Anhui Huainan Luoneng Power Generation Co Ltd
Anhui Huainan Luoneng Power Generation — la société de droit chinois qui exploite la centrale de Luohé, dans l’Anhui — incarne le paradoxe national : records d’énergies renouvelables en façade, charbon en fondation.
À propos de Anhui Huainan Luoneng Power Generation Co Ltd
1. Modèle économique
L’entité 安徽淮南洛能发电有限责任公司 apparaît dans la réorganisation où Datang cède environ 100 % de Huainan Luohé Power Generation à Luoneng pour quelque 3,55 milliards CNY fin 2023 (transfert Datang → Luoneng), puis s’inscrit dans l’orbite de Huaihe Energy (600575.SH). L’alignement site / structure capitalistique est confirmé par la fiche centrale « Huainan Luohe » de Global Energy Monitor (fiche GEM) : Luoneng est bien l’opérateur attendu de ce complexe thermique. Le métier reste la vente d’électricité issue d’actifs charbon régionaux. À l’échelle groupe, un résumé d’annonce 2024 cite un chiffre d’affaires d’environ 30,0 milliards CNY et un résultat net d’environ 0,86 milliard CNY (annonce 2024) ; un rapport d’audit 2025 accessible en ligne fait état d’un chiffre d’affaires voisin de 38,8 milliards CNY et de 37,11 milliards de kWh produits (rapport d’audit 2025) — agrégats Huaihe, sans ventilation Luoneng dans les extraits consultés. L’acquisition du reliquat de 89,3 % de Huaihe Energy Power Group pour environ 12,1 milliards CNY, telle qu’annoncée aux marchés, densifie encore le pôle thermique coté (MarketScreener), avec des capacités installées citées au-delà de 12 GW après fusion dans ce même document financier. Les effectifs précis de Luoneng ne sont pas isolés dans ces extraits ; en revanche, la collectivité évoque plus de mille ouvriers mobilisés sur le chantier de la Phase IV (Huainan).
2. Impact réel
Global Energy Monitor indique la mise hors service des unités 1 à 4 en 2024 et la construction d’une Phase IV 2 × 1 000 MW (fiche GEM) : la flotte se modernise en mégawatts tout en restant fossile. Les promoteurs annoncent 7,57 milliards CNY de capex, de l’ultra-supercritique à double réchauffe et environ 10 milliards de kWh annuels une fois en service, avec un indicateur de consommation de charbon standard à 256 g/kWh sur le nouvel équipement (Nengyuanjie) — gain thermique avéré, émissions nettes non publiées au niveau Luoneng dans les sources analysées. À l’échelle mondiale, le mix électrique reste majoritairement carboné malgré le record des sources bas-carbone en 2024 (Connaissance des énergies). Pour un lecteur européen, les scénarios de long terme de l’ADEME et la programmation pluriannuelle de l’énergie illustrent une trajectoire inverse de sortie du charbon — sans aucune emprise juridique sur ce producteur chinois.
3. Innovations / partenariats
L’apport technique est thermodynamique et environnemental « de bord de chaudière » : ultra-supercritique, traitements désulfurants, dénitration, dépoussiérage, gestion des cendres et refroidissement secondaire décrits dans l’évaluation d’impact (avis EIE) ; la presse sectorielle souligne un premier duo 1 000 MW sous contrôle direct du groupe dans cette configuration (Nengyuanjie). Les « partenariats » sont surtout capitalistiques : chaîne Datang → Luoneng → Huaihe Energy, puis fusion quasi intégrale du pôle électrique du groupe (MarketScreener), structuration qui finance la poursuite du gigawatt-heure thermique en Anhui.
4. Greenwashing / zones grises
Les documents officiels de Huainan qualifient l’extension 2 × 1 000 MW de contribution à une « base d’énergie verte » tout en décrivant un parcours 100 % charbon ultra-supercritique (avis EIE) : la tension n’est pas seulement sémantique, elle heurte de front les attentes ESG européennes. Chiffrage externe verrouillé : le rapport conjoint CREA / Global Energy Monitor, publié en février 2025, estime à 94,5 GW les démarrages de construction charbon en Chine au cours de 2024 (rapport CREA/GEM), cadre direct pour évaluer le risque de surcapacité autour de Luohé. Sur l’eau, l’EIE pose explicitement la pression hydrique liée au refroidissement secondaire et les effets cumulés sur le bassin de la Huai (avis EIE). Côté climat institutionnel, la presse d’affaires relie l’accélération charbon à un écart persistant sur certains objectifs d’intensité carbone 2021-2025 (South China Morning Post).
5. Positionnement stratégique
Stratégie lisible : verrouiller le gigawatt thermique Est-Chine / grand delta via un actif piloté par Luoneng et consolidé chez Huaihe. Signal terrain : démarrage officiel le 25 décembre 2024 et jalons de génie civil et de chaudière au printemps 2024 selon la collectivité (Huainan) ; horizon d’entrée en service fréquemment esquissé autour de 2026-2027 dans la presse spécialisée (Nengyuanjie), sans calendrier chiffré public fermé pour Luoneng isolément. Lecture macroéconomique : l’addition EnR + charbon se cristallise en actifs tels que Luohé ; le groupe vise la taille critique sur un marché où le productible fossile reste sous tension politique.
Verdict WattsElse
Luoneng promet des mégawattheures plus économes en charbon standard, pas une trajectoire 1,5 °C ; dans un pays qui a démarré 94,5 GW de charbon neuf en 2024 (rapport CREA/GEM), ce site est la règle industrielle plutôt que l’exception — performant au compteur-bouilloire, coûteux au bilan carbone.
Sources : nbd.com.cn · gem.wiki · paper.cnstock.com · money.finance.sina.com.cn · marketscreener.com · huainan.gov.cn · nengyuanjie.net · connaissancedesenergies.org · ademe.fr · ecologie.gouv.fr · sthjj.huainan.gov.cn · energyandcleanair.org · scmp.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Enher
L’Enher des cartes électriques catalanes et aragonaises n’est plus une personne morale indépendante : elle a été avalée par Endesa à la fin des années 1990.
Voir la ficheFortum;NTE Energi
Le géant finlandais Fortum trace une trajectoire industrielle « fossil-free » tout en digérant des années de choc géopolitique et un nouveau pari éolien-solaire ; NTE Energi, rentable et ancrée dans un bassin municipal norvégien, mise sur l’hydro et les contrats longs pour amortir la déprime des prix.
Voir la ficheÖzbolat Enerji Grubu
L’empreinte nuclaire EnR identifiable porte encore le nom Özbolat sur la toiture d’Eskişehir : au-delà du mégaphone médiatique et scolaire, le volet kilowattheure visible se résume quasi à cette unité PV de 2017.
Voir la ficheApamate Solar
Apamate Solar n’est pas une « star » médiatique du PV européen : c’est une société projet espagnole qui porte une centrale au sol de cinquante mégawatts dans une province où le déploiement solaire à grande échelle frictionne avec les terres agricoles et la biodiversité.
Voir la fichePerum Jasa Tirta II
Perum Jasa Tirta II (PJT II), basée au complexe du barrage Ir.
Voir la ficheBalam Fund
Le fonds se présente comme pionnier du financement privé des renouvelables au Mexique, mais son récit se joue autant en salle des marchés qu’à Juchitán : refinancer trois parcs photovoltaïques en 2025 ne suffit pas à effacer un bras de fer foncier autour d’un éolien géant et une décennie d’incertitude publique sur les règles du jeu.
Voir la ficheKWR
Le sigle KWR est un aimant à homonymes : école classique à Hanovre, ticker boursier américain (Quaker Houghton, « KWR » au NYSE), cabinet autrichien en droit de l’énergie — et même le won coréen, quand les bases sémantiques déraillent.
Voir la ficheLithium de France
Explorer le sous-sol alsacien pour allier géothermie et lithium, c'est faire chauffer la planète tout en rêvant d'une voiture électrique propre.
Voir la ficheCTEC Pty Ltd
Filiale australienne de Forge Group, CTEC Pty Ltd aura incarné une décennie l’ingénierie « clé en main » des centrales au gaz — jusqu’au contrat Diamantina, symptôme d’une sous-estimation des risques qui précipite l’effondrement du groupe.
Voir la ficheTomaval Generación S.A.
Une génératrice minuscule à l’échelle du SEN chilien, mais plaquée sur l’air saturé de Valparaíso et sur un régime PMGD que l’État recompose après le mega-apagón de février 2025.
Voir la ficheTungelunda Vind AB
Ce n’est ni un géant utilité, ni une scale-up cleantech : Tungelunda Vind AB est une véhicule d’investissement typiquement suédois (suffixe AB), enregistré dans l’Östergötland pour la construction et l’exploitation d’éoliennes.
Voir la ficheUnited Nations
L’Organisation des Nations Unies ne « vend » pas le kilowattheure : elle fixe le cadre diplomatique, finance et observe ce qui se joue sur les réseaux et dans les salles de négociation.
Voir la ficheTomago Aluminium
** Une fonderie de Newcastle, trois majors du métal, et jusqu’à 950 MW sur le bout des doigts : Tomago Aluminium n’est pas un acteur « pétrole et gaz », mais le plus gros « point de livraison » d’électricité d’Australie — et tout le débat géopolitique du pays sur prix du courant et exportations passe par là.
Voir la ficheNorthland Power
Producteur canadien global, Northland Power enchaîne records de production en mer du Nord et chantiers XXL en Europe et à Taïwan, tout en encaissant la facture d’un marché électrique qui se durcit et d’accidents majeurs sur Hai Long.
Voir la ficheACI Group (France)
Fabricant français de pièces industrielles, un acrobate entre aéronautique, défense et énergie, essayant de garder le cap dans un monde qui change.
Voir la ficheSaunamaa Wind Farm Oy
Ce n’est pas une « green tech » qui fait la une : Saunamaa Wind Farm Oy porte un actif déjà en ligne, dans une Finlande très ventée où la concurrence entre éoliennes fait baisser les prix captés.
Voir la ficheFreeHeat SAS (marque Caleosol)
Chauffage et rafraîchissement biosourcés qui veulent réduire votre empreinte carbone sans demander un miracle à la planète.
Voir la ficheKALYON PV
Usine photovoltaïque intégrée lancée dans le sillage des appels d’offres YEKA, Kalyon PV incarne la Turquie « verticalisée » : géants au sol, silicones en Ankara, ambitions export.
Voir la ficheCegelec
Cegelec ne vend pas une promesse verte en kit: il vend des chantiers, des automatismes, du CVC, de la sûreté, de la maintenance et des infrastructures critiques.
Voir la ficheAllarluz SA
Installée depuis des décennies dans la forêt galicienne, Allarluz SA incarnait une cogénération « verte » de proximité ; en 2025, l’administration régionale enterre l’installation pendant que Norvento, sa maison-mère, bascule massivement vers l’éolien — avec les profits qui chutent et les tribunaux qui s’animent.
Voir la ficheLandfill Gas and Power Pty Ltd
Landfill Gas and Power Pty Ltd (souvent orthographié Landfill Gas & Power Pty Ltd dans les registres) apparaît dans le réseau Global Methane Initiative comme opérateur de quatre centrales méthane–électricité autour de Perth, alimentées par six décharges, avec des offres BOO/BOOT, torchage, ingénierie et accompagnement d’opérateurs de sites.Global Methane…
Voir la ficheTERMOELECTRICA GUILLERMO BROWN
La centrale Guillermo Brown n’est pas une « entreprise » au sens d’une cote en Bourse isolée : c’est un actif thermique majeur du réseau argentin, tenu par AES, coincé entre besoin de flexibilité du système et impayés de l’acheteur public.
Voir la ficheUNIVERSITY HOSPITAL OF NORTH NORWAY
L’Universitetssykehuset Nord-Norge — l’hôpital universitaire nordique que l’international baptise « University Hospital of North Norway » — n’est pas un producteur d’électricité.
Voir la fiche