Efelec Energy, SL
Efelec Energy, SL, porte-maillot juridique d’EFELEC GROUP, vend une promesse claire : Énergies renouvelables « de proximité » en Espagne — agrivoltaïsme, exploitation et désormais le stockage — avec un pedigree chiffré de plus de 600 MW développés sur une décennie selon la communication du groupe.
À propos de Efelec Energy, SL
1. Modèle économique
Le cœur du modèle est celui d’un développeur-intégrateur photovoltaïque (et services associés) ancré en Aragon : conception, montage de dossiers, construction, vente ou gestion d’actifs, avec une rhétorique forte sur l’agrivoltaïsme et l’énergie locale (UNEF, EFELEC GROUP). Les revenus comptables restent ceux d’une structure limitée : Selon le classement économique espagnol, le chiffre d’affaires 2023 s’établit à 2,5 M€, en hausse de 40,76 % par rapport à 2022, ce qui place la société au 209ᵉ rang du segment production d’électricité (classement El Economista). Le capital social est modeste (68 667 € selon la fiche entreprise) (Empresia — ordre de grandeur cohérent avec une SME de développement à fort effet de levier project finance). Une partie visible de l’activité passe aussi par les marchés publics : en février 2025, une adjudication municipale à Mediana de Aragón formalise une émolument total de contrat de 124 080 € pour la location d’un foncier patrimonial en vue d’un parc PV (journal des contrats Gobierto). Ce type de mécanisme ancre les revenus dans des cycles électoraux locaux — atout territorial, mais flux potentiellement saccadés.
2. Impact réel
Sans inventaire audité public consolidé par site, l’impact climat indirect passe par la mise en service de puissances PV : initiatives comme le programme dénommé « #2Ha », annoncée au printemps 2023, vise neuf unités d’environ 1 MW dans six comarques aragonaises dont Muel ou La Zaida (El Periódico de Aragón), tandis qu’à Illueca un développement d’8 MW a été présenté avec 5,5 M€ d’investissement et une emprise ramenée pour limiter les frictions environnementales (La Voz del Aranda). Comparer ces volumes aux ambitions européennes de décennie climat/PPE française ou aux fiches français ADEME n’a que peu de sens méthodologique : les instruments sont ibériques (Permis environnementaux, encadrement des sols, tarification d’accès au réseau espagnols). L’empreinte réelle dépend du facteur de charge réel, des imports matériels, et du respect des usages agricoles sous agrivoltaïsme — données non retrouvées dans des rapports RSE ou CSRD publics exhaustifs au moment où nous rédigions.
3. Innovations / partenariats
Les « innovations » visibles relèvent moins du laboratoire que du montage financier territorial — multiplicité de permis communaux et packages agrivoltaïques. L’entreprise joue aussi la carte réseau nationale comme membre de l’UNEF, le lobby photovoltaïque espagnol, ce qui indique une stratégie d’alignement réglementaire et d’effet de groupe sur les consultations sectorielles (UNEF). Côtère digital et services, EFELEC GROUP met en avant l’outil de pilotage (« impact et confiance » dans sa langue vitrine) et cite « + 90 MW en cours » en Aragon dans ses métadonnées web officielles en 2025 — signal d’pipeline, pas de résultat garanti jusqu’à mise en ligne. Pas de levée de fonds ou alliance industrielle majeure identifiée de source ouverte française dans la fenêtre courte ; nous ne complétons pas par spéculation venture.
4. Greenwashing / zones grises
Une première tension factuelle, documentée hors opinion, touche au pilier financier‑comptable : la révocation de l’auditeur externe Postigo Auditores SLP, enregistrée au 3 janvier 2026 sur la fiche commerciale publique, interroge sur la stabilité du cadre des comptes annuels d’une PME très exposée aux immobilisations et revenus différés de projets (fiche régistrale Infonif). Ce n’est pas une condamnation — aucune sanction n’est ici attestée — mais un signal de vigilance légitime pour tout analyste. Deuxième tension chiffrée : dépendance à des méga-contrats de taille infra-industrielle — le parcours Mediana cite 124 080 € (Gobierto) alors que les annonces médias portaient jusqu’à des clusters du megawatt (El Periódico) : montre la dualité boutique/complexe qui peut décourvoir les banques projet si les coûts d’organisation ne suivent pas. Enfin, le groupe porte le storytelling du stockage sur son site tout en livrant encore peu d’éléments vérifiables publics au format MWh opérationnels ; ce hiatus structurel — nommons-le risque de sur-promesse techno — peut rapprocher d’un marketing d’impact tant que les actifs batteries ne sont pas inventoriés hors communication corporate (EFELEC GROUP). Aucune enquête ADEME, GreenUnivers ou Énergie & Stratégie francophone retrouvée comme tierce partie sur ces points : la critique reste circonscrite aux données ibériques disponibles.
5. Positionnement stratégique
Efelec Energy capitalise sur un Creuset réglementaire aragonais encore favorable aux micro‑parcs distribués et sur une empreinte associative nationale via l’UNEF. La mutation de dénomination depuis l’historique Alternative Energy Production 2020 SL, si confirmée registrale, reflète une volonté de marque groupe désormais portée sous EFELEC GROUP — ligne directrice vers services et écosystème, pas uniquement capex brute. Récemment, le nouveau bloc d’administrateurs nommé en juin 2024 et les mouvements de mandataires début 2025 (recoupés registralement dans la même trajectoire Infonif/DatosCIF) ferment la fenêtre stratégique : expansion géographiquement plausible, mais cockpit en recomposition.
Verdict WattsElse
Efelec Energy incarne une PME projetaria espagnole à la croisée deux mondes : des méga-chiffres de pipeline contre un bilancial de taille artisanale. Tant que l’audit et la transparence d’étape ne rejoignent pas le volume communiqué, le label proximité renouvelable restera splendide en vitrine, stress-testable en diligence.
Sources : efelecgroup.com · unef.es · ranking-empresas.eleconomista.es · empresia.es · contratos.gobierto.es · elperiodicodearagon.com · lavozdelaranda.es · infonif.economia3.com · datoscif.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
OJSC "De-Kastrinskaya TPP"
Elle fabrique courant et chaleur pour un coin d’Extrême-Orient russe où l’or noir fixe le rythme.
Voir la ficheCETIM
Le Cetim n’est ni un producteur d’énergie ni un opérateur d’infrastructures : c’est le bras technique d’une filière mécanique sous pression — au sens propre — alors que l’hydrogène impose matériaux, normes et compétences rares.
Voir la ficheBiari hydro power generator
Le nom « Biari » ne renvoie, dans les sources ouvertes, à aucune société industrielle ou marque d’alternateur identifiée sous cette graphie exacte.
Voir la ficheAZULIBER 1 S.L.
Filiale industrielle espagnole du périmètre Pamesa, AZULIBER 1 S.L.
Voir la ficheNoble Corporation
Noble Corporation plc ne vend ni le pétrole ni le gaz : elle loue la mécanique qui les fait sortir du sous-sol marin — une activité en plein boom en avril 2026, avec un carnet de commandes qui affole les tableurs et des promesses « bas carbone » qui méritent un décryptage à froid.
Voir la ficheDragon LNG Ltd
Le terminal de Milford Haven (Pays de Galles) prépare sa seconde vie : en avril 2026 il met aux enchères une capacité de regazéification quasi équivalente à son débit maximal, alors que Londres poursuit une trajectoire de décarbonation qui ne doit rien aux slogans européens.
Voir la ficheAIGLON
Le classement WattsMonde « énergies renouvelables » recoupe mal l’activité documentée : ici, il s’agit du groupe français spécialiste des vaselines, gels et dérivés pour la pharmacie et la cosmétique, piloté depuis une holding à Précy-sur-Oise.
Voir la ficheRentak Raya Sdn Bhd
Une Rentak Raya Sdn Bhd apparaît dans l’histoire très politique des premiers grands quotas photovoltaïques malaisiens, sous l’œil d’une opposition parlementaire qui a ensuite corrigé et retiré une partie de son récit actionnarial.
Voir la ficheURCA
Le sigle « URCA » peut prêter à confusion : ici il désigne Grupo Urca Energia, pionnier brésilien du biométhane sous la marque Gás Verde, et non aucune entrée encyclopédique politique hors sujet sur l’Afrique centrale.
Voir la ficheÅlands Vindkraft Ab
La production éolienne bat des records sur l’archipel, mais l’extension offshore bute sur des « non » municipaux et des alertes environnementales nationales.
Voir la ficheErtan Hydropower Development Company Ltd
Ce n’est pas une start-up en quête de narration verte : c’est l’opérateur étatique d’un des plus grands programmes hydroélectriques au monde, arbitré au prix de déplacements massifs et d’une refonte écologique du bassin.
Voir la ficheEndesa Generación
Endesa Generación n’est pas « l’Endesa » des factures ménages : c’est la brique espagnole de production d’électricité au sein du groupe Endesa (contrôlé par Enel), distincte de la vente au détail qui colonise le site grand public.
Voir la ficheMark-E AG
Le fournisseur rhénan Mark-E AG incarne une multi-utility à gouvernance locale : depuis Hagen (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), où elle existe depuis 2002 selon le profil officiel relayé dans les bases ouvertes, elle vend électricité, gaz, gère aussi réseaux, eau et mobilité électrique, au sein du groupe ENERVIE.
Voir la ficheExowatt
Stocker l’énergie solaire sous forme de chaleur, parce que les batteries, c’est so 2023.
Voir la ficheVinacomin
** Géant à la fois mineur et producteur d’électricité, Vinacomin (TKV) affiche des comptes en surchauffe en 2025, portés par des volumes records de charbon et des investissements massifs dans de nouvelles capacités fossiles — exactement là où la donne climatique internationale demande le contraire.
Voir la ficheXi'an Thermal Power Research Institute Co., Ltd.
Dans l’ombre des compteurs MW de China Huaneng, TPRI incarne la « tech stack » du géant public chinois : efficacité des centrales, normalisation, export de savoir-faire via la Belt and Road — et, dans le même mouvement, les brevets qui gardent les chaudières à charbon en ligne de mire.
Voir la ficheVindpark Sötterfällan AB
Le parc côté Vindpark Sötterfällan AB tient la promesse technique — 10 éoliennes Vestas, 36 MW, à une vingtaine de kilomètres de Jönköping — mais les agrégats financiers publics des dernières années dessinent un SPV sous pression, entre revenus en recul et pertes qui se creusent.
Voir la ficheSOLVE
Le nom « SOLVE » fait tilt partout — MIT, Horizon Europe, prix américains, ONG de l’Oregon — mais dans l’énergie française, l’acteur qui compte ici, c’est Solveo Energies, producteur indépendant basé à Fenouillet (Haute-Garonne).
Voir la ficheIhovbor Generating Company
Le vocable « Ihovbor Generating Company » — absent des registres comme société à part entière — désigne en pratique la centrale à gaz d’Ihovbor près de Benin City (État d’Edo, Nigeria), exploitée par Benin Generation Company Limited, filiale de la Niger Delta Power Holding Company (NDPHC).
Voir la ficheEURECAT
Eurecat est bien le centre tecnològic de Catalunya repéré sous le identifiant Q66491039 : implantation principalement en Catalogne (Espagne), aucun périmètre homonymique français retrouvé susceptible de contondre vos chiffres internes WattMonde.
Voir la ficheTereos
Coopérative agricole devenue géant mondial du sucre et des amidons, Tereos sort d’un exercice 2024/25 déjà sous pression de prix — puis voit l’Europe lui facturer la chute des contrats à 530 €/t alors que les investissements bas-carbone restent massifs.
Voir la ficheGRAND BELFORT
Le Grand Belfort ne vit pas de la vente d’électricité : il arbitre un territoire industriel entre ambition climatique, subventions et polémiques sur l’hydrogène.
Voir la ficheS.C. Termoelectrica
Derrière le sigle « Termoelectrica », deux histoires européennes se disputent le même nom : ici, il s’agit de la société anonyme moldave qui pilote la production et la distribution de chaleur à Chișinău et une partie du réseau centralisé — pas du vieux groupe roumain homonyme en liquidation depuis des années.
Voir la ficheAEME Sénégal
L'Agence sénégalaise qui vous promet de maîtriser l'énergie, sans vous noyer dans la facture.
Voir la fiche