Nucléaire ·

Effacement électrique : la Cour des comptes dénonce une politique coûteuse et inefficace

Lire l'article original · Transitions & Energies

Dans un rapport d'août 2026, la Cour des comptes chiffre le soutien public à l'effacement électrique entre 2018 et 2025 à près de 430 millions d'euros, estime que plus des deux tiers de cette dépense auraient pu être évités à résultat égal, et relève que l'État s'est engagé sur 1,18 milliard pour les années à venir.

L'éclairage Watts Else

L'enjeu n'est pas la flexibilité en soi mais la qualité de la dépense publique : une capacité rémunérée mais peu activée ou peu fiable laisse entier le besoin de moyens de production pour les pointes, alors que des engagements pluriannuels sont déjà pris.

Analyse approfondie

Contexte & Enjeux
Fait rapporté : Dans un rapport d'août 2026, la Cour des comptes chiffre le soutien public à l'effacement électrique entre 2018 et 2025 à près de 430 millions d'euros, estime que plus des deux tiers de cette dépense auraient pu être évités à résultat égal, et relève que l'État s'est engagé sur 1,18 milliard pour les années à venir.

Fait rapporté : Le soutien à l'effacement passe par une enchère à prix unique avec prix plafond ; ce plafond a été doublé en 2021, de 30 000 à 60 000 €/MW, et l'enchère de 2025 a abouti à un prix de 28 863 €/MW, ce que l'article présente comme la preuve d'un plafond trop élevé.

Analyse Critique
Fait rapporté : L'effacement réduit ou suspend la consommation lors des pics ; rémunéré par une enchère payée au prix de la dernière offre retenue (clearing price), le mécanisme verse une rente aux acteurs dont le coût d'effacement est faible, d'autant plus facilement que le plafond est haut et que les candidats sont moins nombreux que le volume demandé.

Fait rapporté : Selon la Cour, dans l'effacement industriel les bénéficiaires ont été les industriels électro-intensifs plutôt que les agrégateurs ; Voltalis, principal agrégateur, conteste et soutient que les coups de pouce ont financé un nouveau service destiné aux consommateurs. Horizon au-delà de 2026 : unknown dans l'extrait disponible.

Fait rapporté : La capacité payée n'est pas nécessairement une capacité disponible : des tests RTE antérieurs à 2018 affichaient une fiabilité inférieure à 75 % de la capacité testée et le rapport évoque des capacités « fantômes ». Les acteurs contestent cette lecture et invoquent des conditions économiques moins favorables depuis 2023.

Ce que vous devez retenir
- La critique de la Cour porte sur le design de l'enchère — prix unique payé au prix de la dernière offre, plafond doublé en 2021, concurrence insuffisante sur la période 2018-2024 — davantage que sur le principe de l'effacement.
- L'enjeu n'est pas la flexibilité en soi mais la qualité de la dépense publique : une capacité rémunérée mais peu activée ou peu fiable laisse entier le besoin de moyens de production pour les pointes, alors que des engagements pluriannuels sont déjà pris.
- Action : Attendre. L'extrait fourni est tronqué : il ne décrit ni le dispositif qui succède à l'appel d'offres en vigueur jusqu'en 2026, ni les suites réservées aux recommandations de la Cour (contrôle de la rémunération, fiabilité des capacités). (déclencheur : Publication du texte ou de la décision fixant le mécanisme d'effacement postérieur à 2026, ou publication de données RTE sur la fiabilité effectivement mesurée des capacités rémunérées.)

Sources
- [1] transitionsenergies.com (2026-10-31T00:13:59+00:00)

Inconnues
- Le dispositif qui remplace ou prolonge l'appel d'offres effacement après 2026
- Les suites données aux recommandations de la Cour, notamment sur le contrôle de la rémunération des capitaux
- La fiabilité effectivement mesurée des capacités d'effacement après 2018
- Le calendrier et les modalités de versement du montant de 1,18 milliard déjà engagé
- Le contenu complet du rapport d'août 2026, le texte source fourni étant tronqué
- Analyse limitée au texte extrait disponible.
- Un extrait cité ne suffit pas à confirmer l'interprétation proposée.

À retenir

  • La critique de la Cour porte sur le design de l'enchère — prix unique payé au prix de la dernière offre, plafond doublé en 2021, concurrence insuffisante sur la période 2018-2024 — davantage que sur le principe de l'effacement.
  • La capacité payée n'est pas nécessairement une capacité disponible : des tests RTE antérieurs à 2018 affichaient une fiabilité inférieure à 75 % de la capacité testée et le rapport évoque des capacités « fantômes ». Les acteurs contestent cette lecture et invoquent des conditions économiques moins favorables depuis 2023.
  • Publication du texte ou de la décision fixant le mécanisme d'effacement postérieur à 2026, ou publication de données RTE sur la fiabilité effectivement mesurée des capacités rémunérées.
  • Le dispositif qui remplace ou prolonge l'appel d'offres effacement après 2026

Thématiques