FACTUAL
Courte existence, discours large — assistance à maîtrise d’ouvrage, ingénierie immobilière, bureau d’études environnemental et énergie — et fin de partie au tribunal : FACTUAL illustre la fragilité possible des micro-structures de conseil au carrefour du bâtiment et de la performance énergétique.
À propos de FACTUAL
1. Modèle économique
FACTUAL était une SAS (initialement SASU) domiciliée 38, rue des Mathurins, Paris 8e, immatriculée en juin 2015 au RCS de Paris. L’objet social déclaré, tel qu’il ressort des annonces légales agrégées sur la fiche entreprise du *Figaro*, visait l’assistance à maîtrise d’ouvrage et l’ingénierie de projets immobiliers, un bureau d’études environnemental et énergie, ainsi que la stratégie, l’étude, le conseil, la conception et la gestion de projets pour l’immobilier et des activités artisanales ou industrielles (fiche entreprise *Le Figaro*). Le code NAF associé à la structure dans les bases grand public est 7490A — activité des économistes de la construction (fiche *societe.com*), ce qui situe le cœur de l’activité statistique plutôt côté économie de la construction que « pure player » électrique.
À la constitution, le capital social était de 1,00 € (même source *Le Figaro*). Nous n’avons pas identifié, dans les sources ouvertes consultées, de chiffre d’affaires ou d’effectif consolidés publiés de manière fiable et contextualisable pour la période d’activité : les bilans déposés au greffe ne sont pas restitués exhaustivement par les agrégateurs gratuits pour cette radiation ancienne. Le modèle, selon les éléments disponibles, est donc celui d’une boutique de conseil/études au forfait ou à la mission, exposée au rythme des programmes immobiliers et à la qualité du carnet d’affaires.
2. Impact réel
L’impact environnemental d’un tel prestataire est indirect : il se mesure au résultat des opérations immobilières accompagnées (réduction des consommations, choix de systèmes, conformité réglementaire), informations non publiées au niveau de la seule société FACTUAL. Le cadre public, dans lequel ces prestations prennent sens, reste celui du bâtiment, premier poste de consommation d’énergie en France : la fiche pédagogique de Connaissance des Énergies rappelle l’ampleur du secteur et les leviers d’efficacité (enveloppe, systèmes, démarches de rénovation). Côté politiques publiques, la programmation pluriannuelle de l’énergie fixe la trajectoire d’ensemble du système énergétique français (programmation sur *ecologie.gouv.fr*) ; pour le tertiaire, l’ADEME détaille les enjeux de rénovation et de pilotage énergétique (repères ADEME). Sans livrables ou cas clients cités, on ne peut ni quantifier des MWh économisés ni attribuer à FACTUAL un « bilan carbone évité » : il s’agit au mieux d’un levier potentiel dans la chaîne de valeur immobilière.
3. Innovations / partenariats
Sur la fenêtre 2015-2021, aucunPartenariat majeur annoncé, levée de fonds, brevet ou label R&D n’apparaît dans les fiches d’identité et d’annonces consultées (*Le Figaro* entreprises ; *societe.com*). Selon les éléments disponibles, le profil est celui d’une structure de petite taille livrant des missions d’étude et de pilotage de projet, plutôt qu’un acteur de rupture technologique. La « nouveauté » documentée tient davantage au positionnement marketing (fenêtre environnement/énergie au sein de l’AMO) qu’à une innovation industrialisable identifiable dans les traces publiques.
4. Greenwashing / zones grises
Aucune affaire de greenwashing, plainte environnementale ou condamnation spécifique portant le nom de FACTUAL n’a été repérée dans la presse généraliste ou les signaux d’autorité accessibles en ligne lors de cette recherche. En revanche, le parcours judiciaire offre une tension chiffrée et datée sur la solidité financière : capital initial 1 € à la création (29/06/2015), cessation des paiements fixée au 11/03/2019, liquidation judiciaire ouverte le 11/09/2020, puis clôture pour insuffisance d’actifs avec eff au 16/11/2021 (chronologie *Le Figaro*). Pour un donneur d’ordre, la question n’est pas seulement « l’argumentaire climat tient-il la route ? » mais surtout la capacité à tenir la mission sur la durée — d’autant qu’un bureau d’études peut cohabiter avec des objectifs commerciaux pressants dans un marché du conseil très compartimenté. Sans accès aux livrables, il serait abusivement suggestif d’imputer à l’entreprise une surfacturation « verte » : le signal public, lui, est celui d’une défaillance d’entreprise plus que d’une fraude environnementale documentée.
5. Positionnement stratégique
FACTUAL s’inscrivait dans la vague de services autour de la performance des actifs immobiliers et des exigences croissantes sur l’énergie et l’environnement au milieu des années 2010. Le contexte institutionnel reste favorable aux intégrateurs de performance énergétique — cadre réglementaire du bâtiment, pression sur le parc tertiaire, outils de pilotage décrits par l’ADEME — mais la barrière à l’entrée « financière » (trésorerie, capital, diversification du portefeuille) peut être basse sur le papier et haute en réalité. Aujourd’hui, la société est radiée : tout positionnement est donc historique ; la « suite » stratégique est celle de créanciers, clients et repreneurs éventuels des actifs intellectuels, non d’une trajectoire boursière ou industrielle observable.
Verdict WattsElse
Une étoile filante du conseil bâtiment-énergie parisien : le discours tenait un créneau porteur, la structure n’a pas tenu la distance — un rappel utile que, dans la transition, la solidité du prestataire pèse autant que la couleur des slides.
Sources : entreprises.lefigaro.fr · societe.com · connaissancedesenergies.org · ecologie.gouv.fr · agirpourlatransition.ademe.fr
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q5428822
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
ENERGIA COYANCO S.A.
— Douze mégawatts exploités sous le parapluie d’Innergex, seize de plus qui attendent encore le bulldozer : Energía Coyanco incarne l’hydraulique « passe » sous contrainte sociale.** Entre cours d’eau restituées et monastères, elle illustre le décalage entre la feuille de route EnR chilienne et le coût politique réel du mégawatt.
Voir la ficheSamkraft Grännsjön AB
Le nom « Samkraft Grännsjön AB » ne correspond à aucune société clairement identifiable dans les bases ouvertes scandinaves récentes — ce qui force à séparer prudemment marque, homonymes et projets de carte.
Voir la ficheTHE CARBON CAPTURE AND STORAGE ASSOCIATION ASBL
L’« ASBL » belge que vous cherchez n’est pas une start-up climat : c’est le groupe de pression industriel derrière le déploiement du CCUS en Europe, avec un siège à Bruxelles et une machine d’influence à l’échelle du Royaume‑Uni.
Voir la ficheKemijoki
Sur les trois grands cours d’eau nordiques que Kemijoki Oy pilote depuis son siège à Rovaniemi, l’entreprise incarne la Finlande hydro au triple galop : capacité massive, production quasi exclusivement renouvelable — et récemment un abandon industriel qui dit tout du prix politique et financier des nouvelles digues.
Voir la ficheCryo Pur
Cryo Pur vend une promesse rêvée des macro-décideurs de la transition : transformer un biogaz « sale » en carburant dense et en CO₂ valorisable, sans fuite de méthane à la clé.
Voir la ficheIranian Offshore Oil Company
Filiale de la NIOC, l’Iranian Offshore Oil Company (IOOC) concentre l’exploitation du pétrole et du gaz dans le golfe Persique — de Kharg aux champs comme Abuzar — au cœur des revenus de l’État iranien.
Voir la ficheSaint-Gobain Construction Products CZ
République tchèque, Saint-Gobain Construction Products CZ incarne une filiale « financement » par sa taille industrielle consolidée après fusion : plâtre (Rigips), isolants verre (Isover), mortiers/adhésifs (Weber).
Voir la ficheH. TUCUMAN SA
On vous parle d’« énergies renouvelables » : pour Hidroeléctrica Tucumán S.A.
Voir la ficheCASTRIOS S.A.
Trente-deux méga watts au nom d’une marque de territoire, un siège castillan, et un million d’euros rendus aux actionnaires en plein virage 2025 : Castrios S.A.
Voir la ficheTarfaya Energy Company
La Tarfaya Energy Company (sigle TAREC) est bien cette joint‑venture à parité qui exploite le gigantesque parc éolien de Tarfaya au Maroc — et non une société éponyme hors filière EnR.
Voir la ficheZamboanga City Electric Cooperative
Coopérative de distribution au cœur du Mindanao, la Zamboanga City Electric Cooperative (ZAMCELCO) incarne la tension entre redressement comptable, sécurisation d’approvisionnement et verrou fossile.
Voir la ficheSWF Energia
Elle porte un nom de sigle anglophone mais vit en Pologne : SFW Energia Sp.
Voir la ficheTamoil
Tamoil n’est pas une start-up de la transition : c’est une marque d’aval pétrolier qui vend ce que l’Europe dit vouloir réduire — carburants, stockage, raffinage — tout en surfant sur les obligations de biocarburants et la recharge électrique.
Voir la ficheBraspetro
Ancienne tête d’affiche de l’exploration pétrolière en dehors du Brésil, Braspetro survit aujourd’hui surtout dans les statuts, sous l’alibi PIB B.V., tandis que l’actualité s’inscrit en Colombie (bloc GUA, puits Copoazu-1) par la filiale PIB–Col — le tout sous la houlette de Petrobras, jamais sur un bilan publié à part.
Voir la ficheCrown Central Petroleum
** Crown Central Petroleum a incarné un siècle de pétrole américain — raffinage, réseau, procès pour la qualité de l’air — avant de se dissoudre en trois morceaux : passifs et retraites à Baltimore, licence « low-cost » confiée à Clark en Illinois, et un passé industriel texan qui hante encore les bases de données de l’EPA.
Voir la ficheOLCO Petroleum Group
Distributeur de produits pétroliers raffinés sur l’Est du Canada, OLCO Petroleum Group a longtemps incarné la pompe d’enseigne ; depuis des années, le récit bascule vers le gros : terminaux, rail, tuyauteries, et un statut boursier éteint qui rend le détail comptable public quasi inexistant.
Voir la ficheAltek Alarko Elektrİk Santrallari Tesİs İşletme Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ
Filiale de production du groupe Alarko, Altek incarne le paradoxe d’un opérateur rangé côté « EnR » dans les taxonomies marketing alors que l’essentiel de ses mégawatts sort encore d’une méga‑centrale au charbon importé.
Voir la ficheEnergyX
Derrière le nom EnergyX se cache Energy Exploration Technologies, Inc.**, start-up américaine fondée en 2018 et positionnée sur l’extraction directe du lithium (DLE), les traitements aval et des briques batteries — un profil « Innovation » WattsMonde qui colle à ce dossier, et non à un homonyme français.
Voir la ficheAn Khe - Ka Nak Hydro Power Company
An Khê – Ka Nak n’est pas une start-up de la transition : c’est un producteur hydraulique opérationnel au centre du Viêt Nam, sous l’ombre du groupe public Vietnam Electricity et de sa filiale de génération EVNGENCO2.
Voir la ficheJL&P Engineering
Le groupe JL&P ne « fait » pas l’énergie : il fait passer les stations, les autoroutes et les grands sites du dessin à la conformité ICPE, dans un mélange encore très hydrocarbures, déjà très électrique et de plus en plus hydrogène.
Voir la ficheTucuquere SpA
Aucune société exactement libellée « Tucuquere SpA » ne ressort des annuaires énergie publics consultés : le nom heurte le rapace « tucúquere », un autre SpA immobilier autour de Los Tucúqueres, et surtout l’éolien Energías Ucuquer S.A.
Voir la ficheCaturus
La plateforme monte en puissance comme rares concurrents indépendants : gaz de schiste au Texas, flux massifs vers un export GNL sur la côte du Golfe, capitaux abu-dhabiens et partenaires d’achat planétaires.
Voir la ficheSaudi Petroleum International
Saudi Petroleum International n’apparaît pas sur les podiums des grands sommets climat : c’est une pièce de gouvernance et de marketing pétrolier dans l’empire Saudi Aramco, là où se décident volumes, prix indicatifs et narration « intégrée » du baril.
Voir la fiche