ENERLAND GENERACIÓN SOLAR 18 S.L
Enerland Generación Solar 18 S.L.
À propos de ENERLAND GENERACIÓN SOLAR 18 S.L
1. Modèle économique
La société est une SPV — véhicule ad hoc pour détenir, financer et exploiter un actif précis — rattachée au groupe Enerland (fondé 2007, siège opérationnel espagnol). Selon le profil Informa D&B, l’entité reste active depuis 2019, avec un chiffre d’affaires inférieur à 300 k€ et un capital supérieur à 60 k€, ce qui est typique d’une coque dédiée à un seulparc : les revenus découlent surtout de la vente d’électricité et des contrats de maintenance ou services facturés intragroupe, plutôt que d’une politique commerciale autonome. Le modèle de valeur est celui du développeur-EPC-O&M à l’échelle du rapport EINF 2023–2024 : 761 MW pilotés en EPC et 5,2 GW en développement portefeuille fin 2023, avec plus de 300 employés consolidés. Solar 18 ne porte pas cette masse : elle concentre le projet « Puilatos » à Zuera (~999 kWp autorisés selon la trajectoire administrative espagnole, périmètre 4,17 ha et milliers de modules — voir publications BOA citées dans la fiche projet corporate).
2. Impact réel
À l’échelle de Puilatos, l’impact climat direct se lit en MWh renouvelables injectés sur le réseau espagnol année après année, à comparer au facteur d’émission moyen du mix péninsulaire : une centrale d’~1 MWc n’est pas un chiffre qui « décarbone » à elle seule une Région, mais elle matérialise l’objectif industriel d’Enerland — déployer du PV là où le foncier et l’administration le permettent. Le groupe revendique plus de 1,4 GW construits depuis 2007 dans 16 pays sur la page About Enerland ; c’est là que se situe l’ordre de grandeur utile pour le lecteur français : Solar 18 est un rivet de cette chaîne. Pour la ventilation CO₂ au niveau de la micro-SPV, les données publiques granulaires ne sont pas retrouvées dans les extraits disponibles ; on retient surtout les indicateurs consolidés du rapport EINF (déchets par MW installé, empreinte par salarié) comme proxy de diligence groupe, pas comme bilan carbone du kWp à Zuera.
3. Innovations / partenariats
L’innovation visible concerne d’abord le groupe : en avril 2024, Enerland annonce 20 M€ de financement pour Craco, parc agrivoltaïque de 20 MWp en Italie avec mise en service 2026. Sur la même période, les médias sectoriels relatent une accélération latino-américaine : Magdalena Solar au Guatemala (66 MWp, objectif 141 GWh/an, entrée en service visée mi-2025), 100 MWp bouclés en Colombie sur cinq centrales (dont La Mena, 13,7 MWp), et 58,5 MWp au Portugal sur trois sites. Solar 18 n’est pas citée dans ces opérations ; elle illustre la réplication modulaire du modèle : SPV locale + grappe industrielle globale.
4. Greenwashing / zones grises
Première zone grise documentée : fragilité des coques — un CA < 300 k€ pour une filiale PV signale une dépendance structurelle aux flux, garanties et levier financier de la maison-mère : année difficile côté prix de l’électricité ou refinancement, et la tête de pont légale du projet peut vaciller sans équilibre apparent dans ses comptes isolés. Deuxième tension datée et sourcée — au périmètre groupe, pas Solar 18 : le Tribunal supérieur de justice d’Aragon a définitivement écarté, le 28 novembre 2024, le recours d’Enerland Generación Solar 7 S.L. (filiale sœur) contre un zonage municipal de Sabiñánigo ayant neutralisé six parcs sur ~100 hectares (Borrés / Pardinilla), en confirmant le pouvoir du maire d’interdire ces implantations rurales (Cadena SER, El Pirineo Aragonés) — le même écosystème Enerland voit donc le droit local et paysager agir comme plafond. Troisième signal réglementaire 2025 : le Clúster de la Energía de Aragón (Clenar), dont Enerland est membre, dépose des allégations contre le projet de décret espagnol sur l’avifaune (avril 2025), pointant risques de ralentissement et de coûts supplémentaires pour les EnR ; la biodiversité devient variable de rentabilité, au-delà des certifications ISO listées dans l’EINF.
5. Positionnement stratégique
La stratégie d’Enerland se lit en déséquilibre géographique : compenser les frictions sur le plateau aragonais par des books en Italie, Amérique latine et péninsule ibérique périphérique, avec un pipeline annoncé de 5,2 GW et une montée en charge O&M déjà chiffrée dans le rapport non financier 2024. Solar 18 reste un ancrage territorial modeste mais politique : elle ancre le groupe dans un maillage espagnol où chaque hectare peut basculer en contentieux. Dans un marché européen poussé par des objectifs nationaux de PPE et par la concurrence des enchères et PPA, la durabilité stratégique se joue autant sur permis et acceptabilité que sur prix du module.
Verdict WattsElse
Solar 18 n’est pas l’histoire d’un méga-parc ; c’est celle du pli juridique qui range un kilowatt-heure derrière une raison sociale — et celle d’un groupe qui gagne ses GW ailleurs pendant qu’Aragon rappelle qui, du maire ou du développeur, dessine la ligne d’horizon.
Sources : informa.es · enerlandgroup.com · enerlandgroup.com · enerlandgroup.com · enerlandgroup.com · elperiodicodelaenergia.com · elperiodicodelaenergia.com · enerlandgroup.com · elperiodicodelaenergia.com · cadenaser.com · elpirineoaragones.com · hoyaragon.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
EPS
Electricité nationale, grandes manœuvres financières, et un décalage saisissant entre résultats en salle des marchés et fiabilité écologique du parc : EPS n’est pas un « EP » Spotify, mais le pilier Elektroprivreda Srbije.
Voir la ficheSensawear
Avant toute chose, l’entité documentée sous le nom Sensawear avec le site sensawear.ch est une société suisse de MedTech (textile-capteur, prévention des escarres), basée à Berne, et non un opérateur de « Autres énergies ».
Voir la ficheArmor Group (groupe industriel français)
Formulateur d'encres et spécialiste des couches fines, Armor Group saupoudre l’industrie depuis 1922 — et recycle même ses miettes.
Voir la ficheJyväskylän Energia
Alva, ex-Jyväskylän Energia, pousse ses réseaux de chaleur vers l’après‑flamme : investissements record, stockage géant et sortie médiatisée de la tourbe — mais le tableau 2025 mélange baisse d’activité, bois encore dominant et résultats confortés par une cession d’actions.
Voir la ficheSOLTUB
Hongroise avant tout — et à ne pas confondre avec des homonymes du résidentiel (Solutubes au sol chauffant, autres marques Sol* en France ou en Suisse) — cette PME incarne une facette très « bioéconomie » du panier « Autres énergies » : pas de turbines à vendre au grand public, mais des essais agronomiques censés nourrir biocarburants, bioproduits et…
Voir la ficheParque Eólico Tres Hermanas S.A.C.
Le parc n'est pas une idée métropolitaine : c'est une société de projet au pérou d'Ica — 97 MW bien réels, désormais embarquée dans une stratégie d'intégration verticale Luz del Sur.
Voir la ficheSmart Haven
Smart Haven, ce n’est ni un GRD ni une start-up californienne de batteries : c’est une marque de sécurité et d’automatisation résidentielle qui a greffé le solaire et les offres connectivité + énergie sur un modèle de revendeur.
Voir la fichePecamsa
Derrière l’acronyme se cache l’un des visages les plus « première génération » de l’éolien espagnol : deux parcs de province de Guadalajara, des turbines Gamesa au profil d’escrimeur face à l’ère du repowering à 4,5 MW.
Voir la ficheDragaliden Vind AB
Sous le couvert d’une SPV discrète, ce parc norrlandais incarne la promesse suédoise d’EnR citoyenne — et la pression brute des prix nordiques sur la trésorerie des coopératives.
Voir la ficheTamil Nadu Generation and Distribution Corporation
Le Tamil Nadu Generation and Distribution Corporation (TANGEDCO) incarne le distributeur historique de l’État du Tamil Nadu : monopole de fait sur une zone industrielle et agricole surchauffée, facturation de l’électricité et achats massifs à la génération.
Voir la fichePetronas Fertilizer Kedah
Sous l’enseigne Petronas Chemicals Fertiliser Kedah (PCFK), l’usine d’urée granulaire de Gurun, dans le district de Kuala Muda (État de Kedah, Malaisie), incarne le paradoxe d’une pétrochimie d’engrais : utile à la sécurité alimentaire, prisonnière du gaz et des câbles.
Voir la ficheCORPORACION ACCIONA EOLICA S.L.
Filiale espagnole du périmètre Acciona Energía, Corporación Acciona Eólica S.L.
Voir la ficheJhimpir Power (Pvt.) Limited
** Parc de près de 50 MW mis en service en 2018, Jhimpir Power incarne l’éolien « occidentalisé » du Pakistan : dette DFC, actionnariat JCM/FMO, promesse de décarbonation — et, en 2024, une claque comptable de 25 % sur le chiffre d’affaires.
Voir la ficheSOENERGY ARGENTINA SA
Filiale argentine d’un intégrateur américain de solutions énergétiques industrielles, SOENERGY ARGENTINA SA incarne la partie « visible » d’un pari massif sur le gaz et la génération thermique sous contrats du marché de gros — avec une traque judiciaire et financière autour de Stoneway encore lisible dans les dossiers de restructuration de 2021-2022.
Voir la ficheMaamba Energy Limited
** À Maamba, dans la province du Sud, l’IPP charbon la plus massive du pays ne lâche pas la vapeur basse : elle double sa filière thermique tout en posant la première pierre d’un parc solaire de 100 MW.
Voir la ficheCyberGrid
Une entrée Wikidata qui décrit un jeu vidéo homonyme n’a rien à voir avec ce CyberGrid logiciel : ici, il s’agit de l’éditeur autrichien dont la plateforme FlexRegler et CyberNoc pilotent des centrales virtuelles (batteries, solaire, mobilité…) pour les marchés d’équilibrage.
Voir la ficheSnam
Snam aligne aujourd’hui revenus, dividende et dette autour d’un récit d’infrastructures vertes : transport, stockage, biométhane, hydrogène, capture du CO₂.
Voir la ficheMVM PA
MVM PA, tel que désigné sur votre fichier (mvmpartner.hu), correspond bien à la ligne historique MVM Partner Zrt.
Voir la ficheVindsamfällighetsföreningen Gislöv Ii
* Trentenaire, éclipsée par les géantes d’aujourd’hui, la vindsamfällighet Gislöv II incarne l’éolien citoyen suédois : une poche d’électricité renouvelable riveraine de Trelleborg, accrochée à une technologie d’un autre âge.
Voir la ficheABB (United Kingdom)
La filiale britannique d’ABB joue à la fois carte locale — quelque 500 millions de livres sterling de solutions vendues par an pour une présence nationale dense — et carte mondiale : elle déploie les briques techniques du Net Zero londonien quand le groupe affiche 33,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires et une croissance comparable à deux chiffres…
Voir la ficheBHP
Le géant australien BHP Group Limited a quitté le cycle pétrole et gaz en fusionnant son pôle hydrocarbures avec Woodside en juin 2022 ; dans les classements sectoriels, l’étiquette « Pétrole & Gaz » reste donc un héritage plutôt qu’un portrait actuel.
Voir la ficheAvere France
L’association qui structure le débat public sur l’électromobilité en France diffuse des baromètres devenues des références — points de recharge, occasion, prix — tout en pilotant des leviers d’argent public très visibles comme le programme Advenir.
Voir la ficheCennergi
Cennergi incarne la composante « transition » du géant minier sud-africain Exxaro : des centaines de mégawatts d’éolien et de solaire, des PPAs avec l’industrie, une accélération des acquisitions en 2025.
Voir la ficheINOCEL DEVELOPMENT
** La française Inocel industrialise à Belfort une pile « série » de 300 kW au rendement affiché au-delà de 60 %, mais elle vend surtout hors de France une transition où le gaz et le méthanol tiennent encore la rampe avant l’hydrogène décarboné.
Voir la fiche