Arise Windfarm 5 AB
Filiale instrumentale au bilan racé sur une poignée de mégawatts, elle incarne la mécanique invisible derrière un parc éolien du centre de la Suède — et bascule avec son groupe mère sous contrôle norvégien alors que l’année 2025 a écorné la rentabilité affichée au niveau consolidé.
À propos de Arise Windfarm 5 AB
1. Modèle économique
Arise Windfarm 5 AB est une société anonyme suédoise à vocation unique : exploiter un actif éolien pour en tirer des revenus de vente d’électricité (typiquement via contrats ou marché de gros nordique), sans personnel déclaré en structure légère. Selon les comptes consultables sur Allabolag, le chiffre d’affaires 2024 s’établit à 18,76 MSEK, avec un résultat opérationnel de 9,6 MSEK et zéro salarié enregistré — profil classique de véhicule ad hoc détenant turbines et droits fonciers pendant que la gouvernance et l’ingénierie relèvent du groupe Arise AB. Le parc concerné, Södra Kärra (commune d’Askersund), est répertorié comme site en exploitation avec six machines Vestas et une puissance nominale de l’ordre de 11–12 MW selon la fiche Global Energy Monitor. Les marges apparaissent très élevées au niveau de cette cellule comptable ; la résilience du cash-flow dépend avant tout du prix de l’électricité, du régime contractuel et des coûts de maintenance externalisés — dimensions non détaillées publiquement pour cette entité isolée.
2. Impact réel
La production électrique issue des rotors de Södra Kärra se substitue, à la marge, à du fossile ou à des imports sur le système nordique : l’impact climatique est donc celui du MWh renouvelable effectivement injecté, mais aucune donnée publique ventilée par turbine ou par cette SPV n’a été trouvée pour quantifier précisément les GWh annuels ni un bilan carbone site par site. À l’échelle du groupe Arise, la production déclarée atteint 322 GWh en 2025 contre 321 GWh en 2024, selon le communiqué sur le rapport annuel 2025 — agrégat qui inclut l’ensemble du portefeuille détenu ou géré et ne permet pas d’isoler Södra Kärra. Dans le cadre des objectifs européens de décarbonation du mix (directive RED et cadre national suédois, sans équivalent direct de la programmation pluriannuelle de l’énergie française pour cette filiale), ce type d’actif contribue mécaniquement à la part d’EnR ; l’ampleur citoyenne reste celle d’un site modeste face aux ambitionnements GW du développeur.
3. Innovations / partenariats
La SPV elle-même ne porte pas de programme R&D visible : son « partenariat » structurant est d’abord industriel — turbines Vestas et cadre d’exploitation Arise — comme le résume la documentation du site sur Södra Kärra. Côté groupe, le rapport annuel 2025 met en avant un pipeline de projets d’environ 10,2 GW fin 2025 et une activité de gestion d’actifs pour tiers à hauteur de 2 260 MW en Scandinavie, ainsi que des chantiers hybrides (sol plus éolien) dont le volet solaire de Blankaholm (Kalmar), évoqué dans la presse locale avec une dimension contentieuse sur les surfaces autorisées (Västerviks-Tidningen). Ces dynamiques illustrent la montée en complexité du développeur ; la SPV Windfarm 5, elle, reste un rouage financier et patrimonial.
4. Greenwashing / zones grises
La critique factuelle ne porte pas sur un slogan marketing de Windfarm 5, mais sur les tensions documentées auxquelles elle est indirectement exposée via Arise et ses autres sites. D’abord écologie du terrain : une étude universitaire relayée par Arise sur les secteurs Oxhult/Kåphult décrit une homogénéisation des communautés biologiques et une prolifération d’espèces envahissantes dans les milieux éoliens étudiés par rapport à des zones témoins — un résultat publié avec les données et graphiques associés sur la page projet biodiversité Arise, qui oblige à nuancer tout discours « nature neutral » générique. Ensuite économie verte au bilan consolidé : le même exercice 2025 qui affiche une production stable voit l’EBITDA groupe retomber à 66 MSEK et une perte nette de 72 MSEK, avec 78 MSEK de coûts de refinancement explicitement mentionnés dans le rapport annuel 2025 — écart brutal avec la photographie 2024 (EBITDA 226 MSEK selon le rapport d’activité 2024), signalant que la transition financière du développeur peut diverger fortement du récit purement bas-carbone. Enfin, la gouvernance publique : après l’offre de rachat à 45 SEK/action valorisant Arise à 1,8 Md SEK (communiqué du comité d’offre), le contrôle d’environ 97 % du capital par le norvégien Aneo et le retrait de la cote Nasdaq Stockholm au 26 janvier 2026 (annonce de radiation) réduisent la granularité informationnelle accessible aux observateurs externes — risque de moindre transparence pour suivre filiale par filiale.
5. Positionnement stratégique
Arise Windfarm 5 demeure une pièce de consolidation dans un paysage où les développeurs nordiques cherchent échelle, diversification techno et capitaux patient après vague de transactions : la logique du rapport 2025 — volumétrie de pipeline, services aux tiers — précède un changement de propriété qui rapproche ces actifs du pôle Aneo. Pour la petite SPV, l’enjeu est surtout contractuel et patrimonial : pérenniser les flux sous une nouvelle équité tout en absorbant les chocs financiers et réglementaires qui traversent la maison mère.
Verdict WattsElse
Une SPV exemplaire de la « finance à la turbine » : elle livre du renouvelable réel sur le réseau suédois, mais son histoire se lit désormais dans le miroir distordu d’un groupe absorbé par la consolidation nordique — où les tonnes évitées au bilan macro et les tonnes de biodiversité locale pesées au microscope ne racontent pas tout à fait la même transition.
Sources : allabolag.se · arise.se · gem.wiki · arise.se · ecologie.gouv.fr · vt.se · arise.se · arise.se · arise.se · arise.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
South East Asia Corporation
Le cache WattsMonde indique Énergies renouvelables, sans pays ni SIRET : à ce stade, aucune grande maison développeuse asiatique identifiable publiquement ne porte précisément le nom légal attendu sous la forme « South East Asia Corporation », ce qui fait voler en éclats l’illusion d’une carte d’identité unique.
Voir la ficheTürkiye Petrol Anonim Ortaklığı (TPAO)
La Türkiye Petrolleri Anonim Ortaklığı n’est pas une supermajor : c’est le bras armé amont d’Ankara, en pleine course aux volumes pour réduire la facture d’importation.
Voir la ficheUNIVERSIDADE DE EVORA
Portail public et vitrine européenne du photovoltaïque, l’Universidade de Évora avance sur l’autoconsommation, la communauté énergétique et l’agrivoltaïsme — tout en navigant dans la tempête des projets géants qui secouent l’Alentejo et le classement UNESCO.
Voir la ficheFuerzas Energéticas del Sur de Europa VII, SL
On la croirait taillée sur mesure pour le gigantisme aragonais — le slot Las Majas VII —, mais Fuerzas Energéticas del Sur de Europa VII est avant tout une coquille juridique madrilène dans la série « Fuerzas…
Voir la ficheContact Energy
Dérivé d’Electricity Corporation of New Zealand (ECNZ) (1995–1996), le groupe Wellington (NZX / ASX : CEN) n’est plus un simple conglomérat local : c’est aujourd’hui un intégré production/wholesale, détail, gaz, télécoms en train d’ingérer des massifs hydrauliques, des PPE d’envergure et de la flexibilité (batteries) pour clôturer, à terme, l’ère du…
Voir la ficheUNIVERSIDADE DE COIMBRA
Fondée en 1290, l’Universidade de Coimbra (Portugal) incarne le paradoxe d’une cité savante qui pousse l’Europe sur l’hydrogène, le solaire stocké et les campus « zéro carbone », tout en avouant un sous-financement public qui broie les contrats de recherche.
Voir la ficheAyers Limitée
« Nos centrales étaient au cœur de nos activités », résumait en 2024 Gilbert Ayers après la vente : l’histoire d’Ayers Limitée, c’est d’abord celle d’une exploitation hydraulique miniature sur la rivière du Nord, puis d’un pivot patrimonial et immobilier quand les 5,9 MW passent sous pavillon Hydroméga.
Voir la ficheVillasán Renovables, S.L.
À Vilalba, une PME traverse le pas délicat entre l’installation et la propriété d’actifs : autorisation obtenue pour un pilote solaire d’environ 1,1 MW à Friol, avec un ticket d’investissement annoncé à 850 000 € — mais un capital social qui reste au plancher légal.
Voir la ficheDEWA
Le ticker DEWA sur l’Indonesia Stock Exchange désigne PT Darma Henwa Tbk, sous-traitant minier — pas la Dubai Electricity & Water Authority.
Voir la ficheWill as
Le nom Will as ne renvoie pas, dans les données publiques exploitables, à un opérateur d’énergies renouvelables : la piste la plus visible dans certains silos (journalisme britannique, site de label musical) est un leurre d’homonymie.
Voir la ficheMETEO-FRANCE
Météo-France incarne deux faces de la même urgence : mieux anticipez le métier décisif dans un mix énergétique hétérogène ; mieux vos choix industriels reposent encore sur une machine publique en restructuration, entre automatisation massive et corps social fragilisé.
Voir la ficheAgence départementale d’aides aux collectivités locales
Le super-héros méconnu des mairies, qui prête main-forte aux petites communes avec un arsenal juridique et financier – mais sans cape ni lumière.
Voir la ficheIMING
IMING vend du projet clé en main : plus cabinet de conscience climatique qu’opérateur d’énergie, le groupe français capte pourtant une part croissante du chantier invisible derrière l’hydrogène, le GNV et les bornes.
Voir la ficheCAITAN SpA
** Derrière une route d’acier de plus de cent cinquante kilomètres, une joint-venture nippon‑ibérique hydrate l’Atlas minier nord‑chilien.
Voir la ficheEmpresa Provincial de la Energía de Santa Fe
L’Empresa Provincial de la Energía (EPE) incarne, dans la province argentine de Santa Fe, l’acier d’un modèle de distribution publique…
Voir la ficheLanco Solar Energy Private Limited
Elle porte encore le nom d’un champion du photovoltaïque indien, mais Lanco Solar Energy Private Limited est surtout un cas d’école de la transition énergétique mal amortie : quatre ans de procédure collective, un plan de résolution validé par le NCLT d’Hyderabad, puis des comptes qui peinent à retrouver une taille industrielle.
Voir la ficheSungrow Power Supply
Coût du kWh, stockage, flottant : derrière chaque ferme solaire, il y a souvent un boîtier qui choisit comment l’électricité entre sur le réseau.
Voir la ficheTrungnam Group
TrunNam, c’est l’un des plus gros parcs solaires du pays relié au réseau…
Voir la ficheGansu Power Investment Chenxu Jinta Solar Energy Power Company
Au comté de Jinta (Gansu, Chine), la filiale Gansu Power Investment Chenxu Jinta Solar Energy Power Company incarne la couche « PV historique » du groupe provincial 甘肃电投 : un actif de boutique face aux méga-parcs voisins.
Voir la ficheBinzhou Green Energy Thermal Power Co Ltd
L’entreprise Binzhou Green Energy Thermal Power Co.
Voir la ficheDrakejorden Vind AB
Dans le Östergötland, Mjölby incarne la densité éolienne — mais la défense a figé une grande partie du terrain autour de Malmen.
Voir la ficheHydro-Electric Securities Corporation
Hydro-Electric Securities Corporation n’affiche ni site ni comptes publics récents sous ce nom exact ; l’intelligence utile est ailleurs — dans la généalogie des holdings utilitaires belges et dans ce qu’elles sont devenues après un siècle de titrisation de l’hydroélectricité.
Voir la ficheFotovoltaica del Desierto SpA
Dans le désert du nord chilien, un petit producteur solaire incarne le paradoxe du boom photovoltaïque : d’un côté, un actif PMGD propre et câblé sur le réseau ; de l’autre, une équation économique exposée aux prix, aux coupes de production et à une réforme qui retient la respiration des exploitants.
Voir la ficheAvias
Le réseau Avias — jadis l’un des plus visibles du pays — est devenu le symbole d’un empire pétrolier en liquidation : celui du groupe Privat.
Voir la fiche