Durmah Electric Company
Le nom « Durmah Electric Company » renvoie, selon toute vraisemblance, à une homophonie/homonymie avec la Dhuruma Electricity Company (DEC) — société saoudienne propriétaire de la centrale Riyadh PP11.
À propos de Durmah Electric Company
1. Modèle économique
DEC est structurée comme IP géante : elle détient et commercialise la production de la PP11, avec une capacité nette de 1 729 MW selon la fiche actif d’Engie, et un PPA avec la Saudi Power Procurement Company (SPPC) courant jusqu’en avril 2034 (fiche actif PP11). L’actionnariat est concentré : Saudi Electricity Company (SEC) 50 %, Engie 20 %, Al Jomaih 15 %, Sojitz 15 % (communiqué sur le refinancement). La rentabilité repose sur cette courbe de cash-flow contractuelle et sur la gestion de l’actif lourd ; fin 2022, le consortium annonce un refinancement de dette d’environ 1,2 milliard de dollars pour alléger le coût du capital (refinancement \~1,2 Md$, reprise presse spécialisée). Côté chiffres « corporate » fins pour DEC elle-même, la transparence reste mince en ligne : un annuaire d’entreprises cite un capital social de l’ordre de 4 M SAR et un siège à Riyad (profil entreprise Decypha) — chiffre d’affaires public consolidé de DEC non trouvé dans les sources consultées.
2. Impact réel
La PP11 est un cycle combiné gaz avec secours fioul léger : le site relève donc d’abord du cocktail gaz + liquides fossiles, pas d’un mix décarboné. Global Energy Monitor recense une capacité d’au moins 1 805 MW et des combustibles gaz fossile / fioul léger ; la fiche Engie retient 1 729 MW (net) (fiche actif PP11) — l’écart reflète périmètres « net/brut » et sources, pas une mystification isolée. Pour un lecteur français, l’ordre de grandeur des émissions d’une filière gaz en cycle combiné — nettement fossile — peut se comprendre à travers les repères pédagogiques sur le gaz et le CCGT (centrale gaz à cycle combiné, impacts GES du gaz naturel). Aucune part d’énergies renouvelables n’est documentée pour cet actif dans les sources agrégées ; les objectifs de la PPE3 ou les scénarios publics français ne « notent » pas DEC ellemme, mais rappellent le décalage entre un actif gaz massif au Golfe et la trajectoire d’un actionnaire européen engagé dans une transition longue (rapport annuel Engie, ouvrage général méthodes bilan GES).
3. Innovations / partenariats
Le « différenciant » environnemental mis en avant par des retours d’expérience porta plutôt sur la gestion de l’eau en milieu désertique : la centrale aurait été conçue pour s’appuyer sur des eaux usées traitées acheminées sur environ 95 km depuis Riyad (retour d’expérience PP11). L’exploitation-maintenance est externalisée dans une JV Dhuruma O&M (Engie 80 % / Al Jomaih 20 %) selon les supports du consortium (fiche actif PP11), avec une présentation opérationnelle du site côté opérateur (présentation Dhuruma O&M). Brevets, levées de fonds startups ou « greentech » dédiés à DEC : non identifiés dans la veille ouverte.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas un slogan isolé, mais un décalage structurel : selon Global Energy Monitor, la centrale combine au moins 1 805 MW avec des intrants gaz fossile et fioul léger — soit un résidu fossile assumé même quand le marketing régional parle « bas carbone » pour des grands producteurs. La dépendance à un acheteur unique (SPPC) jusqu’en 2034 concentre le risque de revenus (fiche actif PP11). Une zone grise opérationnelle tient à la chaîne d’approvisionnement en eau : tout incident sur le réseau long reliant la capitale au site peut cascader en contrainte de refroidissement (pipeline d’eau traitée). Enfin, la performance ESG invoquée côté actionnaire majoritaire SEC (score S&P 65/100 en 2025, +30 %) n’efface pas l’empreinte de la turbine : elle relocalise la lecture au niveau groupe (communiqué SEC) — sans rapport de durabilité public spécifique à DEC repéré.
5. Positionnement stratégique
Pour Ryad, DEC incarne un pilier de dispatch gazier à l’échelle GW, ancré dans la politique d’approvisionnement nationale (PPA SPPC). Pour Engie, la participation (20 %) aligne un cash-flow mûr au Proche-Orient sur un portefeuille où le discours Net Zero 2045 doit cohabiter avec des CCGT rentables (stratégie groupe dans les rapports annuels). Les partenaires industriels (Sojitz, Al Jomaih) signent un verrou technico-financier typique des IPP du Golfe (refinancement).
Verdict WattsElse
DEC n’est ni une « petitesse » de tableau Excel ni un ovni climatique : c’est une machine à cash au gaz dont la légitimité locale tient au PPA et à la topographie du réseau, alors que la traduction climat globale reste celle d’un actif GW fossile livré à l’ère des promesses net-zéro.
Sources : engiemiddleeast.com · engiemiddleeast.com · theenergyinfo.com · decypha.com · gem.wiki · connaissancedesenergies.org · connaissancedesenergies.org · engie.com · bilans-ges.ademe.fr · bus-ex.com · dhurom.com · se.com.sa · engie.com
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