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Europe / 13 January 2026

L'atome en Espagne : débats politiques, arbitrages stratégiques et défis économiques.

Pertinence éditoriale 53%
L'éclairage Watts Else

Alors que l'Espagne persiste à fermer ses 7 GW nucléaires d'ici 2035, la France prolonge ses centrales à 60 ans et vise 6 nouveaux EPR, accentuant le décalage stratégique européen en matière de souveraineté électrique.

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Le black-out du 28 avril 2025 en Espagne a exposé la fragilité du réseau. L'énergie nucléaire, qui représente 20 % de l'électricité espagnole (7 réacteurs, 7 GW), est programmée pour fermer entre 2027 et 2035 selon le PNIEC. Suite à l'incident, 66 % des Espagnols soutiennent le maintien des centrales (contre 43 % en 2023). La demande de gaz pour l'électricité a augmenté de 41,2 % au 1er semestre post-panne.

Analyse approfondie

**Contexte & Enjeux**

Le black-out du 28 avril 2025 en Espagne et au Portugal a mis en lumière la fragilité des réseaux électriques face à une forte dépendance aux énergies renouvelables intermittentes. Malgré l'importance du nucléaire, qui représente environ 20 % de l'électricité espagnole, le Plan national intégré énergie-climat (PNIEC) prévoit la fermeture progressive de ses sept réacteurs entre 2027 et 2035. Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025. L'incident a d'ailleurs provoqué une hausse significative du soutien public espagnol au maintien des centrales, passant de 43 % en 2023 à 66 % en 2025. De plus, la demande de gaz pour la production électrique en Espagne a bondi de 41,2 % au premier semestre suivant la panne, soulignant la nécessité de sources pilotables.

**Analyse Critique**

L'article révèle une divergence critique entre les objectifs politiques espagnols de dénucléarisation et les impératifs de sécurité et de stabilité du réseau électrique, exacerbés par le black-out de 2025. Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence. Des acteurs majeurs comme Iberdrola ont déjà sollicité un report des fermetures, confrontés à la volatilité des prix de l'électricité qui atteignaient 118,99 EUR/MWh en janvier 2026. Cette situation souligne un angle mort dans la planification énergétique espagnole : la sous-estimation du rôle stabilisateur du nucléaire et les implications pour la souveraineté énergétique et les émissions de CO2, malgré un contexte européen de plus en plus favorable à l'énergie atomique comme solution décarbonée.
Bibliographie

10 sources consultées par l'IA

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  • sfen.org
    Extraits (6)

    Le black-out du 28 avril 2025 en Espagne et au Portugal a mis en lumière la fragilité des réseaux électriques face à une forte dépendance aux énergies renouvelables intermittentes

    Malgré l'importance du nucléaire, qui représente environ 20 % de l'électricité espagnole, le Plan national intégré énergie-climat (PNIEC) prévoit la fermeture progressive de ses sept réacteurs entre 2027 et 2035

    Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025

    + 3 autres extraits

  • nuklearforum.ch
    Extraits (1)

    Malgré l'importance du nucléaire, qui représente environ 20 % de l'électricité espagnole, le Plan national intégré énergie-climat (PNIEC) prévoit la fermeture progressive de ses sept réacteurs entre 2027 et 2035

  • sfen.org
    Extraits (2)

    Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025

    Cette situation souligne un angle mort dans la planification énergétique espagnole : la sous-estimation du rôle stabilisateur du nucléaire et les implications pour la souveraineté énergétique et les émissions de CO2, malgré un contexte européen de plus en plus favorable à l'énergie atomique comme solution décarbonée

  • orano.group
    Extraits (1)

    Cette stratégie contraste avec la relance nucléaire française et le soutien croissant à l'atome en Europe, où la taxonomie de l'UE a inclus le nucléaire comme investissement "vert" en 2022, une décision confirmée en septembre 2025

  • nuklearforum.ch
    Extraits (1)

    L'incident a d'ailleurs provoqué une hausse significative du soutien public espagnol au maintien des centrales, passant de 43 % en 2023 à 66 % en 2025

  • zonebourse.com
    Extraits (2)

    De plus, la demande de gaz pour la production électrique en Espagne a bondi de 41,2 % au premier semestre suivant la panne, soulignant la nécessité de sources pilotables

    Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence

  • euractiv.fr
    Extraits (3)

    L'article révèle une divergence critique entre les objectifs politiques espagnols de dénucléarisation et les impératifs de sécurité et de stabilité du réseau électrique, exacerbés par le black-out de 2025

    Des acteurs majeurs comme Iberdrola ont déjà sollicité un report des fermetures, confrontés à la volatilité des prix de l'électricité qui atteignaient 118,99 EUR/MWh en janvier 2026

    Cette situation souligne un angle mort dans la planification énergétique espagnole : la sous-estimation du rôle stabilisateur du nucléaire et les implications pour la souveraineté énergétique et les émissions de CO2, malgré un contexte européen de plus en plus favorable à l'énergie atomique comme solution décarbonée

  • teamfrance-export.fr
    Extraits (1)

    Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence

  • enerdata.fr
    Extraits (1)

    Tandis que l'Espagne vise 81 % d'énergies renouvelables dans son mix électrique d'ici 2030 et que celles-ci représentaient déjà 56,8 % en 2024, la dépendance accrue au gaz post-panne (avec une augmentation de 41,2 % de la demande pour l'électricité) met en évidence le défi de l'intermittence

  • tradingeconomics.com
    Extraits (1)

    Des acteurs majeurs comme Iberdrola ont déjà sollicité un report des fermetures, confrontés à la volatilité des prix de l'électricité qui atteignaient 118,99 EUR/MWh en janvier 2026

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