PPE 3 : le nucléaire retrouve sa place, les énergies renouvelables terrestres décélèrent.
Le Premier ministre et le ministre de l'Énergie ont dévoilé le 12 février 2026 les lignes de la PPE3, publiée par décret. Elle confirme le retour du nucléaire et baisse les ambitions pour les EnR terrestres. La France vise 650-693 TWh d'électricité décarbonée en 2035 (544 TWh en 2025) et veut réduire les fossiles de 900 TWh (2023) à 330 TWh (2035). La part des fossiles passera de 58% (2023) à 40% (2030) et 29% (2035). Une clause de revoyure est prévue en 2027.
L'éclairage Watts Else
La "clause de revoyure" de 2027, à seulement 8 ans de l'échéance 2035, rend illusoire l'intégration de 100 à 150 TWh supplémentaires de production nucléaire, dont le déploiement réel prendrait 10 à 15 ans par réacteur. Tags
Lecture rapide
La "clause de revoyure" de 2027, à seulement 8 ans de l'échéance 2035, rend illusoire l'intégration de 100 à 150 TWh supplémentaires de production nucléaire, dont le déploiement réel prendrait 10 à 15 ans par réacteur. Tags
Renouvelables, Nucleaire, Reglementation
Source primaire, calendrier d’application, acteurs directement exposés.
Analyse approfondie
Contexte & Enjeux
La PPE3, dévoilée en février 2026, réaffirme la stratégie nucléaire française tout en modérant les ambitions pour les EnR terrestres. Cette orientation intervient alors que l'UE vise 42,5% d'énergies renouvelables d'ici 2030, voire 45%, soulignant une dynamique européenne de décarbonation. La France ambitionne une réduction drastique des consommations fossiles, de 900 TWh en 2023 à 330 TWh en 2035, dans sa quête d'indépendance énergétique. Avec des prix de gros de l'électricité à 93,53 €/MWh en février 2026, mais une volatilité accrue post-ARENH, cette feuille de route est cruciale pour la souveraineté et la compétitivité du pays.
Analyse Critique
La PPE3 révèle une stratégie française fortement nucléarisée, réduisant les ambitions pour les EnR terrestres, jugée "non-sens total" par l'Alliance pour l'énergie locale. Cette primauté contraste avec l'historique des EPR, Flamanville ayant connu 12 ans de retard et un coût final dépassant 19 milliards d'euros. L'intégration de 100 à 150 TWh nucléaires supplémentaires d'ici 2035 est illusoire, le déploiement réel prenant 10 à 15 ans par réacteur, et les six nouveaux EPR2 étant estimés à 67,4 milliards d'euros. La "clause de revoyure" de 2027, si proche de l'échéance 2035, rend tout ajustement substantiel irréaliste, malgré les appels des acteurs renouvelables pour une stratégie plus équilibrée.
Bibliographie IA
10 sources consultées par l'analyse augmentée.
Extraits consultés (1)
Cette orientation intervient alors que l'UE vise 42,5% d'énergies renouvelables d'ici 2030, voire 45%, soulignant une dynamique européenne de décarbonation
Extraits consultés (1)
Cette orientation intervient alors que l'UE vise 42,5% d'énergies renouvelables d'ici 2030, voire 45%, soulignant une dynamique européenne de décarbonation
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La France ambitionne une réduction drastique des consommations fossiles, de 900 TWh en 2023 à 330 TWh en 2035, dans sa quête d'indépendance énergétique
Extraits consultés (1)
Avec des prix de gros de l'électricité à 93,53 €/MWh en février 2026, mais une volatilité accrue post-ARENH, cette feuille de route est cruciale pour la souveraineté et la compétitivité du pays
Extraits consultés (1)
Avec des prix de gros de l'électricité à 93,53 €/MWh en février 2026, mais une volatilité accrue post-ARENH, cette feuille de route est cruciale pour la souveraineté et la compétitivité du pays
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Cette primauté contraste avec l'historique des EPR, Flamanville ayant connu 12 ans de retard et un coût final dépassant 19 milliards d'euros
Extraits consultés (1)
Cette primauté contraste avec l'historique des EPR, Flamanville ayant connu 12 ans de retard et un coût final dépassant 19 milliards d'euros
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L'intégration de 100 à 150 TWh nucléaires supplémentaires d'ici 2035 est illusoire, le déploiement réel prenant 10 à 15 ans par réacteur, et les six nouveaux EPR2 étant estimés à 67,4 milliards d'euros
Extraits consultés (1)
La "clause de revoyure" de 2027, si proche de l'échéance 2035, rend tout ajustement substantiel irréaliste, malgré les appels des acteurs renouvelables pour une stratégie plus équilibrée
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La "clause de revoyure" de 2027, si proche de l'échéance 2035, rend tout ajustement substantiel irréaliste, malgré les appels des acteurs renouvelables pour une stratégie plus équilibrée