Công ty CP Nhiệt điện Hải Phòng
Le producteur qui alimente le pic vietnamien a publié des comptes solides en 2025, une trésorerie confortable et un plan de charge affiché pour la saison sèche 2026.
À propos de Công ty CP Nhiệt điện Hải Phòng
1. Modèle économique
La société exploite une centrale thermique au charbon de 1 200 MW (quatre groupes de 300 MW), au sous-bitumineux importé ou tiré du réseau national selon les périodes — profil matériel décrit par le suiv de parc mondial (suivi parc charbon). Le cœur du revenu, c’est la vente d’électricité au compte du système piloté par EVN, avec une exposition directe au dispatch, aux prix de marché concurrentiel et à la volatilité du combustible. En 2025, le chiffre d’affaires est rapporté à 9 772,24 milliards de VND pour un bénéfice net après impôts de 387,25 milliards de VND dépassant les cibles révisées (bilan opérationnel 2025) ; une base conservatrice sur l’effectif situe l’entreprise autour de 800 salariés (agrégats type « company profile » 2024 repérés sur les bases financières vietnamiennes). La direction a mis en avant un remboursement intégral de la dette financière à fin 2024 malgré des quarts déficitaires ponctuels liés à la maintenance (flash résultats). Les actionnaires ont perçu un dividende de 300 VND/action (3 %) payé début 2025 (politique de distribution).
2. Impact réel
Il n’y a pas, dans les éléments publics recensés, de bouquet EnR ou de trajectoire de décarbonation de type « diversification du portefeuille » : l’impact climatique direct est celui d’une combustion fossile à grande échelle, avec des émissions de GES et de polluants atmosphériques liés au charbon — le parc est explicitement classé charbon dans l’inventaire sectoriel (fiche technique). L’actionnariat public a financé des filtres à gaz (FGD) pour rapprocher l’exploitation des exigences locales (investissement traitement des fumées), ce qui améliore certains extrants réglementaires mais ne change pas l’ordre de grandeur carbone du kilowattheure. À titre de repère géopolitique de filière, le Viêt Nam reste présenté en France comme un pays où la transition peine à rattraper l’addiction au charbon malgré les annonces de plans successifs (cadrage filière Viêt Nam) — comparaison utile pour le lecteur européen, distincte du PPE français qui ne lie pas directement cet opérateur.
3. Innovations / partenariats
Le « technique » visible côté public relève surtout de la conduite d’exploitation et de l’efficacité énergétique du charbon : l’actionnaire EVNGENCO2 met en avant une baisse de la consommation spécifique de 23,64 g/kWh entre 2024 et 2025 (performance 2025). Sur le volet logistico-opérationnel, l’entreprise affiche un stock stratégique d’environ 1,31 million de tonnes de charbon en amont du pic 2026 et une production cible nationale supérieure à 6,84 TWh annoncée par les autorités (préparation saison sèche). Rien n’indique, dans ces communiqués, de pivot technologique hors filière thermique classique.
4. Greenwashing / zones grises
La tension documentée la plus lourde n’est pas rhétorique : la Procureure générale suprême du Viêt Nam a validé des mises en accusation contre 74 personnes pour manipulation de données de surveillance environnementale, dans une affaire où la centrale de Hai Phong est explicitement citée parmi les sites concernés, aux côtés d’autres thermiques (synthèse procédure) — le schéma décrit par la presse économique locale va dans le même sens (angle « business sous enquête »). Autre zone grise structurelle : la dépendance au charbon et aux chaînes d’approvisionnement (historiquement sensibles aux tensions sur le dispatch comme sur les volumes livrés) se combine à une exposition de long terme à la recomposition du mix du PDP8 et du partenariat JETP, où le pays articulate plafonds de capacité charbon et montée des renouvelables à l’horizon 2030-2050 (cadrage plan national). Tant que l’outil reste thermique pur, tout discours « vert » repose sur des suffixes technologiques (FGD, efficacité) plus que sur un changement de modèle.
5. Positionnement stratégique
Le signal 2025-2026 est double : sécurité d’approvisionnement affichée pour le pic, rentabilité retrouvée et bilan financier renforcé selon EVNGENCO2 (bilan 2025), mais production réalisée en retrait par rapport aux plans initiaux (ordre de grandeur 85 % du target électrique retenu dans le même article), ce qui trahit une dépendance au régime de fonctionnement du réseau. Eu égard au contexte vietnamien « promesses climat / charbon tenace » (lecture sectorielle), Hai Phong incarne l’outil de pointe du réseau tout en portant le risque réputationnel des affaires de données.
Verdict WattsElse
Vous tenez là un actif critique pour la stabilité du système vietnamien et un cas d’école du fossile rentable mais contesté : les chiffres tiennent la route, la crédibilité des mesures environnementales a été attaquée en justice au plus haut niveau — et sans boussole industrielle hors charbon, le temps long climatique reste l’adversaire numéro un.
Sources : gem.wiki · evngenco2.vn · tinnhanhchungkhoan.vn · doanhnhanvn.vn · en.evn.com.vn · connaissancedesenergies.org · en.evn.com.vn · scmp.com · vietnamfinance.vn · en.mae.gov.vn · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
SUEZ Recycling and Recovery UK Ltd
Quand recycler reste payer la note, SUEZ UK jongle avec les déchets et l'énergie, sans manquer d'air (pas toujours frais).
Voir la ficheTatneft
Le géant pétrolier du Tatarstan a longtemps surfé sur un modèle vertical — du gisement au plein d’essence — et sur le supergéant Romachkino.
Voir la ficheKyushu
Le cache « Pétrole & Gaz » croise un toponyme piégeux : sur le terrain public, Kyushu Railway Company (JR Kyūshū) — siège à Hakata (Fukuoka), créée le 1ᵉʳ avril 1987 lors de la dissolution de l’ex-JNR — est l’entité qui colle à l’adresse, à la date et au site officiel.
Voir la ficheLaboratoire national d'hydraulique et environnement
Le Laboratoire national d’hydraulique et environnement (LNHE) n’est pas une start-up : c’est le centre d’épreuve de l’hydraulique française, ancré chez EDF sur l’île de Chatou depuis 1946, au carrefour des barrages, du refroidissement des centrales et des rivières sous stress climatique.
Voir la ficheHeidelberg Materials UK
Filiale britannique de l’allemand Heidelberg Materials — anciennement Hanson UK, implantée à Maidenhead —, Heidelberg Materials UK commercialise ciment, granulats, béton prêt à l’emploi et enrobés sur un marché UK sous respirateur.
Voir la ficheGR Guindo
Développeur d’infrastructures électriques dans un des marchés les plus solaires au monde, GR Guindo cumule projets photovoltaïques et éoliens — quand l’homonymie « Guindo » suffit à perdre le lecteur entre agence sénégalaise et hydrolien breton.
Voir la ficheAIMEN
Le centre AIMEN incarne cette galaxie où la transition passe par les matériaux, le laser et l’hydrogène plutôt que par une simple vignette verte.
Voir la ficheEIT URBAN MOBILITY FOUNDATION
L’EIT Urban Mobility tient un rôle singulier dans la transition : abonder projets et startups de mobilité avec des fonds européens, tout en basculant vers un modèle où l’investissement en capital doit compenser la fermeture progressive des robinets de subvention.
Voir la ficheEnergiequelle
Fondée en 1997 à Brême, Energiequelle GmbH s’est imposée comme développeur‑exploitant « full stack » — éolien, photovoltaïque, sous‑stations, hybridation et stockage — en mode groupe familial international.
Voir la ficheVon Görtz Vind AB
Sur la côte sud de la Suède, un compte annuel à sept chiffres suffit à dessiner un exploitant presque artisanal : revenus modestes, marge serrée, mais ancrage foncier et vise européenne via une coquille allemande toute neuve.
Voir la ficheKillin Voima Oy
Une filiale d’entreprise coopérative finlandaise ne raconte pas le même rapport au profit qu’une filiale cotée en Bourse : pour Killin Voima Oy, hydro, puis vent puis solaire, se jouent désormais sur un terrain mixte — diversification technique d’un côté, et de l’autre des comptes publics où 2024 claque comme un resserrement de cours.
Voir la ficheUnivastum
Transformer vos déchets en électricité sans bruit ni odeur, la magie verte selon Univastum, quand la poubelle devient source d’énergie.
Voir la ficheMAN
MAN Energy Solutions (marque en évolution vers Everllence sur le site corporate) n’est ni un gestionnaire de réseau électrique ni un transporteur de gaz : c’est un équipementier mondial de très gros moteurs et de systèmes pour l’industrie, la production d’électricité décentralisée et le maritime.
Voir la ficheONERA
L’Office national d’études et de recherches aérospatiales n’est pas un exploitant ni un producteur d’« énergie » au sens catalogue : c’est le grand tiers de recherche sur lequel Airbus, Ariane ou la Défense s’appuient pour essayer l’après‑kérosène sans lâcher les programmes existants — soufflerie, données, ruptures techno.
Voir la ficheÖresundskraft
** Négoce d’énergie, réseaux et urbain : Öresundskraft incarne l’énergéticien « maison » d’une ville industrielle qui veut verdir son bilan.
Voir la ficheKotka Mills Oy
À Kotka, la papeterie ne vend pas seulement du carton : elle alimente la ville en chaleur, séduit les projets Power-to-X et porte une partie du bilan carbone du groupe MM — tout en passant par une phase de restructuration où jusqu’à 31 postes sont sur la table en mars 2026.
Voir la ficheGushan Environmental Energy
Gushan a incarné l’arrivée en fanfare des biocarburants sur le NYSE, puis a basculé dans la sous-utilisation, les pertes massives et la diversification métallique.
Voir la ficheAtlas Copco
Le géant suédois de l’air comprimé, du vide et de l’outillage industriel affiche un modèle rentable et une trajectoire RSE ambitieuse — mais son métier reste collé aux cycles de l’investissement manufacturier et aux filières encore très fossiles.
Voir la ficheEntek Enerji
Le nom « Entek » circule comme un label renouvelable dans le giron Koç/Tüpraş, mais la physionomie du groupe reste celle d’un raffineur.
Voir la ficheFotovoltaica Pueblo Hundido
*Sous l’étiquette « Fotovoltaica Pueblo Hundido » (secteur EnR, pays non précisé), les sources ouvertes désignent surtout un gigantesque stockage : le BESS Pueblo Hundido, dans la commune de Diego de Almagro (Atacama), porté par la société chilienne Pueblo Hundido SpA et le développeur argentin Eoliasur.
Voir la ficheCIA. EOLICA TIERRAS ALTAS S.A. (CETASA)
Il ne s’agit pas d’un sigle CIA américain ni d’un mirage ibérique : CIA.
Voir la ficheVantaan Energia Oy
L’entité visée ici est Vantaan Energia Oy, l’opérateur d’énergie urbaine du Grand Helsinki (siège à Vantaa, racine industrielle depuis 1910, fiche technique institutionnelle) — et non un producteur « pétrole & gaz » classique : le classement sectoriel WattsMonde accole parfois les utilities multi-énergie à l’hydrocarbure en raison du gaz réseau et d’actifs…
Voir la ficheKaresi Enerji
Exploitant confirmé mais taille modeste face aux chantiers géants du marché turc, Karesi Enerji incarne une ENR « à taille maîtrisée » dans le périmètre industriel Yırcalı/BEST : peu de centrales propriétaires en ligne dans les agrégats publics récents, mais une présence longue dans la chaîne électromécanique qui nourrit les projets éoliens.
Voir la fiche