Công ty CP Thủy điện Nậm Củm
Côté registre, c’est une société anonyme vietnamienne de production d’électricité.
À propos de Công ty CP Thủy điện Nậm Củm
1. Modèle économique
La Công ty Cổ phần Thủy điện Nậm Củm est enregistrée au registre des entreprises avec le matricule fiscal 6200082970, le siège à Lai Châu (création 25 avril 2015 selon la même fiche), et l’activité déclarée de production, transmission et distribution d’électricité. Le profil FiinGate recense 15 employés (chiffre d’effectif déclaré, mention datée sur l’annuaire). Les revenus consolidés récents n’ont pas été retrouvés dans des bases accessibles depuis cette veille : pas de chiffre de vente publiable sans accès aux publications financières nationales ou aux comptes déposés hors périmètre consultable ici.
Dans la vallée du Nậm Củm (huy Mường Tè, province de Lai Châu), l’écosystème industriel est une cascade hydroélectrique à plusieurs paliers : la documentation du chantier Nậm Củm 4 indique 54 MW, deux groupes, barrage en béton et reservoir d’environ 23,74 millions de m³. Le maître d’ouvrage du palier 4 y est identifié comme Tập đoàn Hưng Hải (groupe Hưng Hải) — distinction importante : ce n’est pas la même étiquette investisseur que pour d’autres paliers du même cours d’eau. Le revenu probable de la société objet de la fiche est ainsi la vente d’électricité et les prestations liées à l’actif hydro dans ce contexte de concession/cascade, avec dépendance au tarif d’achat, au réseau national et au groupe actionnaire lorsqu’il porte le développement des tranches.
2. Impact réel
Pour le palier Nậm Củm 4, la fiche encyclopédique vietnamienne indique une production annuelle de l’ordre de 237 millions de kWh (soit environ 237 GWh), ordre de grandeur cohérent avec une centrale de 54 MW au régime vietnamien du réseau. Cette électricité, une fois injectée sur le réseau national, participe à la décarbonation relative par rapport aux centrales thermiques au charbon ou au gaz qui structurent encore le mix, sans qu’une charge carbone évitée publiée au nom de cette société précise ait été identifiée dans les sources consultées.
Le contrepart environnementale des aménagements en cascade — fragmentation hydrologique, mise en eau et affectation des forêts — reste le vrai bilan : il ne se lit pas dans un facteur CO₂ simplifié, mais dans les dossiers d’impact et les inventaires forestiers territorialisés. Aucune fiche ADEME, Connaissance des Énergies ou publication CSRD européenne n’a été trouvée pour cette entité locale : l’ancrage dans les cadres de la PPE ou des outils français de prospective n’a pas de sens direct ici, sinon par analogie de principe (EnR ≠ impact nul).
3. Innovations / partenariats
Les sources accessibles décrivent surtout un chantier d’ingénierie civile classique (barrage béton, groupement électromécanique) sur la page projet Nậm Củm 4, avec calendrier de construction long (travaux suivis depuis les années 2010 jusqu’à une mise en service électrique au début des années 2020 selon les notices de filière). Aucun brevet, levée de fonds internationale ou partenariat R&D n’a été repéré dans la presse spécialisée ou les annuaires pour la société sous ce nom exact ; le volet « partenariats » se lit plutôt en aval réseau : l’administration de Lai Châu a documenté, en octobre 2024, l’examen du rapport d’évaluation d’impact environnemental pour une ligne 110 kV visant à raccorder Nậm Củm 1 au système interconnecté national (portail provincial) — signal d’intégration réseau et de dépendance aux infrastructures de transport pour valoriser l’énergie produite en montagne.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas le slogan « vert » d’une multinationale cotée, mais le décalage entre la vitrine « hydro renouvelable » et les externalités documentées. Une analyse citoyenne de territoire a ainsi listé Nậm Củm 6 parmi les sept projets hydroélectriques associés à une pression sur les forêts naturelles en province de Lai Châu (He Sinh Thai) : la tension est datée dans le texte de veille 2024 et localisée — elle ne prouve pas à elle seule la responsabilité de chaque SPV, mais réfracte la lecture « net zéro » du secteur.
Sur le même paysage hydrographique, la presse économique a largement couvert l’effondrement d’un tunnel de chantier sur la tranche Nậm Củm 3, avec deux morts le 6 octobre 2021 à Mường Tè, imputant alors l’investissement au groupe Amaccao (Dau Tu Viet Nam) — autre investisseur que celui associé au palier 4 dans la notice Song Đà : il s’agit d’un avertissement sur la chaîne de valeur de la cascade, pas d’un constat judiciaire portant le nom de la Công ty CP Thủy điện Nậm Củm sans pièce publique supplémentaire.
Enfin, au niveau groupe, Pháp luật Plus a relayé en 2024 les déclarations du président de Hưng Hải Group suite à des signalements et litiges contractuels avec des partenaires (article) : pour un investisseur de barrages long cycle, l’incertitude juridique en amont pèse sur les garanties de gouvernance perçues du projet.
5. Positionnement stratégique
La société se situe dans un marché de l’électricité où l’Etat vétinomien pilote les grands équilibres (investissement, interconnexion, tarification), tout en faisant avancer des extensions de réseau à la maille provinciale (ligne 110 kV recensée en 2024). Opérationnellement, la sécurité sur site est aussi un indicateur de maturité : les autorités ont mis en avant une formation PCCC pour 25 agents sur Nậm Củm 5 (police de Lai Châu), signal d’un risque industriel réel dans les ouvrages en montagne.
Verdict WattsElse
L’hydro du Nậm Củm, sur le papier, fabrique des gigawattheures « propres » ; sur le terrain, il conjugue pression forestière, lignes sous tension, accidents de chantier nommés dans la presse et bruits de gouvernance au sommet des groupes qui financent la cascade. Dans ce couloir-là, le renouvelable n’est pas un adjectif tranquille — c’est un aménagement lourd dont la facture écologique et sociale se lit hors bilan carbone.
Sources : hosocongty.vn · fiingate.vn · songda4.vn · vi.wikipedia.org · laichau.gov.vn · hesinhthai.net · dautuvietnam.com.vn · phapluatplus.baophapluat.vn · congan.laichau.gov.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
John Wood Group plc (Wood)
Multinationale écossaise jonglant entre dette colossale et contrats énergétiques, Wood Group reste fidèle à sa stratégie : survivre en beauté la tempête financière.
Voir la ficheRunnestad Vindkraft AB
À Väderstad, une société anonyme sans salarié fait tourner un mini-parc au cœur d’un puzzle agricole et juridique typiquement suédois : peu de visibilité publique, des comptes serrés mais solides, et un marché de l’électricité qui a baissé au moment où le pays battait des records éoliens.
Voir la ficheSN Power
SN Power a longtemps été le prête-nom d’infrastructures hydroélectriques sur des marchés en développement : rachetée le 29 janvier 2021 par Scatec pour environ 1,166 milliard de dollars de fonds propres, elle a d’abord gonflé le carnet d’un développeur d’énergies renouvelables tourné solaire et stockage, avant que l’actif africain n’aille vers…
Voir la ficheGhana Grid Company
Récemment encore rentable mais sous pression de coûts, le gestionnaire public du réseau haute tension ghanéen illustre brutalement une tension mondiale : faire circuler les électrons n’engage pas tout le même débat que celui sur le mix, jusqu’à ce qu’un poste stratégique prenne feu ou qu’une ligne tarifaire soit jugée sociétalement explosive.
Voir la ficheEcoforest (Espagne)
Depuis Nigrán, Ecoforest incarne le paradoxe d’un champion espagnol dont huit euros sur dix viennent de l’étranger — et qui ouvre en 2026 une antenne commerciale aux États-Unis pour ne plus dépendre seulement des humeurs réglementaires européennes.
Voir la ficheRTE (Réseau de Transport d'Électricité)
Le maître d'œuvre du réseau électrique français, jonglant entre milliards d'euros d'investissements et câbles sous-marins, pour que la lumière ne s’éteigne jamais... enfin presque.
Voir la ficheTri-Mer Global Technologies
Tri-Mer Global Technologies, aujourd’hui rebaptisée Industrious Global Technologies, occupe une place singulière dans la transition industrielle: elle ne produit pas d’énergie verte, elle vend des systèmes pour rendre les fumées industrielles un peu moins sales.
Voir la ficheSinochem Group
Conglomérat public chinois né de la fusion avec ChemChina, Sinochem incarne à la fois la montée en puissance de la chimie nationale et ses fractures : finances qui plombent les filiales cotées, stratégie « verte » contrastée avec une exposition massive au pétrole, et désormais un bras de fer européen autour de Pirelli où Rome joue les garde-fous face à…
Voir la ficheArvika Kraft
Une filiale communale värmlandaise ne vit pas seulement de ses rivières : en 2024, elle encaisse la gueule de bois comptable du marché de l’électricité, alors qu’elle peaufine un mix soleil + études éoliennes pour ne pas rester otage d’un seul métier.
Voir la ficheComp Therm Belle Vue (Ctvb)
À Maurice, la bagasse et la paille de canne portent une centrale qui compte dans le pays — mais qui a déjà basculé dans la crise lorsque le charbon importé est devenu structurellement incompatible avec les prix du contrat.
Voir la ficheBW Offshore
BW Offshore ne joue pas dans la cour des pure players EnR : c’est un opérateur mondial de FPSO, coté à Oslo, avec sièges à Singapour et Oslo.
Voir la ficheAPR ENERGY SRL
Derrière le sigle S.R.L., une filiale argentine exhibée dans des procédures climat et environnementales depuis 2017, pendant que le groupe mère bascule à toute vitesse vers l’électricité « derrière-compteur » pour hyperscalers et data centers.
Voir la ficheFVE Kaplice
Deux virgules quatre mégawatts au fin fond de la Bohême du Sud : un actif technique sur papier, une puce sur l’échiquier du solaire tchèque.
Voir la ficheBeauVent (Belgique)
À première vue, BeauVent coche toutes les cases de la transition locale bien élevée: coopérative citoyenne, solaire sur toitures, chaleur récupérée, ancrage flamand.
Voir la ficheMetro Fuel Oil
Metro Fuel Oil renvoie, dans les bases anglophones, à United Metro Energy Corp.
Voir la ficheBGU
BGU, l’historique exploitant cantonal articulé autour de Grenchen–Granges, ne « fait pas de l’énergie » au sens strict : elle bouge les kilowatres — passagers à bord, autonomie sous pression, bornes sous contrat.
Voir la ficheBM Holding Enerji Grubu
Derrière le nom « BM Holding Enerji Grubu », il s’agit bien du bras énergétique du groupe turc BM Holding, ancré dans l’exploration et la production géothermiques — pas d’homonyme pertinent hors Turquie dans ce créneau.
Voir la ficheUkrainian railroads
Le géant public qui tient l’Ukraine sur ses rails bascule dans une équation impitoyable : le fret paie la facture sociale du voyageur, la guerre fragmente l’électricité, et Bruxelles finance du gaz « décentralisé » au nom de la résilience.
Voir la fichePetromoc
Petróleos de Moçambique (Petromoc) ne fait pas les gros titres à Paris, pourtant son bilan 2024 ressemble à un stress-test : profits effondrés, fonds propres mangés par le capital social, et un grand projet de raffinerie qui promet une sortie de la dépendance aux importations — à condition que l’argent et le calendrier suivent.
Voir la ficheStorstockholms lokaltrafik
La régie Storstockholms Lokaltrafik (SL), bras opérationnel du transport public dans le comté de Stockholm en Suède, incarne l’excellence nordique en décarbonation de l’exploitation — et le plafond de verre d’une infrastructure vieillissante qu’il faut investir, entretenir et rendre accessible sans briser la solidarité tarifaire.
Voir la ficheEsyel Enerji
Deux RES au fond des vallées du nord-est anatolien, une extension annoncée au prix fort en livres turques, et des dossiers d’impact qui racontent autre chose que les slogans « verts ».
Voir la ficheSucrogen
Sucrogen, ce n’est plus un étiquette : c’est l’empreinte où le sucre australien a basculé du démembrement de CSR au géant singapourien Wilmar.
Voir la ficheOberhessische Versorgungsbetriebe
Multiservice allemand (électricité, gaz, eau, mobilité électrique) ancré en Hesse, l’Oberhessische Versorgungsbetriebe AG (OVAG) — cœur du groupe OVAG détenu à 100 % par le Zweckverband Oberhessische Versorgungsbetriebe (ZOV) — affiche des comptes solides et des investissements EnR visibles.
Voir la ficheGCL Energy Technology Co., Ltd.
Le géant chinois des renouvelables qui manie aussi bien les panneaux solaires que les contrats tokenisés — un pied dans l’éco et l’autre dans le gaz.
Voir la fiche