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