AFRY FRANCE SAS
La AFRY France SAS (SIREN 429 750 300), implantée au cœur de Paris, n’est ni un producteur ni un fournisseur : c’est la vitrine française d’AFRY Management Consulting, bras « stratégie et management » du groupe nordique AFRY, à l’activité déclarée explicitement tournée vers l’industrie, l’énergie et l’environnement.
À propos de AFRY FRANCE SAS
1. Modèle économique
Le modèle repose sur la vente d’études et de conseil (NAF 70.22Z), en France et à l’international, souvent en appui aux arbitrages d’actifs, aux enchères et aux cadres contractuels des producteurs d’énergie. Selon les comptes annuels publiés et synthétisés au 31/12/2024, le chiffre d’affaires français avoisine 7,6 M€, en hausse d’environ +6 % par rapport à l’exercice précédent (~7,2 M€), et le résultat net ressort à environ 0,32 M€ après une remontée marquée par rapport à l’exercice antérieur (~84 k€ en 2023 selon la même source) — signal d’une capitalisation du carnet plutôt que d’une structure « mini géante » (capital social 40 k€, société à associé unique du groupe). L’organisation est syndiquée Syntec (bureaux d’études), ce qui cadre le coût du facteur humain. Côté commande publique, la fiche recense notamment un accord-cadre de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) sur les audits d’investissements des gestionnaires de réseaux (lot RTE, plusieurs millions d’euros sur la durée), ce qui ancre la filiale dans la gouvernance technique des réseaux français, distincte du conseil pur « slide deck ».
2. Impact réel
L’impact physique de ce type d’entité est indirect : il se joue dans les décisions d’investissement (EnR, flexibilité, réseaux) prises par les clients, non dans des tonnes produites annuellement par l’établissement. Les bilans carbone accessibles via agrégateurs grand public restent des estimations (ordre de grandeur centaines de tCO₂e pour des bilans « bureau »), à mettre en perspective avec l’empreinte des projets accompagnés en aval. À l’échelle groupe, le rapport annuel & RSE 2025 revendique une division Energy à 21 % du chiffre d’affaires (~5,7 MdSEK) et une réduction d’environ 26 % des émissions par rapport à 2019 sur le périmètre rapporté — chiffre utile pour situer le discours corporate, mais qui ne remplace pas un inventaire projet par projet des missions françaises. L’ADEME ou Connaissance des énergies ne publient pas, à ce stade, de fiche spécifique sur cette SAS ; le biais français peut plutôt se lire via les outils PPE3 / CfD que le groupe commente pour les développeurs.
3. Innovations / partenariats
Sur le volet contenu, AFRY capitalise sur des webinars et notes de prospective sur les prix spot négatifs et les contrats pour différence en France — filière directement connectée à la réforme des enchères et au PPE. Côté tech, le groupe a annoncé en avril 2026 un partenariat avec la start-up Endra pour expérimenter l’IA générative sur la conception MEP (fluides, électricité, bâtiments durables), avec une communiqué de presse détaillé sur le site corporate (communiqué AFRY–Endra). Ce n’est pas une levée de fonds locale ; c’est un effort R&D commercial pour industrialiser des maquettes d’ingénierie plus vite — avec les garde-fous qualité habituels des grands cabinets.
4. Greenwashing / zones grises
La tension structurante côté France est comptable et juridique, pas « scoop environnemental » : le journal du greffe publié une décision du 18 octobre 2023 de poursuite d’activité malgré un actif net devenu inférieur à la moitié du capital social, procédure rendue obligatoire par le Code de commerce dans les SAS lorsque les capitaux propres s’amincissent — un signal de fragilité patrimoniale explicitement archivé sur la fiche publique Societe.com. Le redressement apparent sur le résultat 2024 atténue le tableau, mais ne supprime pas la mémoire de cette gouvernance defensive. À l’échelle groupe, la cohabitation entre narration « Fossil Detox » (analyse barrières à la sortie du fossile) et des lignes métiers historiques Oil & Gas alimente un écarts de langage classiques des conglomérats d’ingénierie — sans qu’une sanction ou plainte spécifique à AFRY France soit identifiée dans les éléments disponibles ici. Enfin, l’activité française reste corrélée aux calendriers réglementaires (enchères, CRE), ce qui concentre le risque de revenus si la machine législative ralentit — thème déjà visible dans la volatilité du marché soulignée par les résultats groupe commentés en presse financière (résultats 2025 et bénéfice net).
5. Positionnement stratégique
La filiale se positionne comme interface réglementaire entre investisseurs EnR et cadre CfD français, tout en diversifiant via consulting pur et digital engineering. Le groupe, dans son rapport 2025, affiche un chiffre d’affaires consolidé d’environ 25,8 MdSEK avec une division Energy rentable en marge EBITA, mais les communications de marché récentes insistent aussi sur un ralentissement organique et un carnet élevé qui masque une partie de l’incertitude macro (tendance organique au T1 2026) — tableau dans lequel la France reste un levier de visibilité politique plus qu’un moteur de volume absolu.
Verdict WattsElse
AFRY France vend des scénarios chiffrés là où la République fixe les règles du jeu électrique : utile pour la transition, exposée aux cycles d’investissement et aux fantômes de bilan d’une SAS à capital minimal. À retenir : *« Expert des filets réglementaires, actionnaire d’une prudence comptable. »*
Sources : societe.com · afry.com · afry.com · afry.com · societe.com · afry.com · zonebourse.com · zonebourse.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
01 DIAGNOSTIC ENERGIE
La sixième période des certificats d’économies d’énergie (CEE) ouvre un marché énorme pour les contrôles « systèmes complexes » — là où une PME bretonne, accréditée et très verbeuse sur sa technique, affiche encore un chiffre d’affaires déclaré de quelques milliers d’euros.
Voir la fiche2050 MATERIALS LIMITED
2050 Materials Limited n’est pas un producteur d’énergie : c’est une plateforme de données de durabilité pour l’architecture et la construction, enregistrée à Chypre (Limassol) selon les profils sectoriels (CB Insights).
Voir la fiche2050 Materials Switzerland GmbH
La 2050 Materials Switzerland GmbH est l’antenne suisse d’une plateforme née en 2021 qui promet de rendre les matériaux « comparables » sur l’énergie grise et la circularité — au moment où l’Europe exige des traçabilités Scope 3 de plus en plus contraignantes.
Voir la fiche2G ENERGIE SAS
La 2G ENERGIE SAS incarne en France la machine de guerre d’un groupe allemand en roue libre sur les marchés européens — cogénération, biogaz, promesse d’hydrogène — mais les comptes de la maison mère et ceux, plus discrets, de la filiale racontent deux vitesses.
Voir la fiche3 AXES
Pour le grand public comme pour les agrégateurs, « 3 arcs » attire les recherches orthographiques vers « trois axes », elle-même synonyme ambigu d’un écosystème minier ou d’un cintrage industriel sans lien avec le bâtiment.
Voir la fiche3EDATA
Le nom « 3EDATA » tombe sur deux planètes : une PME espagnole issue de l’université de Saint-Jacques-de-Compostelle, orientée ingénierie environnementale et télédétection (site 3edata), et le géant bruxellois des données et du conseil EnR qui opère SynaptiQ.
Voir la fiche3E PERFORMANCE SAS
Saint-Martin-d’Hères n’est pas une capitale énergétique au sens gaz-pétrole-charbon : c’est un hub d’ingénierie où 3E Performance SAS (SIREN 524 834 009) vend de la performance mesurable — audits, ISO 50001, monitoring — à une industrie sous contrainte carbone.
Voir la fiche45-8 Energy
Start-up industrielle messine passée sous contrôle du suisse Ad Terra au printemps 2026, 45-8 Energy incarne la course à l’« or blanc » des gaz critiques : elle prétend être le premier producteur d’hélium en France depuis le pilote des Fonts-Bouillants (Nièvre), tout en poussant l’exploration d’hydrogène naturel dans le Sud-Ouest — avec un calendrier qui a…
Voir la fiche