EPI
Cabinet d’ingénierie français né en 1994, EPI — Études et Projets Industriels ne doit rien aux homonymes qui encombrent Google : ni le EPI Groupe de l’Île-de-France (négoce et maintenance pétrolière à Osny), ni les marques « EPI » de la distribution industrielle.
À propos de EPI
1. Modèle économique
Le cœur du modèle, c’est la prestation d’ingénierie multi-métiers : études, conception, puis le fil conducteur jusqu’au suivi d’exécution, adossé à une nomenclature OPQIBI très large (fluides, électricité, OPC, BIM, etc.). Les revenus viennent donc des donneurs d’ordre publics et industriels qui externalisent la conception d’infrastructures urbaines, d’us équipés et de « stations multi-énergies ». Sur les chiffres publics, le site « EPI en chiffres » revendique 17 M€ de chiffre d’affaires et une croissance organique de 17 % par an depuis la création, avec plus de 150 collaborateurs au sein de la « Tribu EPI » ; parallèlement, la fiche OPQIBI — souvent calée sur les derniers bilans déposés — indiquait fin 2025 un CA de 16,46 M€ et 135 salariés pour l’exercice 2022/2023 (fiche qualifiée). L’écart entre vitrine recrutement et photographie comptable n’est pas anodin : il traduit la tension classique des ETI de l’ingénierie entre image de croissance et réalité statistique annuelle.
2. Impact réel
L’impact climat direct d’un bureau d’études se juge au verrouillage ou non des choix techniques en amont : rationalisation des réseaux de fluides (moins de fuites, moins de gaz mobilisé pour un même service), conception de postes d’injection de biométhane et d’infrastructures de recharge qualifiées IRVE, ingénierie hydrogène pour des plateaux d’essais comme le laboratoire HyMEET du CETIM à Nantes — chantier où EPI assure les études de tuyauteries H₂, N₂, He pour 50 k€ HT et où la contrainte de délai est explicitement liée à une mise en service visée début 2025 (réalisation HyMEET Cheviré). À l’échelle nationale, le contenu « vert » du mix d’un tel cabinet reste corrélé aux objectifs de la PPE3 : la programmation publiée au Journal officiel du 13 février 2026 vise 44 TWh de biométhane injecté en 2030 contre 9 TWh dans la trajectoire de la PPE précédente (décryptage PPE3 / biométhane) — un levier puissant pour les carnets de maîtrise d’œuvre gaz et méthanisation, mais aussi un amplificateur de risque si la courbe d’investissement budgétaire dérape.
3. Innovations / partenariats
La qualification IRVE (code 1426) et celle de réseaux gaz (1308) sont renouvelées jusqu’au 1ᵉʳ août 2028, ce qui formalise l’entrée sur le marché des bornes et des réseaux gaz en conception détaillée. Côté vitrine, EPI se présente comme société à mission et affiche un score de 83 % à un audit RGESN — un signal de gouvernance RSE plus qu’un agrément technique. Le volet biométhane / réseaux de biogaz est poussé via une page filière dédiée (dont l’extension des réseaux biogaz du SIAAP à Valenton en phase d’études d’avant-projet détaillé). L’intelligence artificielle appliquée et le BIM complètent l’offre pour capter les appels d’offres d’infrastructure « data ready ».
4. Greenwashing / zones grises
Premier piège : l’homonymie. Une part non négligeable du « bruit médiatique » autour des sigles EPI renvoie à des acteurs pétroliers ou trade (EPI Groupe) sans aucun lien capitalistique avec le cabinet de Bry — un risque réel de confusion d’image pour un lecteur pressé, pas un « greenwashing » au sens procédural, mais une zone grise communicationnelle coûteuse. Deuxième tension chiffrée : la PPE3 fixe un bond de 9 → 44 TWh de biométhane injecté d’ici 2030 tout en freinant le rythme du photovoltaïque par plafonds indicatifs puis appels d’offres ( même source) : pour EPI, la « vague verte » gaz peut être volatile si les arbitrages tarifaires suivent le même schéma que sur le solaire. Troisième limite : le site met en avant infrastructure classique, TGBT et grand tertiaire aussi bien que les stations H₂ / GNV / IRVE ; aucun ratio public « CA bas carbone / CA total » ne permet de trancher le poids réel du segment transition dans les comptes — la lecture responsable consiste donc à ne pas amalgamer communication RSE et empreinte carbone évité des projets portés.
5. Positionnement stratégique
EPI occupe une niche premium : indépendant depuis trois décennies (tribu et chiffres), double pied Île-de-France / Pays de la Loire, offre « 360° » depuis la ville jusqu’à l’usine. La feuille de route nationale — saturer le réseau en biométhane, densifier l’hydrogène industriel et sérialiser l’électrique via l’IRVE — lui donne un vent porteur structurel. Le signal récent le plus lisible reste cependant réglementaire autant que commercial : la qualification OPQIBI comme sésame pour les marchés d’ingénierie exigeants (registre qualifié).
Verdict WattsElse
EPI, ce n’est pas une licorne de la nouvelle économie : c’est un artisan de la sophistication des flux énergie-matière, tiré vers le haut par la PPE3 mais exposé aux volte-face politiques qui ont déjà secoué d’autres filières renouvelables. Une scale-up silencieuse des câbles et des gaz, pas des bannières LinkedIn.
Sources : epigroupe.com · opqibi.com · epi94.fr · epi.fr · lafranceagricole.fr · epi.fr · epi.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Chhattisgarh State Power Generation Company Limited
Le producteur étatique chhattisgarhi Chhattisgarh State Power Generation Company Limited (CSPGCL), filiale de génération issue de la rupture du Chhattisgarh State Electricity Board en vertu du Electricity Act, 2003 et opérationnelle depuis 2009, incarne une tension typique du sous-continent : tirer parti d’un outil fossilier déjà amorti jusqu’aux limites…
Voir la fichePetrovietnam Power Corporation
Filiale électrique du géant pétrogazier d’État PetroVietnam, PV Power incarne le Vietnam du « gaz comme pont » : des milliards investis dans le GNL pendant qu’un slogan « Greening » peine à masquer un mix encore très fossile.
Voir la ficheParque Solar La Rosa SpA
Aucune source publique indexée ne permet, à ce jour, d’attribuer des chiffres à une société portant exactement le nom « Parque Solar La Rosa SpA » (homonymie latine « SpA » / projet « parque solar », pays non précisé par votre saisie).
Voir la ficheSahakar Shiromani vasantrao
Une coopérative sucrière dans le noir des bilans verts : l’Inde classe la cogénération bagasse parmi ses renouvelables, mais le cash-flow dépend encore du cours du sucre, des quotas biocarburants et d’une dette collective qui grimpe dans le Maharashtra.
Voir la ficheVostokgazprom
Filiale de Gazprom dans l’oblast de Tomsk, Vostokgazprom incarne la production fossile « de territoire » : gisements, réseaux, adaptation à un marché mondial qui a basculé après 2022.
Voir la ficheKOLSTRUP BOLIGFORENING
À Aabenraa, une « boligforening » (organisation de logement social) multiplie les chantiers sur la chaleur distribuée, l’eau et l’assainissement.
Voir la ficheBiovent Energía Eólica SA
Biovent est le nom mercantile espagnol d’une production éolienne déjà ancienne, que le groupe veut désormais surmultiplier en photovoltaïque.
Voir la ficheUniross
Marque née au Royaume-Uni dans les années battantes de l’électronique domestique, Uniross incarne encore l’idée de « pouvoir portable » : accumulateurs, chargeurs, lampes — mais son ancrage industriel et financier ressemble aujourd’hui à un couloir étroit entre géants du retail, dépendance à la supply chain asiatique et procédures collectives côté France.
Voir la ficheLINDE
Linde n’est pas une « energy company » au sens pétrolier du terme : c’est le plus gros fournisseur mondial de gaz industriels et d’ingénierie associée, avec une base client qui carbure déjà à l’oxygène, à l’azote et à l’hydrogène pour la chimie, l’électronique et la santé.
Voir la ficheSlovenské elektrárne
Premier producteur d’électricité de Slovaquie, Slovenské elektrárne capitalise sur un parc piloté à ~95 % par le nucléaire — jusqu’aux records de production de 2025 — tout en payant l’addition d’un chantier de Mochovce marqué par les surcoûts et par une politique énergétique nationale qui resserre l’étau actionnarial.
Voir la fichePJSC "RusHydro"
Le géant hydroélectrique russe affiche un rebond comptable saisissant en 2025.
Voir la fichePodero
La plateforme SaaS qui prétend synchroniser énergie verte et contrats électriques compétitifs, pour un monde « vert »… avec un clavier.
Voir la ficheSorgenia
Fondée en 1999 et installée à Milan, Sorgenia est avant tout un groupe électrique italien (production, négoce, retail gaz et électricité), rattaché au giron des fonds d’infrastructures — aujourd’hui structuré autour de F2i et, depuis l’été 2025, de Sixth Street.
Voir la ficheSogomi Energy Corporation
Sogomi Energy Corporation n’apparaît pas comme une marque grand public : dans les annuaires d’entreprises, elle se rattache surtout à Oiru Corporation, société de droit étranger enregistrée à Bogota pour l’extraction de pétrole brut — un segment où la politique énergétique nationale a pris un virage net depuis 2023, avec des implications directes sur tout…
Voir la ficheOil & Gas Journal
De Tulsa à Houston, l’Oil & Gas Journal célèbre plus d’un siècle d’histoire : c’est moins un « média généraliste » qu’un outil d’arbitrage pour cadres, ingénieurs et investisseurs du pétrole et du gaz.
Voir la ficheEuro Green Energy Fejlesztő és Szolgáltató Kft.
Euro Green Energy n’est plus une start-up de catalogue : c’est une Kft intégrée à un groupe énergétique coté, qui exploite un actif éolien historique en Hongrie.
Voir la ficheYPF S.A.
Le géant intégré argentin joue la carte Vaca Muerta à fond — production record, oléoducs et promesse d’exportations massives — alors qu’un jugement new-yorkais menace la participation majoritaire de l’État et que la société civile documente tensions territoriales et soupçons de torchage de méthane.
Voir la ficheIsaura S.A.
Nom de bataille de l’industrie raffineur de Bahía Blanca dans les années YPF, Isaura S.A.
Voir la fichePrvní Moravskožižkovská
Sous le nom « První Moravskožižovská », vous cherchez une fiche d’entreprise : le registre tchèque, lui, aligne des producteurs licenciés, des adresses à Prague ou au village, et une ferme photovoltaïque sortie de terre en quelques semaines sur une friche agricole.
Voir la ficheE-THINK
Petit cabinet né en 2001 du giron de la TU Wien, e-think energy research incarne une niche rare : modéliser chauffage, refroidissement et planification locale pour rendre la transition thermique auditable — sans être ni industriel ni utility.
Voir la ficheTEMISTh
TEMISTh incarne cette France des sous-systèmes thermiques où la CAO, la simulation et la métallurgie décident du Watt utile avant tout manifeste COP.
Voir la ficheTidaholms Vind ek. för.
Coopérative suédoise quadragénaire à l’ombre des forêts du Västra Götaland, Tidaholms Vind incarne le modèle « membre – actif éolien » ; sur le territoire de Tidaholm, la mécanique est pourtant grippée : parc communal figé à 25,2 MW, plan spatial en refonte et batailles de permis qui injectent du risque dans la prochaine vague de projets.
Voir la ficheARMEX Oil
Côté Děčín, la « division pétrole » d’un conglomérat tchèque tente d’enfiler un discours d’entreprise responsable sur un cœur de métier imparablement carbone : gros de carburants, dépôts fiscaux, réseau de stations.
Voir la ficheKazTransOil
Record de barils sur les comptes, géopolitique sur le terrain : la société nationale d’oléoducs du Kazakhstan affiche des volumes et une rentabilité au zénith en 2025, tout en voyant l’Europe en bout de pipeline se refermer — Moscou brandit « des raisons techniques » pour couper le transit allemand au 1er mai 2026.
Voir la fiche