CyberGrid
Une entrée Wikidata qui décrit un jeu vidéo homonyme n’a rien à voir avec ce CyberGrid logiciel : ici, il s’agit de l’éditeur autrichien dont la plateforme FlexRegler et CyberNoc pilotent des centrales virtuelles (batteries, solaire, mobilité…) pour les marchés d’équilibrage.
À propos de CyberGrid
1. Modèle économique
CyberGrid vend un système d’agrégation et de pilotage (« DRM », gestion de la demande) qui mutualise des actifs décentralisés trop petits isolément pour les marchés de gros ; le gain est partagé avec les détenteurs d’installations, selon la présentation reprise par la presse spécialisée autrichienne. Depuis le rachat à 100 % par le groupe EVN (annoncé mars 2022 sur le site corporate, communiqué de l’éditeur), CyberGrid s’inscrit comme bras logiciel d’un vertically-integrated utility ; la grappe commerciale est décrite comme active en DACH et Slovénie dans le même papier. Côté taille, une estimation tiers place le chiffre d’affaires autour de 7 millions de dollars (2025) pour une tête de pont d’environ 33–41 collaborateurs (profil agrégateur RocketReach) ; la fiche LinkedIn affichait 36 employés et une croissance annuelle de +48,6 % au début 2026 (présence LinkedIn) — chiffres non audités, mais indicatifs d’une scale-up attachée à un grand groupe.
2. Impact réel
L’impact climat direct (tonnes de CO₂ évitées, courbes publiques d’émissions écartées) n’apparaît pas dans les sources ouvertes relevées pour cette fiche : CyberGrid est un outil d’orchestration, pas un producteur qui publie un facteur de décarbonation consolidé. En ordre de mécanique, l’éditeur met en avant l’insertion de photovoltaïque volatile, de batteries, de bornes ou de pompes à chaleur dans des pools capables d’interagir avec le réseau (page « about ») — logique cohérente avec les enjeux de système que l’ADEME rappelle dans ses avis sur la flexibilité et le stockage (communiqué ADEME). Dans le grand lecteur français, la programmation PPE3 fixe des capacités d’EnR ambitieuses ; sans projet français nommé dans les pages consultées, CyberGrid illustre surtout un playbook rhénan–alpin que la France observe via les standards UE plus que via une implantation documentée ici.
3. Innovations / partenariats
La VPP CyberNoc (version 5) aurait intégré une première batterie de 22 MWh pilotée par la plateforme en 2024, selon la communication corporate (présentation produit). Le dispositif FlexRegler, porté avec EVN, revendique l’agrégation de 3 000 équipements décentralisés (stockage, PV, PAC…) dans le cadre Green the Flex (retour d’expérience Autriche), puis un jalon à 100 MW de flexibilité sur le marché autrichien (annonce FlexRegler). Distinction 2024 : prix Smart Integrated Energy aux Smarter E Awards pour CyberNoc (communiqué prix). Commercialisation 2026 : l’outil Spot Guard doit couvrir les investisseurs PV contre les prix spot négatifs (lancement Spot Guard), et l’E-world 2026 a accueilli une démo « ready-to-go » avec Lead Consult (note de salon).
4. Greenwashing / zones grises
La dépendance aux subventions R&D est chiffrée : plus de 55 partenaires dans 16 pays et 37 millions d’euros de volume de financements publics nationaux et UE, selon Report.at — signal utile pour juger la maturité commerciale hors appels européens. Gouvernance : filiale intégrale d’EVN, CyberGrid hérite des controverses indirectes d’un énergéticien dont les rapports investisseurs décrivent encore un mix où le thermique et les services réseau traditionnels cadrent la transition (rapport intégré EVN 2024/25, PDF) — pas un scandale documenté sur CyberGrid, mais un risque de lecture « green IT » sur un actionnaire encore hydrocarboné au périmètre groupe. Concentration géographique : la démonstration massive FlexRegler 100 MW repose sur l’écosystème EVN en Autriche (même annonce), ce qui limite la preuve d’une scalabilité mondiale indépendante. Aucun contentieux, condamnation ou enquête ONG spécifique à CyberGrid n’a été retrouvé dans les revues françaises type *Connaissance des Énergies* au moment de la veille ; les questions ci-dessus restent donc macro-financières et de gouvernance, non judiciaires.
5. Positionnement stratégique
CyberGrid capitalise sur la réglementation UE qui pousse les marchés de réserve (FCR, aFRR, mFRR) et les parcours d’agrégation — qualifications régionales évoquées par l’éditeur sur son site corporate. Avec Spot Guard et les kits go-live 2026, la boîte durcit son narratif monétisation face à la volatilité spot — enjeu central du tarmac EnR européen. Signal actionnaire : EVN a raison stratégique de verrouiller la stack logicielle VPP pour internaliser marges flex ; concurrentiellement, cela peut aussi freiner l’indépendance commerciale vis-à-vis d’autres utilities.
Verdict WattsElse
CyberGrid n’est pas une start-up « climat » autonome : c’est un module critique d’EVN qui industrialise la flexibilité à granularité 3 000 actifs, financee en partie par 37 M€ de projets publics. La question ouverte : quand le logiciel paie seul sa boîte hors subventions et hors tutorat maison-mère.
Sources : www2.report.at · cyber-grid.com · rocketreach.co · linkedin.com · cyber-grid.com · ademe.fr · ecologie.gouv.fr · cyber-grid.com · cyber-grid.com · cyber-grid.com · cyber-grid.com · cyber-grid.com · evn.at
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q135063282
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Qpinch
Transformer la chaleur perdue en chaleur utile, voilà le super pouvoir de Qpinch — sauver le climat en jouant les pompiers industriels, sans cape mais avec du génie belge.
Voir la ficheSOCO International
Ancienne SOCO International, rebaptisée Pharos Energy en 2019, la société britannique cotée au FTSE 250 a rangé ses comptes : trésorerie nette confortable, dette nulle, dividende en hausse — mais le modèle reste celui d’un producteur pétrolier et gazier concentré sur deux pays, le Vietnam et l’Égypte**, avec une exposition directe aux prix du baril et aux…
Voir la ficheVento Energetikai Villamosenergiatermelő Kft.; Windeo Kft.
Windeo Kft.
Voir la ficheRWE Energiedienstleistungen GmbH
Une GmbH de Dortmund ne porte pas le même sort que la marque RWE sur les marchés mondiaux de l’éolien et du solaire.
Voir la ficheTerminal
Le port d’Eemshaven, en mer des Wadden aux Pays-Bas, concentre deux histoires qui se croisent : celle des quais renforcés pour l’éolien en mer, et celle du GNL importé pour la sécurité d’approvisionnement.
Voir la fichePEDECE
Attention aux homonymes : ce ne sont ni le producteur américain d’hydrocarbures coté NYSE « PED » (souvent recherché sous Pedevco), ni le distributeur ivoirien Premium Energies Distribution (sigle proche).
Voir la ficheSP Ausnet
** Derrière l’étiquette « SP AusNet » des bases de données se cache AusNet Services : siège à Southbank (Melbourne), colonne vertébrale régulée des réseaux électricité et gaz du Victoria.
Voir la ficheLOMARTOV APPLIED INNOVATION ENGINEERING
Lomartov ne produit ni électrons ni piles : elle vend de l’ingénierie durable et du conseil méthodologique (ACV, empreinte carbone, analyses techno‑économiques) tout en tenant la barre technique dans des consortiums Horizon Europe sur le stockage et les batteries.
Voir la ficheNavitas Land and Mineral Corporation
Sous l’enseigne Navitas, le Kentucky côtoie un opérateur de champs matures sur le bassin de l’Illinois et, ailleurs sur le même territoire, un distributeur de gaz soumis à une surveillance accrue de la Commission de services publics : l’histoire d’une micro-cap pétro-gazière tournée vers le rejeu, dans un filet de confusion homonymique et d’infrastructure…
Voir la ficheAngeles Electric Corporation
Distributeur centenaire dans la ville d’Angelles (Île de Luçon), l’Angeles Electric Corporation vit de la fidélité d’un parc captive de 138 488 clients mais reste ficelée à une grosse tranche « base load » au charbon.
Voir la ficheGrupo ENEL
Le « Grupo Enel » désigne, dans les faits financiers et réglementaires disponibles, le groupe Enel SpA (siège à Rome), une utility électrique intégrée de premier plan — et non une homonymie locale ou un opérateur secondaire ayant le même nom.
Voir la ficheVINCI Énergies Maroc
Spécialiste marocain des infrastructures électriques et industrielles, ou comment marier haute technologie et béton bien ancré dans le sol.
Voir la ficheZhejiang Datang Wushashan Power Generation Co Ltd
** Ni start-up ni label vert : Zhejiang Datang Wushashan Power Generation est un gros actif thermique historique de la province côtière du Zhejiang (Chine), accroché au résultat colossal de sa maison-mère cotée à Hong Kong.
Voir la ficheSolar Systems Měnín
Petite exploité juridiquement très « propre », historiquement ancrée à la fiscalité nationale, Solar Systems Měnín incarne cette couche invisible du solaire européen : une s.r.o.
Voir la ficheDa Nhim-Ham Thuan-Da Mi Hydropower Joint Stock (DHD)
Une filière d’Electricité du Vietnam qui affiche encore en 2024 des plans financiers pulvérisés par la magie des cours de marché plus que par une hydrologie favorable.
Voir la ficheUnited Gas Corporation
Monument pétrogazier du Sud des États-Unis, fondé en 1930 à Shreveport (Louisiane), United Gas Corporation a disparu dans la fusion avec Pennzoil en 1968.
Voir la ficheREPSOL EXPLORACION S.A.
Le siège à Madrid joue encore le rôle de socle juridique et opérationnel de l’amont pétrogazier du groupe Repsol : là où l’on arrête le storytelling « transition » et où se concentrent réserves, forages et cash-flow cyclique.
Voir la ficheMubadala Investment Company
** Fonds stratégique d’Abou Dabi à l’échelle planétaire, Mubadala aligne désormais des objectifs climat très visibles à travers Masdar tout en poursuivant une logique industrielle très « gaz » où se croisent GNL américain et plaintes contre des participations européennes.
Voir la ficheOkinawa Electric Power Co
Monopole régional de fait sur un archipel électriquement « coupé » du réseau continental, Okiden affiche un résultat net en forte hausse sur l’exercice au 31 mars 2026, pendant que son mix reste majoritairement thermique.
Voir la ficheElectrica Norte
Sous le nom « Electrica Norte » pointait un piège d’homonymie : vous ne cherchez pas le géant roumain de distribution Electrica SA, mais Electra Norte Energía SA, PME sierense pionnière du solaire connecté en Asturies et aujourd’hui en train de densifier éolien, photovoltaïque et pipeline à l’export.
Voir la ficheStation Energy
L’éclaireur solaire qui brave les zones isolées d’Afrique, avec un mix de micro-infrastructures et de batteries à louer – la révolution énergétique en kit.
Voir la ficheDÉMÁSZ
Il court après 782 MW de solaire à absorber, tapisse le réseau de compteurs « intelligents » et draine des milliards de forints d’aides européennes.
Voir la ficheFederal Electricity & Water Authority
Federal Electricity & Water Authority (FEWA) n’a jamais été un opérateur pétrolier : c’est une utilité nationale des Émirats arabes unis, rebaptisée Etihad Water and Electricity (EtihadWE) depuis la corporatisation de 2020 (décret fédéral n° 31).
Voir la ficheHIDROELECTRICA LA CONFLUENCIA S.A.
Une joint-venture qui mêle un géant hydraulique norvégien et un partenaire « Pacifique » tient l’un des gros morceaux du bassin du Tinguiririca : des centaines de GWh promis au réseau, un PPA historique avec Enel, et un bilan technique où l’eau charrie autant d’électricité que de contraintes — sédiments, sécheresses, fin progressive de contrats longs.
Voir la fiche