Datang Intl Fuzhou Power
Pas la métropole côtière du Fujian : ce Fuzhou du Jiangxi incarne une Chine encore accro aux flexibilités thermiques haut rendement, avec un actionnaire français dans la coentreprise.
À propos de Datang Intl Fuzhou Power
1. Modèle économique
L’entité projet Jiangxi Datang International Fuzhou Power Generation vit de la production et du transport d’électricité hors centrale USC, dans le prix réglementaire chinois ; ce n’est pas un éditeur de logiciels ni une filiale occidentale homonyme. Les agrégats comptables publics lisibles passent quasi exclusivement par la holding cotée HK : Datang International 2024. Le groupe y affiche environ 323 Milliards RMB d’actif net, une capacité équipée d’environ 79,1 GW au 31 décembre 2024, et un chiffre d’affaires d’ordre 123,5 Milliards RMB (+0,9 %), avec un résultat avant impôts montant à ≈ 8,7 Milliards RMB (+ 52 % sur un an : cycle tarifaire / charbon très favorable cette année-là selon leur propre tableau de bord). En 2024, 14,7 GW de nouveaux projets ont été *approuvés* au périmètre groupe, dont 4,66 GW sur seulement trois chantiers charbon, à mettre face aux ≈ 2,6 GW d’éolien et ≈ 8 GW PV autorisés sur la même ligne budgétaire : le mix projeté dépend encore très nettement de la géologie politique fossile. En effectifs consolidés : ≈ 28 000 salariés — le site Fuzhou n’en porte au lecteur français qu’une fraction non ventilée.
2. Impact réel
Le tracker Global Energy Monitor compte pour cette centrale précise : 2 GW en fonctionnement puis ≈ + 2 GW en construction, commercialisation projetée aux alentours de 2027 selon GEM (à croiser chantier / facteur de charge effectif ; ce ne sont pas des émissions agrégées publiées en open data par unité Jiangxi). Vu le niveau techno USC, voilà typiquement moins de charbon‑équiv. par kWh : gain d’efficience relative. Mais la capacité brute double : même avec un meilleur MW→tonne, le plafond de combustion disponible grimpe ; paradoxe désormais classique : « production charbon » recule parfois en pointe nationale alors que de nouvelles lignes garantissantes continuent à se poser au sol.
3. Innovations / partenariats
Profil chantier industrielle : coentreprise 51 % China Datang / 49 % EDF ; inauguration commerciale de la première salve 2015 ; techno « steam ultra‑critique » destinée précisément à maximiser η thermique / minimiser rejets ponctuels NOx / poussières lorsque filtres suivent — ce n’est pas de la neutralité carbone. La page groupe Thermal | EDF Chine liste encore cet investissement charbon JV comme exemple d’empreinte locale : lisible côté actionnaire français au moment où les guides AMF‑ACPR scrutent exposition charbon européenne — divergence nette avec la grille PPE française.
4. Greenwashing / zones grises
Le rapport Responsabilité groupe 2024 cite « 200 kt » d’« standard coal » économisable par efficience USC … excellent argument *intensité*, trompeur si on l’entend comme décisionnement absolu lorsque la Phase II rajoute littéralement deuxième tranche géante GEM. Le même PDF documente encore quelque 47,2 GW de capacité équipée charbon brute ; soit > 40 % de mix déclaré « bas carbone / propre » — la communication « vert » tient davantage au dénominateur qu’au démantèlement thermique précoce . À l’échelle marché , Reuters 5 juin 2025 relaie 11,29 GW neufs charbons autorisés T1 2025 — signal macro où Fuzhou n’est qu’un grain ; CREA « Built to Peak » rappelle le risque d’ actifs sous charge quand les EnR avalent le middlegame.**
5. Positionnement stratégique
La stratégie déclarée : poursuivre EnR ( + 2 594 MW éolien & + 1 705 MW PV installés groupe 2024 selon le même rapport annuel) tout en verrouiller flexibilités fossiles ( dont + 2 400 MW charbon branchés la même année) ; Fuzhou symbolise cette twin‑track « sûreté puissance » vs image carbone.**
Verdict WattsElse
Quand vous capitalisez sur l’USC pour sauver 200 kt théoriques par an mais doublez le plancher MW d’une JV contenant EDF, vous ne refondez pas le climat : vous le capitalisez.
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Fuzhou (Jiangxi) : quatre gigawatts de pari charbon façon « propreté »
Ce Fuzhou est en province du Jiangxi, pas la grande ville littorale éponyme du Fujian. Là s’assemble une centrale USC historiquement mise en jeu dans une JV Datang / EDF, avec une Phase II qui alourdit le dossier : mieux tourner au charbon n’abolit pas l’architecture climat lorsqu’on double les blocs utilisables pour la garantie‑puissance.
1. Modèle économique
La structure Jiangxi Datang International Fuzhou Power Generation fait de la production centralisée d’électricité thermique vendue via le cadre tarifaire chinois (y compris logiques type rémunération de capacité lorsqu’elles jouent pour le fossile garantissable). Les données consolidées vérifiables relèvent de la cotée HK : Datang International, rapport annuel 2024. À fin 2024, environ 323 Milliards RMB d’actifs, capacité équipée ≈ 79,1 GW, produit des ventes consolidées ≈ 123,5 Milliards RMB (hausse < 1 %). Le résultat avant impôt affiché atteint environ 8,67 Milliards RMB, en forte hausse annuelle : année record côté marge groupe, très exposée au couple charbon / arbitrages tarifaires. Sur la ligne « nouveaux FEED approuvés 2024 », le document détaille 14,74 GW agrégés, dont 4,66 GW distribués sur trois projets thermiques au charbon, à comparer à ≈ 2 GW d’éolien et ≈ 8 GW de PV autorisés la même année : le signal politique projeté paraît encore charbon‑lourd. Les effectifs groupe se situent aux alentours de 28 000 salariés ; aucune ventilation publique évidente nous a isolé l’effectif précis du site Fuzhou.
2. Impact réel
Pour cette centrale, le tracker Global Energy Monitor recense 2 GW en service puis environ 2 GW supplémentaires en chantier, commercialisation projetée aux alentours de 2027 selon leurs lignes : ce sont des données de capacité, pas une empreinte carbone publiée par unité Jiangxi lisible ligne à ligne. Techniquement, l’ultra‑supercritique vise davantage rendement énergétique classique / rejets directs contrôlés que décarbonation structurelle.
À l’échelle nationale, Connaissance des Énergies et des dépêches AFP reprises par le même titre décrivent le paradoxe actuel : baisse ponctuelle de la production à partir du charbon contre continuation d’installer des capacités carbonées « de secours réseau ». L’investissement européen ici doit enfin être lu à l’aune de la programmation pluriannuelle de l’énergie et des statistiques énergie environnement ministérielles : divergence nette avec la grille de développement autorisée côté UE pour le neuf thermique classique.**
3. Innovations / partenariats
Le dossier projet est documenté : JV 51 % Datang contre 49 % EDF, centrale développée par Jiangxi Datang International Fuzhou Power Generation, mise en production commerciale initiale 2015, via profil constructeur / base Power Technology. Côté actionnaire européen, la page groupe Thermal | EDF en Chine mentionne encore des participations charbon JV avec Datang, dont Fuzhou‑Jiangxi, ce qui intrigue les analystes scrutinant l’empreinte carbone : rappeler le socle AMF‑ACPR sur exposition charbon en portefeuilles parisiennes n’est pas accessoire.**
4. Greenwashing / zones grises
Dans leur rapport développement durable 2024, Datang met en avant 200 milliers de tonnes d’« standard coal équivalent » économisables par optimisation USC : argument d’intensité, pas bilan absolu.
Le même fichier chiffre le parc groupe à quelque 47,2 GW de puissance équipée charbon brute et affiche encore ≈ 40 % de capacité qualifiée « bas‑carbone / propre » : la narration « propre » repose aussi sur définition élargissant le dénominateur. Parallèlement, GEM confirme le doublement projeté Fuzhou — soit plus de MW disponibles même si leur coefficient d’usage court. Macroéconomiquement , Reuters (5 juin 2025) cite 11,29 GW de charbon approuvé T1 2025 (selon données Greenpeace East Asia relatées dans l’article)
; CREA « Built to Peak » met en avant le risque d’ actifs thermiques sous‑valorisation lorsque les flux globaux se compactent.**
5. Positionnement stratégique
La narration groupe : accélération EnR (par exemple + 2 594 MW éolien et + 1 705 MW PV installés 2024, selon le même rapport annuel 2024) couplée à nouveaux 2 400 MW charbon branchés durant la même exercice. Fuzhou concentre géographiquement la tension : flexibilité « grise » garantie pour un réseau débordé de solaire.
Verdict WattsElse
Capitaliser l’ USC pour alléger quelques tonnes‑équiv. théoriques tout en doublant disponible MW dans une JV où EDF reste minoritaire est un pari climat dont le tableau de bord thermodynamique ne compense pas l’arithmétique des gigantesques fumées.**
Badge possible : « Ultra‑supercritique : mieux bridé au charbon standard, encore plus présent au réseau »
Sources : mma.prnewswire.com · gem.wiki · connaissancedesenergies.org · connaissancedesenergies.org · power-technology.com · china.edf.com · amf-france.org · ecologie.gouv.fr · mma.prnewswire.com · reuters.com · energyandcleanair.org · statistiques.developpement-durable.gouv.fr
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