CT DOCK SUD SA
Identité.
À propos de CT DOCK SUD SA
Pourquoi vous lisez. C’est une machine à stocker du liquide combustible contre des redevances, mais presque tout le mouvement du compte passe par une seule grille contractuelle avec le Grand Port Maritime de Bordeaux ; tout le reste — CRS, inspecteurs Séveso, fisc — fait la météo.
1. Modèle économique
DPA engrange des marges comme un entrepositaire régulé au cœur de l’estuaire : stockage multi-sites, distribution aux filières hydrocarbures, exploitation d’équipements logistiques (dont le pipeline Ambès–Bassens dans la chaîne industrielle régionale selon le rapport financier). Sur l’exercice 2025, la société annonce environ 20,33 M€ de chiffre d’affaires, en léger recul versus 2024, un résultat net d’environ 5,1 M€ et une compression des volumes expédiés proche –6,1 % sur carburants et biocarburants selon ces mêmes comptes publiés. La liquidité nette affichée excède les 18 M€ à fin 2025, et le dossier précise des investissements passés dans les quelque 1,4 M€ mis en ligne sur l’exercice, orientés au premier chef environnement et sureté. L’articulation financière saute aux yeux : environ 86 % du CA est capté par la rémunération du contrat de gérance avec le Grand Port Maritime de Bordeaux (17,53 M€ ramenés ligne à ligne dans le communication réglementée); ce contrat court jusqu’au 31 mai 2032, date au-delà de laquelle aucun mécanisme de garantie automatique de renouvellement ne figure parmi les faits relatés sous forme prudentielle dans le document. Cotée, la structure affiche encore un capital social de l’ordre du million d’euros et un flottant étroit. Un dividende de 5 € par action est mis en avant pour l’AGO 2026 dans la foulée du même exercice. L’effectif, lu indirectement dans les dossiers financiers communiqués sur place, reste modeste (quelques dizaines de personnes tout au plus selon ces documents).
2. Impact réel
Climat. Inscrire DPA dans une succession nationale de réduction du pétrole consommé — objectifs trajectoire française formulés sous la Programmation pluriannuelle de l’énergie — fait de ce stockage une activité encore indispensable pour la distribution courte, tout en restant une boucle émissions sur la valeur vie complet fossile (aucun chiffre d’empreinte carbone périmètre DPA lui-même identifiable ici hors publication dédiée). Milieu physique. Une installation classée Séveso « seuil haut » existe à Bassens (~260 000 m³ de capacité évoquée dans la mémo collective des rapports précédents ; 700 000 m³ ordre global groupe selon le rapport financier) ; la fiche Géorisques indique une surveillance régulière. Qualité atmosphérique. Des rejets VOC sont tracés, avec ~34 tonnes annuelle rapportée avec une fraction diffuse forte selon l’ensemble des rapports téléversés sous le dossier d’installation (inspection janvier 2024 sur documents publics) — sans ventilation carbone précise annexée pour autant aux documents consultés.
3. Innovations / partenariats
Le bouquet est technique et contractuel, non « disruptive » : pérennisation pipeline Ambès–Bassens exploitée sous mandat, capital immatériel Séveso, contrats gérance-portuaires structurés avec le grand port atlantique ; [~1 M€] de capital social consommé annuellement en protection des interfaces hydrocarbures et environnementales au titre 2025 selon l’annual report téléchargé depuis Actusnews. Partenariat actionnarial. Le périmère capital reste sous influence des majors européennes via Structures spécifiques (SPBA, etc.) — relations détaillées dans l’expose annuel téléchargeable depuis Actusnews (aucun brevet nouvelle énergie ne saillit hors écosystème pétroles).
4. Greenwashing / zones grises
Pas de plateau TV ici ; des documents chiffrés. Une inspection DREAL (31 janvier 2024) rapporte sous formulaire téléversé dans le dossier d’installation que quelques kilogrammes de COV diffus lors d’épisodes JET dépasseraient seuils réglementaires selon le rapport téléversé depuis Géorisques — situation suivie ensuite jusqu’aux échanges relatés à la section environnement chez DPA rapport annuel 2025. Blocage physique : le préfet de Gironde détaille en janvier 2026 comment CRS et gendarmerie ont été mobilisées pour rétablir l’entrée stratégique du site DPA Bassens. Administratif. Le rapport semestriel 2025 distribuée par ZoneBourse avec extraits commerciales relève déjà une phase de contrôle fiscal (exercices 2022–2023, sessions de synthèse mi-2025 référencées) — avec provisionnement prudent encore mentionné.
5. Positionnement stratégique
À six ans environ du clap de fin envisagée (31 mai 2032) pour le contrat gérance-majeur, le jeu est sans filet automatique. Court terme. On capitalise encore sur une trésorerie excédentaire forte puis sur des titres très liquides côtés ; court terme voit encore distribution actionnaires importante propositionnelle tandis que décennie pourrait faire basculer économie périmètre pétroleum nationale avec réglementaires toujours plus pressing VOC avec mouvements sociale à la porte même des dépots. Dans le grand paysage européenne de la demande hydrocarbures, votre lecteur doit retour dans stratégiques nationaux PPE / SNBC pour évaluer perspective volume brute fossile encore stockée Autour Bordeaux.
Verdict WattsElse
Une entreprise petite en têtes mais colossales en passerelles : argent encore vert sur le tableau, mais vieillissement structurelle hors fossile. Résumé façon péniche. À un contrat gérance-major près tout le jeu se joue.
Sources : live.euronext.com · dpasa.fr · actusnews.com · actusnews.com · ecologie.gouv.fr · georisques.gouv.fr · georisques.gouv.fr · gironde.gouv.fr · zonebourse.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
McColl-Frontenac Oil Company
Elle a bâti une part du paysage pétrolier canadien, puis a disparu des stations-service sous son nom propre.
Voir la ficheKorea South-East Power Co Ltd
Filiale de production d’électricité du géant public KEPCO, KOEN incarne à la fois la rentabilité retrouvée du modèle à tarif régulé et la dépendance structurelle au charbon.
Voir la ficheCypark Suria (Pajam) Sdn Bhd
Filiale malaisienne de Cypark Resources — et pas une homonyme étrangère —, Cypark Suria (Pajam) Sdn Bhd porte le parc photovoltaïque de Pajam (Negeri Sembilan), bâti sur une décharge réhabilitée.
Voir la ficheKazan Soda Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
Le nom juridique effraie les correcteurs ; le marché, lui, connaît surtout le produit.
Voir la ficheFecsa
Le nom Fecsa ne figure plus en façade, mais il désigne encore, pour beaucoup, le visage historique de l’électricité catalane.
Voir la ficheSyklea SAS
Capturer le CO₂ avec des microalgues, sans eau, pour une planète un peu moins assoiffée, l’innovation verte version Syklea.
Voir la ficheINCDDD
L’Institut national de recherche-développement « Delta du Danube » (sigle INCDDD, site DDNI à Tulcea, Roumanie) n’est ni un promoteur solaire ni une start-up française du même acronyme : c’est un organisme public de R&D dans la réserve de biosphère, désormais poussé au premier plan des projets efficacité énergétique et décarbonation du bassin.
Voir la fichePort Qasim Energy Holding
Le nom sonne comme une holding financière ; derrière se cache l’une des plus grosses IPP au charbon du Pakistan, prise en étau entre obligations de fourniture d’électricité, arriérés de l’État et désengagement d’un actionnaire du Golfe.
Voir la ficheFotovoltaica Mañio
Onze jours après la date de référence de cette note, aucune donnée marchande ou média qui associe sans ambiguïté une raison sociale exacte à l’étiquette Fotovoltaica Mañio dans le périmètre énergies renouvelables et pays non précisé ne passe le test des sources ouvertes.
Voir la ficheNLC India Limited
Sous l’autorité du ministère indien du Charbon, NLC India ne joue pas la start-up de la « transition douce » : c’est un géant d’extraction (lignite, charbon) et d’électricité thermique qui empile aujourd’hui le solaire, le stockage, les minerais « critiques » et une future cotation boursière de sa branche EnR.
Voir la ficheSolar Energy Centre
À ne pas confondre avec une start-up : sous ce libellé figure l’institut public aujourd’hui connu comme le National Institute of Solar Energy (NISE), basé à Gurugram (Haryana), créé en 2013 et rattaché au ministère des énergies nouvelles et renouvelables de l’Inde.
Voir la ficheEnerfe Santa Fe Gas;Energías Renovables Sapem
Santa Fe Gas y Energías Renovables SAPEM — ENERFE — est l’opérateur provincial argentin du gaz et du programme d’EnR « Generfe », à ne pas confondre avec toute autre entité homonyme hors province de Santa Fe.
Voir la ficheBest Energies
Best Energies ne vend pas des kilowattheures, mais des arbitrages techniques et réglementaires devenus décisifs dans la décarbonation des villes et des sites industriels.
Voir la ficheCarborok
Start-up nantaise qui promet de faire du béton un véritable aspirateur à CO₂, ou comment bétonner son avenir vert avec style.
Voir la ficheHidrocantábrico Distribución Eléctrica, S.A.U.
La société Hidrocantábrico Distribución Eléctrica, S.A.U.
Voir la ficheADQ
ADQ n’est pas une « startup climat » : c’est la holding d’État qui coordonne utilités, nucléaire civil et finance verte pour verrouiller sécurité d’approvisionnement et attractivité industrielle.
Voir la ficheOKKO
Quand plus de 82 % des impôts et taxes versés au budget en 2025 proviennent des droits liés à l’import, on n’est plus dans un « discours de transition » abstrait : on mesure la matière première du modèle — le carburant acheminé de l’étranger, payé en devises et taxé à la douane.
Voir la ficheFV Energy as
Si le nom « FV Energy as » ne renvoie, dans nos vérifications, à aucune entité pérenne indépendante (aucun dossier officiel corroboré hors ceux suivis ici), toute la matière publique pointe sans ambiguïté vers une seule équipe industrielle américaine : Fervo Energy, qui veut passer de pilotes géothermie augmentée (EGS) à des bouquets de plusieurs centaines…
Voir la ficheEcopetrol LTDA
Le groupe colombien Ecopetrol incarnée la tension brutale d’un État actionnaire qui tire rente et dividendes d’un cœur de métier encore massif en hydrocarbures, tout en affichant hydrogène, électricité et EnR.
Voir la ficheNeptune Oil Company
Le marché vous présente un « acteur indépendant » qui engrange volumes et stations ; le politique et la régulation vous parlent d’exclusivités, d’audits et de trous dans les caisses.
Voir la ficheArauco
** Celulosa Arauco y Constitución incarne une version « à la carte » de la transition : côté comptes, un mix énergétique massiflement renouvelable et une injection record sur le réseau chilien ; côté terrain, une expansion forestière au Brésil scrutée sous l’angle eau et biodiversité.
Voir la ficheNational Iranian Oil Refining and Distribution Company
Branle-bas de combat dans le « downstream » iranien : dix raffineries, un réseau d’oléoducs massif, des promesses d’euro-5 en diesel, et, en miroir, un pays où la fuite de carburant et la morbidité liée à la pollution tirent l’infrastructure dans des directions qu’aucun discours d’innovation ne recouvre vraiment.
Voir la ficheUNIVERSIDAD DE CHILE
L’Universidad de Chile n’est pas un opérateur énergétique au sens watt-compteur, mais elle pèse sur la chaîne nationale de recherche où se jouent géothermie, PV, hydrogène et batteries.
Voir la ficheBill Barrett Corporation
Pionnier coté de l’exploration dans les montagnes Rocheuses, la Bill Barrett Corporation incarne aujourd’hui surtout une ligne généalogique : Denver, gaz et pétrole conventionnels puis non conventionnels, puis absorption dans des véhicules de plus en plus massifs jusqu’à la fusion SM Energy–Civitas finalisée en janvier 2026.
Voir la fiche