EOLICA CABANILLAS S.A.
Filiale du groupe Enhol, elle incarne la vague de « repotenciación » espagnole : moins de pylônes, des machines géantes, et un chantier industriel financé aux fonds européens.
À propos de EOLICA CABANILLAS S.A.
1. Modèle économique
L’activité documentée est la production d’électricité éolienne sur des parcs situés en Navarre (Ribera), dans le sillage du Grupo Enhol (site corporate Enhol). Les revenus de la société sont ceux d’un producteur indépendant : vente de courant et gestion d’actifs en fin de vie utile des premières générations d’aérogénérateurs. Selon les agrégats d’annuaire consultés, le chiffre d’affaires demeure au-delà de 2,5 M€, mais la même source souligne une réduction marquée du capital social vers 1,12 M€ après une baisse supérieure à 50 % en 2024 (fiche Empresia). Un classement sectoriel fait état d’une facturation en recul d’environ 37,5 % en 2024 (base Informa / Economía Digital). L’effectif précis et les comptes détaillés consolidés au niveau filiale ne sont pas aisément vérifiables dans les extraits publics disponibles depuis la France ; en pratique, la valeur économique du projet se lit surtout au niveau du groupe et du programme de repotenciation.
2. Impact réel
Le sens climat du dispositif est classique pour l’éolien terrestre : remplacer des machines vieillissantes par un petit nombre de turbines plus puissantes pour prolonger l’exploitation tout en cherchant à stabiliser ou augmenter la production par site. Le gouvernement de Navarre a qualifié d’intérêt foral un programme de 86,7 M€ porté par Enhol pour moderniser quatre parcs, dont ceux de Caparroso et Cabanillas (communiqué Navarra.es). Les médias régionaux détaillent le passage d’anciennes éoliennes nombreuses à 17 unités neuves sur l’ensemble concerné, avec des tours de l’ordre de 118–120 m et des rotors ~155–163 m ( synthèse Invest in Navarra, article Estrategia). Aucun tonnage de CO₂ évité attribuable spécifiquement à Eólica Cabanillas n’a été trouvé dans les sources citées ; une comparaison chiffrée aux trajectoires françaises du PPE ou aux fiches génériques ADEME / Connaissance des énergies serait donc indicative seulement — et hors périmètre pays pour cette SL espagnole.
3. Innovations / partenariats
Le volet « circulaire » est assumé via un marché de démantèlement et recyclage confié à RenerCycle sur les parcs de Cabanillas et Caparroso, avec l’objectif affiché dans la presse locale de valoriser matériaux et composants (La Voz de la Ribera, Navarra Capital). Le financement du programme de repotenciation s’appuie aussi sur les mécanismes publics espagnols associés aux fonds Next Generation EU (Estrategia Empresarial). L’inventaire des parcs liés au développeur apparaît dans une base sectorielle internationale (The Wind Power).
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est financière et lisible dans les chiffres publiés : baisse forte de facturation 2024 (ordre de -37,5 % selon le classement cité) dans un contexte où le capital social de la filiale a été réduit de plus de la moitié (Economía Digital, Empresia). Cela peut refléter une restructuration groupe — transferts internes, holdings, anticipation de capex — mais il serait naïf de lire ces signaux comme une simple « santé opérationnelle locale » découplée d’Enhol. La seconde tension est réglementaire et judiciaire : en avril 2026, le Tribunal supérieur de justice de Navarre annule un refus du département de l’Environnement sur un projet solaire du groupe — signal que la conformité environnementale des dossiers Enhol n’est pas administrativement routinière (Noticias de Navarra). Enfin, la dépendance aux subventions et instruments NextGen rend le narratif « marché pur » fragile : sans ces leviers, le ticket ~87 M€ annoncé pour la repotenciation serait plus difficile à boucler (Estrategia). Sur le paysage, la promesse « moins de turbines » cohabite avec des mâts nettement plus hauts (Plaza Nueva) — classique paradoxe de la seconde vague éolienne.
5. Positionnement stratégique
Eólica Cabanilles se positionne comme opérateur d’actifs en rotation technologique : fin de cycle pour les machines des années 2000, entrée dans une phase de chantier long (la presse évoque ~14 mois de construction et 150–200 emplois directs sur la séquence, au niveau programme régional) (Navarra.es). Dans un marché européen où la repowering devient un segment structurant, l’enjeu pour la filiale est de concilier cadence d’investissement, acceptabilité territoriale et discipline financière alors même que les bilans publiés montrent une activité contractée au niveau société.
Verdict WattsElse
Cabanillas n’est pas une « start-up verte » : c’est une puce sur le circuit-board d’Enhol, au moment où l’Espagne industrialise le recyclage des premiers parcs et où les juges rappellent que le climat ne dispense pas du droit de l’environnement. La tension maîtresse : grands projets cofinancés par l’Europe versus comptes de filiale qui se tassent — symptôme souvent d’un groupe qui déplace la valeur au-dessus du terrain.
Sources : cincodias.elpais.com · grupoenhol.es · empresia.es · empresas.economiadigital.es · navarra.es · investinnavarra.com · estrategia.net · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · lavozdelaribera.es · navarracapital.es · thewindpower.net · noticiasdenavarra.com · plazanueva.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Affärsverken
À Karlskrona, Affärsverken incarne le modèle scandinave des services publics « à plusieurs métiers » : électricité, réseau de chaleur, fibre, déchets et liaisons maritimes dans l’archipel.
Voir la ficheFotowatio Renewable Ventures
Fondée en 2006 et rattachée au conglomérat saoudien Abdul Latif Jameel Energy, Fotowatio Renewable Ventures (FRV) s’est imposée comme développeur solaire, éolien et stockage à l’échelle internationale, avec un portefeuille qui pèse lourd en Australie, au Royaume-Uni et en Espagne.
Voir la ficheTiszai Vegyi Kombinát Nyrt.
De la Tiszai Vegyi Kombinát cotée au complexe MOL Petrochemicals de Tiszaújváros, la trajectoire est celle d’un champion régional de la chimie lourde poussé vers polyols et recyclage chimique.
Voir la ficheAGROGAZ FRANCE SAS
Filiale française du groupe allemand ÖKOBIT, Agrogaz France incarne la méthanisation « clefs en main » à l’échelle nationale — jusqu’à voir son activité financière basculer au rouge en 2023 alors que la file d’attente nationale du biométhane explose.
Voir la ficheABB (Canada)
Une filiale suisse cotée Zurich qui enfonce le clou dans l’Ontario nucléaire, consolide le sud de Montréal en usine géante et vend des briques climat aussi bien au gaz naturel qu’aux réseaux bas carbone — sans publier un chiffre d’affaires propre au Canada consolidé ligne à ligne dans les rapports monde.
Voir la ficheH. RIO HONDO SA
À Santiago del Estero, une hydraulique « vintage » tient encore les manettes du barrage et du lac : Hidroeléctrica Río Hondo S.A.
Voir la ficheFushun Petrochemical Company
À Fushun (Liaoning), un complexe PetroChina conjugue méga-volumes et vieillissement d’usine : après un coup de collier sur la production de paraffine en 2025, la même année aura vu salves d’arrêts techniques — symptômes d’un actif très fossile sous pression de marge et de maintenance.
Voir la ficheAdven Siljan AB
** Sous pavillon nordique mais identité limpide — Adven Siljan AB n’est pas une start-up racoleuse : c’est une coentreprise de chauffage urbain qui sert un territoire autour du lac Siljan, avec un mix quasi exclusivement bois-énergie.
Voir la ficheSuno Energía 4 (Ríos Renovables)
Derrière un nom de société opaque, Suno Energía 4 SL incarne la « démaison » du photovoltaïque au sol : une micro-structure juridique greffée sur un parc de près de 25 MW en Navarre, puis absorbée par la logique de plateforme d’un IPP européen.
Voir la fichePettumäen Mylly Oy
Une colline agricole d’ Ostrobotnie du Sud, une turbine utilisée rapportée du continent, puis des pales remplacées bien avant le terme d’usage « évident » : le cas de Teuva illustre l’électricité verte à l’échelle d’un très petit exploitant — avec un jeu d’identité légal où la graphie officielle observable dans les fiches consolidées cite Pertunmäen Mylly…
Voir la ficheOLIVENTO S.L.U (ANTES S.E.VILLARRUBIA)
Le portefeuille affiche près d’un demi‑gigawatt à l’échelle nationale : ce n’est pas une startup verte qui « scale », c’est une société patrimoniale dont la technicité se joue autant en salle de créanciers qu’au pied des éoliennes.
Voir la ficheDistribuție Oltenia
Le réseau ne ment pas : sous le vernis des investissements « verts », Distribuție Energie Oltenia (DEO), troisième opérateur de distribution roumain du sud‑ouest, aligne livres verts, milliards européons et désaccords avec une partie des autoconsommateurs.
Voir la fichePUNTA PALMERAS S.A.
En octobre 2014, Acciona Energía posait au Chili sa première pierre éolienne avec Punta Palmeras, à Canela (région de Coquimbo).
Voir la ficheTricom Wind Power (Private) Limited
Le nom juridique Tricom Wind Power (Private) Limited recouvre aujourd’hui le parc éolien porté commercialement sous la marque Lucky Renewables (LRPL), filiale du conglomérat Yunus Brothers Group (YBG) au Pakistan (corridor éolien de Jhimpir, Sindh).
Voir la ficheMinistry of Agriculture and Rural Development of Vietnam
Le ministère ne vend pas de barils : il organise des filières.
Voir la ficheNovonor
Le conglomérat brésilien boucle l’ère Odebrecht à la tête de Braskem en cédant le contrôle à IG4, pendant que ses actifs offshore et de construction vivent encore au rythme de Petrobras et des tribunaux.
Voir la ficheSolitaire Energies Pvt Ltd
Le nom « Solitaire Energies Pvt Ltd » n’épouse pas une forme juridique repérée telle quelle dans les dossiers ouverts ; tout ce qui est documenté publiquement, c’est une Solitaire Energies Limited gujaratie, petite centrale PV raccordée depuis 2011, désormais prise dans le grand jeu des fonds : refinancements, garanties croisées et météo qui décide sans…
Voir la ficheRA Güneş Enerjisi Üretim Sanayi ve Ticaret A.Ş.
Sous le nom juridique RA Güneş Enerjisi Üretim Sanayi ve Ticaret A.Ş., c’est une centrale PV de Mardin — pas un grand groupe coté en direct.
Voir la ficheSaijo Komatsu Solar Power Plant
Les chiffres ressemblent à un manuel de la filière PV japonaise des années 2010 — trente-quatre mégawatts-crête, exploitation par un grand conglomérat, flux adossé à une utility régionale.
Voir la ficheUNESP
Universidade Estadual Paulista (Unesp), c’est d’abord une des grosses machines à former et à publier du São Paulo — pas une « entreprise EnR » au sens marketplace.
Voir la ficheCông ty CP Đầu tư & Phát triển Điện miền Bắc 2
Pure player coté ND2 sur le HNX, la Công ty cổ phần Đầu tư và Phát triển Điện Miền Bắc 2 (NEDI2) incarne l’hydroélectricité « verte » au sens marché — mais ses marges racontent une autre histoire : celle des contrats long terme avec EVN, des actionnaires industriels japonais et vietnamiens, et d’un climat qui décide parfois plus vite que la stratégie.
Voir la ficheROZO (anciennement Inventage E&E)
Spin-off du pôle Inventage dédié à l’énergie et à l’environnement (né en 2010, marque ROZO en 2017), cette société de conseil et d’organisme de formation se présente comme un rouage central entre industriels, collectivités et mécanisme des certificats d’économies d’énergie : elle pilote budgets, consortiums et conformité là où la transition se monetise en…
Voir la fiche