ACZ SAS
PME rhodanienne que l’on classe volontiers sous « autres énergies » parce qu’elle flirte avec biogaz, pyrogazéification et stockage, ACZ SAS reste d’abord un intermédiaire 4614Z sur la plasturgie et le recyclage mécanique — pas une « energy major », ni une homonymie anglo-saxonne du logiciel SAS.
À propos de ACZ SAS
1. Modèle économique
Le cœur du métier, tel que le décrivent le code APE 4614Z et les textes du site, est le négoce et l’ingénierie commerciale de matériels de transformation des matières plastiques — broyeurs, séchage, extrusion, périphériques — avec une montée en puissance affichée vers le recyclage-compound et l’insertion de matières recyclées dans des productions neuves (Focus 2030 sur la page d’accueil). La fonction « cache WattsMonde » (biogaz, pyrogazéification, Power-to-Gas, stockage) apparaît surtout comme un volet d’adhésion et de veille technique via l’association technique énergies environnement, où ACZ se présente aussi sur le refroidissement industriel et l’optimisation de la consommation des transformateurs — plutôt que comme un exploitant d’actifs énergétiques. Côté chiffres publics, le voile reste tiré : le chiffre d’affaires est « NC », l’effectif est une fourchette 3–5 salariés, le capital social avoisine 37 000 € (synthèse Infonet, mentions légales). Aucune trace documentée ici de contrats BOAMP ou de marchés ADEME au nom d’ACZ : selon les éléments disponibles, la société vit sur cycles de commandes B2B et partenariats fabricants, pas sur une exposition directe aux appels d’offres « climat» indexés.
2. Impact réel
L’impact environnemental passe par procuration : en commercialisant des lignes qui facilitent le recyclage mécanique et la réincorporation de granulats, ACZ participe au levier industriel que l’ADEME résume pour les plastiques et composites — sobriété matière, éco-conception, recyclabilité — sans publier d’inventaire GES, de taux d’EnR ou de tonnes de CO₂ évitées au niveau entreprise. Les gains énergétiques côté clients (refroidissement, efficacité de procédé) ne sont pas quantifiés en open data ; on peut seulement raisonner mécaniquement : un meilleur refroidissement ou un recyclage mieux calibré fait baisser le kWh/seconde de production utile, à rapprocher des enjeux de flexibilité et d’efficacité que traite régulièrement la presse spécialisée (par exemple via des synthèses du type de Connaissance des Énergies sur le biogaz lorsque l’on évoque le volet méthanisation). Données manquantes : pas de rapport RSE, pas de déclaration CSRD identifiable publiquement pour cette TPE.
3. Innovations / partenariats
Le discours produit est centré sur l’économie circulaire depuis les années 1980 et sur une offre élargie (tri, lavage, compound, connectivité ERP/automatisation) selon le site corporate. Le Focus 2030 met en avant des solutions d’insertion de recyclé dans des formulations neuves, alignées sur la pression réglementaire européenne sur l’emballage et la qualité des recyclats. Côté « énergie non plasturgie pure », la fiche ATEE liste des compétences en cogénération, biogaz, power-to-gas, stockage et pyrogazéification, ce qui suggère un portefeuille d’introducteurs ou de concepteurs accompagnés plutôt qu’une R&D propriétaire mise en avant. Signal récent visible sans compte payant : la présence annoncée au salon PRSE les 5 et 6 mai 2026 sur la page d’accueil, signe d’une veille commerciale active dans la filière circularité.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier risque n’est pas un slogan « vert » tapageur mais un échelon comptable : la même fiche place la trésorerie à 7,12 k€ en 2024 (contre 8,13 k€ en 2023), une autonomie financière de 3,76 %, un BFR à 258,89 k€ et classe le risque d’impayé en « E » (échelon élevé côté base Infonet) (données Infonet consolidées). Pour un distributeur soumis aux aléas des équipementiers et des marges de revente, cela veut dire peu de matelas pour absorber un retard de paiement ou un projet industriel avorté — et donc une tension réputationnelle si la communication « transition » dépasse la capacité de livrer et d’investir. Deuxième zone grise documentée : l’opacité du CA publié (« NC » sur la même fiche) complique toute lecture « climatisée » de la taille réelle de l’impact marché. Troisième limite structurelle, non judiciaire : l’étiquette « pyrogazéification / P2G » accrochée à une activité de commerce interentreprises peut surestimer la maîtrise technologique interne : utile pour l’écosystème, pas synonyme de brevets ou d’usine pilote chez ACZ. Aucun litige, condamnation ou mobilisation locale n’a été repéré dans cette veille ; on s’en tient aux tensions chiffrées ci-dessus.
5. Positionnement stratégique
ACZ joue le couloir étroit entre prescripteurs européens de contenu recyclé (cadre PPWR/ESPR, pression sur la qualité des granulats) et industriels français qui doivent industrialiser le recyclage sans sacrifier la performance — exactement le créneau mis en avant par l’ADEME sur la filière plastiques. Le positionnement « Autres énergies » via l’ATEE peut ouvrir des affaires annexes (valorisation énergétique, flexibilité) mais demeure satellite par rapport au socle plastique. La gouvernance est stable (même président listé sur les bases publiques), alors que les comptes restent confidentiels au sens des avis BODACC cités par Infonet — classique chez les PME, gênant pour un média qui voudrait scorer l’impact au euro près.
Verdict WattsElse
ACZ incarne la France des équipementiers-discounteurs de transition : utile pour déplacer des tonnes et des kilowattheures côté client, quasiment muette sur ses propres métriques, et financièrement au garrot selon les agrégats 2024 — autant un partenaire de terrain qu’un pari de solidité pour qui veut parier long sur la circularité plastique.
Sources : entreprises.lefigaro.fr · acz.fr · atee.fr · infonet.fr · acz.fr · agirpourlatransition.ademe.fr · connaissancedesenergies.org
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Autres acteurs de l'écosystème
TEK
Sous l’étiquette « TEK », la matière vérifiable pointe quasi exclusivement vers Teksial (Siren 501 498 141), filiale française d’Engie jusqu’à l’épilogue judiciaire, et non vers un exploitant français de lignes sous tension.
Voir la ficheGodawari Green Energy Limited (GGEL)
À Jaisalmer, une centrale à concentration solaire de 50 MW alimente depuis plus d’une décennie un contrat d’achat long terme — mais une panne majeure sur un générateur Siemens en 2025 et le durcissement du cadre biodiversité sur l’Outarde rajasthanie replacent sous tension la résilience de ce joyau historique de la filière thermodynamique indienne.
Voir la ficheAssociation Technique Énergie Environnement (ATEE)
Attention aux fiches tiroir-caisse : derrière le sigle « ATEE », certaines bases ouvertes renvoient à Enel ou fusionnent des milliers de salariés imaginaires.
Voir la ficheÇelİkler Seyİtömer Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
Deux chiffres résument le paradoxe : une rentabilité opérationnelle qui bondit pendant qu’une vallée continue d’épier les mesures de particules fines.
Voir la ficheEUROPEAN ASSOCIATION FOR STORAGE OF ENERGY
L’association qui porte désormais le nom Energy Storage Europe (ex-EASE) s’est imposée comme caisse de résonance unique d’un secteur en explosion, entre chiffres de déploiement vertigineux et bras de fer réglementaires.
Voir la ficheSavulahden päiväkotikoulu
Ce que WattsMonde a rangé sous « énergies renouvelables », ce n’est ni une société ni une production décentralisée : c’est un équipement public à Savulahti (Palokka), Jyväskylä, Finlande, où crèche et école primaire (cycles 1 à 4) coexistent depuis 2019.
Voir la ficheMajor Drilling Group International
Le cache WattsMonde vous place dans le pétrole et le gaz ; les comptes et les communiqués, eux, parlent d’abord de métaux et mines.
Voir la ficheFletcher Challenge
Nom de l’âge d’or du capitalisme néo-zélandais, Fletcher Challenge n’existe plus en tant que groupe depuis 2001 : elle a été démantelée en trois entités.
Voir la ficheRepsol Butano
Sur le papier, le cache « production d’énergies renouvelables » heurte l’entité Repsol Butano SA : société visibilité essentiellement GPL et énergies pour le foyer et l’industrie en Espagne.
Voir la ficheInner Mongolia Datang International New Energy Company
Ce n’est pas un slogane de transition : sous le label new energy, la machine industrielle Datang enfonce le pied solaire et éolien dans la Mongolie-intérieure, tout en reliant ces megawatts au réseau par des combos thermiques et gaziers qui interrogent le bilan carbone réel.
Voir la ficheYork Timbers
Cotée à Johannesburg, York Timber Holdings a bâti son empire sur le bois massif en Afrique du Sud.
Voir la ficheGFZ
Institut allemand de géosciences, pas start-up ni opérateur tout court : le GFZ pilote la recherche sur géothermie profonde, stockages géologiques et signaux des ressources comme l’hydrogène naturel.
Voir la ficheRuno-Everth Treibstoff- und Oel
Nom inconnu du grand public, écho familier pour les historiens du pétrole : Runo-Everth incarne une courte fenêtre où les intérêts Phoenix en Allemagne et en Autriche ont été cousus sous une même étiquette — puis absorbés par la vague BP avant même que « transition » devienne un mot d’ordre réglementaire en Europe.
Voir la ficheAskome Vind AB
Le chiffre d’affaires plonge, le résultat d’exploitation reste dans le rouge : Askome Vind AB incarne une Suède productrice d’électricité à partir d’énergies renouvelables où la cadence des éoliennes ne suffit plus à épargner la comptabilité.
Voir la ficheUludağ Elektrik A.Ş.
Le distributeur qui alimente Bursa, Balıkesir, Çanakkale et Yalova enfonce l’accélérateur des investissements réseau en 2025, sous un actionnariat qui vient encore de changer de mains.
Voir la ficheKnez Petrol
Réseau de centaines de stations, gros de l’énergie fossile en Serbie et les Balkans : Knez Petrol affiche une machine commerciale qui tourne.
Voir la ficheVIESGO RENOVABLES SL
L’« España verde » se lit aussi dans les registres : ce qui s’appelait Viesgo Renovables SL n’est plus qu’une ligne d’historique fiscal.
Voir la ficheMANDREKAS S.A
Ce n’est ni un développeur d’parc éolien ni un équipementier photovoltaïque : Mandrekas S.A.
Voir la ficheTohoku Electric Power
Utility verticalement intégrée au cœur du Tōhoku et du Niigata, Tohoku Electric Power vend de l’électricité à quelque 7,6 millions de compteurs, exploite un maillage dense et arbitrage sans cesse entre nucléaire relancé, thermique de précaution et EnR.
Voir la ficheElectronoroeste- ENOSA
Côté chiffres officiels, l’histoire parle d’une courbe de demande qui s’accélère dans un désert côtier exposé au climat.
Voir la ficheMohn Media Mohndruck GmbH
Classe « pétrole & gaz » dans un cache WattMonde, la Mohn Media Mohndruck GmbH ne prospecte aucun champ : elle imprime au million d’exemplaires depuis 1835.
Voir la ficheAndes Solar SpA
Spécialiste chilien du solaire sous statut sociétaire type SpA dans la filière des énergies renouvelables, Andes Solar a bâti sa réputation sur les chantiers distribués, puis mise sur une montée en gamme industrielle digne des « grandes ligues » régionales.
Voir la ficheLomati Energy
Lomati Energy (Pty) Ltd, c’est le nom sud-africain d’un vieux dossier « cogénération biomasse » accroché à une scierie de Barberton — pas une licorne EnR du marché global, et encore moins les homonymes Lomia Energy (solaire off-grid au Kenya) ou Luma Energy** (réseau et PV à Porto Rico).
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