APAVE PERFORMANCES IMMO
La contrainte climatique fabrique des marchés : audits énergétiques, décret tertiaire, schémas directeurs.
À propos de APAVE PERFORMANCES IMMO
1. Modèle économique
Apave Performances Immo est un bureau d’études « ingénieurs-conseils », labellisé RGE pour les audits énergétiques des bâtiments (certificat LNE n°35569-2), né de la marque Elansym réorganisée sous la filière Apave pour lever les conflits d’intérêt avec le contrôle technique. Les revenus viennent surtout de missions réglées : audits énergétiques et de conformité au décret « Éco Énergie Tertiaire », schémas directeurs immobiliers, assistance à maîtrise d’ouvrage, due diligence technique avant acquisition. La société revendique sur son site corporate plus de 920 clients, 7 300 actifs immobiliers audités et 6 millions de m² suivis — avec une présence nationale et des références citées (Engie, EDF, Orano, McDonald’s, etc.). Selon les données bilan agrégées Manageo, le chiffre d’affaires 2024 s’établit à environ 4,47 M€, en hausse de +13,6 % sur un an, pour 44 salariés. Les agrégats financiers Rubypayeur indiquent pour la même année un résultat net d’environ 115 k€, soit une baisse d’environ 55 % malgré la progression du CA — signal classique de tension sur les charges ou les prix — et un délai moyen de paiement clients voisin de 114 jours en dégradation. La forme juridique et le siège sont documentés par les bases open data (fiche Société).
2. Impact réel
L’impact climat direct de ce type d’acteur n’est pas un « mix énergétique » : ce sont des études et des préconisations dont l’effet dépend des travaux réellement financés et menés par les propriétaires. Les livrables peuvent orienter la rénovation, la sobriété d’usage ou le calage sur les obligations du décret tertiaire ; aucune donnée publique ne permet de ventiler en tonnes de CO₂ « évitées » au titre exclusif d’Apave Performances Immo. En revanche, l’entité s’inscrit dans la feuille de route carbone du groupe Apave : page RSE du site fixe pour 2025 une réduction des émissions de GES du groupe de −5 % en valeur absolue par rapport à 2022 (scopes 1, 2 et 3), avec des sous-objectifs (−10 % scopes 1–2, −3,5 % scope 3) et la mention explicite que « Apave s’interdit toute forme de compensation » — ligne de crédibilité rare dans un secteur où le mot « neutre en carbone » sert souvent de haillon marketing.
3. Innovations / partenariats
La « tech » ici, ce sont la méthode et le référentiel : certification LNE RGE, audits structurés conformément aux cadres réglementaires, déploiement territorial (grandes métropoles françaises, interventions Europe selon les pages corporate). Le repositionnement Elansym → Apave Performances Immo, détaillé dans la rubrique « Qui sommes-nous », vise à séparer nettement missions de conseil et périmètre du contrôle technique agréé — innovation organisationnelle plus que rupture algorithmique. Les « partenariats » affichés sont surtout une liste de grands comptes historiques ; aucune levée de fonds ou coentreprise industrielle majeure ne ressort des sources ouvertes au moment de la rédaction.
4. Greenwashing / zones grises
Première tension chiffrée et sourcée : l’écosystème « performance énergétique » papier est sous surveillance judiciaire et technique. La Cour des comptes pointe dans son rapport sur la mise en œuvre du DPE des dysfonctionnements systémiques ; les synthèses presse (Franceinfo) retiennent qu’environ 70 % des contrôles DGCCRF sur les DPE faisaient apparaître des anomalies en 2023. Ce n’est pas une incrimination d’Apave Performances Immo — les audits réglementaires et les diagnostics relèvent de métiers distincts — mais un risque de réputation sectorielle quand la fiabilité des étiquettes énergie bat de l’aile. Deuxième tension : la rentabilité nette effondrée en 2024 selon Rubypayeur alors que le CA monte (Manageo) : soit absorption des coûts par la croissance, soit prix/plateaux imposés par les donneurs d’ordre — dans les deux cas, une pression sur la qualité perçue si les budgets de mission sont rognés. Troisième tension : la dépendance aux jalons législatifs — par exemple l’élargissement progressif des audits obligatoires pour les ventes de logements mal classés — rend le carnet d’ordres sensible à tout recul ou complexification administrative.
5. Positionnement stratégique
La stratégie consiste à incarner le bras méthodes du groupe Apave sur le bâtiment et la transition réglementaire — niche étroite mais récurrente tant que l’État lie financement et étiquettes énergétiques. La croissance du CA 2024 va dans ce sens ; la chute du résultat net impose de surveiller si la société paie pour prendre des parts de marché ou si elle subit une décote structurelle sur ses missions. Côté groupe, la même page RSE « décarbonation » relie explicitement les audits énergétiques des sites au cadre du décret tertiaire — convergence des discours internes et externes sur la conformité comme levier bas-carbone.
Verdict WattsElse
Vous vendez du sérieux sur papier à une époque où la confiance dans les étiquettes vacille : Apave Performances Immo capitalise sur la loi, mais le bilan 2024 dit que la loi ne suffit pas à faire une marge — à méditer avant le prochain durcissement réglementaire.
Sources : performances-immo.apave.com · performances-immo.apave.com · performances-immo.apave.com · manageo.fr · rubypayeur.com · societe.com · performances-immo.apave.com · ccomptes.fr · franceinfo.fr · performances-immo.apave.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Enerca ESP SA
C’est une histoire de réseaux, de factures et de déficits : dans l’est des Llanos, Enerca incarne l’opérateur historique qui rapproche les foyers du gaz et de l’électricité — mais qui, en 2024‑2025, apparaît surtout comme le point de passage d’une crise où se croisent dettes d’État, climat et gouvernance sous le regard de la Procuraduría.
Voir la ficheADQ
ADQ n’est pas une « startup climat » : c’est la holding d’État qui coordonne utilités, nucléaire civil et finance verte pour verrouiller sécurité d’approvisionnement et attractivité industrielle.
Voir la ficheDiler Holding
Le groupe turc Diler Holding joue sur deux tableaux : verdir l’acier par l’autoproduction d’électricité (hydro, solaire, objectifs Scope 2 agressifs) tout en demeurant, via sa filiale Atlas Enerji, l’un des acteurs privés majeurs des émissions turques grâce à une centrale charbon côtière ultralourde.
Voir la ficheGalicia Vento SL/Elecnor
** Filiale à l’accent ultra-local mais pilotée par un géant de l’ingénierie espagnol, Galicia Vento incarne l’éolien terrestre là où il se joue désormais : dans les dossiers, pas seulement dans les LCOE.
Voir la ficheBaşkent EDAŞ
Devant 7,5 millions de personnes desservies dans sept provinces, Başkent EDAŞ incarne le paradoxe d’un distributeur qui investit massivement dans la tuyauterie électrique turque tout en restant sous le feu de l’EPDK, le gendarme du marché.
Voir la fichePARQUE EOLICO LOS CANTALES S.L.
Petite société à l’équipe réduite, PARQUE EOLICO LOS CANTALES S.L.
Voir la ficheSARA (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles)
Les Antilles-Guyane ne peuvent pas ignorer la SARA : elle distille ce que roulent et brûlent trois départements, sous un équilibre politique étroit entre souveraineté d’approvisionnement et prix administrés qui cristallisent les tensions sociales.
Voir la ficheNEAS
Ce n’est pas une maison d’édition : NEAS renvoie à Neas Energy, bras continental du trading britannique Centrica, rebaptisée Centrica Energy Trading.
Voir la ficheShenhua Guohua Electric Power Co Ltd
Sous l’appellation Shenhua Guohua Electric Power, vous ne tenez pas une start-up de la transition : vous tenez le bras « puissance » d’un empire minier et thermique dont la logique est d’abord celle de la sécurité d’approvisionnement de la Chine.
Voir la ficheWestern Company of North America
Pionnier texan de l’acidification des réservoirs, The Western Company of North America a incarné pendant plus d’un demi-siècle l’infrastructure invisble du pétrole américain, avant d’être avalée en 1995 par un conglomérat de services.
Voir la ficheDala Vindkraft Ekonomisk Förening
En Suède, Dala Vindkraft incarne le segment souvent oublié des grandes transitions : pas une utility cotée en bourse, mais des milliers de sociétaires derrière une poignée de turbines.
Voir la ficheNGO FORZA
ONG basée à Oujhorod, NGO FORZA incarne une autre « transition » : pas de bilan carbone flamboyant ni de gigafactory, mais des projets de territoire sur l’efficacité énergétique, la biomasse forestière et l’éclairage intelligent, cousus avec des programmes européens.
Voir la ficheKarnataka Power Transmission Corporation Limited
Calibré comme un gestionnaire d’actifs, le Karnataka Power Transmission Corporation Limited (KPTCL) affiche des comptes pleins et un réseau qui s’allonge ; en même temps, la KERC prépare le passage au TBCB (tariff-based competitive bidding) pour la transmission intra-État.
Voir la fichePRIEDEMANN FASSADENBERATUNG GMBH
Cabinet allemand d’ingénierie d’enveloppe, Priedemann Fassadenberatung GmbH incarne une ligne de front discrète mais structurante : faire de la peau du bâtiment un levier énergétique (BIPV, solaire thermique, physique du bâtiment) tout en surfant sur les grands projets urbains et les programmes européens.
Voir la ficheSiemens Gamesa Renewable Energy, S.A.
** Attention aux fichiers qui mélangent tout : Bogotá, « Valorem » et une fondation en 1997 ne sont pas le portrait du géant des turbines que vous croyez — celui-ci vit à Zamudio, en Biscaye, et roule pour Siemens Energy.
Voir la ficheNeubrandenburger Stadtwerke GmbH / VASA Kraftwerkepool GmbH und Co. KG
Neubrandenburg illustre la tension des Stadtwerke allemands : une régie qui baisse ses tarifs gaz au petit matin de 2026 tout en avouant, sur le même portail, qu’elle chauffe encore une ville au GuD au gaz naturel.
Voir la ficheCông ty CP ĐT và PT điện SêSan 3 A
Elle fait tourner 108 mégawatts sur la rivière Sê San, avec un dividende qui fait rêver la BCE — mais son compte d’exploitation obéit d’abord au ciel et aux retenues amont.
Voir la ficheEon Sverige AB
L’entité juridique suédoise E.ON Sverige AB porte une grande partie de la marque sur le territoire, mais son économie réelle s’étire entre monopoles techniques, investissements massifs et polémiques tarifaires qui confisquent l’attention des médias et des associations.
Voir la ficheHaut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR)
À Genève, l’UNHCR ne vend rien, mais il doit financer une organisation mondiale qui agit comme une immense chaîne d’approvisionnement de crise.
Voir la ficheOngc Gas corp
Oil and Natural Gas Corporation Limited (ONGC, Inde) est la désignation légale de ce que l’on nomme souvent abusivement une « corp » gaz : il n’existe pas à notre connaissance de raison sociale distincte nommée exactement « Ongc Gas corp » ; tout le marché publique-et-financière aligne ces activités gaz et pétrole sur le groupe coté Bombay (ONGC), pilier…
Voir la ficheCreole Petroleum Corporation
Elle a incarné l’âge d’or du brut lacustre et orénoquien, puis a disparu des écrans radar en une date : le 1er janvier 1976.
Voir la fiche