CENTRAL TERMOELECTRICA JOSE DE SAN MARTIN (TSM)
** Ce n’est pas une « boîte pétrolière » au sens strict : c’est une centrale thermique au gaz et au diesel qui fige la dépendance aux hydrocarbures au cœur du réseau.
À propos de CENTRAL TERMOELECTRICA JOSE DE SAN MARTIN (TSM)
1. Modèle économique
Termoeléctrica José de San Martín S.A. exploite la centrale de Timbúes (Santa Fe), mise en service progressivement de 2008 à 2010 : deux turbines à gaz puis unité vapeur en cycle combiné, pour une puissance nette d’environ 865 MW selon la société. Le revenu repose sur la vente d’électricité : l’essentiel est couvert par un contrat d’approvisionnement, le reste sur le marché de gros (MEM). L’actionnariat associe l’État, via Enarsa, à environ 68 % du capital de TSM et des groupes tels que Central Puerto, AES, Enel, Pampa Energía et d’autres pour le_complément_, comme le détaille Letra P — proportions voisines de celles rappelées par El Post Energético (68,3 % pour Enarsa). Chiffre d’affaires consolidé, effectif précis et plan de capex ne figurent pas dans les pages publiques consultées ; pas de données ADEME, PPE3 ou rapports CSRD liées à cette entité argentine dans les sources françaises usuels — le cadre européen ne s’applique pas directement.
2. Impact réel
L’impact climatique est celui d’une génération fossile : le site revendique un rendement d’environ 56 % en cycle combiné contre ~35 % en cycle simple initial, ce qui réduit l’intensité carbone par kWh par rapport à une vieille flotte ouverte — sans en faire une production « bas-carbone » au sens du accord de Paris. Le parc est dual gaz naturel / gas-oil ; la fiche technique mentionne un stockage diesel volumineux (ordre de 40 millions de litres, huit réservoirs) sur la page « unidades ». Aucun pourcentage d’énergies renouvelables ni agrégat CO₂ annuel n’est publié de manière exploitable sur le site corporate au moment de la rédaction ; la comparaison avec les trajectoires de la PPE ou les fiches Connaissance des Énergies reste donc indicative : TSM incarne la rigidité fossStructure du système argentin, pas une trajectoire de transition affichée.
3. Innovations / partenariats
Le narratif technique repose sur des turbines Siemens SGT5-4000F et sur l’ingénierie « clef en main » historique du complexe (TSM, historique 2005-2010). Côté territoire, en janvier 2026, la centrale a livré des outils électriques à la commune pour le projet « Taller Verde Timbúes » (valorisation de déchets verts), rapporté par La Capital — geste local louable, distinct d’une stratégie bas-carbone à l’échelle de la centrale. Les « partenariats » décisifs aujourd’hui sont juridiques et budgétaires : Loi de budget 2026 (n° 27.778), décret 286/2025 (liquidation d’Enarsa, cadre repris par la presse spécialisée), et transferts depuis les fideicomisos FONINVEMEM vers les sociétés anonymes — mécanisme décrit dans la presse et sur le Formulaire 20-F de Central Puerto pour la participation minoritaire.
4. Greenwashing / zones grises
Première zone grise chiffrée (2026) : l’article 66 de la Loi de budget 2026 exonère l’impôt sur les sociétés lors du passage des actions des fideicomisos « Central Térmica Timbúes » et Belgrano vers Termoeléctrica San Martín S.A. et sa jumelle, en traitant l’opération comme une « réorganisation ». El Post Energético (6 janvier 2026) estime les actifs restitués par fideicomiso à environ 300 millions de dollars par usine et l’économie d’impôt à plus de 100 millions de dollars par centrale au taux de 35 %, soit l’ordre de 200 millions de dollars au total non perçus par l’État — tension éthique et budgétaire au moment de vendre des actifs stratégiques. Deuxième tension documentée : Letra P rapporte que les actionnaires privés (environ 32 % à San Martín) accusent Enarsa de sous-maintenance, retards d’assurances et politique salariale ayant fait basculer les installations vers des arrêts évités de justesse entre avril et juin — risque de dégrafer la « fiabilité » brandie sur le site TSM (« sostenible », « muy bajas emisiones ») sans bilan GES audité public. Ne pas confondre avec une autre « TSM » hors Argentine : ici, ville (Timbúes), puissance (865 MW) et bataille Enarsa alignent l’identité.
5. Positionnement stratégique
TSM et TMB forment, selon la presse, un bloc proche de 1 700 MW, comparable en puissance à l’ensemble du parc nucléaire argentin — signal de l’enjeu systémique. Le gouvernement Milei accélère la privatisation des actifs Enarsa ; TN (avril 2026) situe TSM dans la liste des cibles. Pour un lecteur WattsMonde rangé « Pétrole & Gaz », TSM est le point de terminaison du gaz et du diesel dans la filière : sa valeur tient autant aux barils équivalents brûlés qu’aux mégawatts affichés.
Verdict WattsElse
La transition, ce n’est pas le cycle combiné tout seul : c’est qui paye l’ardoise. En 2026, TSM illustre la fusion d’une infrastructure gazière critique, d’une raboteuse fiscale documentée et d’un conflit de gouvernance à vif — le kWh le moins cher pour le budget peut coûter cher au filet électrique.
Sources : tsm.com.ar · letrap.com.ar · postenergetico.com.ar · tsm.com.ar · connaissancedesenergies.org · lacapital.com.ar · futurosustentable.com.ar · sec.gov · tn.com.ar
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
PenDC Data Center Solutions
À Bursa, PenDC incarne cette Turquie des datacenters « low-cost », fière d’un SLA agressif et d’une narration énergétique vendeuse ; la suite ressemble cependant davantage au polar qu’au rapport RSE : ambitions solaires ostentatoires en façade, prix de courant garantis jusqu’à une date précise au client, puis, en mars 2026, un séquestre bancaire (kayyum)…
Voir la ficheEDEA S.A.
Empresa Distribuidora de Energía Atlántica (EDEA S.A.), distributeur électrique du littoral sud de la province de Buenos Aires, incarne à elle seule la contradiction argentine du réseau : modernisation digitale via maison mère Grupo DESA, pendant que les préférences réglementaires et l’hyperinflation brutalisent les factures et nourrissent la défiance…
Voir la ficheAlianz Eco Power Private Limited
PME indienne étiquetée « renouvelable », ancrée à Patiala : les registres la décrivent encore comme active, mais les agrégats financiers crient un quasi-arrêt.
Voir la ficheParyba
Sous l’étiquette fantôche « Paryba », les bases croisées ne donnent aucune société crédible dans les énergies renouvelables : il faut donc traiter la bonne entité — Tryba Energy, développeur français de photovoltaïque issu du groupe Atrya, à Mertzwiller (Bas-Rhin).
Voir la ficheENERGIA BIOBIO LTDA.
La raison sociale ENERGIA BIO BIO LIMITADA (équivalent chilien de « LTDA ») figure bien au registre commercial — RUT 76365067-7, San Pedro de la Paz — mais sans bilan médiatique ni portefeuille de projets vérifiable au même titre que les grands développeurs régionaux.
Voir la ficheTours Métropole
L’échelle n’est pas celle d’une start-up : il s’agit de l’établissement public Tours Métropole Val de Loire, compétences énergie, déchets, aménagement et services au cœur de la Touraine.
Voir la ficheOita Solar Power Corporation
La Oita Solar Power Corporation n’est pas une « start-up solaire » : c’est la coquille juridique d’un des plus gros parcs photovoltaïques du Japon, entré en service il y a plus d’une décennie.
Voir la ficheWhite Nile Petroleum Operating Company
Société d’exploitation née en 2001 autour d’un schéma classique pétrolier, la White Nile Petroleum Operating Company n’est ni une « success story » à poster ni un simple nom oublié : c’est l’histoire d’un opérateur soudanais, à capitaux malaisiens et publics, broyé par la guerre, les ruptures d’infrastructures et la défection progressive des bailleurs.
Voir la ficheSasipa
Monopole public de Rapa Nui (Île de Pascua, Chili), Sasipa arme un mix électrique encore écrasé par le fioul alimenté par la mer, sous pression budgétaire et avec un gros pari solaire-batteries qui se joue à l’échelle de la décennie.
Voir la ficheCommissariat à l'Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA)
Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives n’est ni une start-up ni un pure player EnR : c’est le gros laboratoire national qui tient à la fois la souveraineté nucléaire, la filière bas-carbone « civile » et une part massive de l’innovation deep tech française.
Voir la ficheYinka Dene Alliance
Ce n’est ni une supermajor ni une junior boursière : la Yinka Dene Alliance fut une coalition de Premières Nations du nord de la Colombie-Britannique, forgée pour bloquer l’oléoduc Enbridge Northern Gateway — puis dispersée quand le projet a été enterré en 2016.
Voir la ficheAR Llanos del Viento SpA
Un parc de 160 MW au cœur du boom renouvelable chilien, porté par une maison mère européenne sous pression comptable : l’histoire de AR Llanos del Viento SpA tient dans cet écart entre puissance électrique installée et marge économique, là où le désert d’Atacama rencontre les plafonds du transport électrique.
Voir la ficheParque Solar Altos Lao SpA
Aucune trace fiable, à ce stade, sous la graphie exacte « Parque Solar Altos Lao SpA » dans les annuaires ouverts, la presse technique indexée ou les bases de suivi de projets auxquels nous avons accédé.
Voir la ficheChester Solar V
Le nom « Chester Solar V » ne colle à aucune entité isolée lisible dans les bases publiques courantes au moment de cette veille ; il désigne très probablement une désignation de projet ou de sous-fonds accolée au Chester Solar Technology Park piloté depuis New York avec des partenaires d’infra-revenus américains (yieldco chez DESRI et développement chez…
Voir la ficheMini Green Power
Convertir des déchets en mini-centrales vertes, ou comment faire d'une poubelle une oasis énergétique, avec un soupçon de feu de cheminée pas prévu au menu.
Voir la ficheUNSAM
L’acronyme UNSAM désigne la Universidad Nacional de San Martín, université publique argentine — un pôle massif de recherche et de diplômes sur les vecteurs décarbonés, pas une opérateur « énergie » au sens Vaca Muerta.
Voir la ficheEquans Solar & Storage
Filiale de Bouygues, Equans Solar & Storage joue les chefs d’orchestre du solaire avec batteries, parfaitement calibrée pour stocker l’énergie… et les projets.
Voir la ficheCooperativa Eléctrica de Mayor Buratovich
Dans la province de Buenos Aires, une coopérative fondée sur le service public peine à faire coïncider son récit « renouvelable » avec la réalité d’un actif vieillissant et d’une macroéconomie qui dévore les marges.
Voir la ficheKraftringen Produktion AB
Kraftringen Produktion AB ne joue pas dans la tech cliché : c’est le bras production d’un opérateur public régional qui transforme la biomasse, le gaz renouvelable et la cogénération en chaleur et électricité pour la Scanie.
Voir la ficheAstrindo Nusantara Infrastruktur
Cotée à Jakarta (IDX BIPI), PT Astrindo Nusantara Infrastruktur Tbk est devenue l’archétype du holding indonésien « infrastructure énergétique »…
Voir la ficheFortum;NTE Energi
Le géant finlandais Fortum trace une trajectoire industrielle « fossil-free » tout en digérant des années de choc géopolitique et un nouveau pari éolien-solaire ; NTE Energi, rentable et ancrée dans un bassin municipal norvégien, mise sur l’hydro et les contrats longs pour amortir la déprime des prix.
Voir la ficheNuStar Energy
Elle portait encore son ticker à Wall Street au début 2024 ; un an plus tard, elle n’est plus qu’un socle dans un géant du carburant et des pipelines.
Voir la ficheUNITOV
Selon les éléments disponibles en ligne au 3 mai 2026, aucune personne morale française des énergies renouvelables identifiée sous le nom « UNITOV » ne ressort des registres ouvertement cités ; les traces convergent vers UNITe (UNIT-e), producteur indépendant multi-technologies présenté comme tel sur son site corporate (Présentation du groupe).
Voir la ficheSalvador Serra
Derrière un nom qui prête à confusion avec d’autres « Serra » planétaires, Salvador Serra S.A.
Voir la fiche