ENERGIAS NATURALES EL NEGREDO S.L.
Derrière ce nom de holding ibérique se cache un classique du rachat d’actifs EnR en Espagne : une société « pour objet déterminé », au siège madrilène, calée sur un parc vieillissant en Castille-et-Léon.
À propos de ENERGIAS NATURALES EL NEGREDO S.L.
1. Modèle économique
Energias Naturales El Negredo S.L. (CIF B-85036531) est, selon les registres mercantiles et les bases de données sectorielles, une filiale instrumentale dans la filière éolienne espagnole : activité codifiée en CNAE 3518 (production d’électricité éolienne), capital social d’une société à responsabilité limitée de taille modeste, siège social à Madrid alors que l’actif porteur est localisé dans la province de Burgos (profil eInforma, fiche Infonif). Le revenu tient typiquement à la vente d’électricité (régimes de marché, couvertures, éventuels mécanismes historiques selon la date de mise en service). En 2024, la dégradation comptable est brutale aux yeux des agrégateurs financiers : chiffre d’affaires en repli de 36,81 % sur un an et actif total en baisse de 8,14 % (fiche Infonif) ; le même écosystème de données fait état d’une rentabilité économique négative (−5,89 % en 2024) (profil eInforma). L’effectif propre de ce type de structure est souvent réduit voire marginal : l’exploitation technique et la gouvernance se lisent davantage dans le réseau de sociétés « Energías Naturales… » et de mandataires liés au groupe Eolia qu’à travers un « grand employeur » local (rapport sociétés DatosCif).
2. Impact réel
L’empreinte climatique se résume à un parc de 18 MW — neuf aérogénérateurs Vestas V90 de 2 MW, en service depuis 2007 à Burgos — selon l’inventaire de référence du site Global Energy Monitor et le répertoire The Wind Power. À l’échelle du territoire, il s’agit d’un actif éolien terrestre mature : son utilité système est celle de tout MWh renouvelable injecté dans un réseau encore carboné en partie ; en revanche, aucun bilan carbone publié ou certification « CO₂ évité » attribuée nommément à cette SPV n’a été identifié dans la veille accessible. Sans chiffre d’entreprise, on peut seulement rappeler un ordre de grandeur sectoriel : pour une puissance de cet ordre, la production annuelle et les émissions évitées dépendent étroitement du facteur de charge et du mix de référence — ce que la feuille de route climat de l’Union et les débats nationaux sur le PPE rendent politiquement saillants, même si cette société n’est pas un acteur des rapports français type ADEME ou Programmation pluriannuelle de l’énergie.
3. Innovations / partenariats
Ici, pas de story « deep tech » : la fiche technique fait état d’une technologie de première moitié des années 2000 toujours en ligne (The Wind Power). Du côté actionnarial, les bases ouvertes situent le propriétaire du parc « El Negredo » dans l’orbite Eolia Renovables (Global Energy Monitor) ; chez la maison mère, la chronologie mercantile montre des mouvements de capital récents — par exemple une augmentation de +5,55 M€ portant le capital social à 87,59 M€ selon les actes compilés en ligne (fiche Eolia sur DatosCif). Enfin, dans les classements sectoriels espagnols, l’entité apparaît recalée au classement éolien (perte de rang significative en 2024 selon Economía Digital), signal d’une pression concurrentielle sur les actifs « mid-life » plutôt que d’un partenariat industriel neuf.
4. Greenwashing / zones grises
Le greenwashing pur et dur n’est pas documenté par une enquête ou une sanction nous ayant traversé la recherche ; en revanche, la zone grise est financière et structurelle : une chute de CA de 36,81 % en 2024 et une rentabilité économique négative sur la même base invitent à ne pas confondre « renouvelable » et « résilience économique » (fiche Infonif, profil eInforma). Parallèlement, le risque politique-réglementaire espagnol pèse sur l’industrie : début mai 2026, la patronale éolienne (AEE) met en garde contre des restrictions liées aux pactes régionaux, estimées susceptibles de freiner investissements et opportunités — un avertissement daté cité dans El Periódico de Aragón. Enfin, la gouvernance n’est pas figée : les actes BORME agrégés sur DatosCif montrent, pour cette SPV et ses voisins de groupe, une intensité de nominations/révocations compatible avec une recomposition juridique plus qu’avec une communication « RSE » lisse — rapport CSRD dédié introuvable dans la veille publique sur cette entité.
5. Positionnement stratégique
La lecture WattsElse est celle d’un actif de portefeuille : utile au mix bas-carbone, mais exposé à la fois au marché de l’électricité (comptes 2024) et aux choix territoriaux sur le renouvelable (débat espagnol de 2026, El Periódico de Aragón). Côté groupe, le renflouement du capital d’Eolia fin 2025 (DatosCif) peut traduire une volonté de tenir la structure actionnariale ; il ne efface pas la question du repowering pour un parc entré en ligne en 2007 (Global Energy Monitor).
Verdict WattsElse
Une SPV n’est pas une promesse climatique : c’est un titre, des turbines, et une courbe de cash-flow ; ici, la courbe pique vers le bas en 2024 pendant que la politique espagnole redessine les règles du jeu pour les projets futurs — l’éolien existe, la marge aussi.
Sources : einforma.com · infonif.economia3.com · datoscif.es · gem.wiki · thewindpower.net · ademe.fr · ecologie.gouv.fr · datoscif.es · empresas.economiadigital.es · elperiodicodearagon.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Électricité de France
EDF présente un tableau 2025 de « performance opérationnelle solide » : production nucléaire française au plus haut depuis six ans, réseaux et EnR qui avalent les investissements, dette financière nette contenue après des années sous tension.
Voir la ficheGävle Energie
La transition par le réseau n’efface pas les compromis.
Voir la ficheINTERNATIONAL PAINT LIMITED
Le nom « International Paint » évoque un bidon d’antifouling sur un quai, mais derrière la marque se joue une partie des chaînes d’approvisionnement de l’énergie — éolien, gazier, maritime.
Voir la ficheELECNOR S.A.
Le géant espagnol des grands travaux et concessions capitalise sur les réseaux et les EnR progres pour compenser la vente d’Enerfín — tout en traînant des pertes et des procédures sur des lignes à très haute tension censées décarboner le système.
Voir la ficheCGE Transmisión S.A.
Sous bannière chinoise, elle engrange des marges de transport qui font rêver les investisseurs — mais le régulateur rappelle que les lignes ne suffisent pas si le système faiblit : après un black-out historique en 2025, les amendes s’accumulent, pendant qu’un plan de milliards cherche à tenir la promesse d’un réseau à la hauteur des énergies renouvelables.
Voir la ficheEngergy Prima Ltd
Identité d’abord : sous la graphie exacte « Engergy Prima Ltd », aucune personne morale ne ressort clairement des sources publiques consultées — homonymie probable avec « Energy Prima », ou coquille (« Engergy » / « Energy ») devant « Ltd ».
Voir la ficheGuoneng Ningxia Yuanyanghu No.1 Power Generation Co Ltd
Deux générateurs charbon supercritiques au cœur du hub Ningdong, étiquetés « propres » au sens des normes chinoises, mais planqués derrière la filière d’export d’électricité vers l’est : voici l’ADN de cette SPV, fille de China Energy (Guoneng), coincée entre apocalypse solaire régionale et verrouillage charbonnier national.
Voir la ficheGrupo San José
Le Grupo San José n’est pas un pure player des renouvelables : c’est un mastodonte de la construction et des concessions qui, en Espagne et au-delà, transforme les aéroports et l’industrie en chantiers photovoltaïques géants.
Voir la ficheAksa Göynük Enerjİ Üretİm Anonİm Şİrketİ
L’Aksa Göynük Enerji Üretim Anonim Şirketi n’est pas une « boîte électrique » anodine : c’est la coquille opérationnelle qui tient la centrale à lignite de Bolu Göynük (270 MW), pièce structurante du modèle « charbon national + contrats longs » du groupe coté Aksa Enerji.
Voir la ficheVolkswagen Group
Le groupe allemand pousse ses volumes de VE et sa part de marché BEV au vieux continent, mais c’est la rentabilité — et désormais la batterie domestique PowerCo — qui trahissent le décalage entre le récit stratégique et un marché mondial encore dominé au quotidien par le thermique et la finance.
Voir la ficheKorea East-West Power Co Ltd
East-West ouest du nom, centrale au cœur du mix coréen : Korea East-West Power Co., Ltd.
Voir la ficheCompagnie Ivoirienne de Production d'Électricité (CIPREL)
CIPREL incarne le cœur battant — et le nerf de la guerre budgétaire — de l’électricité « made in Abidjan » : un producteur indépendant thermique à la rentabilité affichée comme vertigineuse, pris en étau entre une demande qui s’emballe (+8 % par an selon la presse officielle) et un réseau de transport-distribution qui fait parfois mieux brûler les postes…
Voir la ficheChhattisgarh State Power Generation Co Ltd
CSPGCL incarne au Chhattisgarh une performance thermique industrielle rare en Inde : bilan record en 2023-24 alors que la direction annonce pile et-face du stockage et du solaire avec un méga-projet supercritique en ligne de mire jusqu’aux années 2030.
Voir la ficheGreen Infra Solar Farms Private Limited (GIS)
GIS ressemble à une ligne dans un organigramme MCA indien ; dans les faits, c’est une tuile du puzzle gigantesque que Sembcorp assemble pour capter la vague photovoltaïque indienne.
Voir la ficheE.ON Energiinfrastruktur AB
Filiale suédoise au cœur du chauffage urbain et des réseaux, elle incarne la pivotation d’E.ON : sortie commerciale du gaz, gros carnets d’investissement « gris-vert » — et des pics thermiques encore accrochés au fossile.
Voir la ficheDesigner Group
Spécialiste international des services mécaniques et électriques, visant à bâtir un avenir plus vert tout en jonglant avec la complexité industrielle.
Voir la ficheInteractive Energy AG
Coûte que coûte, le marché physiques du pétrole et du gaz garde des angles morts : chaînes longues, contreparties discrètes, livraisons qui laissent peu de traces journalistiques quand la holding refuse la transparence consolidée.
Voir la ficheIED Invest
Branche développement–exploitation du groupe français IED (Innovation Énergie Développement), IED Invest enchaîne centrales décentralisées et filières biomasse sous contrainte de terrain — là où le kWh compte autant que le calendrier.
Voir la fichePemex
Pétrole mexicain sous perfusion budgétaire : la compagnie la plus lourde du pays vient d’enregistrer une année 2025 où les pertes plongent côté comptes — mais où la production reste loin de ses sommets.
Voir la fiche