Changxing Island Hengli Petrochemical (Dalian) Co.
Sur l’île Changxing, à Dalian, l’électricité n’est pas une « filière » à part : elle cimente un gigantesque puzzle pétrochimique, avec une centrale thermique au charbon de 520 MW encore au tableau de bord climatique.
À propos de Changxing Island Hengli Petrochemical (Dalian) Co.
1. Modèle économique
L’entité que vous ciblez — Changxing Island Hengli Petrochemical (Dalian) Co. au sens des bases industrielles qui la rattachent au complexe de Changxing — s’inscrit dans une logique de raffinage et de chimie intégrés : vapeur et électricité pour faire tourner unités de rupture, PTA et aval polyester. Global Energy Monitor recense une centrale thermique d’au moins 520 MW (phases I-II), captive pour l’industrie, avec des extensions annulées ou suspendues pour les phases III-IV — signal d’un plafond de verre possible sur le charbon neuf en Chine. Côté brut, l’agence d’État Xinhua évoque, en 2026, 20 millions de tonnes par an de capacité de raffinage sur ce site, au sein d’une « boucle » industrielle fermée (Xinhua).
Les chiffres d’affaires consolidés que reflètent les dépêches de résultats concernent la maison mère cotée *Hengli Petrochemical Co., Ltd.*, pas cette coentreprise prise isolément : MarketScreener indique environ 200,98 milliards de CNY de CA en 2025, en recul marqué par rapport à 236,2 milliards en 2024 — indicatif de sensibilité au cycle des matières premières pour l’écosystème groupe, dont la centrale alimente une partie des marges opérationnelles via l’énergie « maison ».
2. Impact réel
Le bilan carbone du site ne se lit pas comme celui d’un producteur électrique « classique » : il mélange émissions de la combustion du charbon pour la turbine/vapeur, émissions du raffinage et, au-delà, une composante « oil-coal-chemical » (intégration pétrole–charbon–chimie) documentée dans les études d’entreprise chinoises (rapport Qixin, avec l’ordre de grandeur de 5 millions de tonnes/an de charbon brut transformé chimiquement sur la plate-forme, à manier comme indicator agrégé de complexe, non comme lecture ferme de l’empreinte d’une seule filiale).
Le rapport RSE 2024 du groupe (publié en 2025) chiffre une intensité d’émissions de 228,21 tCO₂e par million de RMB de revenu (rapport RSE 2024 (PDF)) et une consommation d’énergies renouvelables déclarée équivalente à 324 023 t·éq. charbon standard sur la même année — volume à mettre en perspective avec la taille du parc industriel et du raffinage (voir aussi la capacité PTA 11,6 Mt/an annoncée côté corporate, site Hengli).
À l’échelle française, le contraste saute : la PPE3 et les outils type ADEME pilotent une sortie programmée du charbon électrique et une décarbonation industrielle très différente de cette intensité charbon–pétrole « de plate-forme » (article ADEME, projet de PPE3 (PDF)).
3. Innovations / partenariats
Le même rapport RSE 2024 revendique 80 000 tonnes de CO₂ capturé pour alimenter, depuis avril 2024, une ligne de DMC (diméthylcarbonate) — un maillon de la panoplie « bas carbone » affichée par le groupe (rapport RSE 2024 (PDF)).
Sur le volet eau–déchets, un partenariat technique avec SUEZ décrit pour Dalian Hengli une usine « embarquée » de traitement des effluents, présentée comme première application à grande échelle d’un concept d’« embedded WWTP » sur un complexe de l’ampleur d’environ 20 Mt/an de raffinage (fiche projet SUEZ).
4. Greenwashing / zones grises
La tension documentée entre discours bas-carbone et socle fossile tient chiffre ouvert : 228,21 tCO₂e / M RMB de revenu en 2024 dans le rapport ESG (rapport RSE 2024 (PDF)), face à une centrale 520 MW encore référencée au charbon sur la base GEM (fiche centrale GEM). Le risque de greenwashing réside moins dans l’absence de projets (CCUS, EnR déclarées, verdissement de sites) que dans le ratio entre ces briques et la masse de brut raffiné / charbon intégré — dynamique que la presse énergétique française relève aussi côté Chine pour le charbon : nouvelles capacités qui cohabitent avec une intensité carbone nationale encore dominée par le thermique (Connaissance des Énergies).
Côté gouvernance et conformité, le 24 avril 2026, le Trésor américain annonce des sanctions contre des acteurs accusés de soutenir le commerce pétrolier iranien ; l’OFAC désigne notamment Hengli Petrochemical (Dalian) Refinery Co., Ltd. (communiqué du Trésor US, décision OFAC). Reuters contextualise l’impact (dont des difficultés pour les contreparties en dollars) et note des stocks de brut présentés comme suffisants pour environ trois mois (Reuters) ; la direction du groupe récuse les achats iraniens (ICIS). Ce n’est pas un « bruit de corridor » : ce sont des désignations officielles, contestées en lice médiatique, avec effet immédiat sur le risque pays-partenaire pour toute entrée au capital ou tout contrat en USD.
5. Positionnement stratégique
Pour WattsMonde, ranger cette entité en « production électrique » éclairage un choix : l’offensive climatique du complexe passe aussi par l’électricité et la vapeur — leviers de compétitivité autant que de lock-in fossile. L’annulation des extensions de centrale (GEM) peut se lire comme ajustement à la politique chinoise du charbon ; les sanctions US de 2026 ajoutent une couche de risque de liquidité sur les approvisionnements et la finance internationale, sur un horizon où le CA du groupe coté recule déjà en 2025 (MarketScreener).
Verdict WattsElse
Ici, l’électricité ne « se vend » pas au citoyen : elle verrouille une cuisine pétrochimique où le charbon et le brut restent les ingrédients dominants, pendant qu’un rapport ESG affiche des métriques encore lourdes (228,21 tCO₂e / M RMB) et que Washington choisit la voie des listes pour parler pétrolier.
Sources : gem.wiki · xinhuanet.com · au.marketscreener.com · qxb-pdf-osscache.qixin.com · rdfile.dzh.com.cn · hengli-petrochem.com · infos.ademe.fr · concertation-strategie-energie-climat.gouv.fr · suez-asia.com · connaissancedesenergies.org · home.treasury.gov · ofac.treasury.gov · reuters.com · icis.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
PFV Luz Del Norte
Le parc Luz del Norte n’est plus seulement une plaque PV au bord du désert : sous la bannière T-Power (Toesca), il devient le pivot d’un combo 141 MW / 677 MWh pensé pour survivre à un réseau saturé.
Voir la ficheIberafrica Power Ltd.
Producteur indépendant thermique sous contrat avec Kenya Power, Iberafrica Power incarne la contradiction d’un Kenya champion des énergies renouvelables mais encore accro à des IPP fossiles urbains.
Voir la ficheSolarta Co Ltd
Huit centrales au sol, trente-quatre mégawatts au compteur du groupe actionnaire : Solarta Co Ltd incarne le premier âge du photovoltaïque thaïlandais.
Voir la ficheAğaoğlu Enerji
Le holding immobilier turc Ağaoğlu a fait de l’électricité renouvelable un deuxième pilier, porté par la société cotée Tatlıpınar Enerji (TATEN).
Voir la ficheThemcorp
Le nom « Themcorp » n’a pas de fiche comptable française sous la main : en revanche, il désigne clairement un groupe industriel chilien — affiché sur le web comme Tehmcorp — piloté par Víctor Petermann, où l’énergie renouvelable (hydroélectricité) cohabite avec une base minière et manufacturière massive.
Voir la ficheRoyal Dutch Shell Group of Companies
Le géant pétro-gazier a publié en 2025 des résultats solides en bourse, tout en assurant le pivot de Wael Sawan : moins d’éolien intégré, plus de GNL et d’amont rentable, pendant que la justice néerlandaise resserre l’étau sur les investissements fossiles.
Voir la ficheRoslags Energi
Roslagsenergi se présente comme un opérateur suédois des solutions « vertes » du nord d’Uppland : biomasse locale, plaquettes et énergies renouvelables au service du chauffage et de la production locale d’électricité.
Voir la ficheÉlectricité de France (EDF)
Le géant public du courant franchit 2025 avec une production nucléaire retrouvée et une dette qui recule ; derrière l’écran des gCO₂/kWh faibles se joue un arbitrage brutal entre milliards en chantier EPR2, impairements britanniques et une loi énergie qui desserre la pression sur les objectifs renouvelables.
Voir la ficheShikun and Binui Energy
Filiale énergétique cotée du groupe Shikun & Binui, cette société joue à la fois les cartes du renouvelable à grande échelle et du gaz en pointe d’ancrage.
Voir la ficheVeolia Energia Poznań SA
Il chauffe la majeure partie d’une grande ville polonaise, promet la fin d’un charbon qui a structuré l’après-guerre, et aligne turbines gaz, data centers et capteurs sur un même récit de « smart city ».
Voir la ficheAES Chivor
Une pépite de 1 GW au cœur du réseau colombien, modernisée pour tenir jusqu’en 2072, sert de socle à une offensive éolienne massive — et à un pari politique avec le pétrolier national.
Voir la ficheEnea Połaniec S.A.
Filiale polonaise du groupe Enea, Enea Elektrownia Połaniec S.A.
Voir la fiche2G ENERGIE SAS
La 2G ENERGIE SAS incarne en France la machine de guerre d’un groupe allemand en roue libre sur les marchés européens — cogénération, biogaz, promesse d’hydrogène — mais les comptes de la maison mère et ceux, plus discrets, de la filiale racontent deux vitesses.
Voir la ficheTotal Petroleum Ghana
** Cotée à la Bourse de Accra, la filiale marketing du géant français joue la carte de la marge et du contrôle des coûts pendant que les volumes reculent et que le classement national glisse.
Voir la ficheLjungby Energi
Régie du sud de la Suède, Ljungby Energi parie sur plus d’électricité à partir de sa cogénération tout en affichant des tarifs de chauffage urbain parmi les plus compétitifs du pays.
Voir la ficheTampereen Sähkölaitos
Né en 1888 sous le nom de Tampereen Sähkölaitos, l’opérateur énergétique municipal de Tampere s’appelle désormais Tampereen Energia Oy depuis le 28 août 2023 : même personne morale, même ancrage dans la ville, autre façade de marque.
Voir la ficheSaltel Industries
Spécialiste du tubage métallique extensible pour puits pétrogaziers, Saltel a été rachetée par Schlumberger — aujourd’hui SLB — en juin 2016 ; son siège légal se situe au campus Ker Lann à Bruz, près de Rennes, et non à Aix-les-Bains, souvent collé par erreur aux fiches médiatiques.
Voir la ficheAB Parboäng Gård
Une ferme suédoise du sud de l’Öland, coiffée d’un abus de langage sectoriel : pas un producteur d’EnR, mais un couple agriculture–tourisme qui ajoute une borne pour véhicules électriques à un tableau déjà dense (bovins, grandes surfaces cultivées et hébergement touristique sur le littoral).
Voir la ficheFVE Semanín Czech Republic
À Žďár nad Sázavou ou dans les médias français, on ne la croise presque pas — pourtant FVE Semanín Czech Republic incarne à elle seule une tranche d’histoire industrielle : la vague des projets photovoltaïques créés au creux de la crise financière, sous juridiction république tchèque (répertoire des sociétés).
Voir la ficheLongyuan Power
Côté cotation à Hong Kong, côté actionnaires d’État : China Longyuan Power incarne l’échelle industrielle d’où se joue l’électrification chinoise.
Voir la ficheUvA
L’Universiteit van Amsterdam incarne le paradoxe d’une excellence de recherche sur la transition, portée par des lignes budgétaires et des campus qui peinent à tenir le rythme des accords de Paris sur le bâti.
Voir la ficheDufferin Wind Power Inc
Ce n’est pas une startup qui « réinvente la transition » : c’est une société de projet bancable, accrochée à un contrat d’achat et à des obligations qui comptent chaque kilowattheure.
Voir la ficheWAPDA
La Water and Power Development Authority (WAPDA) incarne l’État pakistanais dans le couple eau–électricité : barrages, tunnels, réhabilitations et chantiers colossaux promis pour « décarboner » une partie du mix.
Voir la fiche