Fjällberget Energi AB
* Derrière un nom de montagne en Dalécarlie se cache une shell* comptable à l’allure décevante en 2024, alors que le propriétaire industriel SR Energy capitalise sur un parc national massif et sur des projets XL — dont Siksberget — qui redessinent le débat sur l’acceptabilité.
À propos de Fjällberget Energi AB
1. Modèle économique
Fjällberget Energi AB incarne le modèle classique de la filiale d’actif dans l’éolien : revenus indexés sur la vente d’électricité produite par un parc donné et charges lourdes en exploitation-maintenance, loyers de terrain et financiers. Les données publiques la situent à Göteborg et la rattachent à la holding SR Vindparker AB via les annuaires d’entreprises, tandis que la production du site éponyme est suivie par l’opérateur régional SR Energy (241 turbines pour environ 2,7 TWh/an au niveau groupe). Sur l’exercice 2024, le portail Hitta.se fait état d’un chiffre d’affaires d’environ 49,9 millions SEK, d’un résultat d’exploitation déficitaire (−5,2 million SEK) et d’une marge autour de −10,4 %, avec 0 salarié déclaré : profil typique d’une société qui concentre l’actif et externalise l’ingénierie vers la maison-mère. À l’échelle de la holding, Allabolag indique pour 2024 un total du bilan proche de 7,94 milliards SEK et un résultat net post-financier d’environ 167 millions SEK, rappelant que la performance du groupe ne se lit pas à l’échelle de chaque SPV.
2. Impact réel
L’éolienne reste le moteur tangible de la transition du mix suédois : le parc « Fjällberget » près de Ludvika équipe trois Vestas V136 pour une puissance cumulée de 10,35 MW et une hauteur totale d’environ 180 m, avec une mise en service en 2019, selon Dalavind ; la base The Wind Power mentionne une puissance nominale portée à 10,8 MW après *uprating*, avec SR Energy comme opérateur. La production annuelle en GWh n’est pas clairement affichée sur la page Dalavind consultée ; compte tenu de la puissance installée, l’ordre de grandeur reste celui d’un producteur onshore modeste mais décarboné au sein d’un pays déjà très électrifié. Pour une lecture à l’aune des débats français autour du programmation pluriannuelle de l’énergie ou des fiches ADEME, la pertinence est indirecte : l’entité illustre la granularité industrielle (actifs isolés dans des SPV nordiques), pas un modèle français de centrale unique.
3. Innovations / partenariats
Le catalogue « innovation » se lit surtout à l’échelle du groupe SR Energy : extension du parc national, mise en service d’Älgkullen (15 turbines, 15 mai 2025) selon l’actualité corporate, et mécanisme « Vindbonus » de 20 millions SEK redistribués à environ 700 associations dans le rapport de durabilité 2025. En infrastructure, le futur géant Siksberget — 20 turbines jusqu’à 270 m pour ~460 GWh/an, entrée en service visée vers 2030 — est présenté sur la fiche projet SR Energy ; le gestionnaire de réseau VB Elnät annonce plus de 50 millions SEK d’investissement pour le raccordement à Morgårdshammar (janvier 2026, Nya Ludvika Tidning). Aucune levée de fonds récente ni brevet n’a été identifié publiquement au nom strict de Fjällberget Energi AB ; l’actionnariat institutionnel du groupe (fonds de pension AMF, Alecta, KLP, Stena Adactum) est rappelé sur la présentation de SR Energy.
4. Greenwashing / zones grises
La « zone grise » n’est pas rhétorique ici : les comptes 2024 affichent une marge d’environ −10,4 % et un résultat d’exploitation négatif (−5,2 M SEK) pour ~49,9 M SEK de ventes selon Hitta.se — signal d’un levier financier ou d’une politique tarifaire qui décote la rentabilité apparente du label « renouvelable ». Parallèlement, le recyclage du permis pour Siksberget — consultation relancée, nouveau dépôt d’ici fin 2026 après un premier échec en 2023 — montre que la « licence sociale » n’est pas acquise malgré le discours corporate. L’augmentation verticale jusqu’à 270 m crisaille sur le bruit et l’impact paysager, thème que la presse locale relie au raccordement de 50 M SEK (Nya Ludvika Tidning, 26/01/2026). Enfin, sans lien documenté avec Fjällberget, la télévision publique suédoise SVT (2024) documente des tensions entre développeurs éoliens et samebyar sur les pâturages de rennes — rappelant que le risque d’opposition autochtone pèse sur tout le secteur éolien suédois.
5. Positionnement stratégique
Fjällberget Energi AB se situe dans la courte échelle des SPV qui permettent au groupe SR Energy de piloter des actifs atomisés tout en conservant une image nationale de premier producteur (2,7 TWh/an). La dynamique 2025-2026 combine exploitation (Älgkullen operatif) et pipeline XL (Siksberget + renforcement réseau) ; côté marché, la concurrence reste féroce sur les PPA et les coûts d’intégration au réseau, avec OX2 + Fu-Gen illustrant les transferts d’actifs entre opérateurs nordiques. Aucune analyse Connaissance des énergies, GreenUnivers ou Énergie & Stratégie dédiée à cette micro-filiale n’a été trouvée au moment de la recherche ; les lecteurs français suivront surtout le prisme européen des EnR et les parcours administratifs suédois, plus lisibles que la fiche d’une SPV isolée.
Verdict WattsElse
Fjällberget Energi AB est l’archétype du décalage comptable entre l’électricité « verte » et la réalité P&L d’un véhicule d’actif : utile au groupe, discrete publiquement, mais sans marge en 2024 alors que le vent souffle fort sur les turbines du nord.
Sources : allabolag.se · srenergy.se · hitta.se · dalavind.se · thewindpower.net · ademe.fr · srenergy.se · srenergy.se · srenergy.se · nyaludvikatidning.se · svt.se · ox2.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
INCDTCI ICSI
À Râmnicu Vâlcea, l’Institut national de recherche-développement pour les technologies cryogéniques et isotopiques (sigle INCDTCI / ICSI) mène la vitrine roumaine du Ro-HydroHub, cofinancé par le FEDR via le programme PCIDIF 2021-2027 (intitulé en roumain « Creștere Inteligentă, Digitalizare și Instrumente Financiare »).
Voir la ficheHytracc Consulting
Née à Stavanger au creux de la fièvre du schiste et du hors-sol nordique, Hytracc Consulting promettait une chose sans glamour mais indispensable : faire coller les barils, les contrats et les revenus à la réalité des champs.
Voir la ficheFlorida Reliability Coordinating Council
Ce n’est pas un producteur d’électricité : le Florida Reliability Coordinating Council (FRCC) est le coordinateur de la fiabilité du réseau de transport en Floride péninsulaire depuis 1996, avec des sièges à Tampa.
Voir la ficheBunnythorpe Solar Farm
Le nom fait « campagne » ; l’enjeu, lui, est très grid.
Voir la ficheSkyven Technologies
Skyven livre une promesse séduisante : « énergie en service », zéro CapEx pour l’industriel, vapeur quasi sans émissions Scope 1 en parallèle des chaudières gaz.
Voir la ficheWakkanai Solar Power Station
Ce n’est ni une start-up ni une licorne : c’est une installation japonaise, en bout du monde sur l’île de Hokkaido, née d’un démonstrateur NEDO puis revenue dans le quotidien d’une ville ventée.
Voir la ficheCompañías Asociadas Petroleras S.A.
Le nom juridique évoque le pétrole classique ; la cote boursière raconte une énergie « intégrée » qui empile gaz, export de brut, éolien, solaire et une timide filière hydrogène.
Voir la ficheOcean Energy AS
Pionnier norvégien qui transforme les vagues en électricité verte, parce que pourquoi se contenter d’un océan d’eau salée quand on peut en tirer de l’électricité ?
Voir la ficheUOI RESEARCHCOMMITTEE
Le Research Committee de l’université d’Ioannina (« UOI Research Committee » tel que désigné en base WattElse) incarne bien le comité de recherche officiel du PE d’Épire pilotant le compte ELKE qui finance l’innovation et les projets — et non une start-up française homonyme.
Voir la ficheLam Son Construction & Trading Co. Ltd
Le nom anglais Lam Son Construction & Trading Co., Ltd recouvre, côté Vietnam, la CTCP Xây dựng và Thương mại Lam Sơn — une société cotée à Hanoï (HNX), code LSCC, que la presse économique associe aux grands barrages du Son La et non à l’homonyme Lam Son Engineering & Construction basée à Hô Chi Minh-Ville.
Voir la ficheAES Tietê
Le nom AES Tietê évoque encore les barrages sur le Tietê, mais la marque a été absorbée par la consolidation brésilienne de l’électricité renouvelable.
Voir la ficheVaasan Voima
À Vaasa, dans l’ouest finlandais, Vaasan Voima Oy incarne la production locale sous tension : un site de Vaskiluoto qui alimente à la fois le réseau électrique et plus de 60 % des besoins de chauffage urbain de la ville, alors que le marché nordique enregistre une part croissante d’heures à prix de l’électricité négatif ou volatil.
Voir la ficheKruger
Kruger n’est pas un patronyme à l’écran : ici, il s’agit de Kruger Energy, bras renouvelable d’une Kruger Inc.
Voir la fichePrometheus Gas
Née du temps où Moscou et Athènes faisaient encore cause commune sur un marché libéralisé, Prometheus Gas incarne aujourd’hui la tension d’une Grèce qui veut être hub du corridor gazier vertical et passerelle électrique vers l’Europe — tout en traînant encore des contrats et des gigawatts de gaz fossile dans les pattes.
Voir la ficheEgoli Gas
Le compte à rebours est public : au cœur de l’économie du Gauteng, Egoli Gas incarne le gaz « urbain » — réseau, compteurs, clients — mais son avenir se joue dans des arbitrages nationaux sur le prix du gaz et sur ce qui remplacera le flux mozambicain.
Voir la ficheDESARROLLOS EOLICOS DE CORME S.A.
Cette société n’est plus qu’un nom dans les greffes : Desarrollos Eólicos de Corme fut la structure de projet d’un parc emblématique sur la côte nord-ouest de l’Espagne, avant d’être avalée par EDP.
Voir la ficheSYSTEM C
Dans les bases WattsMonde, « SYSTEM C » renvoie à une gamme d’équipements, pas à une société cotée sous ce nom : il s’agit des unités modulaires C-iC (C pour Core) portées par Haffner Energy, à Vitry-le-François — et non du groupe britannique System C Healthcare (logiciels hospitaliers).
Voir la ficheProyecto Especial Olmos
Deux Andes plus tard, l’aménagement Olmos nourrit une friche agricole et une filière export sur la côte nord du Pérou, mais en 2025 le curseur bascule : fin de la concession, opération à la main du public, et le réservoir Limón cristallise le risque de saturer.
Voir la ficheAsterholma Vindenergi Ab
Brändö n’apparaît sur aucune carte française des « champions » européens de l’éolien ; pour autant Asterholma Vindenergi y incarne le petit jeu de patience que la transition joue hors des grilles nationales : années de procédure, inauguration en fanfare au printemps 2024, puis des comptes qui hurlent l’irrégularité d’un mono-actif.
Voir la ficheUNIVERSIDAD DE CHILE
L’Universidad de Chile n’est pas un opérateur énergétique au sens watt-compteur, mais elle pèse sur la chaîne nationale de recherche où se jouent géothermie, PV, hydrogène et batteries.
Voir la ficheGuangxi Investment Group Co Ltd
Le bras financier et industriel du Guangxi pilote une part décisive de l’électricité régionale et surf sur l’éolien offshore, tout en portant une structure bilan où la rentabilité « verte » cogne encore contre le charbon stratégique et la dette des filiales cotées.
Voir la ficheIngérop
Ingérop ne vend pas des kilowattheures, mais des plans, des études et des arbitrages qui pèsent lourd dans la transition.
Voir la ficheCentro Científico Huinay
Le Centro Científico Huinay n’est pas une start-up verte sur papier : il s’agit d’une fondation chilienne cofinancée par un géant électrique européen, qui publie sur la biodiversité patagonienne tout en arrosant en micro-hydro la maison du voisin.
Voir la ficheMina Group
Dans vos recherches, « Mina Group » saute sur une page pétrole à Dubaï, une start-up VE rachetée à Londres ou un courtier américain sous le sceau du Pentagone.
Voir la fiche