Ängholmsmöllan ek för
Sur l’archipel de la côte ouest suédoise, une association économique gère depuis 1994 un seul actif : un mât éolien coopératif.
À propos de Ängholmsmöllan ek för
1. Modèle économique
L’organisme porte en Suède la forme « ekonomisk förening » : coopérative enregistrée le 28 octobre 1994, classée en production d’électricité renouvelable (code SNI 35120). Selon le registre, son objet est d’exploiter et de gérer une installation sur la propriété Rönnäng 1:539, en servant les intérêsts économiques des membres via l’énergie distribuée selon leurs apports — mécanisme type « parts » dans une coopérative d’électricité citoyenne.
Les agrégats financiers publics sont d’échelon très modeste : revenus estimés entre 100 000 et 199 000 SEK (centaines de milliers de couronnes), avec 0 salarié déclaré — logique d’une structure tenue par le conseil plutôt que par une équipe interne (profil Allabolag). La direction est présidée par Tony Benny Christer Andersson, avec un collège de membres du conseil listé dans les bases gratuites (fiche Boolag). Selon la presse régionale, l’investissement initial aurait été d’environ 1,8 MSEK à la mise en service, pour une production de l’ordre de 550 MWh par an — échelle comparable à quelques dizaines de foyers, cohérente avec la fiche terrain qui mentionne un équipement Vestas pour environ 50 foyers (fiche projet). La localisation opérationnelle est Ängholmen, dans la commune de Tjörn (information portuaire).
2. Impact réel
L’impact climatique de ce type d’actif est avant tout l’électricité renouvelable injectée sur le réseau suédois à la place du marginal — sans qu’une publication exhaustive des émissions évitées par cette coopérative spécifique nous soit apparue dans les sources consultées. L’ordre de grandeur cité par Göteborgs-Posten — ~550 000 kWh/an — place l’installation dans le segment « petit producteur », utile surtout comme preuve de concept civique et d’ancrage territorial. Le cadre national suédois et la feuille de route communale entrent en jeu : Tjörn actualise une stratégie énergétique 2025-2030 qui intègre le parc existant ; côté lecture européenne, une installation de cette taille ne « porte » pas à elle seule les objectifs agrégés type directive RED ou déclinaisons nationales, mais elle alimente la trajectoire d’EnR décentralisée chère aux politiques d’acceptabilité locale. Nous n’avons pas trouvé de rapport RSE, ni de déclaration CSRD pour cette entité — ce qui est attendu pour une micro-structure sans obligation de reporting extra-financier.
3. Innovations / partenariats
Pas d’innovation technologique ou de levée de fonds documentée publiquement : le récit public est celui d’un actif historique (éolienne désignée Sibyllaverket, Vestas) et d’une gouvernance associative stable (The Wind Power, Göteborgs-Posten). Les « partenariats » pertinents sont surtout réglementaires et réseau : rattachement au réseau via le gestionnaire local de réseau, et encadrement par la stratégie communale. Selon les éléments disponibles, aucun contrat public majeur ni accord industriel n’a été identifié dans la presse généraliste ou les bases entreprises gratuites pour cette coopérative précise.
4. Greenwashing / zones grises
Ce n’est pas du greenwashing au sens d’une communication marketing surdimensionnée : la coopérative est peu visible et son activité est matériellement renouvelable. En revanche, les tensions d’exploitation sont documentées et chiffrées : Göteborgs-Posten rapporte que le coût de production serait d’environ 0,20 SEK/kWh tout compris, mais souligne un paradoxe pour cette machine ancienne : il faut l’arrêter lors des très forts vents pour protéger la structure — ce qui limite la capture d’énergie précisément quand le potentiel est maximal. Couplé à un âge d’équipement remontant à 1994 (dépassant souvent les hypothèses de durée de vie courantes de 20-25 ans pour beaucoup d’actifs éoliens), cela pose une zone grise de durabilité technique : la « vertu » climatique du kWh produit ne dispense pas du risque de fiabilité, de coûts de maintenance croissants ou de fin de vie (remplacement, démantèlement, recyclage des pales). À l’échelle du territoire, l’enquête Newsworthy note pour Tjörn 18,7 MW d’éolien installé fin 2024 et aucun nouveau mât depuis six ans — contexte où le renouvellement d’actifs vieillissants peut se heurter à des freins politiques ou sociaux, indépendamment du mérite de chaque projet.
5. Positionnement stratégique
Stratégiquement, Ängholmsmöllan incarne le micro-producteur historique : utile comme ancrage citoyen et référence locale, mais vulnérable à la courbe de coûts d’un équipement unique et à l’impasse des nouveaux développements éoliens sur le territoire (analyse locale). La feuille de route énergétique 2025-2030 de la commune peut autant cadrer le maintien du parc existant qu’exposer les projets de remplacement à des arbitrages municipaux — sans garantie de succès pour une petite structure sans trésorerie de transformation.
Verdict WattsElse
Machine à prouver que l’éolien citoyen peut tenir trente ans — et à montrer, dans le même article de presse, pourquoi il doit évoluer quand le vent souffle trop fort. Le dossier public parle d’électricité propre ; la physique et le calendrier parlent d’actif limite.
Sources : upplysningar.syna.se · allabolag.se · boolag.se · gp.se · thewindpower.net · sjofartsverket.se · tjorn.se · newsworthy.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Vindkraft i Varnäs AB
Le suffixe juridique AB (« aktiebolag ») plaide sans ambiguïté pour une entité suédoise, alors que votre fiche WattMonde indiquait le pays comme « non précisé ».
Voir la ficheKazakhmys plc
Le nom Kazakhmys plc renvoie encore à la grande holding cotée à Londres ; dans les faits, la suite industrielle est kazakhe, fragmentée, et l’électricité thermique y joue un rôle de colonne vertébrale — pas de gadget ESG.
Voir la ficheCentral de Llesp
Petite centrale (≈0,9 MW) sur la Noguera de Tor, la centrale de Llesp incarne l’hydraulique « patrimoniale » espagnol : utile au système, mais prise en étau entre caducité réglementaire des concessions, lobbying territorial et stratégie groupe d’Endesa où les réseaux absorbent désormais la moitié du capex.
Voir la ficheEmba Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
Le nom juridique retient l’accent turc des capitales ; dans les faits, Emba Elektrik Üretim Anonim Şirketi est l’opérateur de la centrale Hunutlu (1 320 MWe) sur la côte de la province d’Adana, au cœur d’un investissement sino-turc record et d’une tempête qui mêle finance chinoise, plainte à la Convention de Berne et débats sur la qualité de l’air en baie…
Voir la ficheITU
Dans le dossier « énergies renouvelables », l’acronyme ITU ne désigne pas une entreprise cotée unique : il recouvre d’un côté l’UIT* (Union internationale des télécommunications / International Telecommunication Union), normalisateur onusien du numérique basé à Genève ; de l’autre l’İTÜ (Istanbul Technical University*), université d’ingénieurs et écosystème…
Voir la ficheKWG-Kraftwerksgesellschaft Staßfurt mbH
Derrière cette sigle allemande trompeusement « énergétique », ce n’est ni un trader pétrolier ni un géant français homonyme : KWG-Kraftwerksgesellschaft Staßfurt mbH désigne une personne morale aujourd’hui connue sous le nom société QEMETICA Energy Deutschland GmbH, immatriculée au registre du commerce sous le même numéro HRB 105871 (tribunal d’instance de…
Voir la ficheAir Products and Chemicals
Le géant américain des gaz industriels a misé gros sur l’hydrogène « propre » et l’ammoniac décarboné, mais 2025 a sonné l’heure de vérité : charges massives, sorties de projets aux États-Unis, et une gouvernance bousculée par l’actionnarisme activiste.
Voir la ficheAltek Alarko Elektrİk Santrallari Tesİs İşletme Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ
Filiale de production du groupe Alarko, Altek incarne le paradoxe d’un opérateur rangé côté « EnR » dans les taxonomies marketing alors que l’essentiel de ses mégawatts sort encore d’une méga‑centrale au charbon importé.
Voir la ficheAkfen Enerji
Sous la dénomination générique « Akfen Enerji » pointe très probablement Akfen Yenilenebilir Enerji, le pur-player renewables du groupe Akfen coté à Istanbul depuis l’IPO de mars 2023 (AKFYE).
Voir la ficheAOC Holdings
Le nom AOC Holdings sonne encore « pétrolier pur jus », mais l’histoire récente est celle d’une absorption dans le groupe Fuji Oil, puis d’une OPA d’Idemitsu Kosan qui referme le capital autour du premier raffineur indépendant du Japon.
Voir la ficheGNE FINANCE
Consultante en finance climat et orchestratrice de mécanismes « on-bill » ou liés à la fiscalité locale, GNE Finance incarne le passage du discours à l’échelle du logement — avec un actionnaire fossilier au capital.
Voir la ficheGERACE MARIA CATERINA
L’étiquette « Autres énergies » colle mal à une histoire de terroir et d’olives, sauf si l’on accepte d’élargir l’énergie à ce qui alimente réellement les chaînes : le soleil au-dessus d’un laboratoire de transformation.
Voir la ficheAshuganj Power Station Company Limited
Producteur électrique public né en 2000 et ancré dans le quartier administratif du Paltan à Dhaka, l’Ashuganj Power Station Company Limited n’est pas un opérateur pétrolier classique : c’est une véhicule d’État bangladaise sous l’égide du Bangladesh Power Development Board, dont les turbines puisent quasi exclusivement dans le gaz national.
Voir la ficheEnterprise Power DRC
En ligne droite, quelque 190 kilomètres de 330 kV pour désembourber un réseau saturé et remplacer, en partie, du diesel de secours par de l’hydraulique importé.
Voir la ficheHalmstadgården Vindpark AB
Le nom envoie vers Halmstad, le siège à Skivarp et les pales tournent à Svalöv : Halmstadgården Vindpark AB incarne une micro-structure d’éolien terrestre suédois à la marge comptable serrée, coincée entre un actif déjà opérationnel et un paysage politique où les investisseurs hésitent à poser des fondations.
Voir la ficheUNIVERSITY OF EASTERN FINLAND (UEF)
L’Université de l’Est de la Finlande (UEF) a mis des chiffres sur la table : environ ‑25 % d’émissions par rapport au référentiel 2019, mais aussi l’annonce officielle que le cap neutralité carbone en 2025 ne sera pas tenu après l’arrêt des compensations commerciales.
Voir la ficheUNIVERSITE GUSTAVE EIFFEL
Fusion d’université Paris-Est-Marne-la-Vallée et d’Ifsttar, devenue Grand établissemment pérennisé, l’université porte désormais le nom de celui qui a compris métal et vents ; elle parle infrastructures, données de mobilité et villes résilientes, mais son schéma directeur climat se heurte à des comptes publics où le service de l’impôt chauffe parfois plus…
Voir la ficheKAYALAR KIMYA SANAYI VE TICARET ANONIM SIRKETI
Peintre chimique avant tout, Kayalar Kimya brandit désormais le photovoltaïque comme levier de crédibilité face aux acheteurs européens.
Voir la ficheKICO
Le nom « KICO » renvoie à des réalités multiples — ticker ADX, joint-venture minière Kipushi Corporation, ou encore homonymes régionaux — et les bases de connaissance grand public s’y trompent volontiers.
Voir la ficheENDESA GENERACION S.A.
Chez Endesa, la raison sociale Endesa Generación, S.A.
Voir la ficheSineng Electric
Fournisseur chinois d’onduleurs et de convertisseurs pour le solaire et le stockage, Sineng Electric capitalise sur la flambée de l’PV + BESS et le couplage avec les besoins d’infrastructures de calcul.
Voir la ficheTAQA Morocco SA
TAQA Morocco SA est le producteur d’électricité privé qui fait trembler le compteur national : un actif historique quasiment 100 % charbon, une part massive de la production marocaine, et un parapluie d’annonces vert-gaz qui promet de multiplier la taille du groupe d’ici 2030.
Voir la ficheVetro Energy
En 2012, un consortium promettait de privatiser la compagnie nationale albanaise pour un montant qui faisait trembler tout le pays.
Voir la ficheIsberget Vindkraft AB
En explorant ces registres, on attend un org‑nr net, une capacité, un promoteur lisible comme sur une étiquette Ivar.
Voir la fiche