CE+T
Née en 1934 en Belgique (Wandre, région liégeoise), CE+T Power incarne le passage d’un équipementier historique à un acteur de la conversion d’énergie orienté microgrids et stockage.
À propos de CE+T
1. Modèle économique
CE+T Power (marque du groupe CE+T) conçoit et assemble des solutions de conversion et de continuité de puissance : onduleurs, systèmes modulaires pour intégrer batteries et EnR, ainsi que des besoins « critiques » pour l’industrie et les infrastructures. D’après la presse économique belge, le chiffre d’affaires 2023 dépasse 80 millions d’euros, avec un EBITDA rapporté à 7 millions d’euros sur la même base ; l’objectif affiché dépasse 100 millions d’euros à horizon proche. En octobre 2023, un accord de 10 millions d’euros avec SFPIM et Crédit Mutuel Equity (détaillé aussi dans le communiqué CE+T) vise explicitement hydrogen, microgrids et dynamique export. Le groupe annonce plus de 200 employés, trois centres R&D et une cadence de production évoquée à plus de 300 000 modules par an — autant d’indicateurs de taille qui distinguent CE+T d’une start-up de niche.
2. Impact réel
L’impact climat direct d’un équipementier n’est pas dans son bilan carbone corporate mais dans ce qu’il rend possible en aval. Sur le papier, le positionnement microgrid / stockage décrit dans les fiches « power for microgrids » vise l’intégration PV, batteries et réseaux autonomes ; le projet aux Émirats illustre des déploiements solaires hors réseau. Inversement, les convertisseurs efficaces — la gamme Prisma revendique jusqu’à 97,5 % de rendement grâce au silicium carbure — servent aussi à stabiliser des charges élevées (data centers, industriels). Sans publication d’un inventaire Scope 3 consolidé et vérifiable en 2024 sur le site corporate, il est impossible d’attribuer un MWh d’EnR « évité » ou un pourcentage de mix au seul lecteur des communiqués. Aucune fiche d’impact dédiée à CE+T n’est apparue, lors des recherches, dans les séries ADEME ou les guides PPE III sous une forme entreprise-spécifique.
3. Innovations / partenariats
Le fil conducteur 2025 est commercial : lancement du Prisma PCS, présent comme nouvelle plateforme modulaire, mis en avant dans le bilan d’activité 2025 après une mise en scène type salon (EES Munich). Côté capital, la prise de participation à hauteur de 10 millions d’euros institutionnalise le lien transition-industrie. Le véhicule Noshaq évoque en parallèle un soutien projet autour de l’hydrogène, cohérent avec la feuille de route microgrid. Pour le groupe, le label Platinum Best Managed Companies (Deloitte Belgique, 2024, septième récompense consécutive) confirme une gouvernance suivie par les auditeurs — signal utile pour les donneurs d’ordre publics et industriels.
4. Greenwashing / zones grises
La première fracture est documentée par les chiffres eux-mêmes : 10 millions d’euros levés en 2023 pour « accélérer » la transition coexistent avec une offre qui continue de cibler explicitement l’extraction et le transport d’hydrocarbures (ondulements/UPS pour Oil & Gas). Cette tension n’est pas rhétorique : elle oppose deux feuilles de route publiques, celle des investisseurs « verts » et celle des fiches marché. Deuxième zone ombrée, la transparence : le groupe met en avant une notation EcoVadis Silver (juin 2022, « top 25 % » du panel), mais aucun rapport de durabilité CSRD grand public détaillé n’a été identifié dans les recherches menées pour cette fiche, ce qui laisse le lecteur sans ventilation carbone certifiée du chiffre d’affaires. Enfin, la cadence de 300 000 modules/an rappelle une exposition structurelle aux semi-conducteurs et géopolitique des chaînes, sans que le site ne publie un plan de réduction des risques fournisseurs daté 2025.
5. Positionnement stratégique
CE+T surf sur la vague microgrids + stockage portée par le rôle des batteries dans la flexibilité (écho du PPE III et des objectifs européens d’EnR, sans lien contractuel avéré dans les sources ouvertes). L’entreprise capitalise sur 90 ans d’électronique de puissance pour monter en gamme vers des systèmes intégrés, tout en conservant une base UPS industrielle qui assure la liquidité. Les récents salons (Dubaï, Munich, Astana selon le bilan 2025) et la croissance d’équipe APAC signalent une phase d’expansion export peu compatible avec une simple posture « pure player » EnR.
Verdict WattsElse
CE+T est un scale-up belge de l’électronique de puissance : les tableaux financiers parlent vite, le discours vert aussi, mais la page Oil & Gas rappelle que l’ordre de mission dépend encore du client. Quand la transition se finance au million près, le fossile se facture encore au contrat ouvert.
Sources : cet-group.be · lecho.be · lalibre.be · sfpim.be · cet-power.com · cet-power.com · cet-power.com · cet-power.com · cet-power.com · noshaq.be · cet-power.com · cet-power.com · cet-services.com
Données clés
- Fondée
- 1934
Identifiants publics
- Wikidata
- Q25385747
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
RAY-ON
Le nom RAY-ON ne suit pas, dans les registres, la trajectoire médiatique d’un champion européen du gros œuvre photovoltaïque.
Voir la ficheTaga Electric Power
** Née en 2022 dans l’ombre des usines Toyota, TAGA incarne une réponse industrielle au défi du 100 % renouvelable…
Voir la ficheSocony-Vacuum Oil
Socony-Vacuum Oil Company, née en 1931 de la fusion entre la Standard Oil Company of New York (Socony) et la Vacuum Oil Company, n’est pas une « petite structure » française homonyme : c’est la ligne directe vers Mobil, puis, depuis 1999, ExxonMobil.
Voir la ficheMajor Drilling Group International
Le cache WattsMonde vous place dans le pétrole et le gaz ; les comptes et les communiqués, eux, parlent d’abord de métaux et mines.
Voir la ficheAmerican Petroleum Institute
C’est l’industrie pétrolière et gazière des États-Unis en chambre syndicale : normalisation, statistiques, plaidoyer à Washington, et batailles transatlantiques sur le carbone.
Voir la ficheREP
Le cache « REP » désigne très probablement REC Limited (anciennement Rural Electrification Corporation), une financeuse d’infrastructure cotée sous le ticker RECLTD, alignée avec le secteur Réseaux & Distribution.
Voir la ficheBlack Stone Minerals
Ce n’est ni une major, ni un fonds : Black Stone Minerals, L.P.
Voir la ficheTelstra
Telstra n’est pas une « startup EnR » : c’est le géant des télécommunications australien basé à Melbourne.
Voir la ficheAtacama Generación Chile
Le couple « Atacama » + « génération » évoque immédiatement le grand nord chilien, ses radations et les parcs qui alimentent le pays.
Voir la ficheCopergreen
Depuis 2008, Copergreen illumine la France en solaire, montrant qu’on peut fabriquer de l’électricité propre tout en restant pieds sur terre… parfois un peu dans les nuages.
Voir la ficheLe Havre Seine Métropole
Le Havre Seine Métropole pilote un territoire où le port, la chimie et les mobilités croisent des milliards d’euros d’investissements « bas carbone » annoncés en quelques mois.
Voir la ficheCarbios
Biotechnologie française qui murmure à l’oreille des plastiques pour les recycler ou les composter — rêve bio ou greenwashing intelligent ?
Voir la ficheSALTOS Y CENTRALES DE CATALUNYA S.A.
Saltos y Centrales de Catalunya S.A.
Voir la ficheVille de Saguenay /Hydro-Jonquière
Une régie qui trace son territoire au kilomètre de ligne, mais qui achète l’essentiel de ses électrons à l’État provincial — et qui joue gros sur l’eau du Saguenay, entre projet d’extension et bras de fer sur des barrages industriels.
Voir la ficheGrupo Energías Renovables
En 2025, Grenergy franchit pour la première fois le milliard d’euros de chiffre d’affaires dans un marché où le stockage fait office de nouvelle frontière industrielle.
Voir la ficheGuoneng Ningxia Shizuishan Power Generation Co Ltd
Ici, on ne vend pas du rêve carbone : on tient une centrale de 2 GW au bord du désert industriel du fleuve Jaune, qui a passé sept ans dans le rouge avant de redevenir l’argument technique des opérateurs de réseau.
Voir la ficheGREENCOLAB
À Faro, GreenCoLab n’est ni une start-up gadget ni une major pétrolière recyclée : c’est un laboratoire collaboratif (CoLAB) à but non lucratif, calé sur la biotechnologie alga et les chaînes partenariales université–laboratoires publics–PME portugaises.
Voir la ficheNovonor
Le conglomérat brésilien boucle l’ère Odebrecht à la tête de Braskem en cédant le contrôle à IG4, pendant que ses actifs offshore et de construction vivent encore au rythme de Petrobras et des tribunaux.
Voir la ficheAR Escondido SpA
Filiale du bouquet chilien Andes Renovables, portée par Mainstream Renewable Power, AR Escondido SpA incarne la promesse d’enchères vertes au dollar…
Voir la ficheTurun Seudun Energiantuotanto Oy
Après le tir de barrage sur la torréfaction, TSET boucle un siècle d’énergie fossile sur le golfe de Finlande.
Voir la ficheVindwal AB
Vindwal AB n’est pas une « pure player » silicon valley du vent : c’est une coquille juridique suédoise, ancrée à Falköping, qui mêle électricité éolienne, grand culture et filière bovine.
Voir la ficheJyväskylän energiantuotanto
Filiale de production thermique dans l’orbite du groupe municipal Alva, Jyväskylän Energiantuotanto incarne la phase brutale de la transition des réseaux nordiques : sortie de combustibles « historiques », paris massifs sur le stockage et les pompes à chaleur, et comptes qui sautent dès que les marchés de l’électricité se déchaînent.
Voir la ficheUddvide gård
** Sur une ferme historique du sud de Gotland, une micro‑société suédoise encaisse depuis des années une double casquette : terres cultivées et kWh verts.
Voir la fiche